l’oral du bac

25 01 2007

Pour les sections classiques (TL; TES,TL,TS), il s’agit de parler pendant 20 minutes sur un texte étudié en classe. L’examinateur choisit un texte dans la liste signée part le professeur et le candidat dispose de 20 minutes de préparation.

Lors de l’interrogation, le candidat parle environ 10 minutes pour exposer son explication de texte, puis l’examinateur lui pose des questions pour engager une discussion.

Tout cela parait bien angoissant et on se dit que jamais, au grand jamais, on ne sera capable de faire une chose pareille. Et si! c’est faisable et même souvent c’est beaucoup plus simple qu’on ne le pense. Lire la suite »



L’expression écrite en allemand

14 11 2006
Si vous avez des soucis pour rédiger une expression en allemand, il faut déj? se demander, si vous avez une idée nette de ce qui vous est demandé. Certes, personne n’attendra de vous que vous rédigiez une dissertation en trois points (surtout qu’en général, on demande entre 150 et 250 mots).

Mais il n’est pas du tout inutile? de mettre de l’ordre dans ses idées! De toute façon, apportez le plus d’attention possible aux mots de liaison.

De plus, vous avez le choix des mots que vous employez. Alors, entrainez-vous ? tout exprimer même les idées les plus abstraites, avec les mots dont vous disposez. Entrainez-vous en français: comment pourriez-vous expliquer la signification du mot “philosophie” ? un enfant de 5 ans (qui ne dispose pas de vocabulaire abstrait? )

On pourrait lui dire par exemple, que c’est une manière de réfléchir sur la vie et les hommes en général. Eh bien, en allemand , vous pourriez dire: “mit der Philosophie denkt man über das Leben und die Menschen nach.”

Allez voir la fiche de méthodologie ECRIRE UN TEXTE ARGUMENTATIF



méthodologie: l’épreuve de langue au baccalauréat

6 11 2006
bientôt les premières épreuves de bac blanc et dans quelques mois, le BAC.

L’épreuve de langue à l’écrit est une épreuve de 3H pour les TL LV I et II, pour les TES et les TS LV I et de 2 H pour les autres.

Il s’agit donc d’une épreuve qu’il ne faut pas négliger car il est relativement facile d’obtenir une note correcte, voir bonne ou très bonne à condition de respecter un certain nombre de consignes.

I apprendre à gérer son temps

  1. lire le texte (au moins 10 mn)

Les textes proposés sont en général assez longs. Il faut donc s’obliger à lire le texte avec minutie. On commence par lire le texte en entier en s’efforçant de ne pas s’arrêter sur ce qu’on croit ne pas comprendre. Il est important d’avoir une vue d’ensemble du texte.

On relit le texte une seconde fois: cette fois-ci peut être avec un crayon et on relit phrase par phrase en se demandant à la fin de chaque phrase ce qu’on a retenu globalement de cette dernière. Il est quelquefois utile , à l’aide du crayon ,de souligner ce qui semble important ou de décomposer les phrases complexes en séparant les groupes de mots ou les propositions par des traits verticaux. Ne pas hésiter à relire le texte une troisième fois.

Quand on applique cette méthode, on s’aperçoit vite que plus on lit un texte, plus on en comprend les finesses. Cela dit, il est surtout important d’avoir une compréhension globale du texte. Ne jamais se laisser dérouter par des termes ou des pans de phrases qu’on ne comprend pas: pour comprendre une langue, on a besoin de comprendre à peu près 50% de ses termes. (Les gens qui ont l’habitude de parler des langues étrangères savent très bien reconstituer le sens d’une phrase à partir de quelques termes , en devinant les autres)

2. la partie compréhension (entre 45 mn et 1 H)

Il est important de traiter les questions dans l’ordre et d’apporter le plus grand soin à la présentation. A chaque fois que vous répondez à une question, n’oubliez de noter avec précision son numéro. Ceci est une recommandation importante: l’examinateur compulse des centaines de copie: s’il doit aller rechercher les réponses dans toute la copie, il risque de perdre patience ou au pire de ne pas trouver la réponse. cela ne peut que vous coûter des points.

Répondre à toutes les questions

Quelquefois, on ne répond pas � une question “parce qu’on est pas sûr de la réponse”. Là au moins, on est certain de n’avoir aucun point. Par contre, en tentant de répondre, on risque soit de tomber juste, soit de grapiller quelques points parce que la réponse était en partie juste.

A la fin des questions de compréhension, se relire (et pas en fin d’épreuve)

Vérifier qu’on a répondu à toutes les questions

Vérifier qu’on a bien reporté tous les numéros des questions

Vérifier que la présentation est claire et qu’on a bien répondu aux questions dans l’ordre proposé sur le sujet qui vous a été remis.

3. la partie expression

a) bien lire les questions

  • relire plusieurs fois la question posée
  • se demander de quel type d’expression il s’agit: écrire la suite, écrire une lettre, inventer une histoire, donner son avis…

b. rédiger l’expression même si on a un doute sur le sens de la question

Le pire qui puisse arriver est de rien écrire, de cette manière, on est sûr de n’avoir aucun point. Donc, on rédige en essayant de deviner (si on n’a pas tout compris dans l’énoncé de la question) Au pire, cela sera un hors-sujet mais au mieux, on risque de récolter quelques points et chacun sait qu’au bac, tout point est bienvenu!

c) ne pas hésiter à faire un brouillon

d) relire le texte rédigé, dès q’une expression a été écrite

La relecture est indispensable: c’est le moment de se poser des questions qur la place des mots dans la phrase, sur la ponctuation, sur le choix des termes employés. Attention � écrire lisiblement: dans une langue étrangère, il ny a pas de “fautes d’orthographe” pour les étrangers mais uniquement des barbarismes (des mots qui n’existent pas) et un barbarisme, cela coûte très cher. De plus, quand l’examinateur ne peut pas lire, il considère que c’est incompréhensible, donc que c’est forcément un barbarisme. Alors, soignez votre écriture et la présentation de votre devoir, l’examinateur aura envie de lire votre devoir; sinon, il aura envie de le survoler le plus vite possible et ne sera pas d’humeur à rajouter les petits points par ci, par là pour la correction de la langue ou la richesse du vocabulaire. Et ces petits points-là s’additionnent et font des gros points !!!!

Alors bonne chance et à bientôt pour les conseils pour la traduction

voir le blog d’anglais



Le Monsieur Jourdain de l’allemand

18 10 2006

Il est communément admis que le vocabulaire allemand est très difficile à apprendre pour nos esprits français. Je reviendrai dans mes prochains articles sur ce sujet mais je voudrais simplement vous proposer un petit intermède qui devrait montrer que la langue française aussi a bien des racines germaniques.

Une femme aperçoit depuis la fenêtre de son salon des enfants qui essayent de regarder à l’intérieur de sa maison :
“Mais, que font donc ces deux loustics debout sur la pointe des pieds sur mon beau balcon blanc ? Mais, ils essayent de regarder à travers le vasistas ! C’est fou !”Elle ouvre son vasistas et crie :
“Allez, ouste, partez d’ici ou j’appelle vos parents.”

Vous avez bien compris ce petit monologue ? eh bien, voilà que vous parlez l’allemand sans le savoir.

Un loustic : c’est un mot allemand (Lustig) qui veut dire gai, joyeux, un loustic est donc un petit plaisantin.

Le balcon : mais d’où vient donc ce mot ? Tout simplement du mot “Balken” qui signifie une poutre. C’est d’ailleurs un mot qui a beaucoup voyagé : les troupes françaises qui traversaient le sud de l’Allemagne dans des temps bien reculés, ont remarqué les façades de maisons et furent étonnés de voir des avancées et des fenêtres en encorbellement. Ils ont donc demandé de quoi il s’agissait ; on leur répondit : “Balken” (des poutres). Rentrés en France, ils racontèrent qu’ils avaint vu des “Balken”, qui sont bientôt devenus des “balcons”. Plusieurs siècles plus tard, ce mot allemand francisé est retourné à ses origines et ont dit aujourd’hui “der Balkon”.

Le vasistas : il est arrivé une aventure un peu analogue à cette expression. Les soldats de Bismark entrent dans Paris après la défaite française de Sedan en 1870. Ils voient les petites fenêtres et autres oeils de bÅ“uf des immeubles hausmaniens. Ils demandent : “Was ist das ?”. Les Parisiens croient qu’ils désignent les fenêtres et se mettent à les appeler “vasistas”.

Blanc :
cet adjectif nous parait plutôt appartenir à notre fond de vocabulaire latin (blanco, bianco, en italien, en espagnol). Oui mais…, en latin, on disait “albus” qui a donné albâtre, albinos, albatros etc… L’adjectif “blanc” vient de “blank” qui désigne le reflet blanc de la lame de l’épée (et, oui, encore des histoires de soldats). On parle bien en français de l’arme blanche !

Ouste : cela vient tout simplement de l’exclamation “raus !” qui veut dire “dehors !”, “sortez”. C’est vrai que le “raus” allemand est une interjection qui permet de donner un ordre rapide et sans appel ! La langue allemand par sa concision, se prête souvent à ce type d’ordre. D’ailleurs, les dompteurs d’animaux sauvages ou pas emploient souvent l’allemand pour donner des ordres (”Platz” : assis, etc.).

A ce sujet, voir le blog anglais du WebPédagogique.