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Les guerres mondiales au XXème siècle

Les mots suivis d’un astérisque* sont expliqués après le cours dans la catégorie « Définitions ».

Les deux guerres mondiales (1914-1918 et 1939-1945) marquent l’entrée de l’humanité dans l’ère de la « guerre totale ». Par la durée, l’étendue des opérations et des populations touchées (civils comme militaires), mais aussi par l’ampleur de la mobilisation économique et idéologique, elles acquièrent un caractère inédit. Ces deux guerres, qui causent respectivement environ 13 et 60 millions de morts, voient en effet le déchaînement d’une violence inconnue, les belligérants mettant tout en œuvre pour anéantir leurs adversaires.

Pourquoi peut-on définir les deux guerres mondiales comme des guerres totales, des guerres d’anéantissement ?

I)    1914-1918 : quatre ans de guerre

Quelles sont les grandes phases de la Première Guerre mondiale ?

A) La guerre de mouvement (août-novembre 1914)

La guerre embrase l’Europe

Le 28 juin 1914, l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie, est assassiné à Sarajevo. L’attentat précipite toute l’Europe dans la guerre : l’Autriche-Hongrie, appuyée par l’Allemagne, déclare la guerre à la Serbie le 28 juillet, l’Allemagne à la Russie le 1er août et à la France le 3 août, le Royaume-Uni à l’Allemagne le 4 août. Le mécanisme des alliances qui scinde l’Europe en une    et une a admirablement fonctionné. Le patriotisme l’a souvent emporté sur l’espoir de la paix et la mobilisation des hommes est rapide. Dans de nombreux pays, on fait taire les dissensions et les débats politiques : c’est le temps de « l’Union sacrée » en France qui voit l’ensemble des forces politiques participer au gouvernement.

De la guerre de mouvement à la stabilisation des fronts*

Les états-majors avaient prévu des opérations militaires très offensives et croyaient à une guerre de mouvement* courte. Après avoir violé la neutralité de la Belgique en août, les Allemands envahissent la France et se retrouvent à une quarantaine de kilomètres de Paris. Mais, du 6 au 13 septembre, l’armée française réplique dans la bataille de la Marne : les Français commandés par le général Joffre, repoussent les Allemands.
Sur le front Est, les généraux allemands Ludendorff et Hindenburg remportent la bataille de Tannenberg en août 1914, faisant alors perdre aux Russes le bénéfice de leurs premières conquêtes. Dans les Balkans, les Serbes repoussent les troupes austro-hongroises et libèrent Belgrade prise un peu plus tôt. En octobre 1914, l’Empire ottoman entre en guerre aux côtés de la Triple-Alliance. En Afrique, les États de l’Entente s’emparent des possessions allemandes (Togo, Cameroun).
La stabilisation des fronts s’effectue à l’Est comme à l’Ouest à l’automne 1914 ; les belligérants, épuisés, se battent sur plus de 800 km de frontières. Faute d’avoir pu enfoncer le front et décidés à ne pas céder du terrain, les soldats se voient obligés, de manière inédite, de s’enterrer dans  les tranchées* : c’est la guerre de position*.

Les tranchées

Les tranchées

B) La guerre de position (1915-1917)

La situation du front occidental

La guerre de position est un effroyable carnage. L’organisation de vastes offensives par les États-majors se solde par des avancées minimes : les attaques que Joffre commande en 1915 sur la Champagne et l’Artois causent 350 000 morts, mais les lignes françaises n’avancent que de 4 km. L’année 1916 est marquée par la bataille de Verdun : à l’initiative des Allemands qui pensent ainsi « saigner à blanc l’armée française », elle entraîne la mort de plus de 300 000 hommes et 400 000 blessés entre février et décembre, toutes armées confondues. Les Français tiennent la position de Verdun grâce au général Pétain, mais au prix de l’une des batailles les plus meurtrières de la guerre. Il en va de même pour la bataille de la Somme (plus d’un million de victimes dont 400 000 morts), déclenchée en juillet 1916 par les Français et les Britanniques pour soulager Verdun. En avril 1917, une offensive française au chemin des Dames échoue et dans les rangs des soldats éclatent alors des mutineries* vite réprimées.

Les autres fronts

La guerre d’usure échoue sur tous les fronts : à l’Est, les Allemands avancent de 150 kilomètres en 1915, mais les Russes regagnent une grande partie des territoires perdus dès 1916. De nouveaux pays entrent alors en guerre. C’est le cas de l’Italie, aux côtés de l’Entente, contre la promesse de l’obtention des territoires appartenant à l’Autriche-Hongrie mais peuplés en partie d’italophones, ou de la Bulgarie aux côtés de l’Alliance.
L’Entente attaque par ailleurs l’Empire ottoman, allié de l’Allemagne et de l’Autriche, mais échoue à forcer le détroit des Dardanelles en 1915.

Blocus et guerre sous-marine

L’Entente tente d’asphyxier les économies des Empires centraux (Allemagne, Autriche-Hongrie) : un blocus des ports allemands est organisé alors que les populations peinent à se ravitailler et souffrent d’un terrible rationnement dès 1915. L’Allemagne réplique en décrétant la guerre sous-marine à outrance. En mai 1915, le paquebot anglais Lusitania, dont les voyageurs étaient en grande partie américains, est coulé. L’Allemagne suspend la guerre sous-marine en mai 1916 mais la reprend en février 1917 : cette atteinte à la liberté des échanges entraîne l’intervention des États-Unis, jusque-là réticents à participer au conflit.

C) La victoire des Alliés (fin 1917-1918)

Le retour de la guerre de mouvement

Le États-Unis du président Wilson entrent en guerre le 2 avril 1917 alors que les Russes, après la révolution bolchevique signent en décembre le traité de Brest-Litovsk : l’Allemagne, qui n’a plus à combattre sur deux fronts, espère l’emporter avant que l’armée américaine puisse intervenir en Europe.
Le printemps 1918 voit le retour des grandes offensives allemandes en Picardie, en Flandre et en Champagne. En mai, Paris – menacée par un canon de longue portée, « la grosse Bertha » – semble à portée de main.

Vers l’armistice

Les Alliés reprennent cependant l’avantage : les Italiens remportent une victoire décisive contre l’Autriche-Hongrie à Vittorio Veneto en octobre 1918 ; les combats cessent sur le front oriental. Nommé général en chef des armées en mars 1918, le général Foch dirige la contre-offensive de l’Entente à l’Ouest : l’arrivée des nouvelles divisions américaines ainsi que l’emploi de nouvelles armes (chars d’assaut) permettent une percée significative des Alliés à partir d’août 1918.
Alors que les mutineries se multiplient dans les rangs allemands et qu’apparaissent plusieurs foyers révolutionnaires, la république est proclamée à Berlin. Guillaume II abdique et l’Allemagne signe l’armistice dans la forêt de Compiègne à Rethondes, le 11 novembre. Les démocraties sortent ainsi victorieuses militairement mais aussi politiquement du conflit.

II)    Les violences de guerre

A) L’expérience combattante

Comment la première Guerre mondiale inaugure-t-elle la mort de masse ?

Vivre dans les tranchées

Les tranchées sont des lignes creusées sur toute la longueur du front par les soldats pour tenir leur position tout en se protégeant face à l’ennemi. Elles sont reliées par des boyaux, protégées par d’immenses lignes de barbelés et des champs de mine. Les soldats, appelés Poilus en France, y vivent dans des conditions très difficiles : souffrant du froid, des intempéries, des bombardements des adversaires mais aussi des rats et des poux. L’hygiène des combattants est épouvantable et leur quotidien effroyable.
Ils sont loin de leur famille, les permissions sont rares et l’attente interminable ; le courrier qu’ils écrivent et qu’ils reçoivent, malgré la veille de la censure, revêt dans ce contexte une grande importance pour les combattants. Si le ravitaillement des soldats est assuré par des cuisines placées à l’arrière des lignes de tranchées, la nourriture est souvent de piètre qualité et les rations insuffisantes.

Combattre

Si la guerre est aussi maritime et aérienne, l’essentiel des armées combat sur terre. Après la phase de préparation d’artillerie visant à pilonner l’adversaire, débute l’assaut. Celui-ci doit permettre de gagner du terrain, de s’emparer des tranchées ennemies et d’enfoncer le front. La sortie de la tranchée est particulièrement redoutée des combattants, qui avancent alors découverts, exposés au feu ennemi (mitrailleuses, grenades, mortiers). Les soldats passent généralement une semaine en première ligne avant de gagner des tranchées moins exposées. Ils ont parfois creusé des galeries pour rejoindre les tranchées ennemies et placer sous celles-ci des explosifs.

La première guerre mondialeLes progrès techniques de l’artillerie rendent les armes plus efficaces et donc plus mortelles ; les corps sont transpercés puis déchiquetés par les obus, les blessés et les morts gisent dans la boue ou sur les barbelés. Les combattants redoutent aussi les gaz asphyxiants qui, employés par les Allemands dès 1915, les obligent à porter des masques gênant en partie leur vision du terrain.

L’épuisement physique des combattants est une donnée majeure de l’expérience combattante. En effet, ceux-ci doivent effectuer de longues marches avant d’atteindre leur tranchée. Une fois sur place, en raison de la domination de la défense sur l’attaque, la durée des combats est très longue.

B) Une violence inédite

La violence des combats

Les corps abandonnés ou déchiquetés se multiplient sur le champ de bataille et leur identification s’avère souvent problématique. Les cimetières militaires, qui se multiplient à l’arrière*, comportent de nombreux ossuaires de ceux qui n’ont pas été reconnus, témoignant de la violence infligée aux hommes dont les cadavres restent parfois plusieurs jours exposés sur le champ de bataille.
Les blessés le sont souvent à vie, bon nombre d’hommes sont défigurés par l’artillerie (les « gueules cassées ») et les gaz de combat comme l’ypérite (dit aussi « gaz moutarde », le plus redouté) fragilisent définitivement les poumons.

Les mutineries* de 1917

Il n’est pas rare que des soldats perdent la raison ou soient amenés à désobéir aux ordres des officiers qui les commandent ; ils sont alors lourdement sanctionnés et peuvent être punis de mort pour l’exemple. En 1917, suite à l’échec de l’offensive française du chemin des Dames, des mutineries se développent entre mai et juin. On dénombre environ 40 000 mutins (ce qui est très minoritaire), le plus souvent fatigués d’être sacrifiés par un commandement qu’ils jugent incompétent. La répression, en fait plutôt modérée, et l’amélioration des conditions de vie (notamment des permissions) permettent d’y mettre un terme.

C) Les civils, nouvelles victimes de la guerre

Des populations rationnées

La mobilisation économique pour soutenir l’effort de guerre, les ravages sur les sols cultivables et l’exploitation de tous les territoires occupés entraînent un rationnement des civils dans les États belligérants. Celui-ci est particulièrement douloureux en Allemagne dont la population souffre du blocus organisé par les Alliés dès l’automne 1914 et renforcé en 1915 ; les ersatz* mis au point par les grandes entreprises allemandes ne répondent que partiellement aux difficultés quotidiennes.

Des civils de plus en plus menacés

La situation des populations occupées belges, françaises ou serbes s’avère difficile : le travail forcé permet aux occupants de bénéficier d’une main d’œuvre gratuite dans des camps (en Allemagne ou, plus généralement sur place). Les soldats peuvent exercer leur violence envers les civils, en particulier lorsque survient l’invasion ou lors du retrait des troupes ennemies. Les femmes, en l’absence de leur mari, père ou frère, sont leurs premières victimes : les viols sont nombreux.
Les civils deviennent aussi des cibles. Avec la modernisation de la guerre et sa radicalisation croissante : les bombardements se multiplient sur l’arrière-front, entraînant la mort et d’importantes destructions matérielles. Lieux de combat et espaces civils sont de moins en moins distincts : les canons qui bombardent Paris de mars à août 1918 font 256 morts et 625 blessés alors que les bombardements allemands qui pilonnent les quartiers industriels de Londres au printemps 1917 font près de 1 500 morts.

Le génocide arménien

Les Arméniens, minorité chrétienne de l’Empire ottoman, sont considérés comme des ennemis de l’intérieur. Ils sont déjà victimes de massacres à la fin du XIXe siècle, mais les difficultés militaires de l’Empire précipitent leur élimination : soupçonnés de soutenir les Russes et rendus responsables de la situation militaire, le pouvoir ottoman les accuse de compromettre l’issue de la guerre.

Après que les élites de cette minorité ont été arrêtés et mises à mort, une vaste déportation* est organisée par le pouvoir : les marches forcées font périr les plus faibles. Également victimes d’assassinats et de noyades de masse, ce sont plus d’un million d’Arméniens qui trouvent la mort au cours de ce qu’il faut bien appeler un génocide*.

III)    La mobilisation dans une guerre totale*

Comment s’effectue la mobilisation des moyens humains, financiers et matériels pendant la Première Guerre mondiale ?

A) Une mobilisation militaire sans précédent

Une guerre mondiale

Si l’essentiel des combats se déroule en Europe, la guerre revêt néanmoins une dimension planétaire : en raison de l‘extension des empires coloniaux des zones contrôlées par les Européens (en Chine par exemple), la guerre devient vite mondiale. Plus de 12 millions d’hommes sont mobilisés dès 1914, auxquels il faut ajouter 1,2 millions d’Américains à partir de 1917.
L’appel aux populations coloniales : le nombre important de victimes exige par ailleurs une relève rapide et la participation des populations d’outre-mer. Du côté britannique, les dominions (territoires autonomes de l’Empire) comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud mobilisent plus d’un million de volontaires.
Les effectifs indigènes levés par la France, au nombre de 600 000, sont envoyés aux trois- quarts en métropole.

B) Des économies de guerre

Le rôle de l’État

Par sa durée et son intensité, la Première Guerre mondiale prouve que la puissance économique détermine la puissance militaire. Il faut reconvertir l’économie, construire de nouvelles usines d’armement, transporter des canons, des obus, mais aussi des avions et des chars en quantité industrielle. Un blocus* maritime débuté à l’automne 1914 asphyxie les hommes comme l’économie en Allemagne. Fabrications et échanges sont donc strictement réglementés dans un but d’efficacité et de coordination entre puissances alliées. Les États sont conduits à organiser l’économie pour orienter les productions, répartir les matières premières, fixer les prix et mobiliser la main d’œuvre. Sans se faire directement producteurs, les gouvernements s’entendent avec des industriels (Renault, Citroën, Schneider en France) souvent regroupés dans des organisations en fonction de leur spécialité. Des hommes comme Albert Thomas en France, Walhter Rathenau en Allemagne sont placés à la tête d’administrations spécialement dédiées à cet effort.

La main d’œuvre

Les munitionnettesTrouver une main d’œuvre formée n’est pas aisé alors que l’armée réclame toujours plus de soldats. Ainsi, dès 1915, bon nombre d’ouvriers qualifiés (métallurgie, chimie, mécanique…) sont rappelés à l’arrière. Mais on fait aussi appel aux étrangers, aux ressortissants des colonies et aux femmes. Pour celles-ci, la guerre ne signifie pas l’entrée à l’usine car elles y étaient déjà nombreuses avant 1914. Elles accèdent en revanche à des secteurs nouveaux (métallurgie, industrie mécanique). Le nombre de femmes employées dans l’industrie allemande passe de 1,4 million en 1914 à 2,1 millions en 1918 ; en France, elles forment également un quart environ de la main d’œuvre industrielle : c’est le temps des « munitionnettes ».

Le financement des opérations militaires

L’accroissement des dépenses de guerre amène les belligérants à trouver de nouvelles ressources. En Allemagne et en France, les États ont largement recours à l’emprunt intérieur (on fait appel à l’or épargné par la population) puis aux emprunts extérieurs, surtout auprès des États-Unis pour les Alliés. Au Royaume-Uni, les impôts sont fortement augmentés.
Enfin, les États ont recours à la création de monnaie, ce qui provoque une forte inflation.

C) Mobilisation idéologique et psychologique

Entretenir le moral de l’arrière

Engagé dans une guerre d’usure, l’arrière doit tenir. Pour ne pas affaiblir le moral des populations, l’information est contrôlée, les articles de presse souvent censurés, les lettres de soldats sont soigneusement lues pour que de mauvaises nouvelles ne parviennent pas aux familles. La propagande* devient une activité centrale de la guerre.

Renforcer l’unité nationale

La propagande tente de construire et de consolider le consensus national. Les causes du combat sont quotidiennement rappelées aux civils, l’ennemi est stigmatisé, diabolisé même puisque de fausses légendes circulent sur son compte : les Allemands couperaient ainsi les mains des petites filles. Le « bourrage de crâne » implique également les enfants qui participent à la mobilisation par le biais de l’école notamment. L’état de guerre se répercute sur toutes les populations qui s’installent alors dans une véritable culture de guerre, permettant aux hommes de tenir au front comme à l’arrière.

Brutalisation des sociétés et culture de guerre

La Première Guerre mondiale demeure un champ très actif de la recherche historique. Certains historiens expliquent la violence des combats par l’existence d’une culture de guerre, une culture de violence et de haine qui explique entre 1914 et 1918 le consentement des hommes. Mais d’autres historiens insistent pour leur part sur la contrainte qui s’exerce sur les soldats.

Par ailleurs, pour l’historien américain George Mosse, la Première Guerre mondiale constitue une rupture dans la perception de la guerre : en banalisant la destruction de masse, elle modifie le rapport des hommes à la mort. Selon lui, les sociétés s’accoutumeraient aux violences physiques et psychologiques de la guerre. Elles seraient ainsi « brutalisées ». Cette notion de « brutalisation » permettrait de comprendre le maintien des formes de violences dans l’après-guerre, notamment en Allemagne (putsch, assassinats, combats de rue…), voire l’arrivée au pouvoir des nazis. Cependant, pour d’autres pays, dont la France, cette analyse semble moins pertinente car on ne retrouve pas ce climat de violence politique dans les années 1920 qui voient plutôt le pacifisme se développer.

IV)    1939-1945 : la Seconde Guerre mondiale

Quelles sont les grandes phases de la Seconde Guerre mondiale ?

A) Les victoires de l’Axe (1939-1942)

Les offensives victorieuses de l’Axe en Europe

Le 23 août 1939, l’URSS de Staline et l’Allemagne de Hitler s’allient par un pacte de non-agression assorti d’un accord secret prévoyant le partage des territoires à l’Est (Pologne et pays Baltes). La Seconde Guerre mondiale débute alors en Europe le 1er septembre 1939 avec l’attaque de la Pologne par l’Allemagne nazie puis par l’URSS qui s’empare aussi des États baltes. Le 29 septembre, la Pologne est partagée entre ses deux assaillants.
Alors que la France et le Royaume-Uni ont déclaré la guerre à l’Allemagne, il n’y a pratiquement pas de combat jusqu’au printemps : c’est la « drôle de guerre ». Après avoir vaincue la Pologne, l’Allemagne nazie déferle sur l’Europe du Nord et de l’Ouest (avril 1940). La stratégie de blitzkrieg* lui permet de remporter des victoires rapides contre la Norvège et le Danemark, puis les Pays-Bas et la Belgique et enfin contre la France qui conclut l’armistice le 22 juin 1940.
La campagne d’Angleterre débute en août 1940 mais le bombardement systématique de Londres (le « Blitz ») échoue face à la résistance britannique dirigée par Winston Churchill. Hitler doit renoncer au débarquement.

La guerre devient mondiale (1941)

Le conflit s’étend en Méditerranée ou les puissances de l’Axe* veulent couper l’accès du Royaume-Uni aux puits pétroliers et à la route de Suez afin de l’isoler de l’Empire indien. Hitler soutient son allié italien en Libye et repousse le Royaume-Uni en Égypte en avril 1941. Les Allemands prennent la Yougoslavie puis la Grèce en avril 1941.

Le 22 juin 1941, au nom de l’espace vital, Hitler lance l’opération Barbarossa contre l’URSS ; il espère une victoire rapide afin de mener une guerre d’usure contre le Royaume-Uni. Il remporte des succès, mais l’avancée nazie est stoppée devant Moscou à cause de l’hiver (décembre 1941).

Les États-Unis étaient restés officiellement jusqu’alors, même s’ils finançaient l’effort de guerre britannique. Mais l’attaque surprise le 7 décembre 1941 des Japonais, alliés de l’Allemagne, sur la base navale américaine de Pearl Harbor décide le président américain Roosevelt à entrer en guerre. Les Japonais lancent également des offensives victorieuses contre les territoires britanniques ou américains (Hongkong, Malaisie, Singapour, Birmanie, Philippines).

L’entrée en guerre des États-Unis et l’attaque de l’URSS par Hitler provoquent un renversement d’alliance décisif. L’URSS adhère à la déclaration des Nations unies du 1er janvier 1942 aux côtés des États-Unis et du Royaume-Uni. C’est le début de la Grande Alliance.

B) Le tournant de la guerre (1942-1943)

En Afrique du Nord

En 1942, une grande partie de l’Europe est dominée et exploitée par l’Allemagne nazie. Dans le Pacifique, la première victoire alliée de Midway (5 et 6 juin 1942) et en Egypte celle d’El Alamein (novembre 1942) annoncent un renversement de tendance.

En novembre 1942, les Alliés* débarquent en Afrique du Nord ou 100 000 hommes sont mobilisés sous la direction du général Eisenhower. Les 7 et 8 novembre 1942, les Américains prennent pied au Maroc et en Algérie ; en mai 1943, les troupes allemandes doivent capituler. En juin 1943 est crée à Alger un gouvernement en exil, le CFLN, Comité français de libération nationale, dirigé par le général de Gaulle.

En URSS

La ville de Stalingrad est investie par les armées allemandes depuis septembre 1942, mais, face à la résistance soviétique, elles doivent capituler en février 1943. Les Soviétiques font une demi-million de prisonniers. L’issue de cette bataille marque un tournant décisif à partir duquel l’URSS mène la contre-offensive contre l’Allemagne.

C) La victoire des Alliés (1944-1945)

La victoire en Europe

Le débarquement allié en Sicile le 10 juillet 1943 ouvre un nouveau front en Europe méridionale et s’accompagne de la chute du dictateur fasciste italien Mussolini le 24 juillet 1943, alors que l’Allemagne occupe toujours le centre et le Nord de l’Italie.
La libération de l’Europe se fait sur deux fronts simultanés qui prennent l’Allemagne en étau. Le 6 juin 1944, l’opération Overlord débute par le débarquement sur les plages de Normandie suivi d’un autre débarquement en Provence le 15 août. Paris est libéré le 25 août. Les forces alliées franchissent le Rhin en mars 1945.
À l’Est, après la victoire de Stalingrad, les Soviétiques remportent la bataille de Koursk en juillet 1943 puis progressant en Europe de l’Est où ils reprennent entre 1944 et 1945 les territoires passés sous domination nazie. La jonction entre les deux armées se fait le 26 avril 1945 ; le 30 avril les Soviétiques s’emparent de Berlin alors que Hitler se suicide. Le 8 mai, l’Allemagne capitule sans condition à Berlin devant les Alliés.

Une guerre plus longue en Asie

Les combats durent plus longtemps en Asie. Entre 1944 et 1945, les Américains reprennent les unes après les autres les îles du Pacifique occupées par les Japonais : îles Salomon, Mariannes puis les Philippines, Iwo Jima puis Okinawa. Les Américains doivent faire face à une résistance farouche du Japon, symbolisée par le refus obstiné de capituler de son empereur Hirohito et par les kamikazes. Pour mettre fin rapidement à une guerre meurtrière qui se prolonge et pour prendre de vitesse son allié soviétique, le président américain Truman décide d’employer la bombe atomique. Hiroshima est bombardée le 6 août puis Nagasaki le 9 août 1945. Le Japon capitule le 2 septembre 1945. La Seconde Guerre mondiale se solde donc par la défaite totale des puissances responsables de son déclenchement alors que la victoire va au bloc dominé par les deux plus grandes puissances mondiales : les États-Unis et l’URSS.

V)    Lé génocide des Juifs et des Tziganes

Comment s’opèrent la décision et la mise en œuvre d’un génocide à l’échelle européenne ?

A) De l’exclusion au génocide

Une politique d’exclusion jusqu’en 1941

Au cours des années 1930, le régime nazi met en place une politique antisémite et raciste dont l’objectif est d’exclure les populations juives, tziganes mais aussi les homosexuels et les handicapés du reste de la population du Reich. Ces populations, considérées comme nuisibles, sont poussées à émigrer et plusieurs projets sont envisagés pour « épurer » la société allemande. Cette politique antisémite sera pratiquée dans la plupart des pays occupés comme en France où les Juifs sont exclus de certaines professions, des lieux publics, leurs biens sont confisqués et aryanisés.
La guerre accélère le processus d’élimination. L’obsession de se débarrasser des populations juives et tziganes conduit le régime nazi à les enfermer dans des camps de concentration ou dans des ghettos. 400 ghettos ont été crées, tous situés dans des villes d’Europe orientale, notamment en Pologne à Varsovie, Lublin, Lodz et Cracovie. Les Juifs doivent porter un écusson ou un brassard qui permet de les identifier, sont soumis au travail forcé et finissent par ne plus avoir le droit d’en sortir. La faim, la fatigue et les malades y tuent des milliers de Juifs par mois.

La radicalisation avec l’invasion de l’URSS

Avec l’invasion de l’URSS par l’Allemagne (22 juin 1941) qui place sous domination nazie des populations juives plus nombreuses, la politique nazie d’extermination se radicalise. Les Ensatzgruppen  suivent l’avancée des troupes allemandes et sont chargés d’exterminer en les fusillant tous ceux qui sont considérés comme des ennemis raciaux ou politiques (Soviétiques, Juifs, Tziganes, handicapés mentaux), soit plus d’un million de personnes entre 1941 et 1943.
Cependant, cette méthode abominable se révèle trop lente aux yeux des nazis et parfois même difficile à supporter pour les assassins eux-mêmes. A l’automne 1941, les premiers centres d’extermination sont donc mis en chantier à l’Est comme celui de Belzec (Est de la Pologne). En décembre, les premiers gazages ont lieu à Chelmno (Ouest de la Pologne) dans des camions. Ces mesures marquent la mise en route consciente d’un processus d’extermination totale.

B) L’extermination de masse

La décision de la Solution finale

Le génocide devient européen à partir de la fin de l’année 1941. Il est officialisé lors de la conférence interministérielle de Wannsee le 20 janvier 1942 où le SS Reinhard Heydrich, chef de l’Office central de sécurité du Reich, définit les modalités administratives et pratiques de l’extermination des Juifs d’Europe. Les Juifs aptes au travail seront utilisés pour les besoins de l’Allemagne en guerre, les autres seront éliminés ; seront utilisés pour les besoins de l’Allemagne en guerre, les autres seront éliminés, ceux qui survivront au travail forcé seront aussi éliminés. Aucun pays sous occupation allemande n’est épargné ; les Juifs d’Europe sont rassemblés, transférés à l’Est et exterminés. En ce qui concerne les Tziganes, les convois vers les camps de la mort débutent au début de l’année 1943.

Une organisation planifiée et méthodique

Il existe deux sortes de camps, tous gérés par les SS : les camps de concentration et les camps d’extermination*. Les camps de concentration, crées dès 1933 (Dachau) sont des camps de travail où la mort est fréquente ; carrière de pierre Mauthausen (en Autriche), usine de V2 dans le camp de Dora, complexe chimique à Auschwitz. Il existe cependant une hiérarchie entre ces camps où les conditions d’internement peuvent être très différentes. Certains sont en fait de véritables camps d’anéantissement par le travail, la faim et les mauvais traitements où le détenu doit lutter pour sa survie.
La population de ces camps est très diversifiée : des opposants politiques, des Juifs, des homosexuels puis progressivement des résistants venus de toute l’Europe. Certains camps, comme celui de Ravensbrück, sont réservés aux femmes. Partout le système concentrationnaire impose aux détenus un ordre dément dans lequel l’individu est anéanti et perd, à force de mauvais traitements et d’humiliations, son humanité.

Les camps d’extermination

Ils sont tous situés en Pologne : Auschwitz-Birkenau, Belzec, Chelmno, Majdanek, Sobibor et Treblinka. La mort y est organisée de façon industrielle. Les populations, raflées dans toute l’Europe, y sont déportées dans des wagons à bestiaux ; beaucoup meurent avant même d’atteindre le camp. A leur arrivée, ceux qui peuvent travailler sont séparés de ceux – vieillards, femmes inaptes au travail et enfants – qui sont conduits immédiatement à la chambre à gaz. Ignorants du sort qui les attend, ils se laissent conduire sans résistance vers de fausses douches collectives. Les corps sont ensuite brûlés ou enterrés dans des fosses communes. Des détenus sont aussi utilisés comme cobayes humains pour des expériences médicales sous l’autorité de médecins comme Josef Mengele à Auschwitz.

C) Un massacre à l’échelle européenne

Un bilan global effroyable…

Le bilan humain de la politique d’extermination nazie est très lourd : toutes populations confondues (prisonniers soviétiques, détenus des camps de concentration, malades mentaux, Tziganes et Juifs) ce sont 10 millions de personnes tuées. Les Juifs ont été les plus touchés avec entre 5,1 et 5,8 millions de morts selon les estimations, soit la moitié de la population juive de 1939. Les déportations ont continué le plus longtemps possible puisque, par exemple, le dernier convoi qui quitte les Pays-Bas pour Auschwitz part le 3 septembre 1944.

… mais inégal selon les régions

De façon générale, l’extermination a été beaucoup plus systématique à l’Est qu’à l’Ouest. En Pologne, directement sous administration nazie, la population juive a diminué de 89 % entre 1939 et 1945. Dans les territoires occupés par l’Allemagne nazie, le bilan est variable en fonction de la politique menée par le gouvernement vaincu et de la réaction des populations civiles. Ainsi, le refus de collaborer des autorités danoises et la participation à la Résistance de la population civile a permis de sauver l’essentiel de la population juive du pays, alors que la collaboration de l’État français a, au contraire, abouti à l’extermination de 28 % de la population juive de 1939.
Enfin, l’opposition des gouvernements de Finlande et de Bulgarie, pourtant alliés de l’Allemagne nazie, a arrêté la déportation des citoyens juifs vers les camps d’extermination.

VI)    Guerre totale et guerre d’anéantissement

Comment le Seconde Guerre mondiale est-elle devenue une guerre d’anéantissement ?

A) Une guerre idéologique

Des ennemis absolus

La Seconde Guerre mondiale est une guerre idéologique, porteuse d’une logique d’anomie*, qui oppose deux camps antagonistes défendant des valeurs radicalement différentes. L’Allemagne nazie, l’Italie fasciste et le Japon sont des dictatures fondées sur une idéologie raciste et sur la guerre de conquête qui doit leur assurer un territoire étendu dans lequel elles veulent imposer un « ordre nouveau ». L’ennemi est diabolisé et déshumanisé au point que la violence perpétrée à son encontre n’est plus perçue comme un acte abominable. La conception raciale de la guerre qui se développe alors est la clef pour comprendre la logique de destruction de l’ennemi. Il faut particulièrement souligner la lutte à mort que l’Allemagne nazie engage contre l’URSS, qualifiée de judéo-bolchevique.
En face, les Alliés et les mouvements de Résistance défendent les valeurs de liberté, de démocratie et les droits de l’Homme. Il s’agit donc d’une lutte entre deux visions du monde incompatibles pour lesquelles le combat est juste et l’anéantissement de l’ennemi indispensable.

Une guerre des propagandes

Ce combat idéologique explique l’importance de la propagande comme instrument de lutte, pour maintenir le moral des siens, justifier le combat et la guerre psychologique pour démoraliser le camp adverse. La propagande bénéficie des progrès importants des techniques de l’information : les affiches, la presse, les tracts sont utilisés mais aussi le cinéma et surtout la radio.

B) Une économie de guerre

La mobilisation des économies

Avec l’entrée en guerre des États-Unis en 1941, la guerre devient vraiment mondiale. Dans cette guerre totale où une victoire rapide n’est plus possible, les moyens humains et matériels sont mis en œuvre par tous les belligérants pour permettre la victoire finale.
La guerre mobilise l’ensemble des économies et des sociétés et nécessite la mise en place d’économies de guerre dans les pays belligérants. Grâce aux accords de prêt-bail, les États-Unis contribuent à l’organisation de la guerre totale chez les Alliés dès 1941, puis le président américain Roosevelt rend public le 6 janvier 1942 le Victory Program qui doit faire des États-Unis « l’arsenal des démocraties ».
L’économie de guerre des régimes fascistes est fondée sur l’exploitation des territoires conquis et de leurs populations. Ainsi, l’Europe sous domination nazie en 1942 est pillée et asservie. L’Allemagne réquisitionne les matières premières et les produits alimentaires. Pour remplacer les travailleurs allemands partis au front, elle a recours aux prisonniers de guerre, aux déportés des camps de concentration et à une main d’œuvre qui est prélevée dans tous les territoires occupés (STO*).

La science au service de la guerre

La guerre accélère les innovations technologiques (radar, moteur à réaction…) et met en œuvre des moyens de destructions de plus en plus puissants (chars, bombardiers, fusées V1 puis V2 allemandes…). Les progrès scientifiques dans l’armement rendent possible les massacres à grande échelle, notamment par voie aérienne. Un pas décisif est franchi avec la mise au point par les États-Unis de l’arme nucléaire aux capacités de destruction inégalées.

C) Une guerre d’anéantissement

Les victimes militaires

Des millions d’hommes sont mobilisés dans les armées. La modernisation des armements (chars d’assaut, fusils-mitrailleurs, mines, obus…) provoque des pertes considérables. Le sort des prisonniers de guerre, particulièrement dans l’Est de l’Europe et en Asie est terrible. Ainsi, persuadée de devoir anéantir la menace communiste, l’armée allemande est sans pitié envers les prisonniers de guerre soviétiques. On estime que sur plus de 3 millions de prisonniers de 1941, 2 millions meurent de faim, d’épuisement ou sont liquidés.

Les victimes civiles

Mais ce sont surtout les populations civiles qui sont devenues des cibles. L’extermination des Juifs et des Tziganes dans des ghettos et des camps est froidement organisée par l’Allemagne nazie. Les armées n’hésitent pas à faire subir aux populations civiles des représailles sanglantes, à massacrer des otages ou des prisonniers de guerre. En Asie, les Japonais prennent la ville chinoise de Nankin en 1937 et se rendent coupables du premier massacre de la Seconde Guerre mondiale (100 000 personnes tuées). En France, le 10 juin 1944, le village d’Oradour-sur-Glane (Limousin) est entièrement brûlé et la population massacrée par une division SS. Les armées utilisent surtout les bombardements stratégiques massifs de terreur sur les populations civiles pour briser la résistance ennemie et remporter la victoire. C’est ce qui explique les lourdes attaques aériennes de l’aviation allemande contre les villes anglaises à partir de 1940 ou des villes allemandes par les Alliés à la fin de la guerre (comme à Dresde le 14 février 1945, 35 000 morts). De même l’utilisation au Japon de la bombe atomique sur Hiroshima a fait 70 000 morts, celle sur Nagasaki 80 000 morts, sans compter les victimes ultérieures (radiations…).

Un bilan sans précédent

Le bilan humain est extrêmement lourd : sur plus de 50 millions de morts, les civils sont frappés autant voire plus que les militaires dans certains cas. L’Europe est particulièrement touchée avec presque 35 millions de morts. En URSS, les pertes humaines s’élèvent à plus de 20 millions dont plus de la moitié de civils (au total, 14 % de la population). En Pologne, en raison du génocide, 16 % de la population a disparu, dont une immense majorité de civils. Le sort subie par la Pologne a donné son nom à la politique de polonisation.
En Asie, la Chine compterait entre 6 et 8 millions de morts et le Japon 3 millions. Il s’agit de soldats tués sur les champs de bataille mais aussi de résistants et otages fusillés, de déportés exterminés, de civils tués dans les villes ou sur les routes bombardées.

Définitions

Anomie : absence de règles, de normes, de lois.

Antisémitisme : haine des juifs définis comme une « race »

Armistice : cessation temporaire des combats. Si la paix n’est pas signée, les combats peuvent reprendre.

Arrière : populations ne prenant pas part aux opérations militaires mais qui peuvent participer à l’effort de guerre.

Axe : l’Allemagne, l’Italie et le Japon, liés par un pacte tripartite en septembre 1940.

Blitzkrieg : (guerre éclair en allemand) bombardements aériens préparant l’attaque des divisions blindées qui percent le front pour obtenir une victoire rapide et décisive.

Blocus : dispositif visant à couper le ravitaillement (nourriture, armes, matières premières) ou les communications de l’ennemi.

Camp de concentration : lieu de détention où l’on enferme les populations considérées comme ennemies de l’État. Ce sont en général des camps de travail forcé.

Camp d’extermination : camp de concentration où la mort est programmée et organisée de façon industrielle

Déportation : peine consistant à déplacer un individu ou un groupe dans un lieu

Ersatz : copie d’un produit manquant, souvent de moins bonne qualité

Front : zone de combat entre les belligérants

Guerre de mouvement : phase des combats privilégiant les offensives et durant laquelle le front est encore mobile

Guerre de position : phase des combats pendant laquelle les armées sont retranchées derrière des lignes fortifiées ou enterrées dans les tranchées

Guerre totale : conflit mondial qui mobilise à un degré jamais atteint toutes les ressources disponibles d’un État (humaines, militaires, économiques, scientifiques et culturelles)

Munitionnettes : femmes produisant des munitions dans les usines durant la Première Guerre mondiale.

Mutineries : refus d’obéir à des ordres au sein d’une armée

Office central de sécurité du Reich : organe principal de la SS qui regroupe toutes les polices allemandes.

Prêt-bail : loi adopté par le Congrès des États-Unis en mars 1941 qui autorise le Président à vendre et à prêter du matériel de guerre et toutes marchandises aux États en guerre contre l’Axe.

Propagande : action exercée sur des individus pour les convaincre de la supériorité d’une idéologie ou d’une politique.

STO : service du travail obligatoire, institué en 1943 par le régime de Vichy, il mobilise les hommes entre 20 et 23 ans pour travailler dans les entreprises allemandes.

Tranchées : fossé protégé par des barbelés dans lequel les soldats vivent et combattent.

Triple-Alliance : alliance militaire de l’Allemagne, de l’Autriche-Hongrie et de l’Italie (en 1914, l’Italie reste neutre avant de changer de camp en 1915)

Triple-Entente : alliance militaire de la France, du Royaume-Uni et de la Russie.

Sujets de composition

1) L’expérience combattante dans la Première Guerre mondiale

2) Combattants et violences de guerre (1914-1918)

3) L’expérience combattante, survivre et tenir au front

4) La Première Guerre mondiale, une guerre totale

5) La vie quotidienne des soldats durant la Première Guerre mondiale

6) L’affrontement des deux camps dans une guerre totale, 1914-1918

7) Les causes de la Première Guerre mondiale

8) Expérience combattante et guerre totale

9) La Seconde Guerre mondiale : guerre d’anéantissement et génocide

10) Le génocide des Juifs et des Tsiganes

11) L’extermination des juifs durant la Seconde Guerre mondiale

12) La Seconde Guerre mondiale : guerre d’anéantissement et génocide

13) L’Europe sous domination nazie durant la Seconde Guerre mondiale

14) Les civils, victimes de guerre pendant les deux guerres mondiales

15) Les violences de guerre pendant les deux guerres mondiales

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