Le roman et ses personnages : Dissertation (Bac Polynésie 2008, séries ES et S) [Corrigé gratuit]
Retrouvez les sujets des premières épreuves écrites de français du bac 2008 ! Dans cet article, le sujet et des pistes pour un corrigé sur la dissertation.
L’objet d’étude :
Le roman et ses personnages, vision de l’homme et du monde.
Le sujet de dissertation :
Texte A : Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves, 1652.
Texte B : Alfred de Musset, La Confession d’un enfant du siècle, 1836.
Texte C : Marcel Proust, Un Amour de Swan, 1913.
Question sur le corpus :
Un personnage de roman peut-il se concevoir sans souffrance ni désillusion ?
Vous répondrez à cette question dans un développement construit et illustré d’exemples tirés des textes du corpus, de ceux que vous avez étudiés en classe et de vos lectures personnelles.
Des pistes pour un corrigé :
Problématique : Le personnage de roman ne se caractérise-t-il pas essentiellement par ses failles ?
I. Le personnage de roman, un être sans faille : la notion de héros
Le romancier présente des personnages hors du commun, forts et en situation de succès.
II. Le personnage de roman nécessairement faillible : l’anti-héros
Le souci du réalisme conduit les auteurs à présenter des personnages authentiques.
Le roman d’apprentissage montre des personnages en quête d’identité, à la recherche d’un idéal inaccessible.
III. L’intensité dramatique naît de la faiblesse des personnages
Faire naître la catharsis.
Que pensez-vous de ce corrigé ? Proposez des compléments dans le champ des commentaires !
Le sujet dans son intégralité à lire en ligne :
c’est ici ! sur le site magister



Tres bon corrigé !!!!
Meme si il est très succinct et que des exemples n’aurait pas été de refus ^^ il éclaire sur le plan heros/anti heros bien trouvé !!!!
Par contre le III je ne le comprend pas du tout ….
merci
Je trouve ce corrigé complet et interressant!
comme exempleil pourrait y avoir tous les personnages des romans de Zola qui sont des anti-héros. [Claude Lantier dans L'oeuvre, ou meme Gervaise Lantier dans L'assomoir]
il y a une citation que je vous suggère d’aprendre par coeur..
Parlant du monde romanesque, A. Camus écrit dans L’homme Révolté : « les héros ont notre langage, nos faiblesses, nos forces. Leur univers n’est ni plus beau, ni plus édifiant que le notre. Mais eux, du moins, courent jusqu’au bout de leur destin et il n’est jamais de si bouleversants héros que ceux qui vont jusqu’à l’extrémité de leur passion. »
autrement pour le III, il faut montrer que cest plus interressant un héros avec des faiblesse.
voila, bonne chance a tous!
Bonjour à tous ! Je passe l’écrit de l’EAF dans trois jours et j’ai longtemps réféléchi sur ce sujet : Voici ma proposition de corrigé (à prendre ou à laisser !) :
I) Souffrances et désillusions pour la critique des moeurs (je commence donc par l’anti-héros !) :
a) Le schéma narratif selon Propp (le besoin de péripéties dans l’art de la narration, formalisme et structuralisme ‘morphologie du conte’)Proposer au lecteur des exemples d’humanité : Même dans le roman réaliste, le romancier choisit les événements et les mets en relief (Maupassant, préface de Pierre et Jean) : le personnage de roman se trouve donc forcément face à des obstacles, cela semble inévitable.
b) Le roman peut donc avoir une fonction morale : On voit les personnages face à leurs passions, il sont donc à la fois en pleine douleur et dans la désillusion. Le but est ici de critiquer les passion, c’est ce que l’on retrouve dans le roman classique notamment (ex : La Princesse de Clèves). On peut donc se heurter à des contre-exemples.
c) De plus, cette critique passe par le fait que ce qui est le plus important dans le roman est la manière dont sont dépeintes les passions des personnages (critique de l’homme au sens universel : La tragédie dans le roman est celle du personnage : voir la citation de Pierre-Aimé Touchard lorsqu’il compare le personnage de roman au personnage de théâtre : “La fatalité du roman est dans le personnage” ).
II) Le héros : Un personnage participant à l’édification du lecteur.
a) Montrer un idéal d’accomplissement personnel (chevaliers, héros en tout genre…)
b) Le lecteur prend plaisir à la lecture romanesque : il se confronte à sa lecture comme le personnage se confronte au monde avec la ferme assurance de ‘en sortir toujours. (« Le lecteur fait en lisant la lecture de lui-même » Proust). => Le personnage est ce qu’il fait
c) Un personnage à qui il n’arrive rien ? => Le personnage est ce qu’il pense (”le roman paraît chanceler, ayant perdu son meilleur soutien d’autrefois : Le héros” dit Alain Robbe Grilet dans “Pour u nouveau roman”).
III) Le personnage : Une vision de l’homme reflet de la vision du monde de l’auteur.
a) Le roman : Un genre protéiforme (qui permet s’attacher davantage à différents aspects d’un personnage par la description, les registres, les types de focalisation etc.)
Ce polymophisme permet de faire du personnage de roman un reflet de sa société ou du moins de la vision du monde de l’auteur : ainsi Proust voit-il le monde à travers la question de l’art et dela mndanité, Zola ou Balzac à travers le déterminisme de l’hérédité génétique ou bien Camus et Sartre à travers des questions d’ordre purement ontologique.
b) Le personnage de roman est proche de lecteur en cela que ce dernier connaît tout de sa destinée : “La trouvaille du romancier a été d’avoir l’idée de remplacer ces parties impénétrables à l’âme par une quantité égale de parties immatérielles c’est-à -dire que l’âme peut s’assimiler” affirme Marcel Proust dans “Du côté de Chez Swann”
c) Le personnage de roman : L’incarnation d’un destin (qu’il soit heureux ou malheureux… le destin dépend de la vision du monde puisque la vision de l’homme dépend des caractéristiques de la société dans laquelle il évolue : On retrouve ceci dans les différentes façons dont s’achèvent les Bildungsroman ou “romans d’apprentissage” : Frédéric Moreau dans “l’éducation sentimentale” de Flaubert végète à la fin du roman, quand Ratignac de la “comédie humaine” de Balzac réussit son enteprise d’ascenssion sociale).
En conclusion le pesonnage de roman possède de multiples facettes : Dans le souci des romanciers de leur peindre une vie vraisemblable, ils se heurtent à des difficultés qui les achèvent -ce sont les anti-héros qui servent à la critique des moeurs- ou les poussent à se transcender -ce sont les héros qui “montrent l’exemple”. Au fil de l’histoire littéraire, les obstacles sur le route des personnages demeurent moins matériels : Il s’ait davantage de l’emprise de leurs propres sentiments, ce qui les rapproche de l’individu réel (on pensera aux nouveaux romanciers qui veulent analyser les “flux de conscience” -Tropismes de Sarraute).
Finalement, le personnage est une vision de l’homme qui, selon qu’il est soumis à son destin ou en est l’acteur, est le reflet des conceptions de son auteur et de sa vision du monde (on revient donc à l’objet d’étude ! : Stratégie argumentative quand tu nous tiens !).
Il serait bon de faire dans cette conclusion (sommaire) une ouverture, pourquoi pas sur la destinée humaine ou le plaisir de la lecture romanesque…
J’espère que je ne suis pas partie dans le vague comme cela m’arrive souvent ! Je suis ouverte à tout commentaire et j’espère que ce plan vous fera réléchir ou, à défaut, réagir !
Pas mal, pas mal du tout. Seulement, deux choses.
La première, c’est les citations. Tu utilise beaucoup de citation d’auteur pour appuyer tes arguments, et c’est pas toujours super a faire ça. Il vaut mieux citer des romans… (Surtout dans ta seconde partie…)
Et la seconde, c’est ton ouverture, je te conseillerai de la faire sur les romans plus “actuels” comme ceux d’Eric Emmanuel Schmitt.
De ce fait, en ouverture “banale”, on aurai :
Les notions de Heros et anti Heros ont désormais laissé place a des personnages sois intrigants, sois mysterieux, auquel on peut malgré tout s’identifier sur le plan psychologique. On peut penser aux romans de Eric Emmanuel Schmitt, comme “Lorsque j’était une oeuvre d’art” ou le personage principal est exposé dans un musé, comme un simple objet. Durant tout le roman, on s’identifie au personage et à sa façon de penser plutôt qu’a sa façon d’agir, ce qui le rends ni héros, ni anti héros.
ça, c’est l’idée, mais je pense que je l’ai faite un peu longue mon ouverture, et trop détaillé. Mias c’est ce que j’aurai fait perso.
Voilà , bonne chance à toi. Je penserai a toi quand je serai devant ma copie Vendredi.
ce sujet ne m’inspire décidément pas! Je n’arrive pas à comprendre ce qu’ils attendent, ni pour la question, ni pour le corrigé! :s