De retour du Portugal 2 jours avant la première épreuve d’EPS, dur dur de se remobiliser et de mettre de côté mes soucis.
Pourtant il le faut bien, pour ne rien regretter.
Donc, épreuve de danse le 8 juin au matin ; nous passons par groupes de 6. Dans le mien, une absence injustifiée et un oubli de certificat médical. Je me surprend à ma réjouir face au malheur de mes collègues de galère. Ce concours me rend mauvaise.
Donc échauffement, et c’est parti ; je ne m’attendais pas à danser devant tant de monde, le jury est bien composé d’une dizaine de personnes.
La première du groupe s’élance et là, une évidence s’impose ; elle est terriblement douée. Quand vient mon tour je me fait l’effet d’avoir la grâce de l’albatros quand il danse, mais bon, je le fais, j’occupe l’espace et j’arrive même à poser mon regard. Même si la note ne devrait pas être mirifique, sur le coup je me sens la fierté de celle qui vient de relever un gros gros défi.
L’après-midi, oral d’Eps ; beaucoup de candidats attendent ; il faut trouver le secrétariat, repérer mon numéro de jury et la salle correspondante et à l’heure dite, c’est parti. Mon exposé tient pile 10 minutes, malgré quelques petites hésitations et une voix pas très assurée au départ, je n’ai rien oublié. Puis le moment des questions ; moi qui m’attendais à une seule question, du style natation cycle 2, je me retrouve noyée pendant 10 minutes sous un feu nourri.Pas le temps de réfléchir, il faut répondre du tac au tac. J’ai quasiment répondu à toutes leurs questions et après ces 20 minutes, je ressors de la salle avec la sensation d’être passée sous un rouleau compresseur, épuisée, incapable de me remettre aux révisions le soir-même et le lendemain.
Pourtant il faut déjà s’y remettre l’oral suivant, le plus important, Oral Pro et LdJ a lieu le 14, alors gros stress ; passage entre des moments de confiance ( je connais mon exposé sur le bout des doigts) et de doutes atroces, voire de crises d’angoisse (PPRE, Rased, ASH, loi d’orientation….) tout se mélange dans ma tête, je ne sais plus rien…..
Le 14 arrive, ciel plombé sur Rouen, grosse boule à l’estomac ; je vérifie 10 fois que j’ai bien tous mes papiers, mes livres, mes copies…. je relis par acquis de conscience une ou 2 fiches d’oral pro et c’est parti. Premier petit réconfort, je retrouve des visages connus de candidates passées en danse dans mon groupe ( on se rattache à la moindre petite chose dans ces circonstances) ; on s’installe, les sujets sont distribués.
4 Textes sur le « devenir élève », j’ai des choses à dire, ouf je suis rassurée ; comparaisons, mises en relations, une heure çà passe terriblement vite. Me voilà déjà face au jury, une CPE et un IEN. Je bafouille un peu au début de mon exposé, respire un grand coup et je me sens mieux. Les questions arrivent, çà ne se passe pas trop mal. LdJ, mon exposé déborde un peu des 10 minutes, aïe et à nouveau questions.
Intérêt de la poésie à l’école ?
Un poème s’affranchit parfois des règles de syntaxe ; c’est contradictoire avec le rôle de l’école ?
Comment évaluer une récitation ?
A quelles conditions un élève peut-il devenir un bon lecteur ? Comment lui permettre de mettre un texte correctement en voix ? …….
C’est fini ; je ne sais pas trop quoi penser. Restent les épreuves de langues les 23 et 24.
C’est fini ; un an de doutes, de révisions, de stress, de préparation, pour ce moment.
C’est fini….. et j’espère , oh oui, j’espère encore !!!!
ana76 Non classé Le concours