l'atelier pédagogique

l'enseignement à l'école primaire dans ses évolutions

Tout au long de la vie disais-je.

La logique aujourd’hui de formation tout au long de la vie nous inscrit dans ce parcours à construire où le diplôme n’est plus seulement passeport et balise.
Le diplôme certifie une capacité. Mais il invite à poursuivre le chemin, à apprendre encore, à évoluer, à se perfectionner, à se coltiner l’expérience professionnelle, à s’ouvrir vers d’autres métiers qu’il nous faudra inventer.

Les acquis de l’expérience à valider sans se réduire à la voie unique de l’école et de la formation initiale.

L’innovation non pas course folle , mais au contraire, comme la capacité à intégrer en tant qu’ acteur en position de choisir son parcours dans le Monde complexe qui bouge…

Les territoires, je l’entendais aujourd’hui dans une série de conférences portant sur l’offre de formation qui implique les régions, sont déjà dans cette logique. L’Europe s’y engage. L’Etat peut-être balbutie-t-il mais se met en mouvement.

Les individus eux s’adaptent. Encore craintifs mais déjà résolus. De nouveaux repères se construisent.

L’alternance, l’apprentissage  loin du méprisable peuvent être de haute exigence et l’avenir probablement sera dans ces échanges, ces allers – retours entre des temps de métier, d’exploration, de réflexion, de formation continue ou continuée, une posture où celui qui travaille pourrait anticiper ses choix, où l’évaluation serait plutôt la capitalisation de compétences construites par chacun.

L’école primaire, ne saurait faire semblant d’ignorer ces changements.

Comme le rappelle le quotidien La Croix, la commission Pochard devrait rendre son avis sur l’évolution du métier du professeur des écoles la semaine prochaine. Le ministre lui-même devrait faire des annonces…

Au coeur des problématiques et de l’évolution du métier les questions de l’hétérogénéité, de la formation des maîtres et de l’organisation de leur service devraient venir au premier plan.

Un programme pour tous , des parcours individuels … Animer cette tension entre un programme univoque qui s’adresse à un élève « moyen » qui est une fiction et la nécessité de respecter le rythme individuel sans se laisser piéger par un enfermement dans une forme d’attentisme… voilà l’un des enjeux forts. La difficulté essentielle d’un métier qui ne peut s’exercer seul.

Passer du traitement égalitariste à l’équité qui est elle même une combinaison de l’égalité des chances et de l’inclusion… ce sera l’enjeu de demain. Une dynamique qui aura besoin d’une culture de l’évaluation pensée sur les compétences des élèves et la capacité à développer l’estime de soi…