-Bois et énergie grise.
Dans le domaine de la construction, elle permet de comparer la dépense d’énergie pour la fabrication de matériaux différents, de la matière brute, jusqu’au recyclage final. Ainsi, on peut opter pour les matériaux ayant un faible impact sur l’environnement, comme le bois.
Le calcul global repose sur la prise en compte de chaque phase de production et de transformation, également appelée l’Analyse des Cycles de Vie :
- La production ou l’extraction
- Le stockage
- Le transport
- L’emballage
- Les déchets induits
- Jusqu’à la mise en décharge pour les matériaux non recyclables
On peut ainsi évaluer la consommation d’énergie en kWh/tonne pour l’élaboration d’un matériau, tout au long de son cycle de vie.On constate, par exemple, dans le tableau ci-dessous, que le contenu en énergie grise de l’aluminium est près de 50 fois supérieur à celui du bois.
Matériaux |
Contenu énergétique en kWh par tonne* |
| Aluminium de 1ère fusion | 33 700 |
| Polystyrène expansé | 23 200 |
| Laine de verre | 13 770 |
| Acier profilé | 11 600 |
| Béton armé | 790 |
| Bois | 700 |
-les qualités d’isolation du bois.

L’utilisation d’une isolation renforcée permettra de faire baisser votre consommation de chauffage et par conséquent de la pollution.
Si vous devez juger de l’efficacité d’un isolant alors faites-le à la fois pour l’hiver et pour l’été.
Tout d’abord, cette capacité s’avère être 350 fois plus élevée que l’acier et 10 fois supérieure au béton.
Ensuite, petite prodige de la nature, vous ne trouverez aucun ponts thermiques ni aucune diffusion de parois froides dans ce genre de structure, ce qui en fait un isolant thermique très sûr. De plus, sa composition, très rigide, lui assure une très grande continuité.
-Préservation de l’environnement.

Le bois, exploité durablement, possède un bilan carbone neutre. C’est à dire que le CO2 rejeté dans l’atmosphère pour sa production, sa transformation et son recyclage est totalement absorbé par la forêt. On peut affirmer qu’il s’agit d’un matériau à faible énergie grise, que l’on doit donc considérer une solution efficace de lutte contre l’effet de serre.
-Durabilité et recyclage du bois.
Durabilité :
Le bois est un matériau qui résiste bien aux attaques chimiques. Il est résistant aux matières organiques, aux solutions acides, aux émissions gazeuses et à l’air marin, par exemple. Les bâtiments en bois peuvent durer des siècles. Dans le cas de constructions dont les conditions d’utilisation présentent un risque accru de teneur élevée en humidité, l’emploi d’essences de bois durables, comme le cèdre, ou d’un bois ayant subi un traitement de préservation garantira la longévité.
Recyclage:

Contrairement à la croyance populaire, il est possible, grâce à la démolition sélective, de récupérer et recycler une très grande partie des structures et composants en bois d’un immeuble. Plusieurs centres de tri québécois acceptent même les matériaux non triés, ce qui facilite la récupération et la réutilisation. De nombreuses avenues pour les résidus du bois sont possibles : réutilisation en chantier, panneaux-particules, granules, paillis, papier, compost, voire pour la production d’énergie.