ailleurs
On a beau dire, dans une époque qui cède souvent au cynisme, il est rassurant d’entendre des paroles enthousiastes qui croient en l’école et en l’éducation.
Je reçois, - merci Internet - , du Koweit ou de la Réunion, du Vietnam ou de la Guyane et maintenant d’Afrique des messages, des témoignages. Ce qui frappe chez tous les interlocuteurs, c’est le besoin d’agir et de créer du lien.
C’est le souci, je pense à l’Afrique, de trouver des réponses à des problèmes lourds : effectifs plus que chargés, absence de matériel, salaires d’enseignants pas toujours versés, isolement des enseignants… mais le même désir de donner du sens aux apprentissages, de rechercher des organisations pour parvenir à faire progresser les élèves dans des contextes très difficiles.
Ce qui frappe, outre le volontarisme, c’est cette capacité de vouloir dépasser sa condition pour aller rechercher les outils d’une école qui enseigne avec intelligence.
Ce qui touche aussi, dans un monde très clivé où l’on renverrait volontiers chacun à sa culture, sa sphère, sa communauté… c’est la quête d’universalité. Des valeurs partagées. La recherche de l’émancipation, de la libération par l’éducation.
Quand je reçois ces messages, je me dis qu’Internet donne alors le meilleur de lui même. Réseaux horizontaux où nous échangeons.
Mais ces urgences rappelées sans misérabilisme aucun, savent surtout nommer l’essentiel.
Les valeurs. L’éducabilité de tous. La nécessité d’aider très tôt ceux qui sont en difficulté. La conviction qu’aider les plus faibles c’est aider tout le Monde et chacun. La conscience qu’enseigner est un métier complexe.
Cette soif de ces étudiants et enseignants qui m’écrivent mobilise forcément. Dans un Monde de plus en plus interactif, puisse leur énergie nous être contagieuse.


Compteur