l'atelier pédagogique

l'enseignement à l'école primaire dans ses évolutions

la photocopie en classe : règlementation / conseils

Dans un entretien accordé au Figaro où elle ne mâche pas ses mots, Liliane Lurçat s’en prend à l’ordinateur à l’école qui troublerait l’apprentissage de l’écriture.

L’observation des pratiques ne montre pas une prééminence de l’écriture à l’ordinateur sur le geste manuscrit. Les élèves écrivent peu au clavier, ils y écrivent plus lentement qu’à la main.

Au demeurant, les considérations de Liliane Lurçat relatives au lien entre mémorisation orthographique et écriture manuscrite sont pertinentes.
L’intérêt également de l’écriture cursive qui facilite la perception et la nécessité d’apprendre à écrire ont été rappelés.

S’orienter dans l’espace et la page, maitriser son geste, savoir effectuer une rotation dans le bon sens, développer une écriture fluide sont des objectifs nobles et d’importance…

Refuser ou différer pour autant l’introduction des technologies nouvelles et l’apprentissage de leur maitrise, serait  irresponsable et contraire d’ailleurs aux choix institutionnels.

Un point de vue de Guy Coq  dans Ouest France ce jour.

Ou le savoir, le maître et l’élève… Ou, le maitre élève le savoir…

Petit clin d’oeil mais…
Nous rappelons-nous assez qu’il n’est pas de « petit savoir » et que notre curiosité peut s’exercer sur le moindre objet à enseigner à l’école avec la patience de l’entomologiste, la sagacité du chercheur, la jubilation du « trouveur »… ?

Alliant humanisme, sagesse et sens, le maître fait preuve de sapience et apprend chaque année comme il enseigne à visiter la connaissance…

Car il n’est pas de petit savoir : la syllabe qui se combine n’est pas qu’une mécanique vide et indigne. L’orthographe plus régulière que l’on ne dit souvent, nous enseigne à mieux penser. Les nombres les plus petits nous enseignent l’Universalité. La mathématique est mathématique : qui disait qu’un martien débarquant dénombrerait comme un terrien ?

Au moment où les classes vont reprendre, chaque maître en son intime pourrait, devrait bien – sans crainte mais résolu- interroger son propre rapport aux connaissances qu’il doit enseigner.
En est-il assez curieux, assez aimant pour aimer les enseigner et loin des prétextes, les vains artifices ou les mises en scène, faire jaillir cette vraie motivation qui nait de la jubilation de l’enfant qui a compris, qui s’émancipe et gagne avec gourmandise un peu de pouvoir non sur les autres, mais sur lui même… ?

L’élève alors devenant le maître, répète et enseigne à ses petits frères ou ses poupées.
Il répète et reproduit pour faire siennes les notions. Rien d’indigne non plus. Et la mémoire que l’on conspue volontiers comme la science répétitive des ânes, c’est au contraire l’outil fabuleux d’une intelligence qui saura fabriquer et écrire le grand dictionnaire mental dans lequel l’élève puisera tout au long de sa vie.
Au maître d’aider à relier, donner du sens…

Le maître s’émerveillant de l’intelligence de son élève. Le savoir vivant, les nourrissant et les liant tous deux, affectueusement !

Le Monde a interrogé le recteur sur les conséquences d’une pandémie entrainant la fermeture massive des écoles.