Tout d’abord, le sujet :
Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond ?
Une proposition de correction gratuite, rédigée par Nathalie Sarroul, prof de philo (Montélimar).
Les notions au programme :
Vérité – Raison – Philosophie – Métaphysique
La problématique :
Le
sujet demande de s’interroger à la fois sur ce qu’on entend par «
science »et sur « les connaissances » qu’elles peuvent nous donner
(statut des connaissances scientifiques). Le sujet présuppose aussi que
« les sciences » peuvent répondre à certaines questions.
Les difficultés / pièges à éviter :
• Faire un catalogue des questions sans réponse
• Réduire la science aux sciences de la nature, au domaine scientifique
Les références pertinentes :
• Auguste Comte et la loi des trois états
• Popper
Le plan :
I. Oui, si on entend par science les sciences dites expérimentales, le domaine scientifique.
A.
Elles répondent à la question du « comment », les relations invariables
des phénomènes comme le disait Comte. Elles ne traitent que de
l’observable : est exclue la réponse à la question du « pourquoi » et
du « pour quoi ». Ces questions sont laissées aux croyances et aux
religions et à la philosophie.
Les questions métaphysiques/existentielles ne sont donc pas des questions auxquelles peuvent répondre les sciences.
B.
Le principe de la science est d’expliquer le particulier par le
général, l’universel : la science ne peut donc répondre aux questions
ne concernant que l’individuel, l’intime.
C. Le domaine de la
morale semble aussi exclu du domaine de la science : seul face à ses
choix, il n’y a pas de science du bien et du mal. Les sciences
concernent les faits non les valeurs. Elles ne peuvent et même ne
doivent répondre à la question du “que dois-je faire?”
D. La question du sens. Merleau-Ponty : « la science rend le monde disponible, l’art le rend habitable. »
II. Mais la science, le savoir ne se réduisent pas au domaine scientifique.
A.
Les sciences humaines, la philosophie, la psychanalyse répondent aux
questions que ne couvrent pas les sciences expérimentales
B.
Il faut distinguer le savoir rationnel du savoir intuitif. On pourra
évoquer la notion de vérité du cœur et de la raison chez Pascal.
C. Enfin une partie du savoir découle de l’expérience, du vécu.
donc si on ne réduit pas la science aux sciences, on peut répondre à
davantage de questions. Autant de réponses qui vont s’ajouter à celles
que donnent les sciences, qui sans cesse progressent et répondent à de
nouvelles questions, auxquelles on ne les croyait pas capables de
répondre.
III. Les sciences apportent-elles vraiment des éléments de réponse ?
A. Y’a-t-il des questions auxquelles peuvent répondre définitivement les sciences ?
Problème de la vérification : « sciences corroborées » (Popper)
Problème de la correspondance avec le réel. La science est une simple manière de se représenter le monde.
Principe
de la fermeture cognitive : la neurobiologie ne peut rendre compte de
la pensée, même si les sciences ont aussi progressé dans ce domaine,
alors qu’on pensait jusque là qu’elles ne pourraient rendre compte que
de la matière.
B. Les sciences offrent des éléments de réponse
mais nous sommes seuls face à nos questions morales par exemple, face à
nos questions existentielles.
C. L’homme se pose toujours la
question du pourquoi, il ne se contentera jamais d’une réponse. Il
cherche toujours la cause de la cause, la fin des fins…



Faire un commentaire
Vous devez être connecté pour faire un commentaire.