CONSEILS  – A LIRE ATTENTIVEMENT

L’anglais semble souvent une langue complexe car elle ne fonctionne que rarement sur les mêmes modes de réflexion que le français. L’élève peut donc avoir l’impression d’être perdu car il doit se créer de nouveaux repères. Tous passent par cette phase mais certains l’acceptent plus facilement que d’autres. Il faut pourtant accepter cette part d’inconnu pour réussir un bon apprentissage. C’est la phase essentielle en 6e. Certains enfants ont ainsi besoin d’un passage systématique du français à l’anglais (et inversement) pour trouver leurs repères, d’autres non. En classe le recours au français doit être le moindre possible, je tiens néanmoins compte de ce type d’élèves qui peuvent facilement se démotiver lorsqu’ils ont l’impression d’être trop perdus. Les parents devront le plus possible encourager les élèves qui veulent à tout prix une traduction française à faire confiance au professeur et à eux-mêmes en les aidant à rechercher, grâce au contexte, le sens de ce qu’ils doivent apprendre (sans avoir recours à du mot à mot, d’autant qu’une traduction directe n’est pas toujours possible). Cette sorte d’aide est plus simple pour les parents qui possèdent des notions d’anglais que pour ceux qui n’en ont jamais fait.

 Pour éviter ce problème il est très important que l’élève apprenne, après chaque cours, les mots nouveaux ainsi que la grammaire, avant de faire les exercices donnés. Même des parents qui n’ont pas fait d’anglais peuvent vérifier que l’enfant connaît les mots de vocabulaire (comment les dire et les écrire) et les leçons de grammaire par cœur. Quant au sens il découle, normalement, de manière évidente, de ce qui a été fait en classe (surtout en 6e) mais il se peut que l’élève n’ait pas bien suivi ou pas bien compris ce qui aura été fait pour l’aider à arriver au sens. Dans ce cas, les parents peuvent l’aider à le retrouver, l’élève peut demander à des camarades ce qu’eux ont compris ou il peut venir me voir au cours suivant pour me demander. Si des problèmes de compréhension persistent au-delà du premier trimestre, il ne faut pas hésiter à prendre rendez-vous avec moi pour déterminer au mieux d’où viennent les difficultés.

 Les exercices sont un entraînement pour que l’apprenant retienne et comprenne ce qu’il a appris de façon formelle (mot de vocabulaire appris par cœur ou leçon de grammaire). Par ailleurs certains enfants et / ou parents voudraient tout réussir, sans fautes, du premier coup. Qui dit apprentissage, dit erreur. Apprendre quelque chose signifie qu’on ne le connaissait pas avant, il est donc normal de se tromper quand on commence à l’utiliser en contexte. Pour chaque nouveauté à apprendre il y aura donc de nombreux exercices, en classe et à la maison, sous diverses formes, pour aider à l’apprentissage et pour que progressivement l’apprenant fasse le moins de fautes possibles, ce qui prouve son degré réel d’apprentissage. Voilà pourquoi une chose apprise à un moment de l’année est toujours également revue plus tard (on appelle cela le rebrassage). Si un apprentissage n’est pas utilisé régulièrement il est perdu et le rebrassage permet à ceux qui n’avaient pas encore bien intégré la nouvelle notion, mot de vocabulaire … d’avoir une nouvelle chance de le faire. L’erreur n’est donc pas un problème en soit, au contraire, elle est positive car elle participe au processus d’apprentissage.

Apprendre une langue c’est également découvrir d’autres civilisations et cultures. L’anglais n’est pas « une matière de plus » au collège. C’est une langue profondément ancrée dans le quotidien de chacun et dans de nombreux pays à travers le monde. Je souhaite que tous les élèves puissent se confronter à ces différences culturelles qui nous enrichissent tous et à y trouver une motivation. Voilà pourquoi, dès la 6e, je délaisse volontairement tout manuel pour plonger dans des documents originaux.

Bonne découverte et belle année.