Derrière ce verbe alambiqué se cache une attitude qui n’a rien de très très glorieux… Car procrastiner a pour synonyme “atermoyer”, signifiant lui aussi “remettre au lendemain” ou “ajourner quelque chose”. Alors, si tu es pris d’une paresse soudaine face à une tâche ingrate, il ne te reste qu’à proclamer le menton haut et fier : “je procrastine, ne vous en déplaise !”. Et si, malgré toute ta bonne volonté, procrastiner devient une habitude, évoque avec détachement ton goût pour le procrastination. Qui sait ? peut-être te transformeras-tu en procrastinateur, mot savant pour désigner… un gros paresseux.
Tous les billets de la catégorie Parlons français
La capsule Shenzhou VII a été placée en orbite, ce soir, avec trois «taïkonautes» à son bord.
Sais-tu que le terme désignant les aventuriers de l’espace change selon la “nationalité” de ce dernier ?
S’il est américain, c’est un spationaute.
S’il est russe, c’est un cosmonaute.
Timbre russe consacré au vol de Youri Gagarine le 12 avril 1961.

S’il est chinois, c’est un taïkonaute.
Pour les lecteurs aguerris, je recommande vivement la lecture de “De la terre à la lune” de Jules Verne, disponible au CDI.
Qui sont les nouveaux venus dans la langue française ? Quelles sont les dernières personnalités mises à l’honneur ?
Au total plus de 300 mots font leur entrée dans les pages du fameux dictionnaire. On retrouve ainsi le haka des All Blacks, la blogosphère, le podcast, ou le bioéthanol comme faisant officiellement partie de la langue française.
Du côté des noms propres, le triple vainqueur de Roland Garros, Raphaël Nadal, fait son entrée dans le panthéon des noms propres. Il est rejoint par Al Gore ex-vice Président américain, par le Premier ministre anglais Gordon Brown, et par Dominique Strauss-Khan, le nouveau directeur du FMI. Y figure également désormais Luis Sepulveda, écrivain chilien, auteur du merveilleux “Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler”. Vous n’avez pas encore lu ce livre ? Quel dommage !!! D’autant qu’il vous attend au CDI !
Tags : dictionnaire
Signification : avoir très faim
Origine : Le loup a une place très importante dans les contes, légendes et mythologies des pays européens. Souvent avec des aspects très négatifs (le loup-garou, le grand méchant loup…) mais aussi, et plus récemment, plus positifs ou même très tendres (mon p’tit loup, mon gros loup…).
Le loup est bien connu pour aimer manger le Petit Chaperon rouge et sa mère- grand, Pierre et son canard, les sept petits chevreaux, et autres créatures appétissantes. Il a une faim d’ogre, et une très mauvaise réputation ! on s’exclame « j’ai une faim de loup « quand on se sent terriblement affamé.
L’origine de notre expression est facile à comprendre : la faim qui tenaille est « dévorante », autant que le loup est réputé dévorer ses proies.
* « de loup » a une valeur intensive qu’on retrouve aussi dans “un froid de loup”.
* En allemand, avoir une faim de loup devient Einen bären hunger haben.
![[ SIGNIFICATION ]](http://www.expressio.fr/bleu/titre_signification.gif)
Avoir beaucoup de travail, de tâches à accomplir.
![[ ORIGINE ]](http://www.expressio.fr/bleu/titre_origine.gif)
Avant le début du XXe siècle, cette expression voulait dire tout autre chose, puisqu’elle signifiait “avoir des ressources pour l’avenir, être assuré de ne manquer de rien”.
L’image s’explique à l’époque où le pain pouvait être conservé longtemps avant d’être mangé et où avoir de nombreuses miches posées sur leurs planches de stockage, c’était avoir de quoi tenir un moment.Le fait que l’expression a changé de sens peut s’expliquer de deux manières.La fin de ce pain ‘de longue durée’ remplacé progressivement par le pain que nous achetons chaque jour à la boulangerie y a probablement aidé.
On a pu alors imaginer les pains crus que le boulanger pose d’abord sur une planche après les avoir façonnés, avant de les mettre au four.
S’il est au début de son travail de cuisson, cet homme a ‘des pains ou du pain sur la planche‘ avant de l’avoir entièrement terminé.
L’autre explication vient de Claude Duneton.
Elle remonterait d’abord à une expression argotique utilisée par les voyous, “la planche au pain”, qui désignait le tribunal (par allusion à sa position élevée comme les planches où le pain était conservé).
En plus, à cette époque de royauté, “manger le pain du roi” cela voulait dire être en prison ou aux galères (ou à l’armée), le pain étant fourni gratuitement par l’État, donc le roi.
La combinaison de ces deux expressions a fait que les voyous ont assimilé les années de galère ou de bagne gentiment distribuées par le tribunal (des sortes de rations) à autant de “pains sur la planche”, ces derniers prenant alors le sens de ‘corvées’, là où auparavant ils avaient le sens de ‘ressources’.
Extrait de : http://www.expressio.fr/
Il ne s’agit pas ici du muscle cardiaque qui se chargerait d’apprendre un poème à la place du cerveau… le coeur dont on parle est métaphorique et de nombreuses expressions l’évoquent depuis la nuit des temps.
Le coeur symbolise le siège des émotions, des sensations, de l’intelligence, de la volonté, de la mémoire. “Apprendre par coeur” équivaut à graver quelque chose dans sa mémoire sans rien omettre, aucune information, aucun détail.
Donc, lorsqu’on demande à un enfant d’apprendre par coeur la table des 7, cela ne veut pas dire qu’il doive en tomber amoureux !
Expression du XIIIème siècle.
Source : J’ai un mot sur la langue / Florence Gremaud et Serge Pinchon. - Gallimard jeunesse, 2001. Cote = 440 GRE
Il ne viendrait à l’esprit d’aucun pompier de jeter de l’huile sur le feu pour l’éteindre. L’effet sur l’incendie serait désastreux. Cela s’appellerait une gaffe, une bêtise, une énorme boulette. A moins que l’objectif de ce dernier n’ait justement été d’intensifier les flammes. Auquel cas, il aurait parfaitement réussi son coup.
Dans la vie, pour qu’un désaccord dégénère et finisse en dispute, pour passer d’un petit malentendu à une brouille définitive, il suffit parfois d’un peu “d’huile sur le feu”.
Une réflexion bien placée, une dose de mauvaise foi peuvent suffire à enflammer les choses, à provoquer une crise qui ira en empirant, jusqu’à la catastrophe.
Expression datant du XVIIIème siècle signifiant envenimer une querelle, pousser à la dispute.
Source : J’ai un mot sur la langue / Florence Gremaud et Serge Pinchon. - Gallimard jeunesse, 2001. Cote = 440 GRE
est entré dans le Petit larousse 2008 !
tout comme : être à la ramasse ou faire le cacou.
Pas moins de 200 nouvelles expressions ont été ajoutées dans
Le Petit Robert 2008 par Alain Rey.
On y découvre “balancer quelqu’un”, “accrocher avec quelqu’un”,
“quelqu’un de bluffant”, etc…
On y trouve même “merdouiller” !
Cédérom, voilà un mot qui paraît français ! Et c’est là que réside l’astuce : en entrant dans notre vocabulaire, ce mot s’est francisé. Dans son orthographe et sa prononciation. Dans quelques années, seuls les curieux sauront qu’il vient de l’anglais CD-Rom, abréviation de Compact Disc Read Only Memory. En attendant, son histoire prouve que le français se porte plutôt bien : quand une langue arrive à digérer des mots étrangers, c’est qu’elle est en bonne santé !
PROFESSEURE. Nom féminin
Plusieurs noms qui n’avaient jusque-là qu’un masculin sont apparus dans Le Petit Larousse en 2005.
Parmi eux : une proviseure, une colonelle, une inventrice…
|
Autrefois, le baladeur était celui qui partait en promenade, nez au vent et oreille en alerte, à l’écoute du chant de la nature ou à la recherche d’aventures humaines. Aujourd’hui, c’est l’équipement qui relie l’oreille du promeneur branché à sa poche, le caparaçonne d’une cocon sonore et le protège ainsi du bruit du monde et du contact de ses semblables. |
|
| baladeur, n.m. Domaine : Audiovisuel. Définition : Appareil portatif de reproduction sonore et éventuellement d’enregistrement, muni d’un casque à écouteurs, que l’on peut utiliser en se déplaçant. Note : Le terme « Walkman », qui est une marque déposée, ne doit pas être utilisé. Source : arrêté du 24 janvier 1983. |
En presse écrite, on appelle “ours” l’encadré où figurent, sur chaque exemplaire du journal, l’adresse de l’imprimeur, les noms du directeur de la publication et des journalistes.
Par exemples, dans “Les clés de l’actualité” l’ours apparaît sur la dernière page.
L’origine du mot “ours” remonterait au XIXème siècle : c’était le surnom du patron d’une imprimerie. Responsable de ce qu’il publiait, il devait mentionner son nom et son adresse.
Autre explication : ce mot viendrait de l’anglais “the ours”, qui signifie “les nôtres”, c’est-à-dire toutes les personnes qui ont participé à la fabrication du journal.
Le quotidien Libération, dans son édition d’aujourd’hui 13 mars, titrait dans son chapô de la page 23 : “Le français, langue baladeuse”.
Il précisait que 850 mots nouveaux ont été publiés au Journal Officiel depuis 2004. Et 298 sur la seule année 2006. Eh oui ! Il a bien fallu se résoudre à donner des définitions à ces mots désormais très usités que sont covoiturage, bioterroriste, double-cliquer…
Quelques flops retentissants : sac gonflable pour airbag, papillon pour post-it, ou encore bouteur pour bulldozer.
Une expression reste un grand mystère de notre langue, à savoir “Parler français comme une vache espagnole”. Comme le précise le site de la Délégation à la langue française : Cette expression n’a littéralement aucun sens, sauf si l’on suppose qu’elle vient de “parler français comme un basque l’espagnol”.


Compteur de visites
Recherchez sur une sélection de sites éducatifs par LeWebPédagogique.