Bac Français 2013 première

bac premiere bac de français 2013

Les points clefs de la méthode pour réussir présentés par les profs du WebPédago !

Retrouvez ici ici les sujets et corrigés du bac de français des années précédentes, dans chaque série. Rien de tel que des annales pour s’entraîner, réviser et réussir le bac !

    Pages

    Categories



    La fin des totalitarismes

    Publié par
    |

    Entre 1945 et 1991, deux totalitarismes, le nazisme et le stalinisme, disparaissent selon des modalités et des rythmes différents. En Allemagne, la dénazification* est achevée en quelques années dans le cadre de l’occupation alliée, puis de la naissance de la RFA et de la RDA. En URSS, la déstalinisation, débutée avec Khrouchtchev, ne s’achève qu’avec la disparition du régime soviétique sous Gorbatchev.

    Quels sont les aspects de la dénitrification ?
    Qu’est-ce que la déstalinisation selon Khrouchtchev ?
    Pourquoi les réformes de Gorbatchev ont-elles provoqué la fin de l’URSS ?

    I)    La dénazification : juger et punir

    Selon quelles modalités les Alliés ont-ils puni et condamné les nazis ?

    Le 8 mai 1945, l’Allemagne capitule, elle est en ruines, l’État allemand disparaît dans la défaite. A la conférence de Yalta (février 1945), Roosevelt, Churchill et Staline affirment leur volonté d’anéantir le nazisme. Les accords de Potsdam ( 2 août 1945) prévoient l’épuration de la société allemande et la reconstruction du pays sur des bases démocratiques. Un statut d’occupation du pays est défini,le partageant en 4 zones d’occupation gérées par un conseil de contrôle interallié.

    A) Le procès de Nuremberg

    La dénazification débute par son versant judiciaire. Le 8 août 1945, les Alliés signent à Londres un accord sur les « poursuites pénales à engager contre les principaux criminels de guerre des puissances de l’Axe et sur leur châtiment pour crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

    Le tribunal militaire international de Nuremberg est institué pour juger les principaux criminels de guerre, les organisations nazies ainsi que le gouvernement et l’état-major allemands. Du 20 novembre 1945 au premier octobre 1946, 22 dirigeants nazis comparaissent pour complot, crime contre la paix, crime de guerre et crime contre l’humanité. C’est le premier tribunal international qui juge à partir d’une abondante documentation. Douze inculpés sont condamnés à la peine capitale, trois sont acquittés et les autres sont condamnés à des peines de prison. La notion de culpabilité collective n’est pas retenue : l’appartenance à une organisation criminelle ne constitue pas en elle-même une raison suffisante de sanction pénale. À cette date, 55 % des Allemands considèrent comme juste un procès qui les confronte à la nature réelle du régime nazi et à sa barbarie. Procès pour l’Histoire, il a été filmé et largement couvert dans la presse par les journalistes invités.

    Mais il a fait l’objet de nombreuses critiques car sa légitimité morale a été remise en cause du fait de la présence de juges venus d’URSS, pays coupables aussi de crimes de guerre (massacres) et de crimes contre la paix (alliance avec Hitler en 1939). Le génocide des Juifs ne fait pas l’objet d’un traitement particulier alors que toutes les preuves sont réunies pour le dénoncer.
    épuration

    B) Une épuration* judiciaire et administrative

    Dans leur zone d’occupation, les Soviétiques considèrent l’épuration comme un moyen de mettre en place une nouvelle société socialiste. L’épuration vise à éliminer les anciennes classes dirigeantes politiques et économiques (gros propriétaires terriens, industriels) et les adversaires du communisme (qui sont qualifiés de fascistes) afin de favoriser la mise en place d’un régime communiste. Les commissions de dénazification sont cependant rapidement supprimées. L’ordonnance du 26 février 1948 précise même que les anciens nazis doivent participer à la reconstruction du pays. La dénazification a toutefois permis la mise en place d’une nouvelle élite politique et sociale représentée par le Parti communiste, le SED.

    Dans les zones occidentales, la dénazification est un peu plus durable. Un million de fonctionnaires et militaires sont renvoyés avec interdiction d’exercer un emploi public. Tout Allemand qui veut obtenir un emploi ou une carte d’alimentation doit remplir un formulaire pour être classé , selon le degré de sa participation au régime nazi. Les « suspects » encourent des peines de prison, de privation définitive ou temporaire des droits de citoyenneté, des interdictions d’occuper un emploi public ou un poste de responsabilité dans la vie économique. Avec la fondation de la RFA (1949), la responsabilité de la dénazification passe totalement aux mains des autorités allemandes. La législation du 15 décembre 1950 clôt le processus mais d’autres procès seront par la suite intentés contre d’anciens nazis.

    C) Les Allemands face à la dénazification

    Malgré l’ampleur des moyens utilisés, la dénazification n’a pas les effets attendus. Les Alliés estiment qu’elle doit avoir un effet pédagogique, mais le but n’est pas atteint car elle est mal perçue par ceux qui ont résisté au nazisme. Elle suscite l’indifférence, voire l’incompréhension, chez la majorité des Allemands, d’autant plus que les critères retenus et la sévérité varient d’une zone à l’autre et dans le temps.

    Les Alliés stoppent finalement le processus. Ils sont vite convaincus qu’éliminer tous ceux qui ont approché le nazisme de près ou de loin rend impossibles l’administration, la remise en marche des services et de l’économie. Ainsi, à l’Ouest, la dénazification prend fin dès que sont décidés le relèvement de l’Allemagne et son association au camp occidental. Beaucoup de « dénazifiés » sont alors réintégrés. Le chancelier allemand Adenauer fait voter des lois d’amnistie en 1949 et 1954 pour favoriser la cohésion nationale ouest-allemande.

    II) La dénazification : refonder la vie politique

    Quels nouveaux régimes les Alliés veulent-ils instaurer en Allemagne ?

    A) Une vie politique démocratisée

    La dénazification vise aussi à rétablir une vie politique démocratique. Le premier parti autorisé à se reconstituer est le Parti social-démocrate (SPD). Mais la démocratisation est envisagée de manière différente dans les zones occidentales et la zone soviétique.
    À l’Ouest, les Alliés font renaître une véritable vie politique sur une base locale, très décentralisée. Il s’agit de créer un État fédéral à l’inverse de ce qu’avait été l’État centralisé du Reich nazi. Les Alliés rendent progressivement leurs compétences aux gouvernements et aux parlements des Länder.
    À l’Est, les Soviétiques pratiquent au contraire une politique centralisatrice. Ils instaurent en effet n régime comparable à celui des autres démocraties populaires en voie de constitution. Ils encouragent la création de partis antifascistes regroupés dans une coalition dominée par le Parti communiste (KPD). Dès avril 1946, le SPD (socialiste) est contraint de fusionner avec le KPD pour former le SED (Parti socialiste unifié d’Allemagne) qui devient rapidement le parti dominant.

    B) Une population rééduquée

    La dénazification doit contribuer à rééduquer le peuple allemand. Le nazisme est conçu comme une maladie dont il faut guérir. La   rééducation* implique à la fois de changer les mentalités et de modifier les institutions.

    Les Alliés mettent en œuvre des formes de rééducation différentes selon les zones d’occupation. Pour les Soviétiques, le nazisme est issu des structures capitalistes de la société allemande. Son éradication passe donc par une révolution sociale visant à l’édification du socialisme. Les Français replacent, eux, la dénitrification dans le contexte plus large du «problème allemand », responsable de trois guerres en un siècle (1870, 1914 et 1939). Ils veulent donc démocratiser la société pour ôter aux Allemands toute ambition nationaliste et expansionniste. A partir de 1947, avec les débuts de la Guerre froide, la rééducation reçoit un nouveau contenu idéologique, chaque camp cherchant à rallier à lui les Allemands.

    L’arrivée à l’âge adulte des enfants du baby-boom, qui veulent connaître leur passé, ou la tenue du procès de Eichmann en Israël en 1961 dont le retentissement international met en lumière les rouages de la machine génocidaire de l’Allemagne, rendent nécessaire la relance des recherches de criminels : un office central d’investigation sur les crimes nazis est crée en RFA en 1958.

    C) Une Allemagne divisée

    L’Allemagne devient rapidement un enjeu majeur dans la lutte qui oppose les deux Grands. Les différences dans la façon de concevoir et d’appliquer la dénazification dans les zones occidentales et orientale reflètent les désaccords croissants entre Américains et Soviétiques. Pour les Soviétiques, l’Allemagne est le symbole de la victoire du communisme sur le nazisme et elle doit compléter le glacis protecteur* constitué par l’URSS en Europe de l’Est. Pour les Américains, l’Allemagne doit se redresser au plus vite pour devenir un rempart face au communisme.
    La division en deux États devient inévitable. Les tensions croissantes entre le bloc occidental et le bloc communiste aboutissent, en 1949, à la création de la République fédérale allemande (RFA) à l’Ouest, puis de la République démocratique allemande (RDA) à l’Est. Chaque État est à l’image du camp auquel il appartient : démocratie libérale pour la RFA, démocratie populaire pour la RDA. Cette dernière accusant sa voisine d’avoir réintégrés systématiquement les anciens nazis alors qu’elle-même étant un État communiste elle se considère comme naturellement antifasciste. L’article 26 de la loi fondamentale qui instaure la RFA, le 23 mai 1949, interdit de préparer une guerre d’agression : les principes d’éradication du nazisme et du militarisme allemands voulus en 1945 par les Alliés ne sont donc pas oubliés.

    III) La déstalinisation selon Khrouchtchev

    Pourquoi la déstalinisation ne permet-elle pas de sortir du totalitarisme en URSS ?

    A) Les principes de la déstalinisation

    En 1956, Khrouchtchev succède à Staline, après avoir éliminé son rival Beria, ancien chef de la police politique. A la mort de Staline en 1953, l’URSS est minée par les difficultés économiques, politiques et sociales. La nécessité d’opérer des changements s’impose alors parmi les candidats à sa succession. Les réformes économiques menées par Khrouchtchev entraînent l’augmentation des productions agricoles, de la consommation et de la croissance. Ces succès lui permettent de s’imposer à la tête du pays au moment où est convoqué le XX e Congrès du PCUS (Parti communiste de l’Union soviétique).
    Khrouchtchev lance la déstalinisation* à l’occasion du XX e Congrès du PCUS. Le 24 février 1956, dernier jour du Congrès, Khrouchtchev est élu Premier Secrétaire du Parti. Il annonce le retour à la direction collective du parti, la reconnaissance de la pluralité des voies du socialisme et la poursuite de la coexistence pacifique* en politique étrangère. Il lit alors aux délégués soviétiques un rapport secret qui dénonce le « culte de la personnalité » imposé par Staline, démolit le mythe du « génial continuateur de Lénine » et « chef de guerre ». Staline est décrit comme un tyran sanguinaire, incompétent, « coupé du peuple » et responsable de la situation économique catastrophique de son pays. Les purges* sont dénoncées, de même que la responsabilité de Staline dans la déportation de certains peuples.

    B) Les répercussions en URSS et à l’étranger

    Rapidement dévoilé, le rapport secret a un immense impact politique. À l’Ouest, il porte un coup au mythe de l’URSS. A l’Est, beaucoup ne comprennent pas le brusque passage du culte de la personnalité à la dénonciation de Staline. En s’attaquant au pouvoir centralisé dans les mains d’un homme, la déstalinisation fragilise les régimes en place. En Chine, Mao Zedong dénonce le tournant antistalinien et prend de nouvelles distances avec l’URSS.

    La déstalinisation ébranle la cohésion du bloc de l’Est. Dans certaines démocraties populaires, le rapport encourage ceux qui réclament une véritable démocratisation. Que ce soit en Pologne ou en Hongrie, les soulèvements de 1956 sont en partie liées à la déstalinisation. Cependant, leur brutale répression par l’URSS montre les limites de la politique réformatrice voulue par Khrouchtchev.

    C) Une déstalinisation limitée

    Dès le départ, la dénonciation du stalinisme est limitée. Le rapport secret ne fait débuter la « déviation » stalinienne qu’en 1934. Seules les victimes communistes de la dictature stalinienne sont mentionnées, le sort des opposants ou des simples citoyens étant ignoré. Le rapport évite donc de poser la question cruciale de la responsabilité du Parti communiste depuis 1917. Il s’agit d’aménager un totalitarisme sans le détruire.
    Le bilan de la déstalinisation est mitigé. Certes, 350 000 prisonniers politiques – 70 % du total – sont libérés en 1956. Cependant, ceux qui souhaitent une libéralisation du régime sont vite déçus comme le montre « l’affaire Pasternak » : en 1958, l’auteur du Docteur Jivago est en effet contraint de refuser le prix Nobel de littérature. Des intellectuels russes, tels que l’écrivain Soljenitsyne ou le scientifique Sakharov, entrent alors en dissidence*. Ils réclament la reconnaissance des libertés fondamentales et publient leurs œuvres en secret (samizdat*). Beaucoup sont inquiétés par le KGB* (assignation à résidence, exil ou emprisonnement en hôpital psychiatrique…).

    Les réformes de Khrouchtchev ont des effets limités. Le Parti garde un contrôle total sur les intellectuels comme sur le reste de la société, renouant avec les pratiques staliniennes dans les domaines culturel et économique. Khrouchtchev veut rénover l’agriculture et rééquilibrer le développement industriel au profit des biens de consommation. Dès 1954, une vaste opération de défrichement des « terres vierges » du Kazakhstan afin d’augmenter la production de blé. En 1957, il lance une politique volontariste de « bond en avant ». En annonçant vouloir « rattraper et dépasser les États-Unis », il fixe des objectifs irréalisables qui engendrent une grave crise économique et sociale, à l’origine de son éviction du pouvoir en 1964 et de son remplacement par Brejnev.

    Ce dernier est le parfait représentant des cadres du parti qui entendent bien revenir sur les réformes de Khrouchtchev. Peu à peu, le réformisme économique, encore de mise dans les années 1960 s’enlise dans la routine.

    IV) Gorbatchev, de la glasnost à la disparition de l’URSS

    Pourquoi les réformes de Gorbatchev n’ont-elles pu empêcher la fin de l’URSS ?

    A) Réformer pour sauver l’URSS

    Gorbatchev veut réformer le système politique pour tenter de le sauver. Lorsqu’il est élu Secrétaire général du PCUS en 1985, Gorbatchev apparaît comme un homme jeune par rapport à ses prédécesseurs. Il prend alors la tête d’un État miné par une crise généralisée. Il lui faut donc rompre avec l’immobilisme politique de l’époque de Brejnev qui a dirigé l’URSS de 1964 à 1982. C’est le sens de la vaste réforme politique, économique et sociale qu’il impulse autour de deux mots d’ordre : glasnot et perestroïka*.

    En libérant la parole, la glasnost libère les esprits et permet la critique du régime soviétique. Pour Gorbatchev, « la glasnost, c’est la critique saine des insuffisances, ce n’est pas le torpillage du socialisme et de ses valeurs ». Mais la réforme rencontre les aspirations de la population, enclenchant un mouvement de plus en plus difficile à maitriser. La glasnost suscite ainsi un vaste mouvement de contestation sociale et de revendications nationalistes. La censure recule. Il est désormais possible d’avoir raison contre le Parti. La critique du stalinisme reprend, vingt ans après l’éviction de Khrouchtchev. De nombreuses victimes de Staline sont réhabilitées. Les médias osent aborder librement les sujets sensibles tels que la catastrophe de Tchernobyl* en 1986 ou le malaise des soldats engagés dans la guerre d’Afghanistan*. La glasnost engendre une réflexion publique sur les causes de la dégénérescence du pouvoir et sur une crise qui rend indispensable une réforme économique.

    La perestroïka est une tentative désespérée pour sauver une économie soviétique aux dysfonctionnements profonds. Elle entend développer l’autonomie des entreprises d’État et élargie la sphère d’initiative privée. Mais elle ne parvient pas à rétablir une situation économique catastrophique. Le niveau de vie des Soviétiques s’effondre, renforçant le mécontentement. Certains réformistes radicaux le comprennent, comme Boris Eltsine qui dénonce les privilèges de la nomenklatura.

    B) L’effondrement du système

    Dans le domaine politique, une démocratisation progressive détruit les fondements du totalitarisme soviétique. En 1988, la réforme de la Constitution de 1977 autorise le multipartisme. Gorbatchev organise les premières élections en partie libres de l’histoire de l’URSS en 1989. Cette même année, il reconnaît le droit de chaque nation à décider librement de sa politique ce qui provoque la sortie du communisme des pays d’Europe de l’Est. En 1990, le Congrès élit Gorbatchev président et abolit le « rôle dirigeant du Parti », et donc son contrôle de l’État La société se politise de plus en plus. En juin 1991, le réformateur Boris Eltsine est élu à la présidence de la république de Russie, créant ainsi un pouvoir concurrent de celui de Gorbatchev, demeuré à la tête de l’URSS et du PCUS.

    On assiste parallèlement au réveil des aspirations nationales dans les Républiques soviétiques. L’Ukraine réclame son indépendance ; les républiques baltes et la Géorgie la proclament en 1990.

    L’URSS cesse alors d’exister. Dans un dernier sursaut, les conservateurs hostiles aux réformes de Gorbatchev organisent un coup d’État en août 1991. Gorbatchev retenu prisonnier, c’est Boris Eltsine qui s’oppose aux putschistes et rétablit la légalité. L’interdiction du Parti communiste vide de sa substance le pouvoir de Gorbatchev. L’URSS cesse d’exister. Les républiques de Russie, d’Ukraine et de Biélorussie prenant la tête d’une nouvelle structure comprenant 8 autres États de l’ex-URSS: la Communauté des États indépendants (CEI). Le 25 décembre 1991, Gorbatchev prend acte de ce bouleversement en annonçant sa démission de la présidence d’un État qui n’existe plus.

    La fin de ce régime totalitaire se fait donc sans véritable révolution, sans grande violence, par un glissement progressif d’une tentative de réforme à l’effondrement du système. Sa chute n’est suivie d’aucun jugement des responsables du régime.


    Vocabulaire

    Dénazification : éradication du nazisme et du militarisme dans les institutions et la vie publique allemande.

    Déstalinisation : rupture avec un grand nombre de pratiques et de théories staliniennes dans le domaine des relations extérieures comme dans ceux de la politique intérieure et de l’économie.

    Dissidence : mouvement d’opposition au régime communiste soviétique mené au nom des droits de l’homme.

    Épuration : pratique qui consiste à exclure de l’administration une partie de ses membres pour raison politiques.

    Glacis protecteur : ensemble des démocraties d’Europe de l’Est dont l’URSS entend faire un cordon sanitaire qui protège son propre territoire.

    Glasnost : (« transparence » : réforme menée par Gorbatchev pour rendre public ce qui était jusque- là caché en garantissant une plus grande liberté d’expression.

    Guerre d’Afghanistan : guerre menée par les soviétiques pendant 9 ans, à partir d’une invasion (décembre 1979) conçue comme une opération limitée, qui devait déboucher sur une victoire rapide contre un adversaire modeste. Favorisés par les conditions géographiques du pays et soutenus par les États-Unis, les moudjahidin afghans réussirent à harceler les Soviétiques jusqu’au retrait de ces derniers, décidé par Gorbatchev en avril 1988.

    KGB : sigle russe pour « Comité de sécurité de l’État ». Appellation à partir de 1954 de la police politique, chargée du renseignement et du contre-espionnage en URSS. Cet organisme s’est successivement appelé Tcheka, Guépéou, NKVD puis MGB.

    Perestroïka : (« restructuration ») politique de réformes économiques mise en œuvre par Gorbatchev visant à décentraliser l’appareil économique et à y introduire quelques éléments de libéralisme.
    Purge : vaste opération de mise à l’écart ou d’élimination des membres de l’État suspectés d’être des « opposants » au régime. Elle a pour but de créer une atmosphère de terreur.

    Rééducation : processus par lequel on entend modifier les comportements et la façon de penser des individus jugés corrompus par une idéologie.

    Samizdat : (« autoédition en russe ») ensemble des techniques (manuscrit, dactylographie, photocopie, microfilm, textes recopiés à la main) utilisées en URSS pour reproduire des textes interdits par le régime soviétique et sa censure.

    Tchernobyl : le 26 avril 1986, le quatrième réacteur de la centrale nucléaire Lénine de Tchernobyl, à la frontière entre l’Ukraine et la Biélorussie, explosa à la suite d’une série de fausses manœuvres et de violations de consignes de sécurité. Les réacteurs en usage à Tchernobyl étaient très instables, et avaient été installés en dépit des normes en vigueur.


    Sujets de composition

    Sujet 1 : Nazisme et stalinisme : convergence et divergences (plan ci-dessous)

    Sujet 2 : Hitler face aux démocraties dans les années 1930 (plan ci-dessous)

    Sujet 3 : la politique extérieure de l’Allemagne (1933-1939)

    Sujet 4 : les totalitarismes face aux démocraties dans les années 1930

    Sujet 5 : en quoi l’Italie fasciste est-elle un totalitarisme inachevé ?

    Sujet 6 : la place du chef dans les régimes totalitaires (Italie, Allemagne, URSS)

    Sujet 7 : la dénazification en RFA et en RDA (plan ci-dessous)

    Sujet 8 : la société ouest-allemande face au passé nazi

    Sujet 9 : juger le nazisme

    Sujet 10 : la déstalinisation est ses limites (1953-1964) (plan ci-dessous)

    Sujet 11 : quels facteurs internes expliquent-ils l’effondrement de l’URSS ?

    Sujet 12 : Pouvoir politique et opposition en URSS de Khrouchtchev à Gorbatchev (1953-1991)

    Sujet 13 : Les États totalitaires dans les années 1930 : des régimes d’un genre nouveau ? (plan ci-dessous)

    Sujet 14 : la genèse et l’affirmation du régime totalitaire nazi

    Sujet 15 : La déstalinisation sous Khrouchtchev : enjeux, conséquences et limites

    Sujet 16 : La dénazification : punir et reconstruire ?

    Sujet 17 : selon quelles modalités s’est faite la sortie du totalitarisme en Allemagne et en URSS ?


    Propositions de plans

    Sujet 1

    • I. Les convergences totalitaires nazies et staliniennes
    • a) un même contexte favorable : deux chefs opportunistes s’emparent du pouvoir dans un contexte de crise
    • b) le contrôle de la société par les mêmes outils totalitaires (propagande, parti, police…)
    • c) des systèmes répressifs efficaces, des oppositions anéanties
    • II. Les éléments de divergences
    • a) les idéologies sociales pour l’URSS, raciale pour l’Allemagne
    • b) les projets : expansionniste pour le nazisme qui mène à la guerre avec l’extermination des juifs ; axé sur les problèmes intérieurs et peu guerrier pour l’URSS
    • c) deux totalitarismes antagonistes : l’anticommunisme est un élément moteur du nazisme. Staline prendre Berlin en 1945.

    Sujet 2

    • I. Un ennemi déclaré des démocraties
    • a) l’idéologie nazie opposée aux valeurs démocratiques
    • b) des démocraties responsables du diktat de Versailles
    • c) le temps de la défiance et les premières provocations (1933-1935)
    • II. Le chantage hitlérien contre les démocraties
    • a) 1936 : réactions symboliques des démocraties face aux offensives hitlériennes (Rhénanie, guerre d’Espagne)
    • b) 1938 : Anschluss, humiliation des démocraties à Munich
    • c) 1939 : après la Tchécoslovaquie, la Pologne

    Sujet 7

    • I. Deux états héritiers de l’œuvre des Alliés
    • a) des constructions tardives, fruits de l’opposition entre l’URSS et les États-Unis
    • b) opposition entre les hésitations de la dénazification occidentale avec l’élimination systématique des élites traditionnelles côté soviétique
    • II. La dénazification, enjeu de la guerre froide
    • a) en RFA, en continuité avec les décisions américaines, une amnistie permet de solder les comptes du nazisme pour reconstruire un pays ancré dans le camp occidental
    • b) cela permet à une RDA antifasciste de jeter le discrédit sur le pays voisin
    • III. Dénazification et mémoire : des enjeux différents à l’Est et à l’Ouest
    • a) la dénazification n’est une question jamais vraiment réglée en RFA : les attaques de la RDA et la nécessité de connaître un passé qui s’éloigne amènent à poursuivre les criminels nazis et à les juger.
    • b) rien de tel dans une RDA qui entretient jusqu’au bout le culte de l’antifascisme

    Sujet 10

    • I. La sortie d’un régime de terreur
    • a) Un abandon, dès la mort de Staline, des pratiques violentes
    • b) une rupture énoncée : le rapport secret du XX e congrès
    • c) les non-dits du rapport secret : Staline bouc-émissaire du parti communiste
    • II. La déstalinisation n’est pas renonciation à la dictature
    • a) en matière culturelle, un « dégel » tout à fait relatif
    • b) la répression de tout mouvement de révolte
    • c) Mobilisation des masses et persistance de la propagande : la persistance des traits totalitaires

    Sujet 13

    • I. Des régimes s’incarnant dans des chefs qui reçoivent un véritable culte
    • a) la concentration des pouvoirs dans les mains du chef
    • b) le culte de la personnalité
    • II. Des dictatures où l’État et le parti unique sont tout-puissants
    • a) les régimes totalitaires refusent la démocraties
    • b) la confusion État-parti
    • c) des dictatures
    • III. Des sociétés encadrées dont doivent émerger un homme nouveau
    • a) encadrer
    • b) contrôler
    • c) terroriser

     


    Faire un commentaire

    Vous devez être connecté pour faire un commentaire.

    PUBLICITÉ

    Les E-books pour réviser son Bac de Français

    Les bonnes copies de Français

    Les bonnes copies de Français

    Réussir son bac de français

    Réussir son bac de français

    Aimez nous ;-)