Fév 22 2013

Malo Louarn, Rona 3

Publié par ptitlouis dans Lire une BD      

Il est arrivé !

Rendu célèbre par Le Candidat ou encore La Vedette, Malo Louarn nous est revenu en 2008 avec les Nouvelles aventures de Rona. Prévu en trois épisodes, la série s’achève aujourd’hui avec la sortie de LA PETITE JULIE.

Voici la présentation de l’éditeur :

Le fameux penty continue à faire parler de lui. Un inconnu s’en empare au prix incroyable de 1,5 million d’euros ! Tramber n’est plus en mesure de rivaliser. D’ailleurs, rappelons que cette maison est envahie par la mer tous les jours de grandes marées. Les experts sont sceptiques… que peut bien dissimuler cette étrange maison ?

D’un autre côté, une terrible marée noire déferle sur la côte ! Tout le monde prête main forte pour nettoyer cette catastrophe. Notons que les Corses ne sont pas les derniers à aider dans cette tache les habitants de Poullkrank…

Pendant ce temps un Irlandais et un Ecossais se battent à coups de millions d’euros pour obtenir un tableau du célèbre peintre Van de Kerkov, dernier habitant du penty face au loc’h !

Mais au fait, qui est réellement la petite Julie ?

N’attendez plus pour lire le dénouement de cette incroyable trilogie des Nouvelles Aventures de Rona !

ET EN EFFET,
n’attendez pas pour vous procurer cet album. L’histoire se complique encore et tout devient clair ! Oui, car avec Malo Louarn, ça n’est pas simple. Les pages sont denses et les quiproquos s’enchevêtrent allègrement. L’auteur manipule l’art du retournement de situation comme personne. On est emmené par cette histoire et l’on se demande comment tout cela va finir. Les amateurs de BD apprécieront sans nul doute. Il ne s’agit pas d’une série banale. Bien au contraire, peu d’auteurs pratiquent encore cet humour grinçant mais jamais méchant qui fait la particularité de celui dont nous faisons l’éloge. En plus, la couverture est chaleureuse. Courrez-y !


Avr 21 2007

BD Manga : La lecture à l’envers !

Publié par paulglaudel dans Lire une BD      

 mondes manga

Ca y est ! Je l’ai fait…Il fallait bien que je me lance un jour : Découvrir l’univers des mangas

Tout est parti d’un atelier où je suis intervenu quelques après-midi. Un quinzaine de jeunes entre 11 et 15 ans, avec des BD plein les yeux, et surtout des mangas…Nikita, Naïs, Alexia, Manon, Igor, Théo, Quentin et les autres m’ont fait découvrir NARUTO, et tombant sur un bouquin récapitulant le phénomène Manga, je me plongeais dans un livre où je commençais par la fin…

…car c’est vrai qu’au pays du soleil levant, on commence par ce qui est pour nous, en Europe, le dos de couverture, et en enfilade, on poursuit de droite à gauche en descendant puis on tourne la page de gauche vers la droite : Une vraie lecture à l’envers !

Mais la véritable découverte de ces bandes dessinées est leur qualité, narrative et graphique. Et là, j’ai compris ce phénomène qui a pris naissance avec AKIRA à la fin des années 80 et s’est poursuivi avec le raz-de-marée actuel, l’énorme production extrême-orientale que l’on peut voir remplir tous les bacs des librairies et autres FNAC. La folie…

C’est au début des années 50 avec ASTROBOY de Tezuka, que la bande dessinée japonaise prend de l’essor. Puis on découvre les manga d’Urusawa ( Monster 99 ), d’Ikoda ( La Rose de Versailles ), de Takei ( Shamanking ), de Tatsumi…Puis ce sera au tour de Taniguchi, Inoue ( Slam Dunk, Vagabond ), Kawaguchi ( Kaiji ), sans compter le français expatrié Frédéric BOILET ( Love Hotel ), et les femmes Mizuno ( Cinderella ) et Saint Serya ( Les Chevaliers du Zodiaque, grand succès en France avec le dessin animé ! ). Viendront plus tard les productions de Katsuhiro OTOMO ( Akira ) et toutes les créations publiées dans SHONEN JUMP, le célèbre magazine !

Akira TORIYAMA lance la bombe  » DRAGON BALL  » en 1984 qui rejoindra plus tard Akira et pérénisera définitivement la BD japonaise dans les cours d’école françaises.

Et dire que tout est parti au XIIème siècle, dans les montagnes aux abords de la vallée de Kyoto dans le temple de KOZANJI, site bouddhiste, où vivait et s’occupait le bonze MYOE qui fut le premier mangaka et dont il reste douze rouleaux avec des caricatures d’animaux, pour éviter la censure de l’empereur…

Que dire d’autre sur le Manga ? Que les grands créateurs se nomment  » mangaka  » et gèrent des studios entiers de dessinateurs pour produire des milliers de pages chaque année des héros et séries en vogue. Que les scénarios bien qu’étant ficelés depuis le début sont changés sur référendums des lecteurs, courriers et autres influences extérieures. Que les nouveaux auteurs et dessinateurs sont très jeunes suivis et poussés à la surproduction intensive par les éditeurs qui les couvrent d’or…

Il y a aussi les Mangakissas, sortes de café-mangas où, outre la lecture intensive et les jeux vidéos, sont proposés à la vente chemises, brosses à dent, chaussures…Les Mandarake en sont les produits dérivés, les Comicket, les fêtes vouées aux manga, les musées-manga…

Mais je vous laisse découvrir l’univers des mangas dans ce livre-générique intitulé : LES MONDES MANGA, écrit et concocté par Jérôme Schmidt et Hervé Martin Delpierre.

Abondamment illustré et fourmillant d’informations pour les néophytes, ce beau livre est sorti en 2005 aux éditions EPA.

Voici un lien FNACdirect pour le commander.

http://www.fnac.com/Shelf/article.asp?PRID=167438&Origin=LEWEBPEDADOGIQUE&OriginClick=yes

Bon Manga !


Jan 3 2007

BD : L’ordre des bulles !

Publié par paulglaudel dans Lire une BD      

joyeux noël 2006

Les cotillons à peine fanés et les bulles de champagne évaporées, il faut reprendre le cours de nos préoccupations quotidiennes. La Bande Dessinée en l’occurrence…

Côté bulles, j’avais déjà évoqué une idée à leur sujet dans un article précédent et il est temps de bien ancrer un des fondamentaux de la BD : La lecture des bulles et leurs positionnements.

Et ce qui concerne la lecture d’une BD concerne obligatoirement sa réalisation…

Lisant de haut en bas et de gauche à droite, en règle générale, vous appliquerez cet ordre de lecture invariablement, sauf indication de l’auteur ou erreur involontaire ( ou volontaire ). D’ailleurs essayez de lire une BD en éludant les dessins, rien qu’un lisant les bulles. Vous aurez la surprise de tout comprendre de l’histoire et vous verrez aussi qu’il y a beaucoup plus de texte à lire que vous ne le pensiez au départ !

Et partant de cet ordre établi, l’auteur va réaliser ses BD en conséquence, donnant un contenu d’image complémentaire au texte et réalisant un scénario suffisamment explicatif pour bien informer le réalisateur des dessins.

D’ailleurs, à titre indicatif pour les auteurs BD en herbe, dessinez donc les personnages tels qu’ils sont apparus dans votre scénario écrit, en variant peut-être les plans ou en vous servant des petites queues de bulles qui vont virevolter pour garder cet ordre de lecture !

Bonne Année 2007 !

Ci-joint, un petit croquis expliquant la place de chaque bulle et de chaque personnage, qui ne sont pas toujours alignés normalement. Et aussi une page de BD ( Toto ) qui pourra vous donner une idée des différentes places des bulles, leurs formats, leurs queues de bulles à géométrie variable…

ordres des bulles


Déc 2 2006

LIRE DES BANDES DESSINEES : La BD a un sens de lecture, mais pas obligatoire !

Publié par paulglaudel dans Lire une BD      

Vous avez déjà entendu au sujet de la BD « Ce n’est pas mon truc  » ou « C’est pour les enfants, non� « , ou encore « C’est pas de l’Art, comme la peinture ou la sculpture. D’ailleurs, Victor Hugo n’en a jamais fait », sans compter le  » J’en ai ouvert une, une fois. Je savais pas par où commencer. » et aussi « Y’a plein de bulles un peu partout, j’y comprends rien !  » On continuera les litanies par le célèbre « Moi, je préfère les vrais livres : Les romans. « , ou par le plus récent « Ah, la BD ! Avec les jeux de rôles, le piercing et MSN, elle est belle notre jeunesse ! ». Sans compter les attaques personnelles sur la profession d’auteur BD, « Et vous avez un vrai métier, à côté� « …

Il faut bien l’avouer : Le succés de la Bande Dessinée n’a pas calmé ses réfractaires et tout le monde a eu affaire un jour à un de ces dinosaures qui pense que la Bande Dessinée n’est pas de l’Art ! Il a peut être raison car la BD, c’est PLUSIEURS ARTS conjugués, tels l’architecture, la mode, la peinture, le dessin, la littérature et tant d’autres…Non mais� !

Une fois passé ce qui est d’abord un manque de courtoisie – Par exemple, je n’ai jamais dit à � mon garagiste que je n’aimais pas les voitures ! – on a envie de comprendre le pourquoi de ces rejets. Et si c’était seulement un problème de LECTURE?

La Bande Dessinée a ses codes et sa lecture dépend de la connaissance de ceux-ci. Les premières BD ont vu le jour il y a un peu plus d’un siècle et on peut énumérer les principales caractéristiques de la lecture BD :

  • Les cases se lisent ( en Occident ) de gauche à droite et de haut en bas. Dans le cas où une case déborderait de sa bande, vous devez reprendre néanmoins le cours de la rangée commencée, après avoir lu en entier la case qui déborde.
  • En général, fiez vous aux bulles : Ce sont elles qui guident le parcours de la lecture. L’œil est d’ailleurs attiré par leurs fonds blancs ou unis habituels.
  • Faites plusieurs lectures� : Une pour lire en continu le texte en survolant les images, puis une autre pour regarder le détail du dessin ou reprendre certains passages flous dans votre esprit.
  • En BD, contrairement au Cinéma qui défile en continu, c’est le lecteur qui décide de son rythme de lecture. Il peut même en cours de route revenir en arrière autant de fois qu’il le souhaite.
  • Les cases sont séparées par des blancs ou simplement des traits qui suggèrent des ellipses, c’est à dire des moments intermédiaires entre deux moments montrés ( Voir l’article « Entre les cases  » ). C’est au lecteur d’imaginer ce qui s’est passé…
  • Les suspenses de l’histoire sont ménagés principalement sur les pages impaires car sur les paires, il n’y aurait pas le même effet de surprise car vous pourriez déj� voir la case du haut de la page d’� -côté.
  • Le contenu d’un récit BD équivaudrait à une grosse nouvelle en littérature. Ce sont les bandes ( 3 ou 4 ) et le nombre de cases qui définissent le temps de lecture, sauf BD muette ou peu bavarde.
  • L’orthographe est tout autant importante que pour les romans, la seule différence est qu’il y a rarement des correcteurs officiels chez les éditeurs de Bandes Dessinées.
  • Il faut entre 6 mois et 1 an pour réaliser une BD. Chaque auteur met tout son cœur et son savoir-faire au service de son livre, qu’on appelle « Album  » en BD. De toutes façons, c’est un boulot de fou, pour tout régler et peaufiner ! C’est une vraie œuvre !
  • Il y a des milliers de styles et genres en BD. Trouvez ceux qui vous plaisent !

Voilà , c’étaient quelques conseils pour mieux aborder la lecture des Bandes Dessinées, et même si vous préférez le roman, essayez pour voir…Vous serez peut-être surpris par le plaisir que vous y prendrez !


Nov 21 2006

ENTRE LES CASES : Les ellipses dans la BD.

Publié par paulglaudel dans Lire une BD      


Premier volet d’études sur  » Comment lire une Bande Dessinée « , nous allons aborder ce grand mystère que sont les entrecases de ces BD, qui les rendent uniques pour les amateurs inconditionnels et totalement hermétiques pour les autres.La BD a pris naissance il y a plus d’un siècle entre la France et les USA, grâce à quelques héros de papier tels  » Pim Pam Poum  » (The Katzenjammers Kids) ou Bécassine. Faisant suite presque directement aux grottes de Lascaux ou autres hiéroglyphes égyptiens, on passa aussi sec à Tintin et à Superman, symboles de la BD de l’époque d’avant-guerre, mais qui ont cimenté celle d’aujourd’hui. On pose alors tous les codes habituels de la lecture BD et donc de sa réalisation :

  • Succession de cases, alignées en bandes superposées ( 3, 4 ou 5 selon ) d’où le terme universel  » BANDES  » dessinées !
  • Utilisation systématique des bulles contenant le texte, disposées pour être lues de gauche à droite et de haut en bas, bande après bande…
  • Utilisation de symboles graphiques spécifiques tels les étoiles, les spirales, les traits de mouvements, et tant d’autres que tout le monde connaît aujourd’hui.
  • Séparation des images, par un simple trait ou un espace blanc, marqué par les bords de cases extérieurs…

Ce procédé laissant un espace libre ou simplement éludant une partie de l’action pour passer à une autre, s’appelle une ellipse. Ce  » blanc  » artistique est déj� utilisé abondamment dans la littérature ou le Cinéma, et il est là pour créer du suspense et laisser imaginer au lecteur certains moments de son histoire !

Voil� pourquoi chacun peut avoir l’impression de  » lire une histoire différente  » ou pourquoi des lecteurs peu imaginatifs ont du mal à se plonger dans une Bande Dessinée !

Lire et imaginer les cases qui sont entre les cases, voilà le secret de l’imaginaire des lecteurs de BD !

Prenez donc une Bande Dessinée de votre choix, sélectionnez une bande et essayez de visualiser la séquence ou le dessin manquant. C’est un bon exercice qui peut occuper quelques après-midi et faire travailler vos petites cellules grises !

A ce sujet, les auteurs de BD dont le métier est de vous amuser, cherchent de leur côté à trouver d’autres moyens de  » créer du temps de lecture  » pour que vos BD semblent durer plus longtemps…Créer du temps, voilà tout un programme, mais ça, c’est une autre histoire…de BD !