À quoi servent les psychologues de l’Éducation nationale ?

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À quoi servent les psychologues de l’Éducation nationale ? Qui sont-ils ? Comment sont-ils formés ? Comment travaillent-ils ? Avec quels outils ? Pour quels résultats ? C’est à toutes ces questions que répond l’ouvrage de Virginie Martin-Lavaud, Psychologue à l’école. Ces quelque 300 pages entendent faire référence, ce dont témoigne le volume des annexes, une soixantaine de pages, et l’auteure s’adresse à ses pairs plus jeunes, qui peuvent avoir besoin de se sentir confortés dans leur pratique, aux étudiants de psychologie, à qui le concours est désormais ouvert, mais aussi aux enseignants, inspecteurs et autres cadres du système scolaire qui ne voient pas toujours bien ce qu’est le travail du « psy », en l’occurrence ici de ceux qui sont dans le 1er degré, bien que le corps des psy-EN rassemble aujourd’hui les anciens « psychologues scolaires » et les « CO-psy », qui se préoccupent d’abord de l’orientation des élèves du 2nd degré.

psy-ecole

L’auteure est pédagogue. En quelques pages, elle présente la réforme qui vient d’avoir lieu, l’histoire de la psychologie à l’école, souvent surprenante puisque les premiers « conseillers d’orientation » ont travaillé à la sélection … des pilotes de l’aviation de guerre, en 14-18 ! On découvre plus loin, ce que sont les RASED (réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté), la loi de 2005 sur l’accueil des élèves handicapés, tous les tests disponibles… Mais surtout, elle émaille son texte de courtes présentations cliniques des cas qu’elle a connus. Pourquoi Thierry, 10 ans, est-il devenu « la bête noire » de ses camarades ? Faut-il vraiment qu’Alban continue de bénéficier de l’aide d’une AVS ? Comment éviter que Dylan, 7 ans, n’agresse physiquement sa maîtresse (il a giflé la remplaçante) et comment faire le lien entre les difficultés que vivent ses parents et le monde de l’école ? Contrairement à beaucoup de récits de « psy », l’auteure ne rapporte aucun miracle, elle raconte ses réussites, mais aussi ses échecs et analyse les limites du cadre dans lequel elle intervient, ne serait-ce que parce qu’il se situe dans un temps contraint, mais ce faisant, elle éclaire les spécificités de ce métier. Et elle plaide pour la création d’un ordre des psychologues, espérant que « les psychologues pratiquant dans l’Éducation nationale deviendront un groupe suffisamment influent pour que soit distingué (…) le psychologique du médical ».

 

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