Archive for the ‘Poésies’ Category

Monsieur le vent de Fernande Huc

mercredi, janvier 27th, 2010

Proposée par les CP-CE1 de Le Garric (Babé Galan)

Monsieur le vent (Fernande Huc) 

Soufflez monsieur le vent,
faites danser les nuages
et les cheveux des enfants sages.

Soufflez monsieur le vent,
Emportez les papiers
et le chapeau du jardinier.

le cerf-volant de Jean-Luc Moreau

jeudi, janvier 21st, 2010

Le cerf-volant

Soulevé par le vent jusqu’au plus haut des cieux,
Un cerf-volant plein de superbe
Vit, qui dansait au ras de l’herbe,
Un petit papillon, tout vif et tout joyeux.

Holà, minable animalcule,
Cria du zénith l’orgueilleux,
Ne crains-tu pas le ridicule ?
Pour te voir, il faut de bons yeux :
Tu rampes comme un ver…Moi je grimpe, je grimpe
Jusqu’à l’Olympe,
Séjour des dieux.

C’est vrai, dit l’autre avec souplesse,
Mais moi, libre, à mon gré, je peux voler partout,
Tandis que toi, pauvre toutou,
Un enfant te promène en laisse.

Jean-Luc Moreau

Le cerf-volant par Bruno Krol

mardi, décembre 1st, 2009

le cerf-volant

Il tutoie l’hirondelle
Enjambe les ruelles
Le cerf-volant s’éveille
Au clin d’oeil du soleil
L’été prend son envol
Sourit le tournesol
Le vent rose et leger
S’étire au champ doré
En scène le bonheur
Plane au jeu des couleurs
Le rouge au bleu tournoie
Sur le papier de soie
Il danse dans le ciel
Caresse l’arc-en-ciel
Ses yeux plaquent le temps
Au sourire des enfants
Dans la bourrasque folle
La ficelle s’étiole
Le rêve disparaît
Frissonnent les bleuets

krol

Fils, petit- fils de mineur de fond,ayant lui-même travaillé comme ouvrier des houillères, bruno habite OIGNIES (62) à deux pas de la fosse 9, qui a vu fermer en 1990 le dernier puits de mine dans le nord pas de calais.
Militant engagé il a vécu auprés des mineurs,des moments forts, de joies, de souffrances, de luttes qu’il n’oubliera jamais !
Il est aujourd’hui enquêteur social dans sa région.
Ses passions: peinture..écriture
Il ne revendique nullement l’excellence littéraire, mais l’authenticité !!
ses mots sont des cris !!

le lien pour le lire :

http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre24036.html#page_1

Autant en emporte le vent d’Autan

dimanche, octobre 4th, 2009

poème proposé par Jérôme Pérez

Autant en emporte le vent d’Autan


Le vent du sud a soufflé fort

Laissant mon corps à moitié mort

Et mes pensées toutes hérissées

Percées de traits d’anxiété

Il est ardent, mais cependant

Mauvais amant, glace les sangs

En s’égrainant, sème le doute

Dans mes pensées toutes dissoutes

Paupières lourdes et jambes molles

Cloué sur pied, rivé au sol

Il sonne le glas de mes projets

Tant qu’il est là, sur mon trajet

Je voudrais être déjà demain

Et que ce jour s’arrête enfin

Je serai là, vivant debout

Quand cessera le vent des fous

poète anonyme albigeois 20 et 21 ième siècle

voyez voler mon cerf-volant

jeudi, septembre 17th, 2009

Voyez voler mon cerf-volant

Voyez voler mon cerf-volant
aigle du ciel trouant l’espace
Il est emporté par le vent
Pourvu qu’il fasse un bon voyage
Mon cerf-volant s’est envolé
rendu au bout de sa ficelle
Ainsi toujours, après l’été,
d’autres horizons nous appellent

Voyez voler mon cerf-volant

Comme l’amour, comme la fête
quand c’est fini, faut s’en aller
et voir partir par la fenêtre
les rêves bleus comme fumée
Voyez voler mon cerf-volant
valsant, giguant, sans une entrave
Il est un peu comme un enfant
qui part un jour dans ses nuages

J’en suis fort aise et bien content
mon cerf-volant fait à sa tête
Il a conquis le firmament
Il fait la nique à la planète

Voyez voler mon cerf-volant

les girouettes

vendredi, septembre 11th, 2009

Les girouettes


C’est la fête

Sur les toits

Le vent se bat

Avec les girouettes


Les girouette sont folles et tournent

En criant, soir et matin

Au vent qui les rabat

Les girouettes, à grand fracas

Soir et matin

Pivotent d’un pied adroit

Sur leurs chapeaux de zinc

Bonnes cheminées

Au vent secouées

Comme des mâts

Ne savez-vous pas ?


C’est la fête

Sur les toits

Le vent se bat

Avec les girouettes

le vent de Lise Deharme (prose)

vendredi, septembre 11th, 2009

LE VENT

Ces gens ne se méfient pas du vent et ils ont tort. Dieu sait tout ce qu’il vole , tout ce qu’il cache dans ses souterrains, qui se trouvent quelque part du côté de la Fontaine aux Médailles, dans les grandes landes du département des Landes. Le vent est un ogre. S’il est si fort c’est parce qu’il mange des adolescent assaisonnés à la moutarde d’Old man river. Il a plus de billets et de chèques que la plus grande banque du ; il possède en outre tant de feuilles d’arbres et de brins d’herbe, qu’il pourra refaire la nature n’importe où dans le Ciel, quand tout sera fini pour nous et les autres.

Il subventionne des milliers de coiffeurs avec touts les chevelures qu’il a arrachées à ces dames ; il change les fleurs de place, dénude les forêts et les crânes : de là les inondations, et les chauves.

Le vent, s’il est chemisier, est aussi armateur : il a une flotte fantastique qui va du petit bateau de papier au cuirassé le mieux armé, des bateaux anciens qui se sont perdus dans la nuit des temps et des bateaux fantômes tombés du Ciel. Il a même des bateaux-lavoirs. Il possède dans des urnes précieuses les cendres de tous les mers. Il a même les cendres de Jeanne d’Arc, qu’on avait jetées dans la Seine. C’est un collectionneur enragé qui a la main maladroite. Il y a souvent de la casse chez lui. C’est pour cela qu’il est obligé de poursuivre sa route nuit et jour et quel que soit le temps, comme le Juif Errant, Pardon , il y a erreur… On nous téléphone que certaines vallées abritées ne connaissent le vent que de nom. Soit, il se venge par quelques pluies de sauterelles, pestes, et autres catastrophes. Cependant, un vieux conte de no man’s land rapporte ceci.

Un jour, une petit fille belle et faite au tour, se mit sur le chemin du vent. Elle sut si bien le séduire et l’entortiller qu’elle le mit dans son sac tenu par une longue ficelle. Le vent monta, et le sac avec lui, léger, léger. La petit fille se promena avec son prisonnier le vent pendant des années, malheureusement, lorsqu’elle mourut , la Parque ayant coupé le fil qui l’attachait, elle, à la vie, le vent en profita pour s’enfuir. Mais depuis, dans tous les squares et les squares et les jardins, et même dans les grands magasins, il y a des enfants qui se promènent avec des petits ballons qui dansent au bout d’une ficelle et peut-être lorsqu’il fait vraiment beau temps, c’est parce qu’un petit enfant a attrapé le vent.

LISE DEHARME

Le poids d’un oiseau

le vent d’automne de Pierre Menanteau

vendredi, septembre 11th, 2009

LE VENT D’AUTOMME

Ah! Ce grand vent, l’entends-tu pas ?

L’entends-tu pas heurter la porte ?

A plein cabas il nous apporte

Les marrons fous, les feuilles mortes.

Ah! Ce grand vent, l’entends-tu pas ?

Ah! Ce grand vent, l’entends-tu pas ?

L’entends-tu pas à la fenêtre ?

Par la moindre fente il pénètre

Et s’enfle st crache comme un chat.

Ah! Ce grand vent, l’entends-tu pas ?

-J’entends les cris des laboureurs

La terre se fend, se soulève.

Je vois déjà le grain qui meurt,

Je vois déjà le blé qui lève.

Voici le temps des laboureurs.

Pierre Menanteau

ouvrez les gens, emile verhaeren

jeudi, septembre 10th, 2009

Ouvrez les gens, ouvrez la porte,
Je frappe au seuil et à l’auvent,
Ouvrez les gens, je suis le vent
Qui s’habille de feuilles mortes.

Emile Verhaeren

Poème  » Le vent : les hôtes » – recueil « Les douze mois »

le_vent

Mon cerf-volant Maurice Carême

jeudi, septembre 10th, 2009

Mon cerf-volant

Emporte-moi, mon cerf-volant !

Emporte moi haut dans le vent !

Je veux tourbillonner dans l’air,

Avec les feuilles du hameau,

Et m’en aller jusqu’à la mer,

Escorté de grands vols d’oiseaux.

Emporte-moi, mon cerf-volant !

Emporte moi haut dans le vent !

Je veux faire le tour du monde,

Et descendre où il me plaira,

Pour entrer dans toutes les rondes,

Où rient les enfants comme moi.

Emporte-moi, mon cerf-volant !

Emporte moi haut dans le vent !

Maurice Carême, la lanterne magique