La dissertation philosophique

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Qu’est-ce  qu’une  dissertation  philosophique ?

Il est possible de définir la réflexion philosophique  comme un discours d’un certain type : c’est un discours rationnel qui cherche à répondre, par des arguments rationnels, à un problème clairement  et explicitement posé.

Une dissertation  (qui est la production de votre réflexion philosophique) n’est pas autre chose.

C’est la recherche méthodique d’une réponse instruite et fondée à une question comprise dans sa dimension problématique

Définition

Conséquences

Le correcteur évalue

Recherche méthodique

Nécessité d’un discours rationnel dans son développement ; je ne «saute» pas d’une idée à une autre par association d’idées Cohérence et construction du discours : qualité du plan, des transitions

d’une réponse

La conclusion apporte explicitement cette réponse Clarté et précision de la réponse au problème posé par le sujet  (même si elle est prudente)

instruite

Au sens où on instruit un procès : on recherche des éléments, on les examine, on les confronte ; on argumente Utilisation pertinente d’une culture philosophique comprise, assimilée, et utilisée comme outil pour la réflexion

et  fondée

Un argument n’est pas l’expression d’une opinion  mais doit comporter une justification, être convaincant Qualité de l’argumentation, des arguments rationnels ; pertinence des exemples

à une question comprise dans sa dimension problématique

On cherche à répondre au problème philosophique posé par le sujet ; on expose clairement, en introduction,  en quoi le sujet pose un problème qui demande d’être instruit. Compréhension du problème philosophique

posé par le sujet

Il n’y a pas de plan-type, ni de modèle-type pour une dissertation. Le plan dépend de la forme de la question et de la nature du problème philosophique posé.

Alain : qu’est-ce que le droit ? Nouveau texte

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Qu’est-ce que le droit ? C’est l’égalité. Dès qu’un contrat enferme quelque inégalité, vous soupçonnez aussitôt que ce contrat viole le droit. Vous vendez ; j’achète ; personne ne croira que le prix fixé après débat et d’un commun accord soit juste dans tous les cas ; si le vendeur est ivre, tandis que l’acheteur est maître de son jugement, si l’un des deux est très riche, et l’autre très pauvre, si le vendeur est en concurrence avec d’autres vendeurs tandis que l’acheteur est seul à vouloir acheter, si le vendeur ignore la nature de ce qu’il vend, livre rare ou tableau de maître, tandis que l’acheteur la connaît, dans tous les cas de ce genre je dirai que le prix qui est payé est un prix d’occasion. Pourquoi ? Parce qu’il n’y avait pas égalité entre les parties.

Qu’est-ce qu’un prix juste ? C’est un prix de marché public. Et pourquoi ? Parce que, dans le marché public, par la discussion publique des prix, l’acheteur et le vendeur se trouvent bientôt également instruits sur ce qu’ils veulent vendre ou acheter. Un marché, c’est un lieu de libre discussion.

Un tout petit enfant, qui connaît mal l’utilité relative des choses, et qui ne règle le prix que sur son désir présent, un tout petit enfant sera l’égal de l’acheteur le plus avisé, si seulement plusieurs marchands offrent publiquement à plusieurs acheteurs la chose que le petit enfant désire. Je n’en demande pas plus. Le droit règne là où le petit enfant qui tient son sou dans sa main et regarde avidement les objets étalés, se trouve l’égal de la plus rusée ménagère.

On voit bien ici comment l’état de droit s’opposera au libre jeu de la force. Si nous laissons agir les puissances, l’enfant sera certainement trompé ; même si on ne lui prend pas son sou par force brutale, on lui fera croire sans peine qu’il doit échanger un vieux sou contre un centime neuf. C’est contre l’inégalité que le droit a été inventé. Et les lois justes sont celles qui s’ingénient à faire que les hommes, les femmes, les enfants, les malades, les ignorants soient tous égaux. Ceux qui disent, contre le droit, que l’inégalité est dans la nature des choses, disent donc des pauvretés.

Alain, Propos sur les pouvoirs (18 octobre 1907), in Éléments d’éthique politique,

Paris, Éd. Gallimard, coll. Folio Essais, 1985, pp. 307-308.

Bonjour tout le monde

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