Aussi surprenant que cela puisse paraitre – on croyait le terme familier déjà reconnu- , le mot souvent fustigé d’apprenant vient seulement d’être validé par la commission générale de terminologie et de néologie qui reconnait et désigne donc ce terme avec toute une série d’autres… c’est au BO…
Ainsi la définition donnée est :
Le terme d’apprenant fut souvent fustigé par une mouvance promouvant l’enseignement « transmissif » et l’élitisme républicain et venant s’opposer au « constructivisme » réduit dans le discours au terme péjoratif de « pédagogisme ».
On aurait tort cependant de rejeter en bloc les préventions de certains. Le risque n’est-il pas de diluer le savoir et de renoncer à son énonciation ?
Oui, mais, nous savons aussi qu’il faut aider et décrypter, tenir compte de la relation de l’apprenant au savoir, de ce qu’il est, de ce qu’il sait, de ce qu’il croit savoir… à la condition de ne pas céder à la démagogie, ou de ne pas proposer de petites connaissances, de baisser les exigences…
Une voie moyenne et raisonnable qui ne délaisse pas l’ambition d’humanités solides est-elle possible ?
A la clarté de cette définition d’apprenant qui ne réduit pas l’apprentissage à une période initiale, une période limitée l’école ou à la scolarité obligatoire et à l’inscription résolue dans « l’apprentissage tout au long de la vie », on pourrait opposer le risque de voir l’apprenant masquer l’élève.
L’apprenant est reconnu dans ses compétences , ses connaissances et capacités au fil des acquisitions (avec une inscription dans la durée), l’élève s’élève et se voit évalué… avec souvent encore un regard trop sommatif et sélectif alors qu’il s’agirait de savoir « donner de la valeur à… » promouvoir l’estime de soi…
C’est la mode et l’argent que l’on promeut, pas la promotion par la connaissance, pas le savoir mais tout au plus le spectacle du savoir.
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