l'atelier pédagogique

l'enseignement à l'école primaire dans ses évolutions

Si j’en crois le compteur de visites , le site a passé le cap des 100 000 visiteurs ces jours derniers…

Merci à toutes et tous.

L’occasion de vous présenter mes meilleurs voeux pour 2010 !

Tandis que la « lemon curd » refroidit et que de doux parfums de pâtisserie envahissent la maison, je profite de ce moment pour vous souhaiter mes meilleurs voeux de belle et bonne et heureuse année 2008.

Que vous souhaiter ? Nombre de nos lecteurs enseignent. Il faut de l’énergie, de l’enthousiasme, de l’estime de soi pour en donner ensuite à nos élèves.
On nous dit souvent que le climat est pessimiste, que l’inquiétude domine… il peut-être difficile d’enseigner des valeurs lorsqu’on les sent menacées, mais c’est peut-être aussi parce qu’elles sont menacées qu’il faut les enseigner mais plus que de les dire, il faut pouvoir les vivre…

L’éthique au coeur, la bonne distance : empathie mais professionnalisme… facile à dire n’est-ce pas ?
Certains maîtres, trop nombreux, travaillent encore très seuls. Je crois qu’on peut leur souhaiter de travailler plus souvent ensemble, mutualiser, partager… et là, parfois, il faut savoir oser pousser la porte ou ouvrir la sienne…

Certains maîtres veulent motiver des élèves dont ils sentent qu’ils échappent de plus en plus au projet scolaire… Litote. Peut-être plus que des appareils pédagogiques complexes, il faut pouvoir se centrer sur la connaissance à transmettre, savoir en goûter la saveur, apprendre à en décrypter les richesses et les secrets : oui la conjugaison peut-être intéressante et amusante, oui l’entraînement au calcul mental stimule notre réflexion, non le code n’est pas idiot pas plus que l’orthographe ne serait « la science des ânes »… Il n’est pas de basses tâches ou d’activités de bas niveau… tout mérite à l’école égale dignité ! Forme et fond s’articulent et structuration et expérimentation ne s’opposent pas !
Pour qu’ils fassent bien, il faut aimer le travail bien fait, pour qu’ils (nos élèves) écrivent avec soin, il faut qu’ils voient des maîtres écrire longuement et bien au tableau… Il faut « leur donner à voir » parce que rien ne va de soi et que les implicites à chaque fois méritent d’être levés. Donner du sens.

Pour qu’ils apprennent de nombreux chemins sont possibles. Ce n’est pas le même chemin pour tous mais certaines manières de faire réussissent mieux que d’autres. Là où bute visiblement l’élève en difficulté peut aussi « se cogner en silence » l’élève qui semble mieux réussir. Il dit les mots, mais a-t-il compris ?

Contrairement aux apparences, aux regretteux des méthodes d’antan, nous n’avons pas fini d’apprendre sur les manières d’apprendre sans compter que les connaissances elles mêmes bougent…

Alors, je vous souhaite la curiosité, d’oser prendre le temps de questionner ce qui vous paraît simple…

Si vous le pouvez, je vous souhaite de pouvoir rencontrer d’autres enseignants, de parler avec vos élèves de ces connaissances et de ce qu’ils en perçoivent… Je vous souhaite aussi sans préjuger de pouvoir « faire alliance » avec les familles, co-éducatrices de plein droit que nous devons aussi restituer dans leur entière dignité si nous voulons qu’ elles  exercent leur entière et pleine responsabilité.

Cela ne veut pas dire s’asservir… et nous savons que le but est aussi de favoriser l’émancipation de nos élèves y compris des modèles qui pré-existent, mais une émancipation qui puisse conserver et développer le lien social…

La complexité des enjeux doit-elle nous rebuter ou nous faire peur ?

C’est peut-être une chance de vivre dans une époque où les questions sont aussi nombreuses.

Difficile quand nous devons aussi construire la stabilité dont la jeunesse a besoin… mais n’est ce pas la belle responsabilité d’adultes, de citoyens et de professionnels ?

Alors je vous souhaite une belle année, riche en questions, en échanges, en découvertes, en inventions pédagogiques, en courage… mais si vous m’avez lu jusqu’ici, c’est preuve que vous en disposez !

Encore une fois très bonne année 2008 !