Transmission des allèles dans le cas de gènes indépendants.
Lundi 24 octobre 2011Lorsque l’on étudie deux caractères, on peut émettre l’hypothèse qu’ils sont gouvernés par deux gènes. Ces deux gènes peuvent être portés par deux paires de chromosomes homologues (les locus sont sur des chromosomes homologues différents). On parle de gènes indépendants. Lorque l’on réalise un test-cross (avec un individu de phénotype double récessif, donc double homozygote et ne produisant qu’un seul type de gamète porteur d’allèles récessifs) avec un double hétérozygote (individu testé) on peut en observant les phénotypes des descendants (types et proportions des phénotypes) déterminer si les gènes sont indépendants. En effet les phénotypes des descendants lors d’un test-cross dépendent uniquement des types de gamètes formés par l’individu testé lors des méioses.
Sur le schéma ci-dessous sont représentés les 4 types de gamètes formés lors des nombreuses méioses qui affectent les cellules à l’origine des gamètes pour un individu hétérozygote. A l’anaphase I lors de la séparation des homologues et donc des allèles, différentes combinaisons se réalisent (A peut se retrouver avec B pour une méiose ou bien avec b pour une autre méiose). On parle de brassage (mélange) interchromosomique. Le brassage se fait au hasard (aléatoire) ce qui signifie que statistiquement il y a autant de chance d’avoir une combinaison ou l’autre. On aura donc 4 types de gamètes formés en proportions équiprobables (autant de chance d’avoir telle ou telle autre combinaison =) 4 type de gamètes =) 100/4= 25%)
Suite au croisement réel, les phénotypes des descendants (qui dépendent des gamètes de l’individu hétérozygote) seront donc [AB], [aB], [Ab] et [ab] en proportions équiprobables (25%). Si ce n’est pas le cas, c’est que les gènes ne sont pas indépendants.
Tags : allèle, brassage interchromosomique, dihybridisme, gènes indépendants, hétérozygote, homozygote, test cross
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