مواقع بعض الصحف العربية و العالمي

29 09 2008
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طريقة كتابة الخبر الصحفي

29 09 2008

الخبر الصحفي :
هو شكل من أشكال التغطية الصحفية للأحداث اليومية بهدف إطلاع الجمهور على آخر المستجدات .
أو هو التغطية الخبرية للحدث ، أو هو عملية الحصول على بيانات وتفاصيل حول حدث معين .

الهدف من دراسته :
مساعدتنا على إتقان الكتابة وفق الأساليب الصحفية المتبعة وصقل وتشجيع مواهبنا وتأهيلنا للعمل في الحقـل الصحفي بمهارة وكفاءة وتميز ، وسر النجاح فيها حضور البديهة وطول المراس والتدريب والتجربة الميدانية . ويعد الخبر الصحفي بأنواعه من أقوى وسائل التأثير على الرأي العام خصوصا إذا اتصف بالسبق الصحفي إزاء حادثة ما

وتعج الحياة بالكثير من القضايا والقصص والوقائع والأحداث المتجددة والصحفي المتمرس الناجح الذي يمتلك ملكة إبداعية يستبعد النوافل التي لاتهم القارئ ، ويحاول الحصول على الحدث الأهم والأحدث وذلك وفق الطريقة التالية

طريقة كتابة الخبر الصحفي :
1
ـ اختيار الحدث المناسب ليكون خبراً .
2
ـ جمع المعلومات المناسبة حول الحدث .
3
ـ إثبات مصادر الحصول على المعلومات .
4
ـ صياغة الخبر بطريقة هرمية تبدأ بالأحدث والأهم.
5
ـ أن يجيب على الأسئلة التالية غالباً بشكل تتابعي :
من ، ماذا ، متى ، كيف ، لماذا .
6
ـ استخدام الجمل البسيطة والإيقاع الجيد .
7
ـ الموضوعية والمصداقية والتشويق .
8
ـ اختيار الموقع والمكان المناسب لنشر الخبر .

ضوابط كتابة الخبر الصحفي :
1
ـ لا تكذب أبداً 2ـ تحدث بلغة واضحة .
3
ـ كن صادقا ودقيقاً . 4ـ اعترف بالأخطاء .
5
ـ قم بتصحيح الأخطاء فوراً . 6ـ احتفظ بالإنجازات .
7
ـ ابذل جهدا إضافيا لجمع المعلومات .
8
ـ حافظ على روح العمل الصحفي .
9
ـ لا تصنع الأخبار بدون معلومات .
10
ـ احذر المعلومات المضللة والمغلوطة

أنواع الخبر الصحفي :
1
ـ الخبر الصحفي المرئي : وهو الذي تتم تغطيته بتصوير الفيديو ويتطلب مهارة وسرعة في النقل والنشر وفيه يفتخر بعض العاملين بالصحافة بما يسمى ( السبق الصحفي )
2
ـ والخبر الصحفي المكتوب : وهو الذي تتم تغطيته بواسطة المراسلين وقد يرفق معه بعض الصور للإثبات

مواصفات الخبر الصحفي :
1
ـ أن يشد انتباه القاريء .
2
ـ أن يدفع القاريء إلى متابعة قراءة الخبر إلى نهايته . 3ـ أن لا يزدحم بالمعلومات التي تشتت ذهن القاريء .
4
ـ أن تركز المقدمة على الوقائع . وأن تحذر الوقوع في إبداء الرأي .
5
ـ أن تطبق القاعدة الذهنية التي تقول : أكبر كمية من المعلومات في أقل عدد من الكلمات .
6
ـ أن يكون حجم المقدمة متناسقاً مع حجم الخبر نفسه . 7ـ أن تكون المقدمة ملائمة لمضمون الخبر .
8
ـ أن تحاول المقدمة الإجابة على الأسئلة المعروفة: من ، ماذا ، أين ، كيف . وليس شرطاً أن تجيب عليها كلها
9
ـ أن تركز المقدمة على المعلومات الجديدة في الخبر

ورشة عمل تطبيقية لتنفيذ أهداف الدرس : تمكين الطالب من كتابة بعض الأخبار الصحفية تحت إشراف المدرس
والمدرس يقيم أداء الطالب من حيث القوة والضعف وينمي فيه المهارات الإيجابية ويقترح عليه بعض البدائل الأفضل
وقد يأخذهم إلى مكتب أو مؤسسة صحفية مصطحبا معه بعض أعمال الطلاب من باب المشاركة والتشجيع وغرس موهبة العمل الصحفي وقد تكون فرصة لبناء جسور التعاون بين المكتب الصحفي ومواهب الطلاب
ولا تنس مكافأة الطلاب على جهودهم معنويا وتثمين منجزاتهم وتقدمهم لإتقان هذه المهارة الصحفية

__________________

اكتب وإن طال المدى فلسوف يأتي قارئ = لا تخش أن تمحى الخطوط فللخطوط مراف




Fiches d’aide à l’écriture journalistique

29 09 2008

Il faut donner aux lecteurs l’envie de lire. Pour cela, plusieurs règles à respecter :

1.    L’HABILLAGE
Les articles journalistiques sont conçus en fonction de certaines règles précises qui ont pour objectif d’en faciliter la lecture. Il faut travailler :

§    le titre : il peut être informatif (donner l’essentiel de l’information) ou incitatif  (séduire le lecteur). Le titre peut être suivi d’un sous-titre  et/ou précédé d’un sur-titre (l’ensemble se nomme la titraille).
§    le chapô (ou chapeau) : c’est le texte de quelques lignes situé entre la titraille et le début du texte. Son objectif est de donner aux lecteurs l’envie de lire et d’en apprendre davantage. Il complète le sujet de l’article, son angle et son message essentiel, résume l’information en axant sur ce qu’il faut savoir si l’on doit s’arrêter là, justifie l’article en indiquant la raison majeure du choix de ce sujet et situe le contexte.
Le chapô peut être informatif mais aussi incitatif. Le rédacteur suppose alors
que les faits sont connus. A moins de deux feuillets (1500 signes par feuillet)
le chapô n’est pas nécessaire.
§    L’intertitre : Placés à l’intérieur de l’article entre deux paragraphes (et à intervalle régulier), les intertitres font office de petits titres permettant au lecteur de respirer et d’avoir son attention relancée ; cela aide le rédacteur à structurer son article et à en baliser la lecture. L’intertitre doit être simple, significatif, fidèle au texte et évocateur. Il faut repérer dans le paragraphe qui le suit des propos cités,  une formule frappante ou une image et condenser au maximum l’expression.
§    L’attaque :  c’est le début de l’article, c’est ce qui « attrapera » le lecteur, qui lui donnera envie de poursuivre sa lecture. Cela peut être une citation, la description d’une scène marquante, des détails visuels, une anecdote significative ou encore une formule en lien étroit avec le sujet (idée reçue, proverbe, phrase célèbre…), un détournement de formule (il suffit de changer un mot dans une formule célèbre).
Autres possibilités : un jeu de mots, une interrogation, une affirmation, une
analogie, une prise à partie, une bizarrerie, un paradoxe, une accumulation….
§    La chute : c’est ce qui termine l’article (la ou les dernières phrases). Son objectif est de donner une bonne impression au lecteur et de relancer son attention. La chute peut donc ouvrir sur des aspects non liés directement à    l’angle du papier (comparaison avec d’autres faits, perspectives du thème     traité…). Comme pour l’attaque, elle peut aussi prendre la forme d’une        interrogation, d’un jeu de mots, d’une citation… La chute doit être conforme
au ton utilisé dans le papier.
§    Les encadrés : ces articles courts sont présentés à part, soit parce qu’ils abordent un angle différent de celui du papier principal, soit parce que, s’ils étaient placés à l’intérieur de l’article, ils en rompraient le rythme (cas le plus fréquent : une succession de chiffres, une chronologie des faits évoqués, un lexique…). Attention : un encadré doit être autonome par rapport au texte principal. On doit comprendre les informations qu’il contient sans avoir à lire l’article principal.

2.    LA REDACTION
§    La construction de l’article
- La construction dite en pyramide inversée : on donne l’information essentielle dans les premières lignes et on la complète dans la suite de l’article. L’attaque sera soit une citation, soit une image forte descriptive, soit une anecdote significative. La chute offrira une perspective ou annoncera une suite. Elle peut élargir l’angle, formuler une hypothèse, poser une question résumant la problématique ou apporter une nuance.
- La construction en flash back : on évoque l’événement par le menu. Très utilisée en faits divers, elle implique que le titre soit particulièrement informatif. Elle se conclura également sur le principe d’une projection dans l’avenir.
§    Les différents types d’articles : voir la fiche du même titre
§    Quelques conseils pour l’écriture proprement dite :
- Faire la chasse aux verbes plats : être, avoir, faire, dire, etc.
- Bannir l’emploi du passé simple
- Respecter la concordance des temps et les règles de ponctuation.
- Eviter les phrases trop longues, les successions de subordonnées
- Eviter les répétitions. Ne pas abuser des citations trop longues.
- Eviter les formules générales (gens, personnes, choses…) et rechercher des
termes précis
- Eviter les successions de chiffres
- Utiliser de préférence une forme active
- Faire la chasse aux adverbes
- Choisir des adjectifs précis, évocateurs, colorés
- Créer des paragraphes (à chaque nouvelle idée doit correspondre un  nouveau paragraphe
- Eviter les balancements incessants dans la construction, illustrés par l’abus
du « mais », « cependant », « or », « certes », « cela dit »…
- Faire la chasse aux lourdeurs, pléonasmes, platitudes…

L’INTERVIEW

L’interview consiste à recueillir, au cours d’un entretien, les propos d’une personne. Le journaliste s’efface devant cette personne ; son rôle est de lui faciliter la prise de parole. Il s’agit pour le journaliste d’obtenir des informations, des explications ou des opinions suffisamment intéressantes pour être publiées. On peut l’appeler Entretien ou rencontre ou dite-nous… ou Questions à…. ou Gros plan etc.
Les types d’interview
·    L’interview expertise : un spécialiste nous explique un fait ou une situation, dans le but d’aider le lecteur à comprendre
·    L’interview témoignage : comme témoin ou acteur d’un fait divers, d’un événement, d’une affaire, d’une époque… l’interviewé nous raconte sa version de ce qui s’est passé
·    L’interview information : un acteur de la vie sociale nous révèle ou nous en dit plus sur des projets, des décisions dans son domaine d’intervention
·    L’interview opinion : la personne interrogée nous donne un avis, s’engage, commente un événement d’actualité
·    L’interview réaction (ou « interview express » : la personne nous livre sa réaction à chaud et brièvement à un événement ou une situation
·    L’interview portrait : le but est de mieux découvrir un personnage grâce aux  questions du journaliste. C’est l’interviewé qui livre sa personnalité.
Préparer l’entretien
Il est indispensable de bien préparer l’entretien.
1.    Mieux connaître son interlocuteur : il faut, dans la mesure du possible, essayer de se renseigner pour savoir ce qu’il a fait, ses déclarations les plus récentes s’il s’agit d’une personnalité publique. Le but est de montrer, au cours de l’entretien, que l’interviewé(e) n’est pas un(e) inconnue pour l’intervieweur.
2.    Approfondir le sujet : à l’aide de sources documentaires, connaître des faits importants, des chiffres… (ex. si on interview un(e) sportif(ve), on se renseignera sur le sport qu’il(elle) pratique). Dans le même temps, réfléchir à l’importance que l’on veut donner à l’article. Selon la longueur désirée, on adaptera le temps passé avec la personne. Préciser aussi l’angle principal de son papier.
3.    Etablir une liste de questions : ceci est indispensable pour ne pas être pris au dépourvu et pour montrer à l’interlocuteur que l’on prend au sérieux cette rencontre.  On classe ensuite ces questions pour établir une sorte de « fil conducteur » pour l’entretien. Ceci ne doit pas empêcher la spontanéité d’une question mais il aidera à ne pas trop s’écarter de son objectif de départ.

Conduire l’entretien
Il faut  rester calme et concentré.
Rappeler l’objet général de l’interview, expliquer ce que l’on attend de l’interlocuteur. S’installer dans des conditions de travail correctes : pouvoir écrire sur une table car c’est plus facile que sur les genoux. Il vaut mieux éviter le magnétophone car il peut bloquer l’interlocuteur. Il vaut mieux prendre des notes, cela fait gagner du temps ensuite.

Rédiger l’interview
Quatre types d’articles sont possibles :
1.    L’interview questions-réponses : c’est la forme la plus fréquente, la plus classique. Elle met immédiatement en valeur le personnage.
2.    L’interview par citations : elle consiste à construire l’article un peu comme une synthèse, ou un compte-rendu, l’essentiel du texte étant consacré à des citations de l’interviewé. L’intérêt de cette formule est de donner des éléments vivants sur le personnage ou le contexte, des informations, des explications dans le cours de l’article.
3.    L’interview conversation : le journaliste se met en scène et met en scène la rencontre. C’est une façon littéraire de transcrire un entretien qui est proche du reportage.
4.    L’interview monologue : à éviter car il est très difficile à réussir.

Quelques recommandations pour réussir l’interview questions-réponses : A partir de la relecture des notes, faire le tri des réponses les plus intéressantes, noter les points forts. Eliminer le reste. Construire un plan. Il ne correspondra pas nécessairement  au déroulement de l’entretien. Pour l’écriture, il faut passer du langage parlé à l’écriture c’est-à-dire éliminer les fautes de français, les hésitations, les introductions habituelles du langage parlé (vous savez… écoutez…). Cependant, il faut garder l’expression personnelle de l’interviewé, son style propre. Les questions du journaliste et les réponses de l’interviewé doivent être nettement différenciées visuellement. L’interview doit être précédé d’un chapeau qui présente le personnage et situe le contexte du sujet traité. Pour le titre, ne pas mettre « entretien avec Monsieur Untel ». On peut extraire une citation qui résume bien le propos central de l’interviewé.

On peut les classer en 5 catégories :

1.    LES ARTICLES D’INFORMATION STRICTE
Ce sont les articles écrits à partir des données de base communiquées au journaliste, avec ou sans le truchement des agences de presse, et qu’il complète par un travail personnel. L’écriture est rigoureuse, le commentaire est proscrit.
§    La brève
C’est un texte de 4 à 6 lignes, sans titre, ni paragraphes distincts. Elle donne l’information essentielle sans commentaire, ni analyse. Pour être certain que les informations essentielles sont contenues dans la brève, il faut s’assurer qu’elle répond
aux 6 questions de base : Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Pourquoi ? Comment ? (et accessoirement avec qui ? pour qui ? etc.)
§    Le filet
C’est un article court sur une actualité, strictement informatif, titré.
§    La synthèse
C’est l’article de base du journal. Elle présente l’événement ou la situation de manière
aussi complète que possible, soit en s’en tenant aux faits, soit en y insérant des éléments de contexte ou des propos recueillis lors d’entretiens ou de conférences de presse.
2.    LES RECITS
Le journaliste raconte, décrit un événement, une situation, un personnage…
§    Le reportage
« Choses vues, choses entendues », voilà ce qui définit le reportage. C’est donc « sur le terrain » que tout se passe, que le journaliste fait la récolte qui lui servira dans sa narration.
§    Le portrait
L’objectif est de raconter un personnage pour le faire mieux connaître à ses lecteurs. Il peut être plus ou moins long.
§    Le compte rendu
C’est le récit d’un événement auquel le journaliste a assisté : match sportif,  audience
de tribunal, manifestation… Les formes d’écriture sont variées, le compte rendu  s’apparente dans certains cas à la synthèse, dans d’autres au reportage.
§    L’article historique
Il demande une recherche, à base de lectures la plupart du temps, mais aussi parfois de
témoignages. Le journaliste doit s’attacher dans son article à une relation scrupuleuse des faits, qui n’exclut pas une narration vivante.
3.    LES ETUDES
Le journaliste abandonne la posture de reporter, il se plonge dans la recherche des faits propres à éclairer un sujet, à étayer une thèse, et se rapproche ainsi du chercheur ou du détective…
§    L’analyse
Le papier d’analyse tient de la synthèse parce qu’il s’appuie sur les faits, mais sur un mode plus personnel. Le journaliste dissèque les faits et cherche à leur donner un sens. Il ne donne pas son opinion mais une explication.
§    L’enquête
Contrairement au reportage, il ne s’agit pas ici de rapporter mais d’approfondir un suje,t de répondre à une ou des questions. On parle à son propos d’investigation parce qu’elle fait appel à toutes les techniques de  recueil de l’information.
§    Le dossier
C’est soit une forme de présentation d’une enquête en plusieurs articles, avec des angles variés concourant à la connaissance complète du sujet ; soit un ensemble d’articles sur un même sujet, qui n’ont pas donné lieu au travail de recherche poussée propre à l’enquête. Les divers articles puisent dans les autres genres.
4.  LES OPINIONS EXTERIEURES
Le journaliste s’efface partiellement, parfois complètement, et ce sont des personnes étrangères à la rédaction qui prennent la parole.
§    L’interview
C’est la forme dans laquelle l’intervention du journaliste est la plus forte : il choisit l’interviewé, prépare les questions, dialogue avec lui, sélectionne les réponses et les met en forme. Il peut arriver aussi qu’une interview soit écrite sous forme discursive, à base de citations de la personne interrogée.
§    Le micro-trottoir
Une question unique et l’interview devient témoignage, « réaction » à un événement, à une situation, à un problème de société. Lorsque plusieurs personnes sont interrogées de cette manière, comme en tendant le micro dans la rue aux passants, on parle de micro-trottoir.
§    La tribune libre
Encore appelé libre opinion, ce genre consiste à permettre à une personnalité extérieure au journal d’exprimer son opinion sur un sujet d’actualité ou un problème de société.
5. LES COMMENTAIRES
§    L’éditorial
Il engage tout le journal. Il doit être en prise sur l’actualité, clair, court.
§    Le billet
C’est un commentaire qui n’engage que le rédacteur qui le signe.
§    La critique
C’est un avis personnel sur une production du monde culturel, spectacle ou œuvre. Ce peut être un commentaire pur ou un mélange d’information et de jugement. La critique n’est pas forcément « féroce ».
§    Le dessin de presse
C’est un regard personnel sur l’actualité caricaturant le plus souvent les personnages publics. On trouve aussi des dessins d’illustration qui n’utilisent pas la caricature.




Techniques de base de l’écriture journalistique

29 09 2008
Techniques de base de l’écriture journalistique : introduction

Par Anne Dhoquois

Module de formation n°1 proposée par I3C-Vecam, la mairie de Brest et l’association Place Publique dans le cadre du programme Ecrit public. Rédaction : Anne Dhoquois (Place Publique) et Nadya Charvet (formatrice). Ce document est réutilisable librement en citant la ligne ci-dessus. Merci de nous en informer.

Exercice 1
Partir d’une revue de presse. Inviter les participants à lire un quotidien, un hebdo, un mensuel ou plusieurs quotidiens : la diversité est intéressante car les parcours, les niveaux de lecture, et la ligne éditoriale changent d’un journal à l’autre. Leur laisser 15 à 20 minutes pour parcourir le journal avec pour consigne de :
- noter comment ils lisent le journal (de la première à la dernière page, en entrant directement par une rubrique, etc) ;
- noter les sujets qui ont retenu leur attention et pourquoi (intérêt personnel pour le sujet, titre accrocheur, photo remarquable, papier court, etc) ;
- noter leur parcours de lecture à l’intérieur du papier (lecture du titre, des inters, des encadrés d’abord ; lecture de la première à la dernière ligne ou en diagonale, etc).
Ensuite, faire un tour de table et demander à chacun de commenter sa lecture. Cet exercice révèle le lecteur que nous sommes : sensible, boulimique d’info, critique, feignant. Cela permet aux participants de mieux se connaître sans s’être présentés.

Au fur et à mesure des exposés, surligner, reformuler ce qu’il est important de retenir : les niveaux de lecture, les lois de proximité et la ligne éditoriale.

1- A lire : les niveaux de lecture
- 1er niveau : ce qui aide à entrer dans le journal : la UNE (détailler la construction d’une Une), l’architecture du journal, le rubriquage, la photo (au sens éditorial du terme) ;
- 2ème niveau : ce qui lui permet d’entrer dans la page : les titres, sous et surtitres, les chapôs, les encadrés, les intertitres, les signatures, la photo, l’habillage du papier en général, sa taille, les modules courts (brèves, filets), etc ;
- 3ème niveau : ce qui guide le lecteur dans sa lecture de l’article, attaque/chute/attaques de paragraphes.

Encadré
Le dosage adéquat
Ne pas utiliser suffisamment de niveaux de lecture distincts, c’est prendre le risque de ne pas assumer l’une des utilités ci-dessus. En utiliser trop, c’est prendre deux risques :
- rendre redondantes les différentes utilités ;
- rendre plus confus le message général, alors que les niveaux de lecture devraient plutôt le simplifier.

2 – À lire : les lois de proximité
La revue de presse est l’occasion de mettre en évidence une chose extrêmement précieuse : le fait que  » l’affectif  » dicte l’essentiel de nos choix de lecture. Nous sommes d’autant plus réceptifs à une information qu’elle nous touche, nous concerne directement, personnellement. Le faire apparaître à chaque fois que l’occasion se présente lors du tour de table…
Une fois que cette donnée est évidente pour tout le monde, introduire la notion de lois de proximité : le plus court chemin du rédacteur au lecteur.

Des milliards d’évènements se déroulent chaque jour, le premier rôle des médias est de faire le tri dans cette masse d’informations . Ce tri obéit à des règles baptisées lois de proximité. Certaines de ces lois permettent de toucher un maximum de lecteurs, elles sont dites générales et concernent l’espace, le temps, l’affectif. D’autres, plus sélectives, visent des publics ciblés.

Les lois de proximité « génériques » sont au nombre de quatre :
- géographiques : plus un événement se produit loin du lecteur, moins celui-ci sera a priori intéressé. Cette règle a été baptisée la loi du  » kilomètre-mort «  : un mort dans le village d’à côté intéresse davantage un lecteur que 100 morts à dix mille kilomètres. Cette loi est abondamment exploitée par les quotidiens régionaux et leurs pages locales.

Exercices 2
- Repérer un fait divers dans la presse et demander à un ou deux participants de le transformer en faisant jouer la loi de proximité géographique.
- Prendre un exemple d’évènement qui se passe loin (à l’étranger) et demander comment il faudrait l’accommoder pour que notre lecteur y soit tout de même sensible. Livrer les réponses à mesure des recherches : en mentionnant la participation à l’événement de personnes habitants la France, en faisant témoigner une personnalité locale sur l’événement, en parlant des conséquences que cet événement pourrait avoir pour les lecteurs, en établissant une comparaison entre cet événement et un autre plus proche de nous, etc.

- chronologiques : de nombreuses études l’ont démontré, ce qui intéresse le lecteur, c’est ce qui va se passer dans un futur proche, demain, et ce qui se passe maintenant, au présent. Ce qui s’est passé hier, voire avant avant-hier, le concerne moins. Conséquences à tirer de ces constatations : mieux vaut écrire au présent, commencer les articles par les conséquences, la situation présente, évoquer seulement ensuite les causes, origines (préférer un plan chronologique inversé à un plan chronologique simple). Dans la titraille, même réflexe à avoir : éviter l’imparfait, valoriser dans le chapô, l’attaque, les infos tournées vers le futur et répondre à cette question : qu’est-ce que cet événement peut changer pour les lecteurs ?

- psychoaffectives : tout ce qui fait vibrer la sensibilité des lecteurs, tout ce qui provoque émotion ou passion aide à faire passer l’information. Nous sommes tous intéressés par la vie, la mort, la santé, l’argent, l’amour, la haine, l’échec, etc. Les infos doivent autant que possible toucher au cœur… ou au portefeuille. Le rédacteur devra donc s’efforcer de mettre en évidence dans son article les aspects les plus vivants, les plus humains. Lorsque le sujet est technique : toujours tenter d’accrocher le lecteur par un encadré humain, un témoignage, etc. Le concret doit l’emporter sur l’abstrait, le précis sur le général, l’anecdotique sur la statistique.

Exercice 3
Repérer dans la presse du jour des articles bien ou mal ficelés côté… cœur.

- sociologiques : lorsqu’une publication vise un lectorat particulier, elle va faire jouer des lois spécifiques. En fonction du  » public cible  » (jeunes adolescentes, agriculteurs, etc), les choix de sujets, de rubriques, l’habillage des papiers seront guidés par les préoccupations des dits lecteurs.

Règle à retenir
Le rédacteur doit constamment garder en mémoire cette interrogation : « pour quels lecteurs vais-je rédiger cet article ? »

3 – À lire : La ligne éditoriale

La ligne éditoriale, c’est le choix des informations effectuées par l’équipe rédactionnelle et leur hiérarchisation. Ce tri s’effectue en fonction de différents critères déjà détaillés ci-dessus : l’actualité (proximité chronologique), la cible (tel ou tel lectorat identifié en fonction de son âge, de sa profession, de son lieu d’habitation, etc.).
La ligne éditoriale constitue une base de travail et de principes pour qu’une équipe puisse animer un journal. En effet, en travaillant dans un journal, un rédacteur accepte de respecter la ligne éditoriale et ses contraintes. La ligne définit en effet explicitement ou implicitement les interdits et la rédaction les intériorise, s’autocensurant sur le choix de certains sujets comme dans l’écriture des textes (une ligne, c’est aussi un ton – humoristique, grave, analytique, intimiste, etc. – donné à un journal). Certains journalistes doivent même signer une charte valant  » acceptation des valeurs prônées par le journal « .
Par ailleurs, un lecteur qui achète un journal montre par cet acte qu’il est implicitement en accord avec la ligne éditoriale, qui peut également prendre une tournure politique s’exprimant notamment dans les commentaires de l’actualité des éditorialistes.
Reste, la ligne éditoriale est rarement bien définie dans la presse classique ou elle s’inspire de débats déontologiques, pas nécessairement facile d’accès pour le lecteur lambda.
A l’inverse, à l’occasion de la création d’un journal, papier ou en ligne, il est conseillé de définir en commun la ligne éditoriale de ce support, rédigée par exemple sous la forme d’une charte. Celle-ci peut comprendre :
- des considérations philosophiques et/ou politiques ;
- les informations qui seront traitées ;
- les différentes rubriques ;
- les compétences de l’équipe éditoriale ;
- les possibilités d’interactivité ;
- la responsabilité éditoriale…

Par la suite, cette ligne éditoriale, l’équipe rédactionnelle dans son ensemble en est le garant ; elle s’exprimera lors de conférences de rédaction où chaque rédacteur proposera des sujets, acceptés, anglés, ou refusés en fonction du texte fondateur.

Exercice 4
Surfez sur Internet à la recherche de chartes décrivant la ligne éditoriale de sites Web. Commentez-les et discutez en en groupe




Méthodes d’enseignement

29 09 2008

Méthodes d’enseignement

Faire appel à une variété de méthodes

Cette section du programme d�études apporte un complément à d�autres ressources qui peuvent aider les enseignants à accroître leur répertoire d�approches pédagogiques. Approches pédagogiques: Infrastructure pour la pratique de l�enseignement (Ministère de l�Éducation de la Saskatchewan, 1993) offre une discussion générale sur les approches pédagogiques et les méthodes d�enseignement. Pour des descriptions et des exemples pratiques de méthodes d�enseignement spécifiques, voir aussi la série Stratégies d�enseignement publiée par le Saskatchewan Professional Development Unit (SPDU) et le Saskatchewan Instructional Development and Research Unit (SIDRU).

Les méthodes d�enseignement peuvent être catégorisées en cinq groupes:

  • enseignement direct;
  • enseignement indirect;
  • enseignement interactif;
  • étude ou pratique indépendante;
  • apprentissage expérientiel.

Il revient à l�enseignant de faire appel à des méthodes d�enseignement variées et qui s�apparentent à ces cinq stratégies, de manière à:

  • atteindre tous les « types » d�élèves et pour répondre à leurs divers besoins;
  • prendre en compte autant les démarches que le contenu des programmes d�études pour les divers domaines d�étude obligatoires;
  • développer les attitudes, les habiletés et les connaissances qui facilitent l�apprentissage autonome.

Les pages qui suivent décrivent quelques-unes des méthodes d�enseignement les plus fréquemment employées dans l�enseignement de l�hygiène à l�élémentaire. Ces méthodes sont classées ici par ordre alphabétique.

Les contrats d�apprentissage

Description

Un contrat d�apprentissage est un accord entre un élève ou un groupe d�élèves et l�enseignant décrivant l�activité ou l�action qui sera entreprise, par qui et en suivant quelle démarche précise. Le contrat doit comporter le nom d�une personne de soutien et une ou plusieurs dates auxquelles on prévoit des entretiens pour évaluer les progrès et réviser le plan d�action si nécessaire.

Applications

Les contrats d�apprentissage s�utilisent au niveau C de la démarche de prise de décision dans le programme d�hygiène: le contrat d�apprentissage est un excellent outil pour aider l�élève à gérer la mise en application d�une décision.

Les études de cas

Description

Les études de cas sont des scénarios basés sur des situations de la vie réelle et auxquels on demande aux élèves de réagir.

  • On devrait encourager les élèves à développer eux-mêmes des études de cas basés sur des situations qu�ils trouvent intéressantes ou qui les affectent.
  • Les enseignants devraient se constituer un dossier d�études de cas basées sur des situations qu�ils observent dans la vie quotidienne en classe, en cour de récréation, dans la communauté ou dans les médias. Ces études de cas feront d�excellents scénarios à partir desquels on invitera les élèves à suggérer des options, à en considérer les conséquences et à suggérer un plan d�action pour faire face à la situation.

Adaptations

  • Les élèves peuvent réagir à une étude de cas individuellement, en groupes coopératifs ou tous ensemble.
  • Les élèves peuvent réagir à une étude de cas par écrit, en faisant un dessin ou en utilisant diverses stratégies de l�art dramatique en contexte.

Applications

  • Les études de cas sont particulièrement utiles aux étapes 3, 4 et 5 de la démarche de prise de décision. Elles permettent aux élèves d�apprendre à utiliser ces étapes dans des contextes fictifs, mais très près de leur réalité quotidienne.

Le diagramme de Venn

Description

Le diagramme de Venn n�est en fait pas vraiment une méthode d�enseignement, mais un outil qui permet de structurer la comparaison. On peut les utiliser pour comparer des personnes, des lieux ou des sujets. La description ci-dessous démontre comment utiliser le diagramme de Venn pour faire comparer des personnages:

  • demander aux élèves de décrire le personnage A;
  • inscrire les réponses des élèves au tableau;
  • répéter ces étapes avec le personnage B;
  • dessiner un diagramme de Venn comme celui-ci:
  • expliquer que dans ce diagramme, on inscrira dans la zone d�intersection ce que les personnages ont en commun. On inscrira dans les autres zones ce que chaque personnage a de différent de l�autre.
  • inviter les élèves à placer dans la zone appropriée du diagramme chacune des réponses écrites plus tôt au tableau;
  • faire comparer le nombre d�éléments dans chaque zone. Souligner en quoi un diagramme comme celui-ci aide à visualiser la quantité de traits ou de qualités que les personnages ont en commun (à voir s�ils sont très différents ou très similaires).

Adaptations

  • Faire plusieurs démonstrations avec l�ensemble de la classe avant de demander aux élèves de faire seuls des comparaisons.
  • Les diagrammes de Venn sont un excellent moyen de se représenter visuellement les similitudes et les différences entre des personnages, des lieux ou des sujets. Leur inconvénient est qu�ils ne fournissent pas beaucoup d�espace pour placer les réponses, qui doivent être très concises. Un exercice similaire, mais qui pose moins de problème pour placer les réponses consiste à dessiner un tableau de deux colonnes, une pour décrire le personnage A et l�autre pour le personnage B, et de faire surligner ou souligner ce que les personnages ont en commun.

Applications

  • Inviter les élèves à utiliser des diagrammes de Venn pour comparer les attitudes, les comportements ou les actions de deux personnages d�une histoire ou pour comparer leurs propres attitudes, leurs comportements ou leurs actions à ceux d�un personnage d�une histoire.
  • Les diagrammes de Venn sont utiles pour démontrer que:
    • tout le monde ne réagit pas de la même manière devant une situation ou un problème;
    • nous sommes tous uniques, mais avons aussi beaucoup en commun.

Les groupes d�apprentissage coopératif

Description

Lorsque les élèves travaillent en groupes coopératifs, chaque membre du groupe doit coopérer pour atteindre l�objectif d�apprentissage. Le succès est basé sur la performance du groupe dans son ensemble plutôt que sur celle de chaque membre au sein du groupe. Il existe plusieurs méthodes pour structurer des activités d�apprentissage coopératif. Celles-ci ont en commun les caractéristiques suivantes:

  • les groupes d�apprentissage coopératif sont hétérogènes;
  • ces activités fonctionnent mieux en groupes de deux à cinq membres;
  • l�activité est structurée de telle manière qu�elle exige la participation de chaque membre du groupe pour accomplir la tâche;
  • chaque membre doit connaître ses propres responsabilités au sein du groupe et doit s�en acquitter;
  • l�enseignant prévoit l�enseignement explicite et l�évaluation d�habiletés de coopération. Voici quelques habiletés de coopération:
    • reconnaître les contributions des autres;
    • vérifier l�existence d�un consensus;
    • exprimer son désaccord gentiment;
    • encourager les autres;
    • exprimer son soutien;
    • inviter les autres à s�exprimer;
    • maintenir le calme ou réduire les tensions;
    • jouer le rôle de médiateur ou de médiatrice;
    • répondre aux idées exprimées;
    • partager ses sentiments;
    • féliciter ses pairs.
  • les élèves ont l�occasion de réfléchir individuellement et en groupe au fonctionnement du groupe;
  • l�utilisation de grilles d�évaluation ou d�un journal de bord facilitent la réflexion sur le fonctionnement des activités en groupes d�apprentissage coopératif.

Adaptations

  • Au départ, l�enseignant forme les groupes. Lorsque les élèves connaîtront bien les principes de l�apprentissage coopératif, on peut commencer à leur confier la responsabilité de choisir les membres de leurs groupes, à condition qu�ils respectent le principe d�hétérogénéité.

Applications

Les activités en groupes d�apprentissage coopératif permettent de développer différents objectifs du programme d�hygiène à l�élémentaire. Elles peuvent contribuer à:

  • développer chez les élèves le respect d�autrui et la compréhension des besoins, des intérêts et des habiletés d�autrui;
  • promouvoir la collaboration;
  • améliorer l�estime de soi des élèves;
  • encourager les élèves à devenir responsables de leur apprentissage.

Le journal de bord

Description

Un journal contient les pensées, les sentiments et les réflexions des élèves par rapport à diverses expériences. Les directives suivantes guideront l�utilisation de cette méthode dans le cadre du programme d�hygiène à l�élémentaire:

  • le but premier du journal de bord est d�explorer des idées et de se livrer à une réflexion personnelle. Expliquer aux élèves qu�ils ont le droit de garder certaines de leurs réflexions pour eux. Ils peuvent réserver une section de leur journal de bord aux réflexions « privées » ou tenir un journal différent pour ce genre de réflexions. Indiquer que les réflexions privées ne seront jamais partagées avec autrui sans le consentement de la personne qui les a écrites;
  • l�enseignant peut répondre aux réflexions de ses élèves en leur offrant des conseils, en exprimant de la compassion ou en posant des questions qui peuvent guider la prise d�une décision;
  • l�enseignant devrait expliquer à ses élèves qu�ils peuvent demander à quelqu�un (un parent, un ami en qui ils ont confiance, l�enseignant) de réagir aux réflexions qu�ils écrivent dans leur journal de bord;
  • ce qui compte lorsqu�on écrit dans son journal de bord est la situation sur laquelle on se penche et non l�orthographe ou la grammaire;
  • discuter avec les élèves des réflexions qu�ils ont écrites dans leur journal de bord et les guider de manière à favoriser leur développement et leur apprentissage;
  • les élèves devraient toujours indiquer la date à laquelle ils écrivent des réflexions dans leur journal de bord;
  • demander aux élèves de relire régulièrement et à la fin de l�année ce qu�ils ont écrit dans leur journal, en les invitant à y rechercher des preuves d�une certaine évolution dans leur apprentissage ou dans leurs réactions.

Adaptations

  • On peut dessiner au lieu d�écrire dans son journal de bord.
  • Les élèves ont besoin d�être bien guidés s�ils n�ont jamais utilisé de journal de bord. Leur poser des questions pour stimuler des pensées, des sentiments ou des idées.
  • On recommande fortement à l�enseignant de tenir un journal et de partager de temps en temps ses réflexions avec les élèves. Cela permet de modéliser ce qu�on attend des élèves et d�établir un climat de confiance mutuelle.
  • Lorsque les élèves ont pris l�habitude d�écrire dans leur journal de bord, ils n�ont plus besoin de questions de réflexion. Les inviter à utiliser leur journal même si on ne les y a pas invités, pour exprimer leurs sentiments ou pour explorer différentes façons de faire face à une situation.

Applications

  • Le journal de bord permet aux élèves de réfléchir à leurs expériences personnelles et à des sentiments puissants qu�ils ne sont pas toujours prêts à partager avec autrui.
  • Les réflexions personnelles sont utiles à tous les niveaux de la démarche de prise de décision. Au niveau A, l�élève peut réfléchir à ses sentiments face à une situation avant de prendre une décision. Au niveau B, on peut envisager des options en les notant dans son journal de bord. Au niveau C, l�élève peut noter dans son journal de bord les succès ou les difficultés rencontrés au cours de la mise en application de son plan d�action.
  • Les réflexions notées dans le journal de bord peuvent être discutées lors d�entretiens

Le mini-exposé

Description

  • Le mini-exposé est une méthode efficace pour donner de l�information en peu de temps.
  • Pour être efficace, le mini-exposé ne doit pas durer plus de 5 minutes avec de jeunes élèves et 10 minutes à la fin de l�élémentaire.

Adaptations

  • Les mini-exposés sont plus efficaces s�ils sont conçus de manière à susciter l�intérêt des élèves et sont accompagnés d�aides visuelles telles que des diagrammes, des graphiques ou des tableaux.

Applications

  • On peut utiliser le mini-exposé au niveau A de la démarche de prise de décision, pour élargir les connaissances des élèves.

Le remue-méninges

Description

Le remue-méninges sert à trouver des idées ou des solutions innovatrices. Le principe de base de cette méthode est que lorsqu�on a un grand nombre d�idées au départ, on a plus de chances que l�une d�entre elles soit très bonne ou innovatrice. Le remue-méninges peut s�avérer utile pour faire en même temps le point sur le niveau de vocabulaire et de connaissances des élèves par rapport au thème abordé. Dans un remue-méninges efficace:

  • tous les énoncés doivent être acceptés;
  • il faut viser la quantité d�idées plutôt que la qualité;
  • la critique n�a pas sa place, tout est permis (même si c�est choquant ou farfelu);
  • il n�y a ni analyse ni jugement, sauf à des fins d�éclaircissement;
  • les participants peuvent se servir des idées des autres (les échanges et le droit de réplique sont encouragés);
  • il vaut mieux fixer une limite de temps;
  • il faut essayer d�encourager la participation de tous.

Demander des réponses brèves et les prendre toutes en note. Le remue-méninges s�arrête lorsque plus personne ne trouve d�idées à ajouter ou lorsque le temps limite est écoulé. On devrait afficher dans la classe les règles du bon fonctionnement du remue-méninges et les rappeler aux élèves régulièrement.

Une fois les idées obtenues, on peut les organiser, les classifier, les combiner ou les ordonner.

Adaptations

  • Lorsque les élèves ont pris l�habitude d�utiliser cette méthode sous la direction de l�enseignant, les encourager à y avoir recours en petit groupe en suivant bien les règles pour un remue-méninges efficace.

Applications

  • Le remue-méninges s�utilise souvent au niveau A de la démarche de prise de décision. Cette méthode aide à faire le point sur ce que les élèves savent et ressentent sur le sujet abordé, avant de faire de plus amples recherches.
  • Au niveau B de la démarche de prise de décision, le remue-méninges peut s�avérer utile pour dresser une liste d�options pour faire face à une situation.

La réaction à la littérature

Description

La littérature élargit les connaissances des élèves et la compréhension qu�ils ont du monde et d�eux-mêmes. En lisant ou en écoutant des histoires, les élèves vivent également des expériences par l�imagination. La littérature fait vivre des situations variées et stimule des émotions.

La réaction à la littérature peut avoir lieu avant, pendant et après la lecture d�une histoire. On peut en effet:

  • inviter les élèves à faire des prédictions avant la lecture d�une histoire;
  • interrompre une histoire à des moments opportuns pour susciter des commentaires, des réactions ou d�autres prédictions;
  • planifier diverses activités au cours desquelles les élèves partageront leurs réactions et approfondiront les sentiments qu�aura suscités la lecture.

Voici quelques exemples de questions qui peuvent précéder, accompagner ou suivre la lecture d�une histoire dont le contenu est relié aux thèmes du programme d�hygiène à l�élémentaire:

  • Quels sont les sentiments du ou des personnages dans cette illustration? À quoi est-ce que tu vois cela? Qu�est-ce qui a pu provoquer ce sentiment?
  • Quel problème le personnage a-t-il? Entre quoi doit-il décider?
  • Quelles options le personnage a-t-il pour faire face à cette situation?
  • Quel serait son meilleur choix? Pourquoi?
  • À ton avis, que va-t-il arriver à ce personnage?
  • À ton avis, qu�est-ce que le personnage va choisir de faire?
  • Que penses-tu du choix que le personnage a fait? Est-ce un bon choix? Pourquoi?
  • Qui a aidé le personnage à faire un bon choix?
  • Est-ce que quelqu�un a essayé d�influencer le personnage à faire un mauvais choix? Qui? Pourquoi penses-tu que ce n�est pas un très bon choix?
  • Qu�est-ce que le personnage pourrait dire à celui qui essaie de le pousser à faire un mauvais choix?
  • Si tu pouvais parler ou écrire à ce personnage, quel conseil lui donnerais-tu pour l�aider à prendre une décision?
  • Que ferais-tu (que dirais-tu) si tu étais à la place de ce personnage?
  • Comment te sentirais-tu si tu étais dans une situation pareille?
  • À qui le personnage pourrait-il s�adresser pour avoir de l�aide?
  • Est-ce que tu as déjà été dans une situation un peu comme celle-là? Qu�est-ce que tu ressentais? Qu�est-ce que tu as fait?

Adaptations

Les élèves peuvent partager leurs réactions de différentes manières dont voici quelques exemples:

  • en écrivant dans leur journal de bord;
  • en écrivant une lettre à un personnage de l�histoire;
  • en dessinant (une situation similaire qu�ils ont vécue, les options qu�a le personnage de l�histoire, ce que le personnage décidera peut-être de faire, etc.);
  • en mimant, en participant à un jeu de rôle ou en faisant un tableau vivant;
  • en créant des phrases de danse basées sur les émotions que l�histoire aura suscitées;
  • en créant des compositions musicales pour exprimer les émotions que l�histoire aura suscitées;
  • en écrivant une fin différente ou une suite à l�histoire.

Voir aussi Français en immersion: Guide méthodologique pour l�enseignement de la lecture (1992) pour des méthodes d�enseignement permettant de structurer la réaction à la littérature.

La technique SVA

Description

  • Dessiner un tableau à trois colonnes, comme celui-ci:
S
(Ce que je sais)
V
(Ce que je veux savoir)
A
(Ce que j’ai appris)
  • Expliquer aux élèves que ce tableau est un outil très utile pour organiser une recherche sur un sujet.
  • En utilisant les règles du remue-méninges, demander aux élèves ce qu�ils savent à propos du sujet à l�étude. Leur rappeler que toutes les réponses sont acceptées à ce point-ci.
  • Inscrire les réponses des élèves dans la colonne intitulée Ce que je sais.
  • Inviter les élèves à encercler toutes les réponses dont ils ne sont pas vraiment sûrs. Les encourager à discuter de ces réponses et à se demander d�où ils tiennent ces informations.
  • Proposer aux élèves de dresser une liste de questions qu�ils se posent à propos du sujet à l�étude – en commençant avec les éléments encerclés dans la colonne Ce que je sais. Inscrire ces questions dans la colonne Ce que je voudrais savoir.
  • Demander aux élèves comment ils pensent qu�ils pourraient trouver la réponse aux questions qu�ils se posent. Les encourager à préciser leurs réponses. Par exemple, s�ils suggèrent de regarder dans un livre, leur demander quelle sorte de livre. Adapter cette étape de la méthode en fonction des habiletés de recherche des élèves. Y incorporer des habiletés de recherche en se référant aux objectifs relatifs aux habiletés de recherche, à l�annexe B à la fin de ce document.
  • L�étape suivante – compléter la colonne Ce que j�ai appris – dépendra également des habiletés de recherche des élèves. Les activités de cette étapes peuvent être très simples (écouter l�enseignant lire un paragraphe ou regarder une vidéo pour vérifier si on trouve une réponse à ses questions) ou assez complexes (faire une recherche indépendante en consultant diverses ressources afin de trouver une réponse à ses questions).
  • Pour conclure, animer une discussion sur la démarche suivie et sur son utilité dans le processus de recherche:
  • A-t-on trouvé de nouvelles informations qui contredisaient celles qu�on avait inscrites dans la colonne Ce que je sais?
  • A-t-on trouvé des réponses à toutes nos questions? Sinon, que pourrait-on faire?
  • En quoi l�utilisation de ce tableau nous a-t-elle été utile pour faire avancer notre quête d�informations?

Adaptations

  • Lorsque les élèves connaissent bien cette technique, ils devraient commencer à l�utiliser en petits groupes ou individuellement. On peut faire faire ces activités en groupes d�apprentissage coopératif et y incorporer l�enseignement et l�évaluation d�habiletés de coopération.
  • Dans certains cas, on préférera écrire les réponses initiales des élèves au tableau, puis les catégoriser et les transférer dans la colonne Ce que je sais du tableau en utilisant des sous-titres pour chaque catégorie.
  • L�enseignant peut proposer des catégories ou inviter les élèves à en suggérer.

Applications

  • La technique SVA s�avère utile pour structurer les activités du niveau A de la démarche de prise de décision.
  • À partir de la 3e année, les élèves devraient commencer à utiliser la technique SVA pour des projets de recherche – assez simples au départ.
  • La technique SVA facilite la planification d�entrevues.
  • La technique SVA motive la recherche d�informations et concentre l�attention des élèves sur le but d�une lecture ou l�écoute d�un document sonore.

La visualisation guidée

Description

La visualisation guidée permet aux élèves de vivre des expériences par l�imagination.

  • Avant la leçon, créer un script décrivant une situation et faisant appel autant que possible à plusieurs sens.
  • Planifier une brève activité de relaxation pour préparer les élèves à la visualisation.
  • Veiller à ce que l�atmosphère soit détendue tout au long de l�activité.
  • Inviter les élèves à concentrer leur attention sur une image « dans leur tête », comme une feuille blanche.
  • Lire le script en faisant des pauses fréquentes pour laisser aux élèves le temps de se former des images mentales de la scène décrite.
  • À la fin du script, inviter les élèves à revenir à l�image de la feuille blanche, puis à la réalité de la salle de classe.
  • Inviter les élèves à discuter des images qu�ils se sont formées et les sentiments qu�elles ont évoqués en eux.
  • On peut prévoir différentes sortes d�activités à la suite d�une visualisation guidée. Les élèves pourraient:
    • écrire leurs pensées dans leur journal de bord;
    • dessiner certaines des images qu�ils se sont créées;
    • mimer une scène qui pourrait faire suite à celle que décrivait le script de la visualisation guidée, ou faire un jeu de rôle ou créer un tableau vivant de cette scène;
    • dresser une liste d�options pour faire face à la situation décrite par le script, puis envisager les conséquences de chacune des options suggérées.

Adaptations

  • Si les élèves n�ont jamais fait de visualisations guidées, leur expliquer le but de cette activité et la démarche qui sera suivie.
  • Les élèves peuvent garder les yeux fermés durant la visualisation guidée, mais ne sont pas tenus de le faire.
  • On doit offrir la possibilité aux élèves de ne pas participer si l�activité les met mal à l�aise. Mais on rappellera aux élèves qui ne participent pas que le reste du groupe a absolument besoin du plus grand calme et ne doit pas être dérangé.
  • On ne doit pas forcer les élèves à parler des images qu�ils se sont formées lors d�une visualisation guidée. On peut par contre leur rappeler que s�ils le veulent, ils peuvent écrire dans leur journal de bord et choisir de ne pas montrer ce qu�ils ont écrit.

Applications

  • Au niveau A de la démarche de prise de décision, la visualisation guidée aide les élèves à faire appel à leurs connaissances antérieures ou à faire des liens avec des expériences qu�ils ont vécues.
  • La visualisation guidée est très utile pour rendre les élèves conscients des facteurs qui peuvent influencer nos décisions ou qui peuvent interférer avec l�application de nos décisions (le manque de temps, différentes formes de pression, les attentes contradictoires venant de différentes personnes, des obstacles auxquels on n�avait pas pensé, etc). Les unités modèles et les suggestions d�activités dans ce programme d�études offrent plusieurs exemples de scripts à utiliser à cette fin.
  • Encourager les élèves à utiliser la visualisation guidée pour s�exercer à utiliser des habiletés d�affirmation de soi.
  • La visualisation guidée améliore les habiletés d�expression et renforce l�estime de soi