Orientation : les professeurs de collège se sentent concernés, mais peu outillés

Nous vous avions demandé il y a quelques semaines de répondre à quelques petites questions sur l’orientation. Merci pour votre participation ! Nous sommes aujourd’hui en mesure de vous présenter les résultats, avec une analyse de notre partenaire ToutEduc.

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Hors quelque 2 % d’irréductibles, les professeurs de collège se sentent concernés par l’orientation de leurs élèves. Ils sont même 87 % à avoir répondu « Oui, absolument » parmi les 542 répondants parmi les enseignants de collège inscrits à sa lettre quotidienne. Il faut dire qu’ils sont sollicités par leurs élèves, très souvent (43 %) ou moins souvent (42 %). Mais ils sont moins de 10 % à déclarer que « la découverte des métiers, ça fonctionne super », et 22 % ne sentent « pas à l’aise », même si près de 60 % disent « s’en sortir ». D’ailleurs, quelque 30 % des répondants travaillent dans un collège qui n’a pas mis en place un « parcours avenir », et ils sont un peu plus nombreux (33 %) dans des collèges où le parcours avenir n’est mis en place que pour les classes de 3ème, mais 30 % sont dans des établissements qui l’ont mis en place pour tous les élèves.

Par ailleurs, il ressort de l’enquête que près de trois de ces enseignants sur quatre (73 %) travaillent dans des collèges qui ont mis en place les EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires) auxquels s’ajoute près d’un quart (24 %) pour lesquels ils sont mis en place « partiellement ». Les EPI sont un bon outil de découverte professionnelle pour près de 60 % des répondants, moins que l’aide personnalisée, les portes ouvertes ou les soutenances de stage, mais nettement plus que les « mini-entreprises » (10%), l’intervention en classe de professionnels (près de 40 %), les visites d’entreprise ou les forums des métiers (aux environs de 50 %).

Ils ne parlent pas à leurs élèves des métiers de l’enseignement, du sport, de l’informatique…

À noter encore que quand on demande aux enseignants quels secteurs ils présentent à leurs élèves, aucun ne leur parle … des métiers de l’enseignement ou de la formation. Ils préfèrent évoquer la mécanique et l’industrie (15 %), le BTP, la santé et la petite enfance (10 %), puis, par ordre décroissant, les métiers de la création artistique, du commerce, de l’agriculture, de l’environnement, de l’artisanat… Viennent en queue de peloton l’aéronautique, l’informatique et le sport (1 % chaque).

Les réponses aux questions ouvertes montrent que les enseignants se plaignent d’abord de manquer d’informations, de contacts avec le monde économique. Certains parlent d’ailleurs de la nécessité d’une « immersion en milieu de travail », mais aussi de davantage de rencontres avec les « conseillers d’orientation-psychologues », « même si ce n’est plus ainsi qu’il faut les appeler ». Ils ont besoin d’outils de bilans « des goûts, des centres d’intérêt, des compétences » et de pistes pour « ceux qui n’ont aucune idée de ce qu’ils veulent faire ». D’autres se demandent aussi comment intervenir auprès des parents, qui peuvent constituer « un frein aux projets des élèves ». Mais l’un d’eux au moins demande « qu’on arrête de les stresser constamment avec leur orientation, les pauvres n’ont pas besoin de toute cette pression. »

 

Pour retrouver l’intégralité des résultats :

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  1. Anonyme 15 novembre 2017

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Vous n'êtes pas un bot hein ? *