Accueil » Philosophie, Vidéos

L’épreuve écrite de philosophie : élaborer un plan

Par LeWebPédago Publié le 27 février 2008 Pas encore de commentaire Partager

L’importance du plan

La rédaction du devoir de philosophie requiert rigueur et organisation : rigueur dans la définition des termes et des concepts du sujet, organisation de la pensée à travers le plan. Faire un plan n’est pas une démarche stérile, ce n’est pas une simple “présentation” de la copie.

Le plan se compose dans la plupart des cas de trois parties, chacune étant reliée par une transition. La transition reprend le problème développé dans la partie précédente et enchaîne sur le problème suivant. Elle permet de ne pas passer abruptement d’une partie à l’autre.

Comment élaborer un plan ?

Il y a différents types de sujets : il y aura donc différents types de plan.
Dans la vidéo qui suit, L. Hansen-Love, professeur de philosophie en terminale, rappelle les différents types de plan possibles en fonction du sujet.

flashObject.addParam("wmode", "transparent");

1) Le plan classique, dit plan dialectique : Thèse, Antithèse, Synthèse.
Tout le monde a entendu parlé de ces trois termes. Mais que signifient-ils vraiment ? Ce plan est le plus classique.
La première partie, la thèse, répond “oui” à la question posée par le sujet.
La seconde, l’antithèse, répond “non”.
La troisième partie, la synthèse est la plus compliquée à élaborer. En effet, la synthèse n’est ni un compromis, ni un mélange. C’est en général une reformulation du problème, une nouvelle façon de l’aborder qui fait avancer la question.

Exemple de plan à partir du sujet : L’homme s’accomplit-il dans le travail ?
Première partie – La thèse : Oui, l’homme s’accomplit dans le travail.
Deuxième partie – L’antithèse : Cependant, le travail est une contrainte pour de nombreux hommes.
Troisième partie – La synthèse : Qu’entend-on par homme ? Humanité dans son entier ou individu ? D’autre part, à quelles conditions l’homme peut-il s’accomplir ?
La synthèse, on le voit dans cet exemple, est bel et bien un nouvel éclairage apporté au sujet, qui permet de dépasser la simple alternative oui/non.

2) Certains sujets appellent simplement la réponse… “oui” !
Par exemple, le sujet L’oeuvre d’art peut-elle se prêter à plusieurs interprétations ? appelle évidemment une réponse affirmative. Il faudra étayer et développer celle-ci afin d’éviter le simple catalogue de réponses : pour cela, il faut problématiser, c’est-à-dire faire ressortir des contradictions.

3) D’autres sujets s’apparentent à des questions de cours.
La tentation est grande de réciter ce que l’on a appris, en donnant le plus de références possibles. C’est une mauvaise démarche.
Pour le sujet : Quel rôle joue l’expérience dans la connaissance humaine ?, il ne s’agit pas de faire un exposé historique des différentes doctrines empiristes, rationnalistes, etc. Là encore le maître-mot est… la problématique ! Pour répondre à ce sujet, il est fécond de chercher les domaines d’application de cette hypothèse selon laquelle l’expérience jouerait un rôle dans la connaissance : dans la vie de tous les jours (on écoute les plus expérimentés pour avancer dans la vie), dans les sciences expérimentales. Que faire alors de l’expérience en philosophie ?

Les liens utiles

  • L’importance de la problématique expliquée par L. Hansen-Love.
  • D’autres exemples de construction de plan de la dissertation de philosophie par Serge Durand, professeur au lycée Léonard de Vinci.
  • Faire une dissertation en philosophie : des explications en vidéo.

Trouvez des cours particuliers par des profs de l'Education nationale avec notre partenaire Bordas

Faites un commentaire !

Faites un commentaire ou un trackback depuis votre blog. Vous pouvez aussi suivre ces commentaires par fil RSS.

Soyez sympa, pas de spam ou de hors sujet ;-)

aire

Vous pouvez utiliser votre gravatar, enregistrez vous à Gravatar.