l'atelier pédagogique

l'enseignement à l'école primaire dans ses évolutions

A la demande de plusieurs collègues, le site la classe interactive est en ligne et sera enrichi progressivement. Il reprend notamment dans sa page archives quelques fiches du site prepaclasse.net.

Nous avons historiquement conféré différents statuts aux évaluations menées dans les classes : prédictive, diagnostique, formative, sommative, certificative…

Pour être honnête, dans notre modèle sélectif à la française, c’est surtout l’étiquetage ou le constat qui prévalent avec au mieux la « remédiation » qui vient a posteriori tenter de réparer un manque.

Avec l’arrivée su socle commun et la réaffirmation de la notion de compétence, on voudrait  glisser vers un modèle d’évaluation authentique  c’est-à-dire une vision intégrant la complexité du croisement de capacités, connaissances et attitudes…

Grosso modo, on pourra considérer qu’une compétence est acquise soit parce que l’élève aura produit un objet qui témoigne de ses aptitudes, soit qu’il aura su décrire une procédure avec suffisamment de clarté cognitive, soit qu’il aura su répondre clairement à l’oral ou à l’écrit à une interrogation directe de l’enseignant.

Mais nous mesurons vite le conflit qui peut exister entre l’évaluation de contenus et la capacité de transférer des connaissances. Il existe une tension entre l’idée de standard et la performance attendue à un moment donné. Une tension entre théorie et pratique, entre concept et expérience.

L’élaboration de critères renvoie rapidement aux limites de la subjectivité de l’évaluateur ou de l’épreuve.

Problème  sans fin ?

Le discours de l’institution aujourd’hui vis-à-vis des évaluations nationales instaurées en CM2 et en CE1 est intéressant. Il est question non pas de faire du diagnostic ou de proposer un examen, mais de « poser un écart » entre ce que l’élève sait produire à un instant T et ce qui est attendu à ce moment là de sa scolarité par l’Institution (les programmes et plus précisément les repères des programmes). Mais il ne faudrait pas se limiter au seul constat : pour le maître, il s’agit de proposer une stratégie.

Ce qui compte c’est donc l’action qui peut porter à la fois sur les modalités d’apprentissage, les stratégies, mais aussi sur les décisions des conseils des maîtres en matière de programmations . Celles-ci sont souvent de simples répartitions qui ne pensent pas la progressivité et surtout négligent la construction spiralaire  des connaissances…

L’idée est également de rechercher une lecture fine de ce que l’élève a produit en le faisant parler et en l’associant activement à son évaluation. C’est le travail du maître à côté de l’apprenant.

L’aide personnalisée peut être l’un des l

ieux propices à ce travail rapproché entre le maître et l’élève.

On le sait, les évaluations nationales, avaient été l’objet de lectures souvent négatives l’an dernier.  Elles méritent certainement un sort meilleur… mais de nombreux conservatismes vont être chatouillés.

La prochaine étape pourra t elle être franchie ? Interdire les notes et aider les enseignants à analyser les résultats des élèves ?   Le débat est ouvert

http://www.web-libre.org/breves/Paris,10244.html
Le salon éducatice sera à Paris du 18 au 20 novembre.

Gadget ou autre façon de penser ?

Un article sur explogramme.fr

Ouest France évoque la question des rythmes scolaires vue par Bernard Defrance..