modernité

Samedi 31 mai 2008

De mémoire, Lévinas disait quelque chose comme “l”époque c’est le « dépassement de son époque ».”

Un bon maître ne transmet pas seulement les acquis du passé comme des objets morts.

Il ne se conforme pas plus à la mode sous prétexte de motiver. Il intègre l’actualité du Monde pour y déceler les questions futures.

Il s’ouvre à l’incertitude non pas dans une démarche craintive face à l’avenir inquiétant mais pour donner à voir aux intelligences rassemblées devant lui, celles de ses élèves, leur futur terrain de réflexion et d’action. Il les invite déjà à s’essayer, oser.

Lien entre la pensée d’hier et celle de demain. Hier déjà cette question, Aristote ou un autre l’avait formulée… Permanence.

Cette réalité là n’est pas que théorie.

Enseigner Internet aux élèves est plus intéressant encore pour ce qu’ils en feront que pour ce qu’il est aujourd’hui.
Il faut garder mémoire mais le Savoir n’est pas un conservatoire. Donner le goût de la surprise, du “εὕρηκα”.
Le maître doit alors essayer d’aller chatouiller l’avenir de sa curiosité, débusquer les germes de la pensée future…

A la petite école, au temps de Ferry, on se souvient de l’instituteur qui croyait à la science et avait sur ses élèves un temps d’avance.

Ce n’était pas seulement scientisme, mais quête de rationalité et d’une autre façon de penser le Monde.

Ce serait bien aujourd’hui que le maître de la petite école, polyvalent, un peu autodidacte, ose en citoyen libre décloisonner des domaines figés et s’intéresse, soit guetteur, curieux des arts et des sciences, chercheur, expérimentateur… non pas pour transposer trop vite des modèles à l’école. On se souvient des maths modernes ou d’une linguistique mal digérée… mais pour favoriser une posture de pensée dynamique, généreuse et solidaire qui redonne pleine valeur à la connaissance, à l’exploration du Monde et de la pensée, à la mise en action de cette seule matière première qui s’use si on ne s’en sert pas : l’intelligence.

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mais quels étaient vos objectifs ?

Mercredi 28 mai 2008

C’est la question terrible tombée de la bouche du conseiller pédagogique ou de l’inspecteur.

“Vos objectifs s’il vous plaît”.

Sauf conduit de la professionnalité, nous ne saurions y déroger.

Alors, il faut des objectifs. Et certains n’hésitent pas à afficher des “sous - objectifs”, des  notionnels, des opérationnels…

Cette panoplie est hautement légitime. Il faut savoir ce que nous faisons et dans quel but. Il faut des priorités et même oser différencier ses objectifs en fonction de son public.

Mais cela engage parfois une créativité qui éloigne des programmes.

Mais la vraie difficulté  vient lorsque les objectifs de l’adulte, hautement théorisés, prennent une distance folle avec ceux de l’élève.

Peut-être faudrait-il que le maître puisse nommer l’objectif qu’il se donne en direction des apprentissages mais puisse aussi désigner quel sera l’objectif pour l’élève dans la séance proposée tant le sens de l’activité risque alors de se perdre.

A la chasse aux implicites, l’élève ne sait pas toujours débusquer les intentions du maître.

Et en pédagogie les secrets de cuisine peuvent avoir un goût amer.

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pédagogie différenciée

Lundi 11 février 2008

Sur son blog, une jeune diplômée de FLE, présente une approche intéressante de la pédagogie différenciée ou après un temps de recherche individuel, les élèves se confrontent en binôme avant de travailler en groupe élargi.
Le modèle qu’elle propose invite tout à la fois à la recherche individuelle, à la confrontation, mais permet également à l’élève de donner du sens à l’apprentissage on conceptualisant mieux ce qui est “attendu”.

Ainsi, la pédagogie différenciée nous montre qu’il ne s’agit pas d’une simple individualisation de la tâche mais bien de favoriser les interactions, la mutualisation, la métacognition avec cette antienne résolue que l’intelligence est la seule chose qui se multiplie quand on la partage !

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