BD Des textes dans les Bulles !
Publié par paulglaudel dans Faire une BDNous avons récemment parlé de la réalisation d’un strip, « bande » dessinée en trois images en moyenne, et aussi du temps créé par le rajout de bulles dans l’article « Créer du Temps « , celui de la lecture…
Pour compléter ces chapitres où nous reviendront pour approfondir ces sujets, il était temps d’évoquer le symbole et le fer de lance du neuvième Art qu’est la BD : Les BULLES !
La création de la Bande Dessinée fait justement état de sa différence avec les illustrations commentées ou autres publications d’époque, par l’apparition systématique dans une BD outre-Atlantique de « bulles » avec des petites queues ! Cette Bande Dessinée s’appelait THE KATZENJAMMERS KIDS ( gamins voleurs de confitures ) crée par Rudolf Dirks en 1897.
Plus connue en France sous le nom de « PIM PAM POUM « , cette innovation atteint les autres créateurs des publications enfantines et c’est un nouvel Art qui va prendre son essor jusqu’à aujourd’hui, avec Astérix, Titeuf, Akira, Thorgal ou les Pokémons.( Et bien d’autres ! )
Ces bulles ont un sens, une utilité dans une histoire et nous allons voir comment elles sont régentées pour faire fonctionner la lecture de cette BD…
Quand on crée une historiette, un strip, une bande, on a déjà à l’esprit le caractère du ou des personnages en scène, et les quelques bribes de dialogues qui nous viennent comme ça. Pourtant, les dialogues se travaillent…On fait plusieurs essais, plusieurs versions, et on se retrouve même à répéter dans un coin quelques phrases apparemment idiotes, comme le faisait PEYO en réalisant les albums des Schtroumpfs : « Schtroumpf farceur, va donc me chercher le schtroumpf-bouchon, j’ai schtroumpfement soif ! » Et l’autre de répondre : « Va donc te le schtroumpfer toi-même, espèce de Schtroumpf ! » Et cet auteur de BD croyait schtroumpfement à ses dialogues en les faisant !
On a de plus, le souci de la concision, car les bulles occupent de la place, trop de place occupée, nuisent au dessin et l’étouffe. L’efficacité est donc de mise et chaque mot est pesé et compté.
De plus, comme on essaye d’informer les lecteurs de choses qu’ils ne connaissent pas d’avance, on cible au plus juste, les appellations et terme. Si c’est utile, il faut nommer le ou les personnages qui se parlent, et on peut évoquer aussi ce qu’on ne voit pas mais ce que doit comprendre le lecteur pour la fin du strip. Chaque chose doit être à sa place…
Petit truc pour illustrer cette évocation des bulles : Essayez de vous servir des syllabes pour évoquer des choses cachées, des sentiments ou un caractère. Comme pour donner des sons aux mots. Exemples :
Un gars costaud va s’appeler DUROC, et une boulangère, BLANDINE.
Pour exprimer de la dureté, vous parlerez en utilisant les mots : Robert, Râteau, et d’autres mots commençant ou contenant GR, VR, TR, etc.
Ecoutez les « sons » suggérés par les syllabes et recherchez des mots adéquats. Idem pour tous les autres sentiments et traits de caractères que vous voulez suggérer.Bien entendu, il y a les jeux de mots, faits pour rigoler et remarquez que le mot « Rigolo » est…rigolo ! C’était quelques bases sur des dialogues BD mais on y reviendra bien sûr, car c’est un Art complexe et il faut longtemps pour tout bien assimiler…
D’ailleurs, petit exercice : Trouvez les textes des bulles vides pour les 4 dessins ci-joints. Creusez-vous la cervelle, amusez-vous et montrez-moi le résultat, via mon blog bd ou un lien sur vos propres blogs !
Bonnes bulles !



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