Blog BD : Pétition pour la sauvegarde du prix fixe du livre

dessin prix fixe coul

Appel pour le livre publié par Le Monde dans le numéro daté du mercredi 2 juillet. Pour signer :

http://www.lekti-ecriture.com/signezpourlelivre/?petition=2

POUR LE LIVRE
Des amendements proposés par des députés de la majorité parlementaire lors de l’examen du projet de loi de modernisation de l’économie ont ouvert un large débat sur la loi du 10 août 1981 relative au prix du livre, dite « loi Lang ». 

Les professionnels du livre, auteurs, traducteurs, éditeurs et libraires, rejoints par les bibliothécaires et de nombreux acteurs du livre en régions, ont expliqué d’une même voix que ces amendements remettaient en cause la loi de 1981 et menaçaient les équilibres du marché du livre, ainsi que la diversité de la création et de l’édition françaises. Leur mobilisation a été relayée par des membres du gouvernement. Madame Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication, a souligné combien cette loi restait un outil indispensable pour protéger la littérature.

Madame Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, quant à elle, a indiqué ne vouloir changer ni la politique du livre ni le système législatif actuel. Les acteurs du livre sont néanmoins inquiets car beaucoup d’idées fausses sont colportées sur la loi par quelques multinationales du commerce culturel. Le lobbying qu’elles exercent auprès des parlementaires est à l’origine de ces amendements. Il vise à déréguler le marché du livre afin d’imposer un modèle commercial basé sur une volonté d’hégémonie et une stratégie purement financière.

Derrière leurs arguments démagogiques mêlant modernité, défense du pouvoir d’achat et même écologie se cache un combat contre la création, la diversité, la concurrence et l’accès du plus grand nombre au livre. Ce modèle culturel français, nous y sommes pour notre part indéfectiblement attachés. Ses vertus sont multiples. Avec plus de 2500 points de vente, le réseau des librairies est dans notre pays l’un des plus denses au monde. Il permet, aux côtés du réseau de la lecture publique, un accès au livre aisé et constitue un atout important pour l’aménagement du territoire et l’animation culturelle et commerciale des centres-villes.

Ce réseau de librairies indépendantes cohabite avec d’autres circuits de diffusion du livre, les grandes surfaces culturelles, la grande distribution, les clubs de livres ou Internet. Depuis de nombreuses années et à l’inverse d’autres secteurs culturels comme le disque ou la vidéo, le marché du livre se développe sans qu’aucun circuit n’écrase ses concurrents. Chaque circuit joue son rôle et le consommateur bénéficie d’un véritable choix.

Pour la création et l’édition, cette densité et cette variété des circuits de vente du livre offrent à chaque auteur et à chaque livre le maximum de chances d’atteindre son public, qu’il s’agisse d’un premier roman, d’un ouvrage de recherche, d’un livre pour enfant, d’une bande dessinée, d’une œuvre traduite, du dernier roman d’un auteur connu, d’un livre pratique ou d’un ouvrage scolaire. Tous les livres pour tous les publics, voilà notre modèle. 

Ce modèle, c’est la loi du 10 août 1981 sur le prix du livre qui en est le pivot et le garant. En permettant d’infléchir les règles du marché afin de tenir compte de la nature culturelle et économique particulière du livre, elle passe aujourd’hui pour l’une des premières véritables lois de développement durable. Elle confie à l’éditeur la fixation du prix des livres qu’il publie. Les livres se vendent au même prix quel que soit le lieu d’achat, dans une librairie, une grande surface ou sur Internet, durant au moins deux ans. Ce système évite une guerre des prix sur les best-sellers qui ne permettrait plus aux libraires de présenter une offre de titres diversifiée ni aux éditeurs de prendre des risques sur des ouvrages de recherche et de création qui ont besoin de temps et de visibilité dans les librairies pour trouver leur public.

De surcroît, le prix unique fait baisser les prix. Contrairement aux idées reçues, les chiffres de l’INSEE montrent en effet que depuis une dizaine d’années les prix des livres ont évolué deux fois moins vite que l’inflation. En favorisant la richesse, la diversité et le renouvellement de la création et de l’édition, en lieu et place d’une standardisation si courante dans de multiples secteurs aujourd’hui, en permettant une variété et une densité de points de vente du livre particulièrement remarquables, en privilégiant une véritable concurrence au détriment de la « loi de la jungle » et en maintenant des prix beaucoup plus accessibles que dans la majorité des autres pays développés, le prix unique du livre est une chance pour le consommateur, pour le lecteur et pour notre culture. 

La loi du 10 août 1981 n’est ni obsolète ni corporatiste. Si elle mérite un débat, c’est pour la rendre plus vivante et plus forte encore. 

BD La Fureur du FOOT : Sortie Nationale !

couv fureur du foot
couverture Fureur du Foot

La première sortie de “La FUREUR du FOOT” eu lieu en 2003. Malheureusement, la vie comptée de l’éditeur de l’époque empêcha une diffusion du livre étendue. Aujourd’hui, IDEES+ réédite cet ouvrage de référence pour les amateurs de football, et non content d’en rester là, en fait une collection avec titres à suivre : LA FUREUR du SPORT ! Tout un programme….Voici l’annonce :

Nouvelle collection humour d’Idées+ / Le Fun en Bulle
Tome 1 : La Fureur du Foot ! de Paul GLAUDEL.
Série de gags BD autour du thème du Football, mettant en scène un supporter et sa ‘’Minoune’’.
Nous rebondissons de retournés acrobatiques en rêves nourris d’applaudissements, d’ambiances de stades en tournées générales, de retours de matches en soirées télé, de calcul de la moyenne anglaise en buts en finale de Coupe du Monde…Vivez avec Stéphane Club Supporter, sa Fureur du Foot !!!
Album cartonné – Format 22 x 32 cm - 48 pages – 10 €
Une vraie réussite !
Parution le 1er Mai 2008

Pour le commander, simple : Cliquez sur http://www.ideesplus.fr/ et suivez le guide !

Ah, oui, petites précisions :
La “Minoune” est une préfiguration de mon épouse Dominique ( moralement ) et je lui dédie cet album.

Avant et durant l’Euro 2008 ( et après ) , je vais entamer une série de dédicaces, et donc je serais :
17/18 mai Villeurbanne ( INSA ), 31 mai Montpellier ( Comédie du livre ), 6 juin FNAC Belfort, 7 juin FNAC Mulhouse,, 11 juin FNAC Avignon, 13 juin Bruxelles EUROCLAER Bank, 14 juin Waterloo Lib.BEDEBOX, 18 juin FNAC Monaco, 21 juin Nîmes Géant CASINO, 22 juin Palavas fest.BD, 25 juin FNAC Aix-en-Provence, 27-29 juin Aubenas Fest.BD, puis dans l’été La Fouillade, Contern (Lux. )Solliès, Roquebrune…etc…Renseignez-vous sur opalebd.com au fur et à mesure !

Et le tome 2 de la fureur du Sport est déjà annoncée : La FUREUR du RUGBY ! Tout un programme…

Festival BD IDBulles FNAC Marseille La Valentine !

Comme vous le savez, les week-end sont parsemés de festivals BD et justement, en ces 14 et 15 mars 2008, il y avait une manifestation conjointement organisée par IDEES+ et la FNAC La Valentine. On était à Marseille et il faisait beau…Hélène Parmentier et Franck Coste immortalisaient cet événement par quelques clichés que je vous présente…idebulles fnac 1
photos H.Parmentier et F. Coste 1

Kéramidas, Mourier, Ballin, Alliel, Espinosa, Coll, Bessadi, Reina avaient amené leurs couleurs et crayons pour le plus grand plaisir des lecteurs attentifs, Serge Fino était venu avec sa charmante scénariste Adeline Blondieau , Hélène Parmentier nous adressait son plus beau sourire, pendant que Roger Brunel me faisait la conversation mettant du volume dans ses pastiches ! idebulles fnac 2
photos H. Parmentier et F. Coste 2

Retrouvailles avec le sémillant FranK Margerin, connaissance avec l’illustrissime Anne Hofer, respect avec l’imposant Hervé, intermittant musclé du groupe I AM…Et pour finir, la photo de groupe avec les rescapés de la journée, fatigués mais heureux ! Un bon week-end BD !

BD Anniversaire : 25 ans de métier !

 

estelle glaudel et tonton paul
estelle glaudel et tonton paul

1983 ! Bon sang ! Je me souviens…Il y a 25 ans, je quittais la Fac de lettres, pour devenir illustrateur pour une société de communication d’entreprise audiovisuelle et dessinateur professionnel par la même occasion. Et elle était belle, car l’activité me laissait suffisamment de temps pour préparer mes projets BD, ceux qui allaient m’apporter argent, gloire et pots de moutarde, ceux avec ces frises de personnages colorés qui consacrent leur succès et leur notoriété…

En attendant ce moment fatidique, les véhicules sous-marins de la Comex, les chariots élévateurs de la Shell, les ouvriers “ récurants ” d’Onet ou les paperassiers des lois Auroux n’avaient plus aucun secret pour moi ! Quelques courtes années me permirent de concocter des dossiers BD fulgurants, pour me faire enfin remarquer des éditeurs qui publièrent mes premiers albums…

Là, en les réalisant, j’apprit mon métier en affinant mes techniques, en essayant encres et stylos, papiers et autres matériaux, pour arriver à la méthode que j’emploie aujourd’hui pour réaliser mes BD, méthode que j’explique de long en large dans les manuscrits de cours sur la BD que j’ai réalisé pour LIGNES ET FORMATIONS. ( Voir par ailleurs.)

Pourtant, lorsque que je pense à toutes ces années, ce ne sont pas les heures passées en solitaire pour dessiner toutes ces planches qui me viennent à l’esprit, mais toutes les rencontres que j’ai fait dans le monde de la BD ! Dessinateurs ou auteurs que j’ai lu dans mon enfance ou collègues contemporains, lecteurs ou collectionneurs, simples passants ou bénévoles, ce sont ces moments partagés avec eux dont je me souviens…Certains articles de ce blog BD ont déjà largement évoqué certains d’entre eux, mais en voici d’autres :

Les premières rencontres avec François Walthéry ( Natacha, hôtesse de l’air ), mon dessinateur préféré, que je revois toujours avec plaisir comme un vieux copain de régiment, les nuits passées sur la montagne Sainte-Victoire, près d’Aix, avec Claude Ecken, mon premier scénariste, pour des repérages d’une BD qui ne vit jamais le jour…Sans oublier le professeur Choron qui baissa son pantalon lors du premier festival BD où j’emmenais ma femme, Guy Vidal à Paris qui nous reçoit sans rendez-vous chez Dargaud, Roger Widenlocher ( Nabuchodinosaure ) toujours à faire le clown et dans son numéro favori où il remplace au pied levé le garçon du restaurant, mégot au bec et torchon au bras !

Et aussi, la ballade tout en haut du Pont-du-Gard avec Michel Faure ( Les fils de l’Aigle ) et mon vertige, les gentils organisateurs de l’est Denis Gerhart ( Illzach ) et Bruno Kolanek ( Audincourt ) , qui m’offrit mon premier “ pot de moutarde ”, une tournée allemande bien arrosée avec Jigounov ( Alpha ), le vernissage de la BD de l’OM au stade Vélodrome avec Eric Di Méco et Jean-Philippe Durand, l’Opération 2001 en suivant avec tous ces gens formidables du Lion’s et du Rotary se dévouant corps et âme pour des enfants malades, une réunion de travail avec Jacques Laffite, épatant, et une copine de dédicace nommée Mylène Demongeot, avec qui je correspond toujours via Internet !

Et mes coups de cœur pour Anne et Régis de Versailles, Jean-Loup Crépin-Leblond, informaticien et apiculteur, Joëlle Wintrebert ( Les Olympiades truquées ) écrivaine, Emmanuelle Mussi la documentaliste de Tarare, Christian Fédérici et Jean-Luc Legrand ( Sans oublier Jean-François Pons ! ) de Bagnols/Cèze, mon principal collaborateur et coloriste Simon Queméner, Jean-Blaise Djian mon nouveau scénariste, Franck Coste et Georges Grard, deux de mes nouveaux éditeurs et Dominique Gyselincq, mon ami belge, une fois et même plusieurs !

Sans oublier des veilleurs de nuit à qui j’ai confié ma vie, un chauffeur de navette à Angoulême qui moyennant 20 euros me ramène à 3 heures du mat à mon hôtel perdu à 30 kms, le gars qui m’a ramené “ L’Equipe ” à Charleroi, le couple de lecteurs BD parisiens qui arrivèrent chez moi le 11 septembre 2001 et qui suivirent avec moi en direct le crash du deuxième avion ! Tout ça crée des liens…Et tant d’autres !

Bien sûr, il y a les proches, les membres de ma famille, mes autres amis et ma femme, Dominique…Mais je n’ai pas dit mon dernier mot ! Je prépare d’autres albums, je vais faire d’autres festivals et je fais partie des Amis d’Hercule Poirot sur Yahoo, et du réseau Internet Viadéo. Autant d’occasions de rencontrer des gens formidables…Sans compter mes relations au bistrot de mon village !

Voilà, 25 ans de métier bien remplis ! Vive la BD !

Les VOEUX 2008 du Blog BD !

©Paul Glaudel

Meilleurs voeux à tous pour cette nouvelle année, la 2008, version chrétienne ! Et je tenais à féliciter tous les animateurs de ce blog, à commencer par tous ces élèves posant questions et évoquant souvent tous les soucis rencontrés par cette damnée option d’ Arts plastiques…

Merci aussi à Lanie, rédactrice de plusieurs articles, à Claire De la Rochefoucauld, éditrice et cheville ouvrière de ce blog surtout en cas d’urgence, et à tous ces visiteurs amateurs de foot du “Phocéen.fr” qui ont fait exploser mon compteur !

Pour commencer l’année, quoi de mieux que de regarder le bilan de l’année précédente, et un petit pdf de Gilles Ratier, secrétaire de l’ACBD, vous fera un bilan chiffré de cette année de Bande Dessinée : © ACBD / Gilles Ratier

Vous serez à même de juger par vous même chiffres et statistiques, et de bien noter les meilleurs tirages de l’édition BD, tirés vers le haut par XIII, Titeuf et Naruto !

En prime, un petit lien vers le site du festival d’Angoulème, du 24 au 27 janvier 2008 : http://www.bdangouleme.com/

©festival 2008 Angoulème

A bientôt pour de prochains articles sur la BD mais comme le début d’année est une période de promesse, la mienne est de vous concocter un bon article référence sur les épreuves d’Arts plastiques au bac 2008 !

Mais chut, on y travaille tranquillement…Bonne année 2008 !

BD LOISEL « Le Grand Mort T1 » Interview JB DJIAN

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Depuis une dizaine d’années, Jean-Blaise DJIAN est scénariste de Bandes dessinées. Il s’est fait d’abord connaître avec ” FATAL JACK “, ” Fleurs Carnivores“, et ” Le Maître du Hasard ” chez SOLEIL Productions

Depuis vos années ” Soleil “, quelles sont vos principales séries et chez quels éditeurs ?

Il y a eu un triptyque intitulé ” Tard dans la nuit ” drame policier dessiné par Voro, un ami québécois, paru aux éditions Vents d’Ouest.

Il y a le triptyque ” Chito Grant “, un western dessiné par David Etien. Le 3 ème et dernier tome devrait paraître aux éditions Emmanuel Proust courant 2008.

Et pour finir, ” La Tombelle “, un triptyque steampunk dont le tome 2 devrait paraître courant 2008 aux éditions EP, dessiné par Julien Famchon

Comment est né le projet du ” Grand MORT ” ?

Régis Loisel avait la trame de cette histoire, et un jour, ça devait être vers 1998, alors qu’on discutait de choses et d’autres au téléphone, il me dit ” Ton éditeur” ( Ed Soleil) vient de me proposer de faire une série chez lui en tant que scénariste, il a même trouvé un dessinateur pour la réaliser, mais je n’en ai pas le temps. “. Je lui ai alors répondu que s’il le souhaitait, je pouvais lui donner un coup de main pour le découpage.

Le lendemain, Régis m’a appelé et m’a dit d’accord. On s’est alors mis à travailler. Laurent Cagniat, le dessinateur pressenti par l’éditeur s’est mis à faire quelques recherches, mais un jour, il est tombé malade, et a jeté l’éponge. Le temps a passé, on croyait que le projet était tombé à l’eau quand Vincent Mallié a postulé.

Comment s’organise le travail avec Régis Loisel et Vincent Mallié *?

Avec Régis on travaille en ping pong enfermés dans une pièce. Régis est extrêmement rigoureux et va au fond de chaque chose pour que tout soit d’une logique implacable, ensuite, on transmet notre travail à Vincent qui le lit, nous fait ses remarques, puis dessine.

L’an dernier, pour peaufiner le tome 1 et commencer le 2, il était avec nous au Québec, et participait à l’élaboration du découpage tout en dessinant. Il participait aux discussions ” scénaristiques ” et a amené quelques idées que nous avons trouvées très intéressantes.

Vos projets futurs ?

Hormis ceux dont j’ai déjà parlé, il y aura ” Les yeux d’Edith “, une histoire d’amour villageois dans la Normandie des années 50 / 60, en deux tomes dessinée par Nicolas Ryser pour les éditions Vents d’Ouest.

Le tome 2 du ” Grand mort “ qui devrait paraître chez le même éditeur en août.

Le tome 1 des ” Quatre de Baker street ” une série policière victorienne avec des enfants des rues, co scénarisée avec Olivier Legrand, toujours pour les éditions Vents d’Ouest.

Un one shot sur la vie d’un boxeur né en France mais prisonnier pendant plus de vingt ans en URSS, dessiné par Nicolas Brachet, aux éditions EP.

L’inspecteur Lecoq ” l’adaptation d’un roman d’Emile Gaboriau, le père du roman policier, dont se sont inspirés Conan Doyle, Agatha Christie et de nombreux autres. Ce sera dessiné par Alain Paillou et paraîtra aux éditions EP.

Quatre adaptations de romans pour les éditions Adonis :

Le capitaine Fracasse ” dessiné par Bruno marivain.

Le livre de la jungle ” dessiné par Tieko.

Don Quichotte ” dessiné par Paul Glaudel.

Le rouge et le noir ” dessiné par Toni Fejzula.

Et enfin, tout récemment signé ; ” Vic Valmont ” le tome 1 d’une série policière dessinée par Paul Glaudel pour les éditions Joker.

Merci, Jean-Blaise Djian !

JB Djian

*Régis LOISEL est par ailleurs l’auteur de la série PETER PAN ( 6 tomes ) chez Vent d’Ouest et le dessinateur-créateur de la série LA QUETE DE L’OISEAU DU TEMPS, scénarisée par Serge Letendre.

LE GRAND MORT T1 est réalisé par Mallié/Loisel pour le dessin, par Lapierre/Loisel pour la couleur, et par JB Djian/Loisel pour le scénario et les dialogues. Il est édité par Vent d’OUEST.

Vous pouvez commander directement cet album par ce lien FNAC.


 

BD :Passer pro…

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“ Une journée de la vie d’un dessinateur de BD professionnel ” vous a rendu compte de l’emploi du temps varié et multiple d’un auteur de Bandes Dessinées. Mais pour accéder à cette activité et gagner sa vie avec, comment faire ?

Tout démarre à l’adolescence ou tout au moins quand on commence à publier en amateur dans un fanzine, sur un site web ou dans un journal d’entreprise. Vos amis et collègues connaissent votre coup de crayon et  le téléphone sonne de temps en temps pour une affiche, une carte de visite ou un logo. Savoir établir un prix quand on y connaît rien, c’est pas compliqué mais comme vous avez affaire à un ami, une connaissance ou un inconnu, une gène peut s’installer au moment de demander un prix. Voici un petit barème moyen pour vous en donner une idée :

Dessin-illustration simple en noir et blanc : A partir de 30 euros. C’est le minimum…Et un dessin de presse vaut 40 euros en moyenne.

  • Dessin-illustration en couleur en couleur : A partir de 45 euros et même 75 pour un faire-part de mariage ou un carton officiel.
  • Strip BD ( 3 cases ) noir et blanc ou couleur : A partir de 100 euros, voire 150 si c’est en réaliste avec décor et tout.
  • Planche BD : 180 euros minimum s’il y a beaucoup de planches. Le scénario ( 75 minimum ) et la couleur ( minimum 65 euros ) sont en plus. Mais cela peut monter jusqu’à 400 euros la page, rien que pour le noir et blanc ! Pour les petits formats genre manga, 2 pages valent une.
  • Affiche : De 150 euros pour un petit ou moyen format, jusqu’à 2000 euros pour un grand événement, et plus pour une affiche de Cinéma !

Voilà des prix de départs. Bien sûr, vous serez à même de faire des cadeaux à vos amis, et des ristournes à vos relations. Pourtant, faites attention : Il y a des tapeurs ou des pleurnicheurs partout, voire des personnes qui pensent que le dessin ou la BD en général, ça n’a pas de valeur ! Alors, faites preuve de psychologie dans vos contacts et écoutez un peu votre clientèle éventuelle si elle ne vous prend pas pour un imbécile…Si cela n’a pas de valeur pour certains, laissez-les dessiner eux même ce dessin dont ils ont tant envie ! Et quelquefois, selon la sympathie, n’hésitez pas à faire du troc de vos dessins, contre un bon repas, un logiciel de jeu ou une bonne bouteille de bon vin !

Une fois que vous avez estimé que vous pouvez vous lancer dans cette activité à plein temps, vous essayerez de planifier quantité et qualité de vos travaux. Attendez de décrocher un contrat avec un éditeur de BD qui vous garantira les ¾ de vos revenus annuels. Référez vous à l’article sur ce blog, intitulé “ Faire un dossier BD…Et contacter un éditeur ! ”. Une fois cette opération réalisée, vous allez apprendre à :

  • Tenir un délai et estimer un temps de travail. Et s’organiser à travailler chez soi ! Pas facile…
  • S’engager sur une qualité de travail minima, en dessous duquel tout travail sera considéré comme bâclé ! Pas de blagues, on pourra refuser votre travail et le faire recommencer ! En étant payé une seule fois. Ce n’est pas une activité salariée normale, n’oubliez pas…
  • Trouver une méthode de travail : Techniques graphiques et narratives, recherches de documentation, concentration et inspiration, prise de notes…

Voici un fichier Word d’un contrat d’édition pour une série BD :

contrat d’édition bd

Et une fois que vous cumulerez albums BD à réaliser, affiches, illustrations et autres petits boulots, vous pourrez enfin vous déclarer à une caisse de cotisation sociales pour votre couverture, de l’URSSAF à la Maison des Artistes ou l’AGESSA ! Cherchez avec GOOGLE ! Puis renseignez-vous !

Voilà, ce n’est pas si dur de passer professionnel. Il suffit de le vouloir et d’avoir du travail ! Bien sûr, les aléas de la profession rend la vie incertaine, sauf quand on a du succès. Et là les euros coulent à flots…comme les créateurs de Titeuf, du Petit Spirou, XIII, Thorgal ou Astérix ! Qui sont milliardaires…!

Sinon, il y a d’autres portes qui s’ouvrent comme assistant, encreur ou coloriste…Sans oublier les reprises de personnages célèbres, tel ACHDé qui a repris Lucky Luke de Morris, ou BATEM qui a repris le MARSUPILAMI de Franquin (qui lui-même avait repris Spirou de…JiJé ! ). Et moi-même, j’ai été assistant de Pierre SERON sur les “ Petits HOMMES ” et fait quelque essais sur le personnage ci-dessous…

essai gaston

Bon courage et bonne chance, mais dans tous les cas, c’est l’assurance de faire un métier formidable : Dessinateur de Bandes Dessinées !

60 Cartoons du PHOCEEN !

 Souvenez-vous : Fin avril 2007, j’étais sollicité par l’équipe du Phocéen, site N°1 des supporters de l’OM, pour réaliser des cartoons illustrant la vie quotidienne du club français le plus célèbre de la région marseillaise et du monde !

Je prenais ma tâche à cœur et c’est 60 premiers dessins qui virent le jour, les enchaînant avec plus ou moins de verve selon l’inspiration du moment et l’actualité footballistique du jour.

Vous jugerez vous-même du résultat, car la nouvelle est tombée : Un recueil de ces 60 premiers dessins est disponible depuis le 15 novembre, via une souscription pour les 200 premiers acheteurs, et assurant ainsi à l’éditeur, Idées+, une audience minima.

Voici donc les infos pour vous procurer ce livret-foot intitulé “ QUE DU FOOT APRES TOUT ! ”…

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  La préface est de Laurent Menel ( France Bleu Provence ) : J’avais rencontré Laurent pendant la campagne de promotion de “Si l’OM m’était conté” où nous parcourions les supermarchés pour vendre des BD, lui au micro et moi au crayon !

Ah, oui : Une partie des bénéfices, l’équivalant de 250 bouquins en fait, sera allouée à l’association NEUF DE CŒUR Créée par Jean-Pierre PAPIN.

>>> Pour vous procurer l’ouvrage :  http://www.ideesplus.fr  ( Aller à “Boutique” puis dérouler tout en bas…)

Les 200 premiers recueils ont été signés par l’auteur.

Format : 16 cm x 19 cm au prix de 8 € (+ frais de port). 

cartoon 030 bisPour tout renseignement contact@ideesplus.fr ou au 08 72 97 62 58

Et en plus de vous procurer ce recueil, allez sur le Phocéen.fr. pour y voir le dernier dessin : ( lien direct )

http://www.lephoceen.fr/

Et Allez l’OM !

Paul Glaudel.

Une journée d’un dessinateur de BD professionnel…

photo atelier bilal 

A quoi peut bien ressembler la vie d’un auteur de BD professionnel ? Comment vit-il et comment gère-t-il son emploi du temps ? Ce n’est pas ce que vous croyez…

Voici un petit texte genre monologue qui vous donnera une température sinon une ambiance de la vie de ces auteurs de “ petits miquets ”…

“  8 heures. Tiens, j’ai pas entendu le réveil…Je saute du lit et j’allume l’ordi. Le temps de prendre ma douche, je pourrais déjà regarder mes mails- j’attends la réponse de Simon pour le projet Foot et les pages de scénario de Robert. Robert, c’est mon scénariste. On s’est rencontré à une soirée et c’est comme ça qu’on a eu l’idée de créer Joë LAPIN.

9 heures. Rassie cette fougasse…J’imprime des gabarits tous prêts pour la planche 12 de Joë et j’appelle Robert – “  Pas mal, tes calembours. Tu as de la doc’ sur les ponts couverts en Amérique ? OK, je regarde dans “ La Route de Madison ”, le film… ” Pendant le coup de téléphone, j’ai mis en place le cadrage de la case 1. Le téléphone, c’est pas embêtant quand on dessine…

10 heures. J’encre mes lettrages de la page. J’ai promis de finir l’album en mars, et ce serait cool s’il n’y avait ce projet Foot dont je dois parler à personne. Sauf à Simon bien sûr, car je vais sous-traiter le dessin, me réservant les dialogues…Ca va me faire perdre du temps quand même, à superviser, faire les lettrages, tout scanner et gérer les envois. Pfiou ! Et en plus, je mets tout au panier ce matin, c’est pas si facile de dessiner un lapin !

Midi. Je lis les relevés de droits d’auteurs que j’ai reçu hier et mes projets d’investir dans une maison s’envolent de mois en mois. Faudrait que je crée une nouvelle série, plus commerciale, plus mode, plus tout quoi…Ah ! Une invitation par mail au festival de Rogival-le-Rotrou. Un week-end tout frais payé, en échange de centaines de dédicaces. Pas cher payé…Je vais en profiter pour prendre des photos de l’Abbaye de Chargnieux et donner rendez-vous à Charlotte et Henri, ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vus ! Ce sont de vieux copains de lycée…

13 heures. J’avale en vitesse un plat cuisiné réchauffé au micro-onde et je peux finir ma case 2. A ce train-là, ce sont tous les week-ends qui vont me passer sous le nez ! DRIIINNGGGG ! Téléphone…C’est Roger Mulder, le collectionneur belge. Il voudrait faire une expo-vente à Bruxelles pour le trimestre prochain. Il faut faire un dessin pour le carton d’invit’ plus signer tous les ex-libris. 300 signatures à la queue-leu-leu et à la fin, on a même oublié jusqu’à son nom !

15 heures. Je fais le cartoon de presse pour ma publication bi-hebdomaire sur un site de Judo avant de reprendre ma page de Joë Lapin. Scritch ! Heureusement, j’ai toujours des idées de gags et cela prend pas beaucoup de temps !

16 heures 30. Sais pas ce que j’ai, ça fait 3 fois que je recommence ce cartoon…Je vais sortir marcher un peu, ça me détendra. Tiens, y’a pas grand monde dans les rues…De retour, c’est la pêche et je tombe dessin sur dessin. Si j’en profitais pour démarrer ce nouveau projet, celui qui va m’amener gloire et succès ? Et ce conte que je promets à Mélanie depuis si longtemps ? C’est super d’écrire des histoires…

19 heures. J’ai pas vu l’heure passer, et j’ai fini de ce que je voulais…Dans un heure, j’ai rendez-vous avec Clara pour aller dans ce petit restaurant. Enfin, un peu de détente, même si je vais penser à mes “ cases ” tout le long du repas…

20 heures. Clara trouve que je fais une drôle de tête et que je devrais prendre des vacances ! Des vacances, tu parles, avec tout le boulot que j’ai ! Sans compter celui que je fais en plus, pour trouver la poule aux œufs d’or…Ah, oui ! Elle me dit que c’est dimanche et que le petit resto est fermé ! Je comprends pourquoi c’était si tranquille dehors…

22 heures. Clara travaille demain et doit rentrer chez elle…Bon, et si j’écrivais ce petit texte pour mon blog, où je raconte un peu la vie d’un dessinateur BD professionnel ? Ca me détendra un peu. Et comme demain c’est lundi, faut que je sois d’attaque car je vais mettre les bouchées doubles ! ”

Voilà. Alors, pas trop découragés ?

BD Première planche

Tout avait débuté dans l’article ( de la rubrique FAIRE UNE BD ) intitulé : ” Au commencement, il y avait le scénario…”. On racontait comment partir d’un scénario, faire son découpage ( choisir les images ) et aborder les difficultés qui se présenteraient…

J’avais choisi comme exemple un projet commun avec une jeune dessinatrice : LANIE. Et ce projet s’appelait “L’HEURE DE L’HOMME ROUGE”, mettant en scène une petite sorcière appelée “Véritas” ! Dans cet article-là, on posait le scénario ( téléchargez-le ! ), le premier rough ( sorte de pense-bête où on fait les croquis des images de la planche BD étudiée ) et les premières approches de ce travail BD... D’autres articles évoquèrent les recherches par des croquis et même la jeune dessinatrice vous livrait quelques petits secrets et impressions…

 Voici donc la page 1 de cette histoire de VERITAS, telle que l’a réalisé Lanie, en noir et blanc…

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 Vous voyez donc comment les problèmes ont été résolus par Lanie et ses choix…La vue en plongée de la case 1, avec des avant-plans imposants et des ombres évocatrices, la rentrée dans la maison par la fenêtre, le traitement de la marmite, le chat original, le placement des bulles, le choix des gros plans, la case défenestrée qui aère la page, la cuisine aux mille objets…

Voici en prime une version couleur de cette page…Toujours par Lanie.

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Et vous, qu’auriez-vous fait ? Je vous propose d’y réfléchir et même de vous y mettre ! Chiche…

Ah, oui : Depuis cette histoire, Lanie a évolué, fait d’autres choses et même des progrès. A présent, elle dessine Véritas autrement et en voici un échantillon…

nouvelle véritas

Voilà, la boucle est bouclée pour Véritas, et vous avez ainsi en quelques articles le processus de réalisation d’une vraie page de Bande Dessinée !