http://www.soseducation.com/greve/signe.php
>
> Pour qu’enseigner, redevienne un plaisir…
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> Le 21 janvier 2010
>
>
> Cher collègue,
>
> Les dirigeants des syndicats FSU, UNSA Éducation, FERC-CGT, SGEN-CFDT et FAEN ont souhaité nous mobiliser aujourd’hui contre les suppressions de postes et pour des revalorisations de traitement.
>
> Je leur suis personnellement très reconnaissant de se préoccuper ainsi de ma situation économique et matérielle.
>
> Cependant, je suis confronté au quotidien dans mon travail de professeur à des difficultés bien plus graves encore, qui compromettent l’avenir de mes élèves, et remettent en cause le sens même de ma mission, en
> particulier :
>
> – l’extrême hétérogénéité des classes, qui finit par nuire à tous les élèves ;
> – l’absence de contrôle du niveau des élèves qui m’arrivent, dont certains n’ont absolument pas les bases nécessaires pour suivre le programme ;
> – les problèmes de discipline et de violence, ainsi que les réticences fréquentes de la hiérarchie à prendre ses responsabilités ;
> – la présence de certains élèves qui ne veulent pas être là, qui nous méprisent, et dont les parents n’assurent pas le strict minimum indispensable de l’éducation à la maison.
>
> Certains collègues – j’en connais personnellement – se demandent même tous les jours si certains de leurs élèves n’ont pas DES BALLES DE REVOLVER DANS LEUR CARTABLE.
>
> C’est donc sur ces sujets que j’aimerais que les syndicats organisent des protestations, qui pourraient mobiliser à nos côtés des millions de parents conscients de l’importance de l’éducation des enfants.
>
> Et c’est d’après moi le seul moyen pour qu’enseigner redevienne un plaisir.
>
> Et si vous partagez mon point de vue, je vous demande de signer la pétition ci-jointe adressée aux dirigeants des syndicats qui négocient avec les pouvoirs publics en notre nom.
>
> Bien souvent, leurs revendications portent sur le « manque de moyens ».
>
> Et c’est vrai : qui n’a pas envie de gagner quelques centaines d’euros de plus ? Qui ne préférerait pas avoir des classes moins nombreuses, plus d’encadrement, plus de remplaçants ?
>
> Mais à force d’insister sur les questions financières, l’opinion publique a pu finir par croire que les professeurs étaient plus préoccupés par cela que par le bien des élèves. Un comble !!
>
> D’autant plus que le gouvernement joue au maximum sur cette division. Il a beau jeu, alors, d’invoquer la « responsabilité financière » et les « impératifs budgétaires » pour nous renvoyer à la niche… et ne rien faire contre les absurdités du système !
>
> Ce que je vous propose aujourd’hui, c’est de sortir de cette spirale et d’adopter une attitude responsable et positive vis-à-vis des problèmes – bien réels – de l’Éducation nationale.
>
> C’est pourquoi je vous lance cet appel, et si vous le relayez à tous vos contacts, il déclenchera enfin une prise de conscience chez les dirigeants syndicaux. Puisqu’ils sont dans toutes les commissions paritaires de l’Éducation nationale, pourquoi ne pourraient-ils pas lancer dès aujourd’hui une réflexion autour des moyens de :
>
> – restaurer le prestige et l’autorité des professeurs, notamment en leur rendant le dernier mot sur les redoublements, le pouvoir d’exclure les élèves de leurs cours sans avoir à se justifier, et un pouvoir décisif lors des exclusions définitives ?
> – rétablir de vrais surveillants professionnels dans chaque établissement, pour surveiller les élèves entre les cours et s’assurer que les colles et punitions données par les professeurs soient effectuées ?
> – créer, comme en Finlande, un examen d’entrée en sixième, avec des filières professionnelles et techniques d’excellence pour les enfants qui ne sont pas faits pour les matières abstraites ?
> – supprimer le principe du « droit à l’éducation gratuit et sans condition », qui a créé une irresponsabilité maximale chez beaucoup de parents et d’enfants, qui ont oublié que l’école est une chance, et que les professeurs ne sont pas leurs valets ?
> – supprimer l’objectif des 80 % d’une classe d’âge au bac pour arrêter de gaspiller à grande échelle le talent des élèves qui veulent faire autre chose ?
> – exiger pour les professeurs la liberté de choisir l’établissement dans lequel ils souhaitent enseigner, afin qu’ils puissent travailler avec un chef d’établissement et des collègues qui partagent leur vision de l’éducation et qu’une cohérence existe dans le parcours des élèves ?
>
> Franchement, je crois que la gravité de la situation justifie que chacun accepte – au moins – de prendre quelques secondes pour appeler nos dirigeants syndicaux au changement.
>
> Surtout, je vous demande de transmettre ce message à tous les collègues concernés, et d’insister auprès d’eux pour qu’ils signent eux-aussi. Car je n’ose même pas imaginer à quoi ressembleront nos écoles dans cinq ou dix ans si nous continuons à laisser les manifestations s’organiser uniquement sur les mots d’ordre habituels.
>
> Alors merci de participer (cela ne vous prendra que quelques secondes) et de motiver votre entourage à y participer aussi et porter nos vrais problèmes sur la table des négociations. Pour participer, cliquez ici.:http://www.soseducation.com/greve/signe.php
>
> Si vous êtes parent ou grand-parent, cette pétition vous concerne aussi : vous pouvez mobiliser les professeurs de vos enfants.
> Sans cela, rien de sérieux et de porteur d’espoir pour l’éducation dans notre pays n’est possible.
>
> Un grand merci d’avance, signez ici
> http://www.soseducation.com/greve/signe.php
Pétition : Pour qu’enseigner, redevienne un plaisir…
CONSEIL INTERMINISTÉRIEL DE L’OUTRE-MER – MESURES DU CIOM DECLINEES PAR TERRITOIRE – LA REUNION
Les décisions
Le Vendredi 06 Novembre, le Conseil Interministériel de l’Outre-mer (CIOM) a publié les décisions prises suite aux Etats Généraux de l’Outre-Mer
Relevé exhaustif des décisions
Les décisions spécifiques aux territoires
Atelier 7 : égalité des chances – promotion de la diversité – insertion des jeunes
- Créer une fondation d’entreprises destinée à accompagner le parcours d’excellence des jeunes ultramarins, de milieu modeste.
- Nommer à la Réunion comme dans chacun des départements d’outre-mer et à Mayotte un sous-préfet à la cohésion sociale et la jeunesse. Il sera notamment chargé, en étroite collaboration avec le rectorat, d’élaborer et de coordonner les actions de prévention et de lutte contre l’illettrisme (plan triennal).
- Diminuer de moitié en dix ans l’écart entre la Réunion et la métropole en matière d’illettrisme (réussir une scolarisation effective à 100 % des enfants de trois ans dans un délai de 5 ans ; expérimenter les jardins d’éveil ; généraliser les unités de formation de base en milieu de travail ; poursuivre le programme «compétences clés » lancé en 2009 à la Réunion).
- Mieux intégrer l’histoire et les cultures des outre-mer dans les enseignements scolaires de la République. Des actions spécifiques de formation seront mises en place à destination des enseignants.
- Créer un système d’échange universitaire entre l’université de la Réunion, la métropole et l’environnement régional (développer des masters conjoints).
- Le Plan « agir pour la jeunesse » sera décliné à la Réunion, en insistant tout particulièrement sur deux aspects :
. la mise en place à la Réunion d’un service public de l’orientation territorialisé couplé à une plateforme régionale de lutte contre le décrochage, pour un meilleur pilotage de l’orientation. La gouvernance pourrait s’inspirer à la Réunion du comité pour l’emploi, la formation et l’insertion (CEFIR).
. la création d’internats d’excellence susceptibles d’accueillir des élèves de milieux modestes.
- Faciliter l’accès des ultramarins s’installant en métropole à un logement social avec l’appui des ADIL d’outre-mer.
- Faciliter pour les ultramarins le passage des concours de la fonction publique. Il s’agit de renforcer la notion de continuité territoriale appliquée aux concours administratifs et aux grandes écoles afin d’assurer des conditions d’accès équitables aux postulants aux concours d’enseignement ou de recrutement. Le principe d’un droit à passer ses écrits sur place selon la technique « de la mise en loge » sera imposé. Ce dispositif sera appliqué dès 2010 pour quelques concours emblématiques : ENA, agrégation, CAPES, IRA.
Sources :
Opération nationale : « Dis-moi dix mots » – Thématique 2009-2010 : Dix mots « dans tous les sens » (B. O.)
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« Dis-moi dix mots » est une opération nationale pilotée par le ministère de la Culture et de la Communication (délégation générale à la langue française et aux langues de France). Son objectif est de sensibiliser le grand public de façon ludique aux enjeux de la langue dans les différents secteurs de la société civile. Sur une période élargie d’octobre à mai, elle invite le public à célébrer notre langue, outil par excellence du lien social, de l’expression personnelle et de l’accès à la citoyenneté et à la culture.
Chaque année, dix mots sont choisis pour permettre de libérer l’imaginaire de ceux qui s’en emparent afin qu’ils s’expriment sur tous les modes : dix mots à dire, à écrire, à représenter, dix mots pour jouer, pour chanter, pour découvrir.
En 2009-2010 seront mis à l’honneur dix mots « dans tous les sens » : « baladeur, cheval de Troie, crescendo, escagasser, galère, mentor, mobile, remue-méninges, variante, zapper ».
Pour lire l’article en entier :
NOR : MENE0900880C
RLR : 554-9
circulaire n° 2009-139 du 6-10-2009
MEN – DGESCO B2-3 / MCC / MAAP
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LES ETATS GENERAUX DE L’OUTRE-MER – REUNION
ATELIER 7
EGALITE DES CHANCES, PROMOTION DE LA DIVERSITE ET INSERTION
DES JEUNES
Sources majeures d’inégalités :
- Le taux d’échec scolaire expliqué en bonne partie par une prise en compte insuffisante du milieu créolophone dès la maternelle (contexte de diglossie) et de la nécessité d’enseigner le Français comme une langue seconde.
- Le fort taux d’illettrisme.
- Un apprentissage trop standardisé et uniformisé.
- Différentes formes de stigmatisation, de sources d’inégalités : sociale, géographique, sexuée, phénotypiques. (renvoi à la diversité).
- L’absence d’une véritable continuité territoriale.
- Non prise en compte de l’éloignement afin d’adapter certains dispositifs nationaux notamment publics.
- Non prise en compte de l’éloignement et de l’insularité dans les dotations de moyens humains et financiers de l’Etat notamment en matière de recherche et d’enseignement supérieur.
- Obligation de mobilité pour certaines formations et pour des concours.
- Des institutions qui ne réunissent pas les conditions d’accueil de minorités et de personnes porteuses de handicap.
Actions proposées :
- Apprentissage du français langue seconde en milieu créolophone à La Réunion, sur la base de textes officiels et d’un enseignement obligatoire généralisé à l’IUFM (et non optionnel) : des directives officielles et un plan de formation des enseignants sont nécessaires. La langue créole doit être une force pour apprendre le Français et non une difficulté.
- Réalisation d’une cartographie de l’illettrisme pour déconnecter les plans de lutte contre l’illettrisme des plans politiques de la Ville et pour une intervention efficace dès le collège.
- Mise en œuvre d’actions pour réhabiliter et valoriser l’image de certains établissements d’enseignement.
- Décloisonnement entre les parents et l’école, dès la toute petite enfance et cours sur les relations famille-Ecole à l’IUFM.
- Instauration d’une véritable continuité territoriale.
- Adaptation des dispositifs nationaux publics (éloignement et insularité) notamment les moyens octroyés par l’Etat à la recherche et l’enseignement supérieur.
- Création d’un observatoire de la parentalité.
- Application de la parité éducative entre les deux parents.
- Promotion d’une égalité des chances proportionnelle aux différentes sources.
- Généralisation dans les lieux d’accueil du public et d’accès au droit et à la citoyenneté de la présence de personnes relais pour tous les publics en situation de handicap, dont des personnes référentes en langue des signes.
Promotion de la diversité
Avant d’aborder les trois axes définis par le Président et les rapporteurs de l’atelier 7, l’animateur a proposé aux participants de préciser le sens qu’ils confèrent à l’expression « Promotion de la diversité ». Pour la plupart, la promotion de la diversité n’est pas réductible à la présence symbolique de certaines figures emblématiques de la diversité au sein d’instances de décision. Elle signifie la garantie d’une véritable représentativité. Chaque sphère de la société doit refléter la totalité de la société dont elle fait partie.
La promotion de la diversité (sociale, culturelle, linguistique…) passe par la connaissance, la reconnaissance et le respect de la diversité dans les univers de socialisation, dans les lieux de rencontre, dans les entreprises, dans l’espace scolaire, au sein de l’institution familiale et pendant les interactions sociales.
Constats :
- Le déni des discriminations et des atteintes au respect de la diversité ; déni de propos et d’actes racistes ; déni d’un certain renfermement identitaire.
- Plusieurs acteurs de la communauté éducative méconnaissent la réalité socio-culturelle et économique de la société réunionnaise.
- Certaines communautés sont stigmatisées.
- Concentration ethnique dans les SEGPA.
- Le personnel éducatif hors Education Nationale souffre de l’absence d’une reconnaissance institutionnelle et sociale. Cette situation peut avoir des conséquences graves sur le traitement des problèmes scolaires complexes : décrochage, violence, gestion de la diversité culturelle, racisme, sécurité…
- L’absence de visibilité et de transparence concernant les processus de recrutement (privé, public) discriminent certaines catégories de la société réunionnaise et ne favorisent pas la promotion de la diversité socio-culturelle.
- Peu de possibilités sont offertes aux jeunes pour quitter leur île, découvrir d’autres sociétés, faire connaître leur culture…
Actions proposées :
– Divorcer de l’idéal folklorique et touristique de La Réunion et reconnaître les actes et propos discriminatoires.
- Promouvoir la diversité socio-cultuelle au sein de l’école, des associations, sur les lieux de travail… pour favoriser l’égalité des chances ; par exemple vis-à-vis d’enfants de certaines communautés.
- Ouvrir l’école sur son environnement et à tous les acteurs de la communauté éducative.
- Former les enseignants à l’interculturel et aux réalités de La Réunion en organisant des stages d’immersion dans tous les lieux de vie de la population.
- Sensibiliser au respect de la diversité socio-culturelle et ce dès l’école maternelle.
- Médiatiser les réalisations qui valorisent les élèves, leurs parents, leurs lieux, leurs langues et leurs modes de vie.
- Faciliter l’apprentissage de l’histoire de La Réunion par des actions comme la réhabilitation du site du Lazaret.
- Prendre en considération la diversité socio-culturelle dans les politiques de recrutement.
- Favoriser la mobilité des jeunes et le contact culturel.
- La création d’une INSTANCE PERMANENTE DE DIALOGUE INTERCULTUREL A LA
REUNION.
Les missions de cette instance pourraient être :
- Lutter contre les actes de racisme qui commencent émerger dans la société réunionnaise.
- Aider à gommer les stigmates accolés aux membres de certaines communautés.
- Intervenir dans les écoles et dans les quartiers pour sensibiliser tous les citoyens et citoyennes aux vertus de la diversité.
- Faire connaître et expliquer les spécificités des cultures qui composent la société réunionnaise.
- Conjuguer le vivre ensemble et le faire ensemble.
- Favoriser le lien entre la diversité et la culture de la diversité.
- Prévenir les fléaux qui peuvent menacer l’unité réunionnaise.
Contributions institutionnelles
Proposition du PCR
- Promotion de la diversité, en s’ouvrant dans notre zone géographique
Véritable fierté de notre île, notre diversité est souvent utilisée comme exemple. Mais notre île ne s’ouvre pas suffisamment à la zone océan indien. Notre île regorge de jeunes diplômés, nous accueillons la seule université française de la zone océan indien et c’est en ce sens que nous devons améliorer le co-développement avec les pays environnants. Nous devons favoriser la mobilité des jeunes réunionnais volontaires du progrès dans la zone océan indien, ce qui leurs permettraient de pouvoir rentrer au pays beaucoup plus souvent qu’a 11 000 km ou plus. La solidarité doit être le fer de lance du développement et de l’épanouissement de la zone océan indien.
Nous demandons :
- Améliorer les dispositifs de mobilité par une mobilité choisie avec des perspectives de retour
- Ouvrir et développer la mobilité vers la zone océan indien tout en développant la coopération régionale
- Faciliter les démarches administratives d’obtention des visas dans la zone Océan indien
Proposition du collectif des acteurs du social du sud
- Favoriser la mobilité culturelle
Parlons de la mobilité culturelle. Pour la Réunion s’ouvrir vers les pays de l’océan Indien, autrement que dans un but lucratif, serait une richesse immense et inespérée.
Partager sur le plan intellectuel et culturel, permettre aux jeunes réunionnais de faire ses études, un stage dans un pays voisin et en plus se trouvant dans l’Océan Indien, serait une façon aussi moins radicale de « couper » le cordon ombilical d’avec son île natale. Tout cela ne peut se faire que si la Région et L’Etat ne donnent des fonds pour le réaliser. On pourrait qualifier cet investissement de pari sur l’avenir car la mobilité apportera à n’en pas douter à ces jeunes un regard nouveau sur le monde qui les entoure et permettra peut-être une meilleure adaptation de leur part à l’évolution rapide de notre société.
Insertion des jeunes
Freins majeurs à l’insertion des jeunes :
- Forts taux d’illettrisme et taux d’échec scolaire.
- Multiplicité des structures traitant du champ de l’insertion.
- Inefficacité voire échec des différents dispositifs d’orientation.
- Décalage entre l’offre de formation et les besoins du marché de l’emploi.
- Manque de valorisation des formations par apprentissage.
- Faiblesse de l’offre de formation par apprentissage.
- Manque de valorisation des métiers manuels et des filières qui y conduisent.
- Le taux de délinquance et celui des jeunes emprisonnés multi-récidivistes.
- Des rôles assignés aux jeunes en raison de leur sexe, de leur appartenance sociale, etc.
Actions proposées :
– Créer un guichet unique pour la recherche d’emploi et l’insertion dans une approche globale, y compris pour l’accueil des moins jeunes mais former les accueillants aux spécificités « jeunes ».
- Faire de l’orientation une priorité notamment au niveau de la formation.
- Revoir les méthodes d’orientation ; ne plus briser les vocations sous prétexte d’appartenance sexuelle, de quotas ou de mauvaise écoute.
- Développer une culture d’entreprendre auprès des filles et des garçons.
- Amplifier la découverte des métiers en cassant les représentations sexuées associées aux métiers.
- Mettre davantage en adéquation la formation et les besoins du marché notamment dans les métiers sanitaires et sociaux d’aide à la personne : petite enfance, médico-social, ergothérapeutes…
- Instaurer un système où toute prestation sociale se fait en échange d’un service pour la collectivité ou une association : responsabilisation.
- Valoriser les filières de formations aux métiers manuels.
- Développer l’offre de formation par apprentissage en la valorisant.
- Implanter des formations par apprentissage en prison.
- Identifier des niches de formation et de métiers plutôt que des filières de masse : exemple de l’Institut Régional des Sports proposé par le CROS, à l’image des instituts métropolitains de moyenne altitude. Sa vocation serait à la fois l’Education, la formation des cadres dans le domaine et la formation des sportifs de haut niveau.
- Ne plus penser le marché de l’emploi en termes de marché local et favoriser la culture de la mobilité à travers les stages à l’étranger notamment à travers une évolution du système de versement des bourses.
- Favoriser l’expérimentation économique dans un cadre associatif pour par exemple recréer les métiers longtemps.
- Donner ou redonner le goût du travail et de l’effort.
- Donner aux jeunes en difficulté les moyens d’être accompagnés de façon présente avec notamment un accompagnement psychologique.
- Mettre en place un contrat d’accompagnement pour les dirigeants associatifs et reconnaître leur action.
- Créer une caisse de solidarité pour prêter, ou faire un relais de subvention avec un taux zéro aux associations qui encadrent des jeunes handicapés ou réinsèrent des ex-détenus.
- Promouvoir l’action associative dans son ensemble : les acteurs associatifs prônent la solidarité avec les démunis, les handicapés, les jeunes touchés par l’alcool, la drogue, les personnes âgés, les femmes battues… L’insertion par l’activité économique et par la pratique du sport permettent l’expression de la démocratie participative au quotidien.
Éléments de langage à la suite de l’intervention concernant :
Égalité des chances, promotion de la diversité, insertion des jeunes
Rénovation du dialogue social, formation professionnelle, emploi
Égalité des chances, promotion de la diversité, insertion des jeunes
Dans le domaine de l’égalité des chances, l’État a conscience des maux mais aussi des atouts dont dispose La Réunion :
Pour les maux : Un illettrisme très fort ; l’insularité ; un taux de sorties du système scolaire sans qualification près du double de celui constaté en Métropole ; une certaine ségrégation à l’embauche qui ne tient pas compte de la diversité réunionnaise ; un outil de formation probablement inadapté car trop en reproduction de l’outil métropolitain.
Pour les atouts : Une démographie dynamique ; un taux de croissance, qui était avant la crise, plus du double du taux observé en Métropole ; une création d’emplois importante ; une diversité culturelle qui doit être valorisée.
Au-delà des États généraux, il est important que la réflexion, qui a été entamée, soit poursuivie en matière d’éducation. Il faut tenir compte, à La réunion comme dans d’autres collectivités d’Outre-mer, du fait que le français n’est pas toujours la langue première de beaucoup d’enfants. Il faut donc renforcer et adapter l’enseignement du français. Cela nécessite aussi que la formation des enseignants soit conçue dans cet objectif. Elle doit aussi intégrer les éléments d’histoire et de culture locale pour que les enseignants en tiennent compte et les transmettent.
Des efforts particuliers doivent être faits pour traiter, à la racine, le problème de l’illettrisme. En effet, sans un enseignement de base acquis, les chances d’insertion professionnelle sont très fortement diminuées. Un « plan Marshall » est demandé par les États Généraux. Il paraît, en effet, nécessaire que les décisions qui seront prises en octobre en tiennent compte.
Pour permettre aux jeunes de trouver leur place dans le monde du travail et réussir ainsi leur insertion sociale, il convient de mener, en liaison avec le Conseil régional qui a la responsabilité de la formation professionnelle, une analyse associant l’ensemble des partenaires, y compris les entreprises au travers de leurs organisations professionnelles, pour déterminer les formations les mieux adaptées. Toutes les formations ne peuvent pas être réalisées sur place et la mobilité doit permettre de
compléter le dispositif local.
La mobilité doit être pensée comme un atout d’ouverture sur l’extérieur, indispensable à l’heure de la mondialisation. Sa réussite nécessite qu’elle s’inscrive dans un projet assumé et clairement défini a priori.
Source : http://www.etatsgenerauxdeloutremer.fr/blog-des-etats-generaux
Sur cette page, vous pouvez télécharger en format PDF toutes les synthèses des huit ateliers :
Atelier n°1 : Formation des prix, circuits de distribution et pouvoir d’achat
Cliquez ici pour télécharger le document
Atelier n°2 : Productions locales et conditions d’un développement endogène
Cliquez ici pour télécharger le document
Atelier n°3 : Quels grands projets structurants promouvoir pour permettre un développement durable en outre-mer ?
Cliquez ici pour télécharger le document
Atelier n°4 : Rénovation du dialogue social, formation professionnelle, emploi
Cliquez ici pour télécharger le document
Atelier n°5 : Gouvernance, évolutions institutionnelles locales et adaptation des administrations centrales
Cliquez ici pour télécharger le document
Atelier n°6 : L’insertion de La Réunion dans son environnement régional
Cliquez ici pour télécharger le document
Atelier n°7 : Egalité des chances, promotion de la diversité et l’insertion des jeunes
Cliquez ici pour télécharger le document
Atelier n°8 : Identité, culture, mémoire
Cliquez ici pour télécharger le document
Synthése Générale des Etats Généraux à La Reunion
Éducation au développement et à la solidarité internationale (B.O.)
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Texte adressé aux rectrices et recteurs d’académie ; aux vice-recteurs ; aux inspectrices et inspecteurs d’académie, directrices et directeurs des services départementaux de l’Éducation nationale ; aux déléguées et délégués académiques aux relations internationales et à la coopération ; aux coordonnatrices et coordonnateurs académiques de l’éducation au développement durable.
Source :
NOR : MENE0900812N
RLR : 525-0
note de service n° 2009-131 du 29-9-2009
MEN – DGESCO B2-3 – DREIC
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500 visiteurs : voici mon cadeau…
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Article trouvé sur le site Eléa : Parents : 3 conseils pour vous faire obéir. Ce site contient de nombreux articles pour aider les parents dans l’éducation de leurs enfants. En effet, au cours des rencontres parents-professeurs, on entend ou on sent quelquefois des parents ne sachant plus quoi faire pour que leurs enfants progressent :
L’enfant doit obéir et non se soumettre. C’est un point essentiel dans l’éducation d’un enfant. Reste que pour les parents, il n’est pas toujours facile de faire obéir un enfant. Pour les aider dans cet apprentissage, voici trois repères.
1) Faut-il fournir une explication à l’enfant ?
Oui, lorsqu’on demande à un enfant d’obéir, il est nécessaire et souhaitable de lui fournir une explication. En revanche, attention, cette explication doit toujours venir après l’obéissance. Ce n’est pas un préalable ou une condition à l’obéissance. L’explication doit être plutôt considérée comme un acte de remerciement du parent à son enfant qui vient de lui obéir. C’est ainsi que l’explication constitue aussi un facteur ‘ augmentant ‘ pour l’enfant.
2) Il ne faut pas couper la parole aux enfants. Vrai ou faux ?
Par peur d’inhiber l’enfant vis-à-vis du développement du langage, on a laissé entendre aux parents qu’il ne fallait pas leur couper la parole. C’est parfaitement vrai lorsque l’enfant apprend à parler, soit entre 18 mois et 4 ans. En revanche, lorsque l’enfant a acquis la fluidité du langage, il faut de temps en temps lui couper la parole pour lui apprendre qu’il doit attendre son tour de parole et ne pas couper celle des autres. C’est impératif et ça fait partie de l’apprentissage.
3) Pour éduquer, il faut beaucoup de temps… ne perdez pas patience !
L’éducation, dont l’apprentissage de l’obéissance est un ingrédient indispensable, prend du temps, beaucoup de temps. C’est ainsi qu’éducation est synonyme de patience et de temps. « La patience étant l’art d’attendre », précise le Pr Daniel Marcelli dans son dernier livre (1). Il est impossible de compacter le temps nécessaire à l’éducation. Tout se compte en années…
Source :
Pr Daniel Marcelli, Il est temps d’obéir, Editions Albin Michel. (1)
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Mise en place d’une banque de stages dans chaque académie en 2009-2010
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La circulaire de rentrée 2009 prévoit « la mise en place dans chaque académie, d’une banque académique de stages au cours de la prochaine année scolaire : elle permettra d’assurer une plus grande équité dans l’accès de l’ensemble des élèves aux périodes en milieu professionnel prévues dans le cadre de leur cursus scolaire, notamment pour la séquence obligatoire d’observation en troisième ».
Pour lire la suite :
NOR : MENE0920987N
RLR : 506-3
note de service n° 2009-127 du 17-9-2009
MEN – DGESCO B2-1
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