Le roman et ses personnages : la question sur le corpus (bac français 2008, métropole, série L) [Corrigé gratuit]
Retrouvez les sujets et des indications pour un corrigé du bac français 2008 qui est tombé en métropole ce matin vendredi 20 juin 2008 ! Dans cet article, des indications de corrigé de la question sur le corpus des séries L.
L’objet d’étude :
Le roman et ses personnages, vision de l’homme et du monde.
Le corpus de textes :
Texte 1: Extrait de MARIVAUX, La vie de Marianne (1742)
Texte 2: Extrait d’Alain ROBBE-GRILLET, Les Gommes (1953)
Texte 3: Extrait de Milan KUNDERA, L’immortalité (1990)
Texte 4: Extrait de Philippe CLAUDEL, Les âmes grises (2003)
Question sur le corpus :
Dans leur manière d’introduire les personnages, ces textes cherchent-ils à donner l’illusion du réel ? Justifiez.
Des pistes pour un corrigé de la question sur le corpus :
Dans cette question, il s’agissait d’étudier les 3 incipit (débuts de récit) et le texte de Kundera ; et de montrer en quoi l’introduction des personnages cherchaient à donner l’illusion du réel.
La réponse est OUI OUI OUI mais encore fallait-il argumenter un peu…
Dans le texte d’A. Robbe-Grillet, le personnage, le “patron” est présenté dans son café. On entend le tic-tac de l’horloge, comme si la scène se déroulait sous nos yeux : “Trente et un. Trente-deux. Trente-trois. Trente-quatre. Trente-cinq. Trente-six. Trente-sept.” Le personnage est décrit tel qu’on se le représente usuellement, dans un cadre qui correspond à son statut, ce qui renforce l’impression de réel. Il n’y a pas d’action, le lecteur est installé dans la vie.
Le narrateur de La Vie de Marianne prévient son lecteur que le récit qu’il va lire a été découvert par hasard “dans une armoire pratiquée dans l’enfoncement d’un mur” : cette forme de récit dans le récit, cette mise en abîme, crée une forte impression de réalisme. Mise en abîme également dans L’Immortalité : le paratexte du texte de Kundera indique que “le narrateur écrit un roman“. Le lecteur pénètre ici dans le laboratoire de l’écrivain, qui explique d’où il tire son inspiration. Même procédé enfin utilisé par P. Claudel dans Les Ames grises : le narrateur prend à parti le lecteur dès les premières lignes du récit en assurant de la fiabilité et de la véracité des faits qu’il va conter “Je sais [les faits que je vais raconter] parce qu’ils me sont familiers comme le soir qui tombe et le jour qui se lève”. Le personnage “Pierre-Ange Destinat” est présenté sur le mode d’une biographie (mention de son statut, de son surnom, insertion de dates) ce qui donne l’illusion que la personne décrite a vraiment existé.
Et vous, qu’avez vous fait ? Allez en discuter sur le forum !




Je crois que cette proposition ne répond en aucun cas à une question de méthodologie; méthodologie qui réclame un listing pointu des figures de styles propres aux textes à étudier, ce qui ici, n’est pas le cas.
je parle par rapport a la page qui nous conduit ici
tro bien c tt cke g ecri!! sa fai plaisir!!