Mémoires d’outre-tombe de Chateaubriand, Livre I, chapitre 3

Pour vous préparer au Bac français, vous trouverez ici le corrigé et les conseils du professeur pour le texte de Chateaubriand.

Objet d’étude : Le biographique
Corpus :
Texte A - François René de Chateaubriand [1768-1848], Mémoires d’outre-tombe, livre premier, chapitre III
(manuscrit de 1847).
Texte B - Jean-Jacques Rousseau [1712-1778], Les Confessions, livre premier, 1771.
Texte C - Georges Perec, [1936-1982], W ou le Souvenir d’enfance, © Denoël, 1975.
Texte D - Nathalie Sarraute [1900-1999], Enfance, © Éditions Gallimard, 1995.

Sujet : Commentaire d’un texte littéraire (16 points)
Vous commenterez le texte de Chateaubriand (texte A).

Commentaires du professeur :

Pensez à bien lire et relire l’extrait des Mémoires d’outre-tombe en soulignant les passages qui vous semblent importants, par exemple les termes qui appartiennent au même champs lexicaux doivent être soulignés de la même couleur (un repérage qui vous sera utile pour l’élaboration de votre plan et la rédaction de votre commentaire).

Texte A - François René de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe.
Le chapitre III du livre premier est daté par l’auteur du 31 décembre 1811.

La maison qu’habitaient alors mes parents est située dans une rue sombre et étroite de Saint-Malo, appelée la rue des Juifs : cette maison est aujourd’hui transformée en auberge. La chambre où ma mère accoucha domine une partie déserte des murs de la ville, et � travers les fenêtres de cette chambre on aperçoit une mer qui s’étend � perte de vue, en se brisant sur des écueils. J’eus pour parrain, comme on le voit dans mon extrait de baptême, mon frère, et pour marraine la comtesse de Plouër, fille du maréchal de Contades. J’étais presque mort quand je vins au jour. Le mugissement des vagues soulevées par une bourrasque annonçant l’équinoxe d’automne, empêchait d’entendre mes cris : on m’a souvent conté ces détails ; leur tristesse ne s’est jamais effacée de ma mémoire. Il n’y a pas de jour où, rêvant � ce que j’ai été, je ne revoie en pensée le rocher sur lequel je suis né, la chambre où ma mère m’infligea la vie, la tempête dont le bruit berça mon premier sommeil, le frère infortuné qui me donna un nom que j’ai presque toujours traîné dans le malheur. Le Ciel sembla réunir ces diverses circonstances pour placer dans mon berceau une image de mes destinées.

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