MONDIALISATION et REFUIGIES:une situation en constante dégradation…

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Réfugiées ou déplacées, les mouvements de populations sont « sans précédent » selon le HCR

LE MONDE | 17.06.08 

New York (Nations unies), correspondant

 Dans un camp de réfugiés, des femmes attendent pour obtenir de la nourriture. AFP . Cris Bouroncle

Après une baisse de 2001 à 2005, le nombre de personnes prises en charge par le HCR est en augmentation pour la deuxième année consécutive

Le Haut Commissariat pour les réfugiés des Nations unies (HCR) a dû s’occuper en 2007 de 25,1 millions de personnes réfugiées à l’étranger ou déplacées à l’intérieur de leur pays, un chiffre « sans précédent », selon un rapport de l’agence onusienne paru mardi 17 juin. Après une baisse de 2001 à 2005, le nombre de personnes prises en charge par le HCR est en augmentation pour la deuxième année consécutive, principalement en raison de « la situation instable en Irak », où le nombre de personnes déplacées dans leurs frontières est passé de 1,8 million à 2,4 millions en un an

Cette augmentation globale est « un sujet de préoccupation », a déclaré dans un communiqué le haut-commissaire pour les réfugiés de l’ONU, Antonio Guterres. Selon l’ex-premier ministre portugais, « un mélange complexe de défis mondiaux » pourrait « engendrer un risque accru de déplacements forcés à l’avenir ». Parmi ces défis, M. Guterres mentionne « la dégradation de l’environnement liée au climat, qui renforce la compétition pour des ressources rares », ainsi que « la très forte hausse des prix qui frappe avec une dureté particulière les pauvres et qui est source d’instabilité ».

Le HCR, qui emploie plus de 6 300 personnes dans 110 pays, opère une distinction entre les « réfugiés », contraints de quitter leur pays pour échapper à un conflit ou des persécutions, et les « déplacés internes », chassés de leurs foyers par des violences ou des catastrophes naturelles, mais qui résident toujours dans leur pays d’origine.

3 MILLIONS DE DÉPLACÉS EN COLOMBIE

Selon l’Internal Displacement Monitoring Center, cité dans le rapport, le nombre de « déplacés internes » victimes de conflits est passé de 24,4 millions de personnes en 2006 à 26 millions en 2007, dont 13,7 millions ont reçu une aide du HCR (contre 12,8 millions en 2006). Avec quelque trois millions de déplacés, la Colombie est le pays le plus touché, suivie de l’Irak, de la Somalie (600 000 personnes déplacées au cours de 2007) et de la République démocratique du Congo (565 000 déplacés cette même année).

Entre 2006 et 2007, le nombre de réfugiés comptabilisés par le HCR est passé de 9,9 à 11,4 millions, mais plus des deux tiers de cette augmentation sont dus à un changement de méthode statistique. A eux seuls, les réfugiés afghans (3,1 millions de personnes) vivant au Pakistan ou en Iran, et les réfugiés irakiens (2,3 millions) vivant en Syrie ou en Jordanie constituent près de la moitié du total des réfugiés. Viennent ensuite la Colombie (552 000 réfugiés), le Soudan (523 000), la Somalie (457 000) et le Burundi (376 000).

Les Irakiens figurent au premier rang des demandeurs d’asile (52 000), devant les Somaliens (46 100) et les Erythréens (36 000). En 2007, 647 200 demandes d’asile ont été soumises, un chiffre en augmentation pour la première fois depuis quatre ans. Les principaux pays de destination ont été les Etats-Unis, l’Afrique du Sud, la Suède, la France, le Royaume-Uni, le Canada et la Grèce.

L’agence de l’ONU, qui précise n’avoir « pas la prétention de fournir une image complète des déplacements forcés à l’échelle mondiale », souligne aussi des évolutions positives. En 2007, 731 000 réfugiés ont été volontairement rapatriés, notamment en Afghanistan (374 000) et au Soudan sud (130 700). En Afrique, le nombre de réfugiés a diminué de 6 % et au total, 2,1 millions de « déplacés internes » sont rentrés chez eux.

Philippe Bolopion

BIRMANIE:la dictature laisse mourrir la population…

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« Corps éparpillés » et « situation apocalyptique » en Birmanie, selon les humanitaires

LE MONDE | 10.05.08

 REUTERS/STR

« La situation sur le terrain est vraiment désespérée », explique Aye Win, du Centre d’information des Nations unies.

Un spectacle effarant, difficilement soutenable. Les premiers témoignages des rares équipes de secours parvenues dans le delta de l’Irrawaddy, la zone de Birmanie dévastée le 3 mai par le typhon Nargis, font état d’un véritable désastre humanitaire. Alors que le bilan officiel s’établissait, samedi 10 mai, à 23 335 morts et 37 019 disparus – les estimations officieuses continuent d’évoquer près de 100 000 morts -, les scènes de dévastation rapportées par ces témoins ne font que souligner l’urgence d’une assistance internationale que la junte militaire birmane n’accepte, selon les ONG et l’ONU, que trop lentement.

 Le programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies a affirmé, samedi 10 mai dans la soirée, avoir récupéré la cargaison d’aide arrivée à bord d’un de ses avions en Birmanie pour secourir les sinistrés du cyclone Nargis. « La cargaison est entre nos mains, ils nous l’ont remise », a déclaré Marcus Prior, un porte-parole du PAM à Bangkok, qui n’était en revanche pas en mesure de dire quel était le statut du second avion de l’ONU arrivé samedi à Rangoun, un appareil du Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) arrivant de Dubaï et transportant des biscuits énergétiques. – (Avec AFP.)« La situation sur le terrain est vraiment désespérée, explique Aye Win, du Centre d’information des Nations unies, contacté par téléphone à Rangoun. Nous atteignons nos limites. Nos personnels reviennent du delta (de l’Irrawaddy) et les histoires qu’ils nous racontent sont difficiles à supporter. Certains sont assez affolés en revenant. Il y a des corps éparpillés. »

A Médecins sans frontières (MSF), un chargé de communication, Frédéric Baldini, rapporte depuis Genève le témoignage du chef de mission de MSF-Suisse en Birmanie : « Il a rencontré un résident d’un village du delta affirmant craindre n’être que le seul survivant. »

A Paris, Thomas Gonnet, directeur des opérations d’Action contre la faim (ACF), est en contact permanent avec une équipe de l’association présente sur les lieux. « Un paysage de désolation et une situation apocalyptique, tels furent les premiers mots de notre équipe arrivée, mercredi, à Bogalay, l’une des villes les plus touchées par le typhon », rapporte-t-il.

Pour parcourir la centaine de kilomètres qui relient Rangoun et Bogalay, le premier convoi d’ACF, avec sept tonnes de riz, a dû faire de nombreux détours : ponts détruits, circulation bloquée, risques d’attaque sur la route. Le spectacle découvert par l’équipe d’ACF à Bogalay fait état d’une ville rasée et entourée d’eau contaminée par les cadavres en décomposition. Si les autorités retiennent le chiffre de 10 000 morts dans cette zone, le chef d’équipe d’ACF estime que près de 200 000 personnes sont en danger sur une population initiale de 350 000 habitants.

Ce responsable de terrain a, vendredi, décrit par téléphone à Thomas Gonnet la présence d’environ 60 000 ruraux, paysans ou pêcheurs – venus chercher du secours à Bogalay. « Ils n’ont plus d’eau, plus à manger, plus d’animaux, plus de semences, plus de rizières, les stocks de riz sont vides. » Il a également évoqué l’existence d’un camp de réfugiés de près de 20 000 personnes au coeur même de la ville. « Le problème, précise M. Gonnet, c’est que les autorités locales nous ont interdit l’accès à ce camp et ne nous laisse pas distribuer nous-mêmes l’aide aux victimes. »

« La colère de la population est palpable, et notre équipe sur place nous a fait état de violences », rapporte le directeur des opérations d’ACF.

Des tensions sont apparues entre les membres du Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU, présents à Rangoun, et le gouvernement birman. Vendredi, alors que des équipes du PAM déchargeaient 38 tonnes de vivres et d’équipements sur l’aéroport, des autorités locales ont saisi la cargaison. Le PAM a alors annoncé la suspension de toute livraison.

Joint au téléphone vendredi, à Rangoun, l’un des représentants du PAM en Birmanie, Marcus Prior, indique que les autorités ont expliqué leur geste par l’absence d’autorisation. « Ils nous connaissent pourtant bien, remarque M. Prior. Nous sommes dans ce pays depuis longtemps, et nous sommes déjà présents à Bogalay mais aussi à Laputta, la première ville touchée par le typhon. »

La junte a indiqué, vendredi, que « la Birmanie donne la priorité à la réception de l’aide et à sa distribution, par ses propres moyens, dans les régions frappées par le typhon ». Les organisations humanitaires suspectent le régime de vouloir en fait détourner l’aide internationale. En fin de journée, le PAM revenait sur sa décision et annonçait qu’il assurerait ses vols de samedi tout en poursuivant les discussions pour pouvoir contrôler l’ensemble de la distribution de l’aide.

Paul Risley, le porte-parole du PAM à Bangkok, où se regroupent les équipes humanitaires en attente de visa, n’en dénonce pas moins l’attitude des autorités birmanes qui ont fermé leur ambassade pour quatre jours en raison d’une fête. « C’est une attente de quatre jours qui n’a pas lieu d’être », a-t-il déclaré.

Si le delta de l’Irrawaddy est la zone la plus touchée, les environs de Rangoun n’ont pas été épargnés. « Dans la zone de Rangoun, 80 % des maisons sont détruites, rapporte à Paris Françoise Sivignon, chef de la mission Birmanie de Médecins du monde (MDM). Les gens sont réfugiés dans les monastères, les écoles et les églises. »

Joe Larry, délégué à l’information de la Croix-Rouge, est arrivé à Rangoun de Bangkok vendredi. « Les arbres ont été arrachés, les toits des maisons rappellent des boîtes d’étain ouvertes, rapporte-t-il au retour d’une visite dans les banlieues de la cité. Il n’y a pas d’électricité, les rues les plus proches de Rangoun sont toujours couvertes d’eau. Les enfants jouent dans l’eau accumulée, sûrement contaminée, et courent le risque d’attraper des maladies. »

Jacques Follorou et Philippe Bolopion (à New York)

MONDIALISATION et PETROLE:le 3è choc pétrolier ?

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Entretien avec Olivier Appert, président de l’Institut français du pétrole

Faire face au troisième choc pétrolier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LEMONDE | 04.06.08
Le monde subit-il troisième choc pétrolier, comparable à ceux de 1973 et 1979 ?Comparable, non. Dans les années 1970, il s’agissait d’un choc d’offre. L’augmentation brutale des cours était liée aux conflits au Moyen-Orient. Les prix ont été multipliés par trois en quelques mois après l’embargo pétrolier de 1973 et en 1979-1980 après la révolution iranienne et le début de la guerre Iran-Irak. Nous subissons aujourd’hui un renchérissement plus progressif qui tient à la hausse de la demande. Après avoir stagné à 20-25 dollars entre 1986 et 2003 (avec un effondrement à moins de 10 dollars en 1998), le baril s’est peu à peu apprécié. Il a fallu plusieurs années pour que les cours soient multipliés par cinq, poussés par la demande croissante des pays émergents, Chine et Inde en particulier. Autre différence, le début des années 1970 marquait la fin des « trente glorieuses » dans les pays industrialisés caractérisés par des déséquilibres de l’économie mondiale. Les chocs pétroliers de 1973 et 1979 ont été le rhume qui a tué ce malade déjà affaibli. Aujourd’hui, c’est au tour des pays émergents de vivre leurs « trente glorieuses ». Or les économies des pays industrialisés sont plus robustes.

Il existe tout de même des similitudes entre les deux périodes…

Oui. Dans les années 1960, les prix des matières premières étaient bas. Cela n’a pas favorisé l’investissement. A la fin des années 1960, les cours ont fortement augmenté, mais la production n’a pas pu suivre la demande. On assiste aujourd’hui à un phénomène semblable. Les années 1990 ont été caractérisées, pour ces matières premières, par des cours faibles entraînant sous-investissement et baisse des stocks. Face à la demande des pays émergents, les prix ont été la seule variable d’ajustement.

Quels sont les responsables ?

Dans ce genre de situation, on cherche des boucs émissaires. Pour l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), ce sont les spéculateurs. Pour les pays consommateurs, c’est l’OPEP. Et tout le monde vilipende les compagnies pétrolières. Or, on ne peut reprocher aux Chinois de vouloir améliorer leur niveau de vie ou critiquer les pays émergents qui veulent que leur population s’alimente mieux.

L’OPEP ne peut-elle produire plus ?

Elle a perdu le pouvoir de maîtriser les prix à la hausse, car ses capacités à accroître à court terme sa production ont quasiment disparu. Et avec l’envolée de leurs revenus, les pays producteurs ne voient pas la nécessité de pomper davantage. « Pourquoi investir dans le pétrole pour faire plaisir à des gens qui ne nous aiment pas au lieu de le faire dans des écoles, des hôpitaux et des routes ? », me confiait récemment un Saoudien. L’OPEP reste aussi traumatisée par la situation de 1998, lorsque le baril était tombé sous les 10 dollars. Ses membres sont réticents à lancer de lourds investissements. Seule l’Arabie saoudite s’y est engagée. Enfin, les pays producteurs n’ont pas profité de la manne pétrolière des années 1970 pour diversifier leurs économies et assurer leur développement. Cette fois, ils sont déterminés à le faire. Du coup, ils ne veulent plus dilapider leurs ressources, mais les faire durer le plus longtemps possible.

Pourquoi les compagnies pétrolières, qui réalisent des profits sans précédent, n’investissent-elles pas plus ?

Elles sont confrontées, depuis 2000, à des difficultés d’accès aux ressources liées au regain du nationalisme pétrolier (Russie, Venezuela, Iran…). Elles ont de l’argent, mais un terrain de jeu limité pour l’investir. A noter que ce qui leur revient, sur un litre d’essence vendu à la pompe en France, n’est que de l’ordre de 10 % à 15 % du prix. La majeure partie des recettes va aux pays producteurs, et aussi aux pays consommateurs, via la fiscalité.

Reste la spéculation…

C’est le bouc émissaire idéal ! Certes, elle accentue la volatilité des cours, mais elle ne détermine ni les tendances ni les niveaux de prix. C’est l’écume au-dessus des vagues : elle est d’autant plus forte que la vague est forte, mais ce n’est pas l’écume qui crée la vague.

Le déséquilibre entre l’offre et la demande est-il durable ?

Il existe un déséquilibre entre la croissance de la demande et l’insuffisance de la production. Il faut néanmoins distinguer le court-moyen terme du long terme. Dans le premier cas, la demande des pays émergents semblant assurée et les capacités de production paraissant plafonner, l’ajustement ne peut se faire que par les prix. Il faut bien voir que dans les années 1970, pour produire de l’électricité, les alternatives au pétrole (le nucléaire et le charbon) existaient et ont été vite mises en oeuvre. Aujourd’hui, le pétrole est de plus en plus concentré sur les transports et il n’y a pas encore d’alternative massive aux carburants d’origine pétrolière. En outre, les taxes (dans les pays riches) et les subventions (dans les pays pauvres et les pays producteurs) jouent un rôle d’amortisseurs, ce qui explique que l’élasticité de la demande au prix soit faible. La hausse du prix du brut n’est que partiellement répercutée sur le consommateur et sa consommation baisse peu. Quand le prix du baril double, la hausse des prix à la pompe est de 20 % et la demande mondiale ne recule que de 3 %.

En revanche, le revenu par habitant a un fort impact sur la consommation d’énergie. Dans les pays émergents, quand le revenu par habitant augmente de 10 %, la consommation de carburant augmente d’un montant identique. Il y a deux ans quand Patrick Artus, directeur des études de la banque Natixis, envisageait un baril à 300 dollars en 2015, cela semblait impossible. Souhaitons que cela le soit.

Et à plus long terme ?

Il faut en même temps réduire la demande et augmenter l’offre en sachant qu’il n’y aura pas d’impact immédiat. La progression de l’offre passe par la poursuite du développement technologique et la relance de l’investissement, notamment hors de l’OPEP. Il y a des perspectives sur l’offshore ultra profond, où l’on a fait des découvertes importantes dans le golfe du Mexique et au Brésil, ainsi que sur les sables asphaltiques (Canada…). L’envolée des prix du pétrole permet la mise en production de gisements jusque-là non rentables. Les technologies permettant de créer des solutions de substitution au pétrole progressent. L’autre partie de la réponse passe par un ralentissement de la demande. Il faut relancer les politiques d’efficacité énergétique des pays consommateurs. Pendant quelques décennies encore, le transport routier reposera sur les carburants liquides. Mais si les politiques de l’offre et de la demande font preuve de continuité, on devrait retrouver une situation plus équilibrée et des prix moins élevés.

La thèse du pic de production est en vogue. La partagez-vous ?

Les écologistes nous rappellent que le monde est fini. Bien sûr, la quantité de pétrole présente dans l’écorce terrestre est limitée. Mais le montant des réserves dépend surtout des conditions techniques, économiques et environnementales du moment. En 1973, on estimait les réserves à trente ans de la consommation d’alors. Depuis, on a consommé une fois et demi les quantités de réserves estimées. Et pourtant, on pense aujourd’hui qu’il y a quarante ans de réserves. On peut exploiter maintenant des ressources inaccessibles avant 1973. Et on pourra sans doute à l’avenir produire des ressources non exploitables aujourd’hui. Le taux de récupération du pétrole dans les gisements existants a fortement augmenté. S’il passe de 35 % à 50 %, cela entraîne un quasi-doublement des réserves.

Le ralentissement de la croissance mondiale peut-il changer la donne ?

Une dégradation forte et durable de l’économie mondiale aurait évidemment un impact sur le prix du pétrole. Ce n’est pas le cas actuellement. Le ralentissement de la croissance dans les pays développés, notamment aux Etats-Unis, se traduit par un recul de la consommation, mais il est, pour le moment, compensé par l’augmentation de la demande des pays émergents et des pays producteurs. Quant à l’inflation, on n’assiste pas jusqu’à présent aux dérapages des années 1970. La situation la plus dramatique est celle des pays pauvres.

Quelle est la marge de manoeuvre des gouvernements ?

Il doivent agir dans la durée. Il n’y a pas de solution miracle pour résoudre les défis énergétiques et environnementaux auxquels le monde est confronté. Il faut mobiliser toutes les solutions, les économies, mais aussi les autres sources d’énergie. Toutes les filières ont des avantages et des inconvénients et ont leur rôle à jouer. Pour favoriser l’émergence de solutions alternatives, il faut maintenir un signal de prix cohérent avec les perspectives d’une énergie chère et les préoccupations de lutte contre le changement climatique. La vérité des prix est nécessaire pour que changent les habitudes et les comportements. Il est aussi nécessaire de mettre en oeuvre des politiques d’accompagnement pour les activités économiques et les populations les plus affectées par l’énergie chère.

Propos recueillis par Eric Leser et Jean-Michel Bezat

ELECTIONS AMERICAINES:le face à face Démocrates/Républicains,enfin…

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Après la victoire de B.Obama Le Monde jeudi 5 juin 2008

Historique!

L’un des arguments qu’une partie de la droite distille, à mots plus ou moins couverts, contre Barack Obama, est qu’il n’est pas vraiment américain. D’ascendance à moitié étrangère, élevé quelques années en Indonésie, avec un premier prénom africain et un second arabe, sa vision de l’Amérique serait celle des autres, du reste du monde, des « aliens ». Ces nativistes ne voient pas ce que tous les médias des Etats-Unis chantent depuis hier : un Noir candidat à la Maison Blanche, c’est « historique »! Et s’il y a bien une chose qui plaît par-dessus tout aux Américains, c’est de penser qu’ils font l’histoire. Patrick Jarreau

 

 

 

Obama-McCain, la bataille commence John McCain et Barack Obama, en janvier 2007 au Sénat à Washington| AP La campagne pour l’élection présidentielle du 4 novembre a commencé, mercredi, après la victoire de Barack Obama aux primaires démocrates, avec un premier sondage, pour CBS, qui place le sénateur de l’Illinois 8 points devant John McCain. Le candidat républicain a proposé de nouveau à son adversaire une série de débats publics, une idée qui lui est venue, selon Newsweek, en regardant un documentaire de HBO, il y a deux ans, sur Barry Godwater, candidat républicain en 1964. Interrogé sur ABC, Obama s’est dit d’accord pour ces « débats d’hôtel de ville », comme ils sont appelés là-bas. Le San Francisco Chronicle y voit un pari risqué, car de tels face-à-face pourraient « mettre en valeur la force du républicain et mettre en évidence les faiblesses d’Obama ». McCain est déjà passé à l’attaque en s’emparant du slogan du démocrate, « le changement dans lequel nous pouvons croire » pour se présenter, lui, comme « un dirigeant en qui nous pouvons croire », rapporte l’Associated Press. Avantage financier au démocrate Dans la compétition entre les deux candidats, Obama a l’avantage d’avoir récolté trois fois plus d’argent que McCain, 265 millions de dollars contre 90 millions – 172 millions d’euros contre 58 millions -, souligne le Los Angeles Times, qui s’attend à ce que le démocrate « laisse tomber le financement fédéral, son calendrier et ses plafonds ». Le quotidien de Los Angeles explique aussi que la bataille va se livrer surtout dans des Etats qui ont voté pour George Bush en 2004 et où Obama a attiré beaucoup d’électeurs, dans les primaires démocrates, cette année. L’un de ces Etats est la Virginie, où le Times-Dispatch de Richmond a fait un « micro-trottoir » dans les rues de la capitale.

 

Hommage de George Bush

La désignation de Barack Obama comme candidat démocrate, maintenant certaine, a été saluée par George Bush et par Condoleezza Rice. Elle-même africaine-américaine, la secrétaire d’Etat s’est réjouie de « cette expression extraordinaire du fait que « Nous , le peuple » [premiers mots de la Constitution] commence à signifier: nous tous. »

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« Quand Obama s’élève, ‘Jim Crow’ tombe », écrit le Philadelphia Inquirer, se référant au personnage de farces racistes dont le nom était donné aux lois de ségrégation. The Advocate, journal de Stamford, dans le Connecticut, donne la parole à des responsables de la communauté noire « extasiés » par la victoire d’Obama. Le Rocky Mountain News de Denver, dans le Colorado, recense des avis plus partagés, un de ses lecteurs reprochant aux super-délégués démocrates d’avoir choisi « le candidat le plus à gauche et le moins qualifié ».

Hillary Clinton: et maintenant?

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La défaite d’Hillary Clinton, convaincue par les dirigeants démocrates de se rallier à Barack Obama, selon USA Today, provoque de l’amertume chez ses partisans. Certains d’entre eux ont lancé un site Internet appelant à soutenir McCain, indique Wired. Pourrait-elle devenir la colistière d’Obama ? Politico pèse le pour et le contre. Bloomberg croit savoir que la campagne d’Obama pourrait éponger les 20 millions de dollars (13 millions d’euros) de dettes de celle de son ex-rivale.

Regard sur l’Amérique Obama, le meilleur fils de l’Indonésie

Obama, notre ancien voisin est le fils et l’ami de tout le monde ici en Indonésie, où le candidat démocrate a passé une partie de son enfance, écrit le quotidien The Jakarta Post dans son éditorial. Fierté et confiance sont les deux sentiments qu’ont ressentis les Indonésiens lorsqu’ils ont appris la victoire d’Obama dans la course à l’investiture démocrate. Mais attention à la paranoïa anti-musulmane aux Etats-Unis. Les Américains sont-ils prêts à élire un Africain-Américain ? En cas de victoire, Obama sera totalement différent de l’arrogant Bush. Savoir maintenant si la réalité sera à la hauteur de nos attentes, pour les Indonésiens, cette question n’a pas de sens.

MONDIALISATION et crise des grands du transport aérien aux EU…

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United Airlines va réduire sa flotte et supprimer des centaines d’emplois

LEMONDE.FR avec AFP | 04.06.08 

United Airlines prend des mesures radicales pour répondre à la hausse des prix des carburants. La compagnie aérienne va retirer cent avions trop anciens de sa flotte et supprimer de 1 400 à 1 500 emplois d’ici à la fin de l’année. La deuxième compagnie des Etats-Unis estime ces mesures nécessaires alors que le niveau actuel des prix du carburant fera bondir sa facture pétrolière de 3 milliards de dollars (près de 2 milliard d’euros) dans ses comptes en 2008.

PRIVILÉGIER LES AVIONS NEUFS

Parmi les cent avions figurent trente appareils dont la mise à la retraite prochaine avait déjà été annoncée, précise le groupe. United Airlines envisage de faire sortir de sa flotte tous ses Boeing 737 et six Boeing 747. L’âge moyen de la flotte va être ainsi ramené à 11,8 ans. Après cette réduction de la flotte et du personnel, les capacités d’United Airlines sur les grandes lignes intérieures américaines auront été réduites de 17 à 18 % pour la période 2008-2009. « L’environnement actuel exige que nous – et avec nous l’ensemble de l’industrie – agissions de manière déterminée et responsable », a expliqué le PDG de la compagnie, Glenn Tilton.
La compagnie a cependant souligné que la réduction de son offre devrait se traduire par des diminutions « modestes » des dessertes peu rentables et des fréquences.

Après United Airlines, Continental Airlines réduit la voilure

LEMONDE.FR avec AFP | 05.06.08 

Les difficultés s’accumulent et se ressemblent pour les compagnies aériennes américaines. Après United Airlines, mercredi, c’est au tour de Continental Airlines de prendre des mesures drastiques pour réduire ses coûts. La quatrième compagnie aérienne américaine et cinquième mondiale a annoncé, jeudi 5 juin, qu’elle allait retirer des dizaines d’avions anciens de sa flotte et supprimer des milliers d’emplois pour faire face aux conséquences de l’augmentation des prix du carburant. A compter de septembre, Continental réduira le nombre de ses vols sur les lignes intérieures aux Etats-Unis, ce qui occasionnera une baisse de capacité de 11 % au quatrième trimestre, par rapport à la même période de 2007.

 

Cette décision devrait entraîner la suppression de 3 000 emplois, sur les 45 000 environ que compte Continental. Le transporteur aérien indique espérer « que la majorité des départs se feront sur la base du volontariat », mais n’écarte pas la possibilité de licenciements. Continental va également retirer de sa flotte soixante-sept appareils de type Boeing 737-300 et 737-500, considérés comme « les moins efficients », donc les plus gourmands en carburant. Les retraits interviendront au rythme de trente-sept en 2008 et trente en 2009.

« LA PLUS GRAVE CRISE DEPUIS LE 11 SEPTEMBRE 2001″
Le transporteur aérien explique que ces décisions sont « nécessaires à la compagnie pour s’ajuster encore davantage aux prix extrêmement élevés du carburant ». « L’industrie fait face à sa plus grave crise depuis le 11 septembre 2001″, affirme Continental. Dans une lettre adressée aux employés de la compagnie, le PDG, Larry Kellner, et le directeur général, Jeff Smisek, ont indiqué que « le modèle d’activité du transport aérien ne fonctionne pas au niveau actuel des prix du carburant ». « Bien que plusieurs hausses de tarifs soient intervenues, ces hausses n’ont pas été suffisantes pour compenser la progression des prix du carburant », ont expliqué les deux dirigeants. « A mesure que les prix augmentent, moins de clients vont prendre l’avion. Si moins de clients prennent l’avion, nous devrons réduire nos capacités pour nous adapter à la baisse de la demande », ont-ils conclu.

MONDIALISATION et crise des grands de l’automobile aux EU

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Le spectre de la faillite ressurgit pour General Motors

LE MONDE | 05.06.08 

L'usine de la General Motors fabriquant des Pontiac G-6, Orion, Michigan. AFP/JEFF HAYNES

L’usine de la General Motors fabriquant des Pontiac G-6, Orion, Michigan.

La fortune ne sourit pas à Detroit. A peine les constructeurs automobiles américains ont-ils réglé la question du poids des retraites et des frais de santé de leurs salariés qu’ils doivent affronter un ralentissement économique et la spirale de la hausse des matières premières. Le spectre de la faillite, pour General Motors (GM) en particulier, est de retour.

Les défauts de remboursement de crédits font peser sur GM des risques de faillite plus importants que sur Ford, qui est valorisé en Bourse 50 % de plus que son rival, alors qu’il est plus petit. A l’origine du problème, la crise immobilière et la flambée des prix de l’essence. Conséquence : les ventes de pick-up et de 4 × 4, qui constituaient une véritable rente pour les « big three » (GM, Ford et Chrysler), ont chuté de 25 % en 2007. Les constructeurs étrangers dominent le segment des petites voitures, empêchant les américains de relever leurs prix sous peine de perdre des parts de marché.

GM n’est pas le seul touché. Juste après l’annonce d’un bénéfice surprise au premier trimestre, Ford a admis qu’il resterait dans le rouge en 2009. Mais le groupe a rempli ses coffres avant l’effondrement des marchés du crédit ; Ford dispose maintenant d’une trésorerie de 29 milliards de dollars, presque le double de ce dont il aura besoin dans les deux ans.

GM semblait s’être aussi bien couvert grâce à des cessions d’actifs. Mais, entre ses besoins en cash et l’arrivée à échéance de ses dettes, GM ne pourrait disposer que de 1 milliard de dollars d’ici à 2010, selon Lehman Brothers. Or les analystes évaluent à 10 milliards le besoin en fonds de roulement d’un constructeur. GM a supprimé un quart de ses effectifs aux Etats-Unis cette année, va fermer quatre autres usines, peut vendre sa marque Hummer. Mais, à moins qu’il ne persuade des investisseurs de remettre la main à la poche, le plus gros des « big three » sera à nouveau menacé de faillite.

Antony Currie

Les 4×4 continuent de tirer le marché automobile américain vers le bas

LEMONDE.FR | 04.06.08 

Les 4×4, pick-up et autres gros véhicules comme les Hummer ne font plus recette. Jugés trop gourmands en carburant, alors que les prix à la pompe battent des records, leurs ventes sont en chute libre et ils ont tiré l’ensemble du marché automobile américain vers le bas en mai, comme en avril. Au total, les ventes de véhicules sont tombées aux Etats-Unis, en glissement annuel, à 14,25 millions d’unités en mai, contre 14,4 millions en avril et une moyenne de 15,2 millions au premier trimestre selon les données du cabinet Autodata.

SUCCÈS DES BERLINES ASIATIQUES

General Motors (GM), Ford et Chrysler ont une fois encore accusé le coup face à leurs rivaux asiatiques. Fin mai, ils ne détenaient plus à eux trois que 44,4 % du marché, contre encore 51,8 % un an plus tôt. GM a vu ses ventes plonger de 27,5 % en mai sur un an, passant sous le seuil historique des 20 % de parts de marché, à 19,1 %. Ses ventes de berlines ont baissé de 13,8 %, tandis que les ventes de Hummer ont plongé de 60 %. GM avait annoncé, mardi 3 juin, un grand chamboulement de sa gamme d’ici à 2010, avec la priorité donnée aux véhicules compacts et économes en carburant. Le groupe va aussi fermer quatre usines produisant des gros véhicules.

Les constructeurs asiatiques présents aux Etats-Unis – dix marques – ont progressé à 48,1 % du marché, contre 41,4 % un an plus tôt. Les constructeurs européens ont aussi un peu avancé. Toyota détient désormais 18,4 % du marché, Honda 12 % et Nissan 7,2 %. Mais les trois principaux concurrents asiatiques des marques américaines ont cependant des résultats contrastés. Les ventes de Toyota sont en recul de 7,9 % alors que Honda affiche une hausse de 11,3 % de ses ventes, porté par un bond de 27 % des ventes de berlines.

General Motors prend un virage stratégique vers les voitures « vertes »

LEMONDE.FR avec AFP | 03.06.08 

Lors d’une conférence de presse tenue, mardi 3 juin, avant l’assemblée générale des actionnaires du premier groupe automobile américain, le PDG, Rick Wagoner, reconnaissant que le pétrole cher allait durer, a annoncé le lancement de plusieurs nouveaux modèles « compacts » et une extension de l’offre du groupe en voitures hybrides.

Il a aussi officiellement confirmé l’engagement de la production de la Chevrolet Volt, un véhicule 100 % électrique, avec pour objectif de commencer sa commercialisation en 2010. « Nous croyons que c’est le pas le plus important jamais effectué dans l’évolution de notre industrie pour se libérer de sa dépendance pratiquement totale envers le pétrole », a-t-il noté. « Depuis le début de cette année, l’économie américaine et la situation des marchés sont devenus significativement plus difficiles. Les prix plus élevés de l’essence sont en train de changer le comportement des consommateurs et ils sont en train d’affecter le type de véhicules vendus aux Etats-Unis », a souligné M. Wagoner, pour expliquer ce virage dans la stratégie du groupe.

FERMETURE DE QUATRE USINES

Rick Wagoner a simultanément annoncé la fermeture graduée de quatre usines fabriquant des « trucks », des gros véhicules 4 x 4 reposant sur des châssis de petits utilitaires, qui sont de plus en plus délaissés par les consommateurs en raison de leur énorme consommation en carburant. Ces fermetures devraient permettre au groupe d’économiser plus d’un milliard de dollars d’ici à 2010, en plus des 5 milliards d’efforts supplémentaires d’ici à 2011, annoncés plus tôt cette année.

Enfin, General Motors a indiqué qu’il allait effectuer une étude stratégique sur l’avenir de sa marque Hummer, l’énorme 4 x 4 devenu le symbole des excès du « tout pétrole ». « Toutes les options sont ouvertes », à ce jour, « d’une refonte totale de la gamme jusqu’à une vente totale ou partielle de la marque ».

MONDIALISATION et PROBLEMES ALIMENTAIRES;;;

2-GEO/ECO, MONDIALISATION, SUD Aucun commentaire

Ndiogou Fall, président du Réseau des organisations paysannes de producteurs d’Afrique de l’Ouest (Roppa)

« La crise est provoquée par les politiques libérales »

LE MONDE | 04.06.08

Vous êtes sénégalais et président du Réseau des organisations paysannes de producteurs d’Afrique de l’Ouest (Roppa). Que pensez-vous des déclarations de Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, qui a plaidé, mardi 3 juin au sommet de la FAO, en faveur d’un accord sur le cycle de Doha ?

C’est une véritable hérésie. La crise est provoquée par les politiques libérales et on nous dit de les poursuivre ? On ne respecte pas les petits producteurs.

Nous, nous sommes demandeurs de protection. On entend toujours le même discours type, il faut voir avancer le cycle de Doha. Mais c’est ainsi qu’on peut aggraver la crise.

Une cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernement, dont des Africains, ont fait le déplacement à Rome pour trouver des solutions à la crise alimentaire mondiale. Quelles erreurs ont été commises, selon vous ?

L’erreur principale est d’ordre commercial, avec l’ouverture abusive de nos marchés qui s’est accompagnée d’une perte d’intérêt des petits producteurs pour l’agriculture. Elle est d’ordre politique aussi, parce que nos dirigeants africains ont accepté naïvement cette ouverture et se sont détournés de l’agriculture vivrière. Ils ont mis l’accent sur les cultures d’exportation et non sur la première mission de notre métier, nourrir la population. Ces dernières décennies, le peu de moyens accordés sous forme d’intrants, de crédits, de recherche ou de subventions ont été concentrés sur les cultures de rente comme le coton.

Bien sûr les Occidentaux sont aussi responsables, puisqu’ils ont imposé cette libéralisation dans le cadre du FMI et de la Banque mondiale.

Comment les producteurs africains vivent-ils cette crise ?

Ces dernières années, nous l’avons vu venir. Dans les villages, des lots de petits agriculteurs tombaient dans la pauvreté. Leurs revenus baissaient : leurs produits approvisionnaient les marchés locaux, mais leurs prix dépassaient la capacité d’achat des ménages, et ils étaient en concurrence avec des produits subventionnés venus d’ailleurs. Aujourd’hui, nous sommes dans un cercle vicieux. Avec la hausse du prix de l’alimentation, les producteurs sont plus préoccupés par le besoin de se nourrir que par investir. Ils n’ont plus les moyens d’acheter semences et engrais pour l’année à venir.

Quelles solutions pour développer la production en Afrique ?

Le marché africain peut fonctionner, mais il doit comme ailleurs chercher l’intégration et la valorisation régionale, et non l’ouverture vers l’extérieur. Pour l’agriculture africaine, nos autorités doivent prendre toute la mesure de la situation.

Propos recueillis par Laetitia Clavreul