l'atelier pédagogique

l'enseignement à l'école primaire dans ses évolutions

L’élève en échec n’est pas celui qui n’apprend pas et ne comprend pas. C’est souvent celui qui apprend et comprend autrement… et ces cailloux sur lesquels il bute, ces obstacles cognitifs, ont peut être à nous enseigner sur ce que nous n’avons pas su voir nous mêmes dans l’objet à apprendre.

Il faudrait alors que le maître apprenne à faire parler ces silences retenus de l’élève, qu’il mette en lumière ces zones qui restent à l’ombre, ces non-dits qui bloquent celui qui apprend et n’ose pas désigner ou appeler.

Le Monde a interrogé le recteur sur les conséquences d’une pandémie entrainant la fermeture massive des écoles.

« Il est beaucoup plus difficile d’avoir un niveau relativement bon chez tous les élèves que d’avoir quinze élèves particulièrement brillants. Fabriquer des élites ce n’est pas dur. C’est beaucoup moins dur que d’avoir l’exigence de ce que pourraient savoir ces élèves. » [François Dubet in L’Enseignant – hors série de sept 2009].

Michael Edwards dans le Nouvel Observateur (20 Aout) « Le savoir c’est ce que l’on sait d’un phénomène. Alors que la connaissance, c’est le rapport que l’on crée avec lui ».

Ce serait fabuleux si nous parvenions à nous souvenir comment nous avons appris les choses que nous savons.

De ces choses, il serait intéressant de connaitre celles que nous avons sues avant de les comprendre et celles que nous avons comprises avant de les savoir.

Des mots et du concept qui précéda l’autre ?