Correction sujet Ia: anomalies de la méiose.

Samedi 15 octobre 2011

Le sujet.

C=cellule

Une méiose normale se caractérise par deux divisions successives. Les chromosomes sont à deux chromatides car l’ADN a été préalablement dupliqué. Au cours de la prophase 1 les chromosomes homologues s’associent et forment des bivalents ou tétrade (1 C à 2n=4 chromosomes à deux chromatides). A la métaphase 1 les chromosomes s’alignent sur la plaque équatoriale (milieu de la C), puis il y a séparation des homologues à l’anaphase 1. A la fin de cette 1° division (télophase 1) les homologues ont été séparés et on obtient deux C à n=2 chomosomes à deux chromatides. Au cours de la 2° division dans chaque cellules les chromosomes s’alignent sur la plaque équatoriale (métaphase 2) puis il y a séparation des chromatides de chaque chromosomes (anaphase 2) et on obtient donc à la fin de cette division (télophase 2) 4 C à n=2 chromosomes à une chromatide. On est donc passer d’une C diploide (2n=4) à 4 C haploide (n=2).

 

Lors de la méiose B une paire d’homologues ne se sépare pas à l’anaphase 1. On obtient donc 2 C anormales l’une à 3 chromosomes à 2 chromatides et une possédant un seul chromosome à 2 chromatides. On devrait avoir 2 cellules à 2 chromosomes à 2 chromatides. Ces deux cellules vont ensuite subir la deuxième division (métaphase 2, anaphase 2 et séparation des chromatides). A la télophase 2 la C anormale à 3 chromosomes va donner 2 cellules  B1 et B2 à 3 chromosomes à une chromatide (au lieu de 2 normalement) avec 2 chromosomes homologues non séparés. Tandis que la C à un chromosome va donner 2 C à 1 chromosome à une chromatide. (Il y a eu perte d’une paire de chromosome).

 

Lors de la méiose C toutes les étapes sont normales jusqu’à l’anaphase 2. A partir de cette étape les chromatides d’un chromosome ne vont pas être séparées dans une des cellules filles. Ainsi la cellule C1 aura 3 chromosomes à 1 chromatide (au lieu de 2) dont une paire d’homologue et la cellule C2 n’a qu’un seul chromosome (perte d’une paire). Les cellules C3 et C4 sont normales.

 

L’anomalie de la méiose B correspond donc à une non séparation de chromosomes homologues et la C à une non séparation de chromatides.

 

Tags : , , ,

Correction sujet IIa: lumière, ATP, incorporation du CO2.

Dimanche 9 octobre 2011

Extraire dans un document des informations utiles à la résolution du problème scientifique posé.

Source modifiée:http://svt.ac-dijon.fr/schemassvt/article.php3?id_article=986  Alain gallien

Source modifiée:http://svt.ac-dijon.fr/schemassvt/article.php3?id_article=986 Alain gallien

 
 
Présentation: les expériences sont réalisées sur des chloroplastes en présence de CO2 dont le carbone est radioactif (14C) dans différentes conditions. On mesure la quantité de CO2 fixé dans la matière organique (dans le stroma) en coup par minute (cpm). La quantité de CO2 fixé rend compte de la réalisation de la photosynthèse.
Le chloroplaste est un organite intracellulaire constitué de sacs applatis, les thylakoides, qui baignent dans le stroma, l’ensemble étant délimité par une enveloppe constituée de deux membranes (document de référence:ultrastructure d’un chloroplaste).
 
Comment exploiter les expériences: Il faut comparer les expériences 1 et 2 (facteur variable:ATP, l’expérience 2 est le témoin) et 3 et 4 (facteur variable:thylakoides éclairés,l’expérience 4 est le témoin). On peut ensuite établir un lien entre les expériences 1 et 3. Ne pas oublier de préciser les valeurs chiffrées,avec les unités.
 
 
Légendes de la correction: Protocole expérimental / Résultats / Déduction
 
Dans toutes les expériences il y a du CO2 radioactif.
Lorsque le stroma est laissé à l’obscurité en présence d’ATP il y a une importante fixation de CO2 (43000 cpm) alors que sans ATP la fixation de CO2 est faible (4000 cpm).
Donc l’ATP (énergie) est indispensable ou permet la fixation de CO2.
 
Lorsque le stroma est laissé à l’obscurité,est riche en ADP et Pi et que les thylakoides ont séjourné à la lumière la quantité de CO2 fixée est trés importantes (96000 cpm) alors que dans les mêmes conditions mais sans avoir exposé les thylakoides à la lumière la quantité de CO2 fixé est faible (4000 cpm).
Donc l’éclairement des thylacoides (énergie) est indispensable à la fixation du CO2.
 
Les conditions pour que le CO2 soit fixé dans la matière organique sont soit la présence d’ATP (qui fournit l’énergie nécessaire à cette fixation) soit des thylacoides éclairés et de l’ADP+Pi. Les thylacoides éclairés permettent la formation d’ATP à partir d’ADP+ Pi (l’énergie de la lumière permet la formation d’ATP).
La meilleure fixation de CO2 dans le cas de l’expérience 3 (96 000 cpm) par rapport à l’expérience 1 (43 000 cpm) s’explique par le fait que l’ATP est utilisé mais non régénéré dans l’expérience 1 alors que lorsque les thylacoides sont éclairés l’ATP est régénéré constamment à partir dADP+Pi (grace à l’énergie de la lumière).
 
 
transfert d'énergie lumière ATP

transfert d'énergie lumière ATP

 
 
 
 
Tags : , , , , , , , , ,

Précisions sur le corrigé du sujet IIb:Les innovations génétiques à partir de l’étude des gènes homéotiques.

Jeudi 14 octobre 2010

Le sujet de type IIb  consiste à partir de l’exploitation de deux ou trois documents à résoudre le problème scientifique posé, en relation avec les connaissances du candidat:

Les documents doivent être présentés.
L’exploitation ne doit pas être trop superficielle: il faut penser à préciser les valeurs chiffrées lorsqu’elles existent.
On doit partir de l’exploitation des documents et non de ses connaissances.
L’interprétation des documents implique l’utilisation des connaissances.
“Je vois que…je sais que…j’en déduit que”.

Pour le document 1 par exemple:

Présentation:

Le document présente les séquences de l’homeodomaine de la protéine antennapedia (référence) et de protéines homologues d’autres espèces.

Exploitation(je vois que…):

On constate de trés fortes ressemblances entre les séquences (de 88% pour l’oursin à 100% pour le ver à soie) au sein d’espèces pourtant trés différentes. Il n’est pas nécessaire de préciser pour chaque espèce. Les différences consistent en le remplacement de certains acides aminés (6 acides aminés différents pour l’oursin le plus souvent un seul acide aminés pour la majorité des epèces).

Interprétation(je sais que):

Les différences en acides aminés ont pour origine des différences au niveau des gènes. C’est la séquence de nucléotides(ATGC) du gène qui détermine la séquence du peptide. La relation qui unit les deux est le code génétique. Les codons de nucléotides (triplets) détermine les acides aminés. Des modifications (mutations) peuvent intervenir de façon aléatoire sur l’ADN.

(j’en déduit que…)

Si il y a des différences dans les acides aminés c’est que des mutations ont entrainé des modifications de la séquence de l’ADN et donc du peptide. Dans le cas présent il s’agit de substitutions (remplacement de nucléotides) faux-sens  ponctuelles puisque les changements ne concerne que des acides aminés isolés.

Les ressemblances entre gènes d’espèces différentes peuvent être interprétées comme les résultats d’une ou plusieurs duplications à partir d’un gène ancestral.

PS: on ne peut déterminer le gène ancestral (ne pas confondre séquence de référence et gène ancestral).

On a répondu en parti au début de la question(l’origine de la diversité des gènes homéotiques).

On peut se poser un problème: Comment expliquer une si grande ressemblance des gènes au sein d’espèces si différentes? Comment expliquer la conservation des séquences au cours de l’évolution?

Tags : , , , , , , ,

Compteur Compteur


80827 visiteurs