Archives de la Catégorie 'Les vampires dans l’art'

01 juin
2011

Dracula

Dracula est un roman de l’écrivain irlandais Bram Stoker publié en 1897 Il raconte l’histoire d’un vampire , c’est-à-dire un être immortel qui se repaît du sang des vivants, dont le nom s’inspire du surnom d’un personnage historique, Vlad Ţepeş (Vlad III l’Empaleur), prince de Valachie au XV e siècle.

Le thème du vampire apparaît dès 1819 en Angleterre , en pleine mode du roman gothique , et sera exploité par de nombreux auteurs au cours du siècle, comme Charles Nodier et Théophile Gautier en France. L’apport décisif de Bram Stoker à l’extrême fin du XIX e siècle est d’avoir fait du comte, au-delà de la créature aux pouvoirs surnaturels, un être humain damné, un mort-vivant , qui suscite la pitié en même temps que l’épouvante.

Cette complexité du personnage de Dracula renouvelée par des thèmes modernes chers à la psychanalyse comme l’association d’ Éros et de Thanatos – du désir sexuel et de la mort – ou le questionnement des limites (entre la bête et l’homme, entre la vie et la mort ou entre le Bien et le Mal…) en feront un mythe moderne que le cinéma contribuera à amplifier.

Le récit se joue donc entre l’ Angleterre et la Transylvanie au XIX e siècle , notamment dans un château retiré des Carpates . Se fondant sur des récits mythologiques, Bram Stoker crée le personnage du comte Dracula, un vampire aristocratique à la fois monstrueux et raffiné. La première partie du livre, qui se déroule dans le château du comte, est magistralement teintée d’une atmosphère étrange et sinistre.

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31 mai
2011

La carrière du vampire dans le monde du cinéma commence très tôt

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Les origines du vampire, si elles ne sont pas cinématographiques, sont pourtant liées de près au 7eme art. Invention littéraire, le vampire naît en effet quasiment en même temps le cinéma. En décembre 1895, se déroule la première projection du cinématographe, « L’entrée du train en gare de La Ciotat », et moins de deux ans plus tard, en 1897, est publié « Dracula » de Bram Stocker, ouvrage fondateur du mythe.

Le premier film, « Nosferatu », un film muet, adapté selon un roman de Stoker, voit le jour en 1922, en Allemagne. Réalisé par Friedrich W. Murnau, il demeure un chef d’œuvre incontournable du genre. N’ayant pas payé les droits d’adaptation du roman, le cinéaste change tous les noms des personnages : c’est donc le comte Orlok, interprété par Max Schreck, qui reçoit le commis Hutter. Le film prend de nombreuses libertés avec le personnage romanesque : Nosferatu « porteur de peste », c’est un personnage hideux, aux dents de lapin, aux yeux ronds et aux mains crochues. L’Allemand Murnau y déploie des trésors de mise en scène, rapprochant le style expressionniste avec ces intérieurs aux angles angoissants, ces ombres omniprésentes et dévorantes, ce noir et blanc tranchant, à des scènes en extérieur fantastiques, allant jusqu’à expérimenter l’utilisation du négatif pour une scène devenue mythique. Déployant l’idée de frontière, ce film invente par ailleurs une spécificité absente chez Stocker : Nosferatu craint le soleil, et ne sort que la nuit. Idée reprise à n’en plus finir.

Il faut attendre l’an 1931 pour que le vampire devienne à l’écran un personnage aussi séduisant que celui imaginé par Bram Stocker.  «Dracula» de Tod Brownig est ainsi le premier film de vampire parlant et il est interprété par un émigré hongrois pas vraiment jeune et à l’accent à couper au couteau: Bela Lugosi. Avec sa voix grave et son jeu de regard très expressionniste, l’acteur impose une étrangeté qui convient parfaitement au rôle, dans des décors volontiers baroques et très impressionnants. Le succès public est immédiat, et le studio se lance dans toute une série de déclinaisons et explore les mythes horrifiques de la littérature (Frankenstein, la momie, le loup garou, les monstres, l’homme invisible). Après «La fille de Dracula», «Le Fils de Dracula», commencent les croisements : «Le Loup Garou contre Dracula», «Frankenstien contre Dracula»… Mais l’effet de mode ne dure pas plus de dix ans.

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24 mai
2011

Les vampires d’Anne Rice se démarquent des vampires classiques

Le personnage de Dracula sera repris par Anne Rice, écrivaine américaine, dans une série de romans, « Les Chroniques des vampires », centrés sur le personnage de Lestat de Lioncourt, un noble français transformé en vampire au cours du XVIIIe siècle. Les vampires d’Anne Rice se démarquent des vampires classiques comme Dracula par différents aspects. Ils ne sont pas affectés par les armes classiquement utilisées contre les vampires : ail, croix ou argent ; ils ne peuvent pas non plus être détruits par des pieux en bois. Ils ont besoin de sang, mais pas chaque nuit (selon l’âge). Le sang humain est préféré pour son goût, mais le sang animal peut aussi être consommé. Dans la plupart des cas, les vampires de moins d’un millier d’années peuvent être détruits par les rayons du soleil ou par le feu. Ils ne possèdent pas non plus de pouvoirs typiquement « vampiriques » tels que la capacité de se changer en chauve-souris ou de jeter des sorts, mais les plus forts et anciens ont le pouvoir de voler. La plupart d’entre eux possèdent également la capacité de lire dans les pensées des humains ou des vampires plus faibles, hormis ceux qu’ils ont eux-mêmes créés. Ils peuvent se déplacer extrêmement rapidement (plus vite que l’œil humain ne peut le percevoir), possèdent une très grande force et leurs sens sont particulièrement acérés. Les plus anciens peuvent également avoir d’autres talents tels que le don de faire se mouvoir les objets par le jeu de leur volonté (Don de l’Esprit) ou celui d’embraser toute chose par la pensée (Don du Feu). Ils possèdent souvent de grandes qualités artistiques. La principale caractéristique des vampires d’Anne Rice est leur personnalité sensible, émotive et sensuelle, souvent la proie de passions.

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24 mai
2011

Bien avant Bella, c’était Elena Gilbert…

Lisa Jane Smith (connue également comme Ljane Smith, Lisa Smith ou L. J. Smith) est une écrivaine américaine vivant en Californie. Ses histoires portent habituellement sur un conflit entre le bien et le mal, tournant autour d’un personnage ambigu central, qui, tout en essayant de séduire l’héroïne et la pousser vers l’obscurité, finit par lui-même renaître dans la lumière et devient ainsi un héros. Parfois, ce scénario est inversé, ou c’est une variation sur le même thème. Le Journal d’un vampire, publié en 1991, aux Etats-Unis, est une série de livres parlant d’une jeune fille, Elena Gilbert, dont les parents sont morts dans un accident de voiture et qui retrouve soudain le goût de vivre lorsque Stefan Salvatore, un adolescent italien, arrive dans son lycée. Stefan est mystérieux, il est d’une beauté inhumaine, il conduit une Porshe, son blouson en cuir taillé sur mesure sent l’argent et l’aisance. Quelques siècles plus tôt, la femme qu’il aimait l’a transformé en vampire, avant de le trahir avec son frère ennemi, Damon. Des évènements tragiques se succèdent bientôt dans la région. Tout accuse Stefan, mais Elena est convaincue de son innocence. Les romans constituent le récit captivant de deux frères vampires déchirés par l’amour d’une même femme. Ce triangle amoureux est d’une dangereuse sensualité.

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