Est ce que les SDF sont des citoyens comme tout le monde ?
11 06 2009Introduction :
Le mot SDF intègre les significations de sans-logis (absence de logement), de sans-abri (victime d’une catastrophe), de clochard (figure pittoresque n’appelant pas d’intervention publique structurée), de vagabond (qui fait plutôt peur), ou encore de mendiant (qui sollicite dans l’espace public). L’univers du sans-abri, dans lequel règne la loi du plus fort, s’avère hostile et nécessite une lutte et une méfiance de tous les instants afin de survivre. Ces conditions de vie impliquent un stress important et quasi permanent. L’individu qui devient sans-abri doit s’adapter à ce nouveau monde et ceci a des répercussions dans de nombreux domaines. Nous allons voir si l’SDF est un citoyen comme tout le monde en répondant à la question : qui sont les SDF ? et en expliquant les causes et les conséquences de cette vie précaire.
1) : Qui sont les SDF ?
La population des Sans Domicile Fixe est mal identifiée en France. Plusieurs estimations du nombre de personnes sans domicile fixe s’affrontent.
Mais d’après une étude de 2007, Paris serait la ville de France la plus touchée par le sans-abrisme avec un peu plus de 8 000 SDF et on compterait environ 100 000 SDF en France.
Cette population est caractérisée par une majorité masculine, en effet les femmes ne représentent que 22% de cette population, les étrangers représentent 29 % et un âge moyen relativement jeune (16 000 mineurs).
Il existe différents types de SDF, certains ont un emploi, d’autres non, dans tous les cas, ces personnes sont déstructurées.
Elles n’ont pas assez de moyens pour prendre un appartement car les prix des loyers sont de plus en plus élevés et vivent souvent dans des abris de fortune comme des tentes ou des voitures. En effet l’accès aux emplois et aux logements sont très difficile pour les SDF car même si 60% des sans-domicile fixe reçoivent une prestation sociale :
allocation chômage, revenu minimum d’insertion ou aide pour adulte handicapé ( 6% perçoivent cette allocation), ces aides sont loin d’être assez élevé pour que le SDF puisse payer un logement, surtout en région Parisienne.
Près d’un quart des SDF ne perçoit ni revenu du travail, ni prestation sociale et environ un sur dix n’a aucune source de revenu et ne vit que de dons monétaires hors mendicité. Seulement 23% des sans-domicile perçoivent le RMI.
Cette faible proportion s’explique en partie par les conditions d’accès au RMI qui limitent fortement le nombre de bénéficiaires parmi les SDF. En effet, le droit au RMI n’est ouvert qu’à partir de 25 ans, sauf si le demandeur à la charge d’un ou plusieurs enfants.
De plus, l’accès au RMI n’est ouvert aux étrangers qu’après trois ans de séjour, en situation régulière, en France.
Ces personnes sont des « travailleurs pauvres », même si elles arrivent à sortir de cette pauvreté, il reste très difficile de se réinsérer dans la vie « normale ». « 1 an de rue= 5 ans de réinsertion ». Beaucoup des SDF sombrent dans l’alcoolisme et la toxicomanie et ne vivent pas dans les centres d’hébergements car ceux-ci sont peu nombreux et ont souvent une mauvaise réputation (vols, agressions…), de plus ils reflètent le statut social des SDF, ce qui les met mal à l’aise.
Par ailleurs les personnes sans domicile fixe sont souvent vu comme des personnes désocialisées, totalement exclues de la société. Or, on s’est aperçu que cette idée, n’est pas tout à fait exacte
En effet une étude faite en 2004 par l’INSEE [ ]a montré qu’en France trois SDF sur dix ont un emploi, en général précaire (contrat à durée déterminée, intérim) ; c’est aussi pour cette raison et l’insuffisance des logements sociaux qui les maintiennent à la rue. Aussi, quatre SDF sur dix sont inscrits à l’Agence nationale pour l’emploi, et sont donc dans une dynamique de recherche d’emploi.
Certains SDF ne sont pas inscrits à l’ANPE et ne cherchent pas d’emploi, non pas par désir de marginalité, mais parce qu’ils considèrent qu’on ne peut pas travailler lorsqu’on n’a pas de logement.
2) Les causes :
Sdf n’est pas un choix de vie, il l’est pour seulement 6.3% des SDF en France notamment les personnes qui choisissent d’etre sdf pour manifester leur mécontentement contre la société, il ne vote donc pas, et ne participe en aucun cas a la vis politique et social de la cité, c’ets pourquoi on ne peut pas vraiment les qualifiés de citoyens actif. Il y a donc plusieurs raisons qui mène a la vie de SDF, tout d’abord les causes perssonelles. Un drame familiale ou a la suite de problèmes psychiatrique peut vous mener jusqu’a la rue tout comme apres un divorce difficil, car beaucoup des sans abris sont issu de famille a problème monoparentale et également de famille pauvre et défavorisé. Meme si 3/10 SDF on un travail, mais on un salaire insuffisant pour se payer un loyer, on ne peut cependant pas les qualifié de marginaux. Beaucoup de gens sont arriver dans la rue a la suite d’une perte d’emploi, il perde tout d’abord leur job et ensuite cela va tres vite.. il ne peuvent plus payer leur logement.. la crise du logement y est pour beaucoup. Des problèmes économiques tel que les dettes ou le cout de la nourriture qui est important, c’est pourquoi certaines personnes ne peuvent pas se nourrire correctement et son donc pousser a fouiller dans les poubelles ou a faire la manche. La crise économique et la monter des prix de l’immobilier a également poussé certaines personnes a difficultés financière a se loger dans la rue car celles-ci ne peuvent pas se payer de loyer. Afin de recevoir de l’argent certain SDF possède un chien, car grâce a celui-ci, le SDF reçois une somme d’argent afin de nourrire le chien, mais souvent le SDf délaisse le chien et garde l’argent. Il y a également les causes socials. En effet 30% des sdf sont désocialisé et ne sont donc pas en état de participer a la vie social et de se conformer aux règles de la société, d’autre sont victime de l’exclusion social et perde petit à petit ou brutalement toute perte de lien social, il y a aussi l’exil de sois, les personnes se sentent rejeter, expulsé de la société, ils vivent dans un climat social très dure ou la violence, l’alcool, et la drogue sont souvent présente. 90% des SDf sont célibataires et ils ont souvent aucun lien avec les personne. Cependant plusieurs associations existe pour l’aide aux sans-abris, dans différents domaine comme » les restos du coeur » pour la nourriture, » les enfants de don quichotte » pour l’aide au logement, d’autre association pour parler. Mais certain refuse l’aide proposé.
3) Conséquences :
Les sans domicile fixe passent par cinq phases après avoir perdu leur métier, leur domicile. La première, est la difficulté à accepter leur nouveau statut, ils laissent donc place à la violence ; l’agressivité. La deuxième phase est le repli, les sdf s’isolent alors et s’écartent de la société, ils ne participent plus à la vie de la cité. Ils entrent ensuite dans la troisième phase qui est la dépendance, celle-ci touche le SDF de plusieurs manières. C’est en effet difficile d’évaluer exactement les problèmes des sdf. Peu de recherches statistiques ont été menées sur ce thème. Une récente enquête qui dresse un bilan assez surprenant de la question de l’alcool chez les sans-logis, apporte quelques éléments de réponse. Selon cette étude 50% des SDF avouent être consommateurs dont seulement 16% souffriraient d’une dépendance. Bien sûr, l’alcool et le tabac, associés aux conditions très dures, ont un impact direct sur la santé et l’espérance de vie des sans-domicile-fixe. Une enquête de Médecins du monde menée en décembre 2006 évalue ainsi l’espérance de vie d’un SDF à 43 ans. Pour s’en sortir le SDF va chercher à parler, à discuter et à s’ouvrir un peu plus sur le monde extérieur ; c’est la quatrième phase. Ils acceptent parfois d’adhérer à des associations et de rentrer dans des centres spécialisés mais une grande partie refuse d’y aller, et préfère vivre seul dans la rue, c’est alors la cinquième phase ; la clochardisation. Une fois dans la rue les SDF sont confrontés à un nombre important de problèmes dont les plus fréquents sont l’insécurité et les maladies comme la tuberculose, celles-ci sont souvent dues au manque d’hygiène. En effet une fois dans la rue les SDF n’ont plus la possibilité de prendre de douches, même si parfois quelques unes sont mises à leur disposition par des instituts ou des connaissances, ils ne peuvent plus acquérir de nouveaux vêtements. C’est donc grâce à des associations caritatives qui leur font des dons d’argents ou de vêtements. Les SDF peuvent ainsi améliorer leur statut hygiénique. Parfois les SDF sont confrontés à la mort à certaines périodes de l’année lorsqu’il fait très froid ou très chaud. En 2008, 337 sdf sont morts dont une grande partie en hiver. L’Etat veut donc forcer les hébergements des SDF durant cette période.
Comme les « Lits Halte Soins Santé » qui s’adressent aux personnes sans domicile fixe dont l’état de santé nécessite une prise en charge sanitaire et un accompagnement social, ou également la mise en place du plan du grand froid qui implique un renforcement des capacités d’accueil, d’hébergement et d’insertion pendant l’hiver mais aussi un renforcement du dispositif 115, l’ouverture de lieux d’accueil, la mise en place au préalable de partenariats en vue d’anticiper les épisodes de froid extrême. En vue de ce plan du grand froid une poursuite de la mise en œuvre du plan d’action renforcé pour les sans abris doit avoir lieu ainsi que le renforcement de la veille sociale, notamment les services de « Maraude », « d’accueil de jour », « d’accueil et d’orientation » et des services « 115 ».
Un sujet important fait polémique ; les sdf sont-ils des citoyens comme les autres ? On pourrait penser qu’une fois SDF celui aurait du mal à réintégrer le système politique français ou plus globalement la citoyenneté française. Mais ils le peuvent, pour pouvoir le faire, il faut être de nationalité française être majeur et posséder un logement depuis 6 mois. Cela pose problème, et est un énorme obstacle pour les sdf. Mais en 1988, une loi a été votée. Elle
a instaurée le revenu minimum d’insertion qui permet donc aux SDF de participer à la vie de la cité.
Compte tenue de leur statut les sdf ont en partie écarté de la société et n’ont donc aucune vue, aucune opinion au niveau politique et ne voient pas le sens d’aller voter pour des Hommes dont-ils ne peuvent suivre les engagements. C’est donc en partie la société qui les rejettent et les écartes. Par ailleurs les SDF peuvent suivre des débats politiques par l’intermédiaire de journaux gratuits. Ils sont souvent perçus comme des personnes exclues de la société, désocialisés. Or de puis le début des années 2000, on s’aperçoit que c’est loin d’être le cas général. Trois SDF sur dix ont un emploi en général précaire et quatre sdf sur dix sont inscrits à l’Agence nationale pour l’emploi. Selon des statistiques s’il n’y a pas double appartenance à ces deux catégories, seulement 30% des SDF France sont réellement désocialisés. Un grand phénomène social complexe a gérer ; « les grands exclus » touchent beaucoup de sdf. Il ne s’agit pas uniquement de pauvreté mais surtout d’une perte de lien social, avec la famille mais aussi les amis qui sont dans l’incapacité de les héberger, les sdf sont donc restreints de vivre seul dans la rue.
CONCLUSION :
Les SDF sont victimes du fonctionnement de notre cité, le chômage, la pauvreté, le manque de logements sont les premières causes de leur exclusion. La solution serait de créer du travail pour tout le monde, aider les pauvres, créer des logements. Pourtant dans le monde il existe des endroits avec du travail, de la richesse et des logements. Cette désocialisation est la faire de tous car le SDF à des droits et des devoirs. Mais pour y remédier, il ne suffit pas de traiter ces problèmes, souvent économiques. Il faut surtout tenir compte de ce que disent les SDF.
Dossier réalisé par: – Thomas le Bellego
– Quentin Daniel
- Baptiste Huet
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![image3 Diagramme des différents types de travaux des enfants, d’après l’OIT[2]. Les chiffres correspondent au nombre d’enfants dans ces conditions (en millions), d’après l’évaluation globale de 2002. La ligne pointillée sépare les formes acceptables et non-acceptables au sens de l’OIT. Les pires formes de travail des enfants sont définies par la convention OIT il y a le trafic d\'enfants, le travail forcé ou en remboursement d’une dette, la participation des enfants à des conflits armés (en tant qu’enfants soldats mais aussi comme messagers, porteurs, etc.), l’exploitation sexuelle par la prostitution et la pornographie ainsi que les activités illicites comme le trafic de drogue (voir les détails dans la partie dédiée).](http://lewebpedagogique.com/2ndeiloth/files/2009/06/image3-299x300.jpg)



Victor Schoelcher
Victor Schoelcher, né a Paris le 22 juillet 1804,