Compte rendu de la Réunion BEC du 17 Février 2011

17 03 2011

Lieu : Margueritte de Navarre – Alençon

Nombre de participants : 16

Matinée :

1- Intervention  de Corinne Douaglin : découverte du dispositif e-twinning

- Présentation du dispositif : mise en place d’une plateforme permettant de  monter des projets européens, de la primaire au lycée.

- Présentation du site e-twinning.fr : démonstration pour déposer ces projets (recherche de partenaires européens, exemples de projets déposés, inscription à un projet …). Les projets sont très divers, pouvant être liés à la pratique d’une langue étrangère, mais aussi l’aspect culturel des pays engagés (ex. de projets sur la gastronomie, les mathématiques, activités du littoral, histoire des arts, co-écriture selon une thématique donnée…)

- Présentation de l’espace twinspace : espace de travail fermé commun aux différents partenaires d’un projet (possibilité de tchat, forum, blog, dépôt d’images, vidéos…)

- Accès à l’espace desktop (endroit où l’in va trouver des partenaires) une fois la préinscription réalisée : présentation espace « salle des profs » (forum enseignant sur des thématiques) + espace ressources (accès à des ressources numériques)

- Les projets sont proposés par type d’âges et pays.

- Pays les plus représentés dans ce dispositif : la Pologne, la Turquie (le dépôt d’un projet par établissement y est obligatoire !) et  la France. Beaucoup de demandes des pays de l’Est qui souhaitent correspondre en allemand. Conseils pour trouver des partenaires : déposer dans un premier temps un projet court (d’une durée de 3 mois maximum) et peu restrictif ;  ne pas hésiter à consulter d’autres projets déjà déposés. Penser à déposer un projet dans la langue du pays et également en langue anglaise.

- Une fois un projet déposé, il faut une quinzaine de jours avant sa validation par le Bureau d’action nationale du pays demandeur.

- NB : il est impératif de déposer un projet pour consulter les projets déposés par d’autres établissements

- Distribution d’une brochure à chaque participant du stage « Pédagogie de l’échange à distance – Carnet de route pour élaborer un projet » (éditée par le CRDP de l’Académie de Versailles)

2-     Veille informationnelle sur l’évolution (le devenir?) de la profession :

-         mise en place du Paf 2011-2012

Une réunion a été mise en place début janvier par nos inspecteurs Mrs Lhuissier et Arnoult  afin de réfléchir aux contenus du PAF 2011-2012 pour les documentalistes (215 journées stagiaire)

- Récapitulatif 2011-2011 : la journée académique sur les NTIC et environnement numérique aura lieu le mardi 5 avril (intervenants pressentis :  Mrs Puimatto et  Rinodeau) . Deux  stages ont été programmés (l’autonomie dans la réforme des lycées jeudi 24 février /stage sur les ressources numériques en avril et mai)

- Stages programmés pour 2011-2012 :

o       Journée académique sur les compétences info-documentaires, progression et évaluation

o       Journée nouveaux dispositifs collège/lycée (socle commun, AP et réforme lycée) commune aux CPE et doc. + 1 journée spécifique documentaliste (groupe collège et groupe lycée)

o       Stage NTIC et apprentissage (que peut-on apprendre et comment avec réseaux sociaux + outils collaboratifs) : sur 2 jours

o       Stage histoire des Arts

-       Évaluation de l’histoire des Arts pour le diplôme national du Brevet : Sur le site du MEN, encart Bulletin officiel n° 40 du 29 octobre 2009 + voir la MAJ du 31 janvier (objectifs, mise en place).

-         Vu sur le café pédagogique : le guide de l’année 2011

http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2010/indis2011_CDI.aspx
Sélection dans son guide 2011 treize sites incontournables pour les profs ; à voir : guide maîtrise de l’internet par conseil de l’Europe ; présentation de l’outil de veille Zotéro

-         Retour sur la circulaire mission et le Pacifi

Le projet de circulaire de mission du 18/01/2011 envoyée par la DGESCO (le point sur les sites de docs pour doc, la FADBEN, ou le SNES) : ce projet a été largement critiqué sur les listes de diffusion (avec la peur de voir disparaître la mission pédagogique du professeur-documentaliste au profit d’une mission gestionnaire largement tournée vers le numérique) ; des pétitions ont d’ailleurs circulé sur les listes.

Rappel : La dernière réunion du groupe de travail sur la réactualisation de la circulaire de missions avec la DGESCO, prévue initialement le 29 juin avait été annulée par le ministère.
L’intersyndicale et la FADBEN ont envoyé en décembre 2010 un courrier commun à M. Blanquer, directeur de la DGESCO, demandant la reprise des travaux d’élaboration de la circulaire.
Ils ont reçu le 18 janvier par courrier électronique, un nouveau texte de la DGESCO, qui paraît ignorer la troisième mouture du projet, et en revient à sa seconde version :   quelques jours seulement été donnés pour recueillir les réactions  (date butoir : 25 janvier)

Sur la critique du projet de circulaire, voir la liste des tâches demandées au prof-documentaliste dans la dernière mouture (site de la FADBEN : http://www.fadben.asso.fr/IMG/pdf/Liste-taches-projet-circu-V4.pdf)

Pour l’instant, deux contre-projets ont été envoyés : l’un émanant de la Fadben , l’autre du SGEN-CFDT

- Mise en place du Pacifi (cf. analyse par Pascal Duplessis sur son blog « Les Trois Couronnes »)

Objectif du Pacifi (parcours de culture de l’information et de formation à l’information) : « permettre à l’élève de se forger des compétences en matière d’information, selon une progression appuyée sur des situations de complexité croissante ». Ce parcours présente dix fiches « Repères » faisant apparaître capacités et attitudes, toutes inscrites dans le socle commun de connaissances et de compétences.

Les fiches

Présentation détaillée sur le site Educnet :

http://www.educnet.education.fr/veille-education-numerique/octobre-2010/parcours-formation-culture-information

Fiche 1 Besoins d’information

Fiche 2 Recherche d’information

Fiche 3 Évaluation de l’information

Fiche 4 Organisation des connaissances

Fiche 5 Bases de données documentaires

Fiche 6 Sources organisées du savoir

Fiche 7 Centres de documentation et bibliothèques

Fiche 8 Médias d’actualité

Fiche 9 Moteurs de recherche

Fiche 10 Utilisation éthique de l’information

Sur les listes : large débat sur ce texte autour de la mission pédagogique et du degré de responsabilité qui incombe au professeur documentaliste dans la mise en place de ces fiches. Analyse de Pascal Duplessis : un texte séduisant mais qui, d’après ses analyses, reste confus et n’a aucune volonté de clarifier ou structurer (contenus assujettis au référentiel du socle commun et non élaborés à partir des exigences propres à la doc) On reste dans les connaissances de type procédurale, alors que dans certains programmes STG et bac pro notamment les professeurs de discipline enseignent l’info comme objet d’étude. A lire plus en détail sur son blog : http://esmeree.fr/lestroiscouronnes/tag/pacifi

Après-midi :

-         Réflexion sur la mutualisation du travail en documentation

- Présentation du rôle du IATICE (Interlocuteur Académique pour les Technologies de l’Information et de la documentation pour l’Enseignement : pour l’académie de Caen, Thomas Rattier)  : rôle de diffusion de l’information mais aussi de partage, d’échange auprès des collègues (repérer des pratiques intéressantes et les diffuser au plus grand  nombre)

- Rôle des interlocuteurs académiques : compléter les Edubases. Réflexion amorcée sur le champ «compétences documentaires » en terme d’indexation proposés sur Edubase : rajout de notion comme par exemple « identité numérique » qui n’apparaît pas. A poursuivre avec les collègues (toute proposition sera relayée par Thomas Rattier)

- Présentation du site académique dédié à la documentation. Un questionnaire a été remis à chaque participant afin d’évaluer les besoins concernant les entrées suivantes : agenda, actualité culturelle – plateforme d’échanges de pratique – vie de la discipline – littérature / lecture (Rappel : ce questionnaire a été remis dans chaque BEC, à exploiter en réunion)

- Présentation des TRAAM (travaux académiques mutualisés) : chaque année les référents académiques se réunissent pour aborder des problématiques définies au niveau national. (thème étudié en 2010-2011 en documentation : l’usage raisonné des réseaux sociaux). Toute personne qui le souhaite peut devenir référent académique et participer à ces réunions. Pour plus d’informations, consulter le siteEducnet : http://www.educnet.education.fr/cdi/anim/actions-mutuali (à noter qu’Educnet va être remplacé par Eduscol)

-  Retour sur la carte heuristique sur Internet débutée l’an dernier avec l’idée de construire une définition la plus exhaustive d’Internet, enrichir sa réflexion).

Objectif : se créer un outil pour aborder toutes les notions liées à Internet, une sorte d’aide-mémoire, que l’on pourra utiliser selon nos séquences et le niveau de nos élèves (connaître de manière précise les définitions, ce que cela induit)

Présentation à cet effet de la carte de l’Aedac sur les médias + celle de Duplessis afin de rappeler les principes de la carte heuristique

- Travail réalisé : la liste de termes a été complétée, à l’aide d’articles dédiés aux usages d’Internet

- Premiers regroupements réalisés collectivement autour de la notion « Internet et culture d’information (cf. pièce jointe)carte Internet

- A poursuivre lors de la prochaine réunion, notamment à partir des sites suivants pouvant nous aider :

-         espace jeunesse de la CNIL (et ses fiches) : http://jeunes.cnil.fr/

-         ctoutnet.fr (pour un usage citoyen de l’internet et des nouveaux médias)

-         Espace doc web (site documentaliste de l’académie de Lyon) :

http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/documentation/tice/optimiser.html#4

-         manuel de maîtrise de l’Europe, réalisé par le Conseil de l’Europe :

http://www.coe.int/t/dghl/standardsetting/internetliteracy/Source/Lit_handbook_3rd_fr.swf

-         guide, destiné aux enseignant et fait par l’Université de Namur en Belgique :

www.enseignement.be/index.php?page=26149&navi=280&rank_page=26149

La prochaine réunion aura lieu le jeudi  26 mai au collège Louise Michel sur les thématiques suivantes :

1- Poursuite du travail sur la carte heuristique (matinée)

2-  échange autour des nouveaux dispositifs mis en place cette année (avec groupes de travail lycée/collège)




Compte-rendu de la réunion du mardi 8 juin

29 06 2010

Objectifs de la journée :

-         Matinée : intervention de Yvan Hochet, professeur-documentaliste (collège de Falaise) sur les cartes heuristiques

-         Après-midi : réflexions et échanges sur le projet de circulaire de mission et sur l’avenir des BEC

Les cartes heuristiques

Yvan Hochet est intervenu sur trois grands points :

1- définition des cartes heuristiques et des différentes formes qu’elles peuvent prendre.

Différenciation entre carte mentale et carte conceptuelle : cette dernière requiert un sens de lecture, des concepts et des liens justifiés entre les concepts par des verbes, une structure plus en réseau qu’en arbre (pour exemple : cf. la carte sur les sources réalisés par Pascal Duplessis).

b) Carte heuristique : quelle utilité ?

-         Intérêt de faire réaliser des cartes à nos élèves : les élèves en produisant une carte structure leur pensée, cela permet de travailler sur de l’abstrait (grâce à une mise à plat des idées) ; travail sur des concepts ; une présentation simple d’idées complexes, proche de la structuration d’hypertexte

-         Intérêt pour les professeurs-documentalistes : se mettre au clair avant d’imaginer une séquence/ un pense-bête/ est un champ de recherche ; méthode qui permet de construire avec l’élève une définition ou de se déterminer un certain nombre d’attributs à une notion.

-         Exemples de séances pédagogiques : cartes réalisées dans le cadre de réalisation de travaux en histoire (à partir d’un événement historique), en français (présentation d’un personnage de roman), cartes servant à la révision de cours, cartes sur des fiches métiers.

c) Comment utiliser ces cartes ?

- Au début, ces cartes permettent de travailler sur les représentations de chacun ; pendant un travail, elles permettent de structurer, prendre des notes ; à la fin : de synthétiser, évaluer, mémoriser.

-  Les étapes pour construire une carte. Autre intérêt : on peut passer d’une carte à la rédaction et d’un texte à la création d’une carte.

Intervention d’un collègue (Marc-Antoine Bouyeure) : démonstration de la création d’une carte à partir du logiciel libre Freemind.

Après-midi :

1- Projet de circulaire émanant de la DGESCO : mise au point

Présentation de la deuxième mouture du projet de circulaire, qui a suscité de vives réactions. L’ensemble des collègues est déçu par cette deuxième version, car une nouvelle fois elle ne propose qu’un catalogue d’activités sans réel cadre, notamment concernant la formation des élèves (comment éviter le « saupoudrage » et créer une réelle progression, construire de véritables savoirs, réutilisables par nos élèves ?). Il semble très difficile de répondre véritablement à toutes nos missions…

La troisième version du projet vient d’être mise ligne : en exergue, la nécessité d’une pédagogie favorisant l’autonomie, l’initiative et le travail collaboratif des élèves ainsi que la personnalisation des apprentissages, l’interdisciplinarité et l’usage des TICE : dans ce cadre importance de la formation des élèves à « une culture de l’information », la politique documentaire, animation et ouverture du CDI sur le monde culturel et professionnel, travail avec les équipes pédagogiques.

On retrouve les 4 missions déclinées dans la précédente version :

a)      le professeur-documentaliste assure (et non plus « contribue ») auprès de tous les élèves une formation à la maîtrise et à la culture d’information. Problème : comment l’assurer auprès de tous les élèves ? Aucun cadre n’apparaît, si ce n’est que nous devons travailler au sein d’équipe pédagogique (il n’est plus question de cours assurés par le professeur –documentaliste avec réaménagement de ses conditions d’exercice prenant en considération les heures d’enseignement et de préparation…)

b)      le professeur-documentaliste met en œuvre la politique documentaire de l’établissement qu’il contribue à définir : pas de changement, si ce n’est qu’est réaffirmé son rôle autour du livre (et notamment du livre numérique et lecture sur écran)

c)      le professeur-documentaliste est un acteur essentiel de la gestion et de la diffusion de l’information au sein de l’établissement : précisions sur son rôle concernant l’orientation (rôle qui « inclut le parcours de découverte des métiers et des formations à partir de la classe de cinquième). Il « peut » contribuer à l’animation du site de l’établissement (et non plus il anime)

d)      le professeur-documentaliste participe à l’ouverture culturelle de l’établissement sur son environnement éducatif, culturel et professionnel : ouverture qui peut être locale mais aussi internationale, elle doit favoriser l’apprentissage de la vie collective et de la vie sociale. Les activités culturelles (autour de la lecture, des arts) sont réaffirmées, de même que les relations à entretenir avec le réseau Scéren-CNDP, les associations, médiathèques.

2- Intervention de Blandine Bizais (CDDP Alençon) :

a)      en prêt au CCDP: une exposition sur l’appel du 18 juin  du Général de Gaulle (32 panneaux)

b)      un point relais va être mis en place à la rentrée par le CDDP à Gacé : possibilité de réserver les documents par Internet, une navette viendra les déposer tous les 15 jours.

c)      A la rentrée 2010, les établissements qui auront pris un abonnement collectif bénéficieront d’une remise de 9 % sur toutes les commandes des produits Scéren

d)      1 poste au CRDP de Caen est à pourvoir

e)      La médiathèque départementale va travailler sur le film d’animation. Dans cette optique, elle propose aux professeurs intéressés des ateliers sur les « Flip-books » le 21 octobre 2010.

f)        A voir : le dernier Cahiers Pédagogiques consacrés au web 2.0

3-     Le point sur l’avenir des BEC et propositions de l’inspecteur :

Perspectives pour les BEC

L’unique moyen de justifier l’existence des BEC : par l’implication dans les réformes.

Le dispositif ne peut fonctionner que comme accompagnement :

-         Quel programme pour le dispositif ?

-         Quel statut pour ceux qui animent ?

Il faut que les animateurs deviennent des formateurs sur la base du volontariat et de ce qui pourrait être un cahier des charges. Formations à partir des thématiques pré-définies pour des raisons stratégiques (survie des BEC). Là où il n’y aura pas de formateur, il n’y aura pas de BEC. Il faut entrer dans cette logique pour sauvegarder le dispositif.

Appel au volontariat mais problème des compétences ?

Redécoupage géographique ?

1 équipe de formateurs qui se déplacent dans toute l’académie ?

Une fiche bilan a été remplie concernant nos réunions pour montrer l’importance de ces journées :

a)      Apports de la structure BEC :

- elles permettent une réflexion qui conduisent à la production d’outils réutilisables (et réutilisées en cours de séquences !) ; au cours de ces dernières années, nous avons pu échanger et construire des séances sur les blogs, portfolio, netvibes, la liaison SVT-3ème, dessiner une progression des apprentissages documentaires et travailler sur les cartes heuristiques (pour n’en citer que quelques unes)

- elles permettent une harmonisation des progressions en collège et lycée, et donc une harmonisation des pratiques au sein du BEC

- elles permettent l’intervention de formateurs spécialisés et compétents

- les collègues regrettent le passage de 3 à 2 journées : beaucoup trop court

b)      Les besoins en formations pour les années à venir :

- est réaffirmé le besoin pour nos collègues de maintenir ces journées d’analyses de pratiques (pour une mutualisation des outils)

- formation sur les médias (trop peu voient leurs demandes acceptées)

- la littérature de jeunesse (dans l’optique d’une promotion de cette littérature auprès des collègues de français

- formation aux (nouveaux) outils numériques

- la veille documentaire

- la liaison lycée / enseignement supérieur

- la prise de notes

- logiciels : BCDI 2010/ PMB

Il ressort de ce troisième point que si les BEC apportent beaucoup à nos collègues d’un point de vue professionnel en matière de formation continue, aucun, pas même les animatrices actuelles du BEC, ne veut endosser le costume de formateur.

ANNEXES

1- Diaporama de Yvan Hochet sur les cartes heuristiques

2- Troisième version du projet de circulaire de missions :

http://www.snes.edu/IMG/pdf/Projet-circulaire_Professeurs-documentalistes_08-06-2010.pdf




Compte-rendu de la réunion BEC du Mardi 9 mars 2010

24 04 2010

Accueil au LP Maréchal Leclerc, à Alençon

MATINEE

Point infos :

- mise au point sur les nouvelles épreuves du CAPES (et l’éthique du fonctionnaire : volet n°2 de la deuxième épreuve d’admissibilité)

1ère épreuve d’admissibilité : l’ancrage du CAPES dans le champs des SIC

2ème épreuve d’admissibilité : traiter un sujet de politique documentaire relative à un établissement du second degré.

- le point sur la réforme du lycée (les nouveaux dispositifs comme l’accompagnement personnalisé). Nécessité de travailler sous forme de projets induite par la nouvelle organisation du lycée.

- échange autour de la journée académique du 30 janvier 2010, consacrée à l’autonomie de l’élève : échanges sur la conférence du matin, les ateliers mis en place l’après-midi

Retour sur la thématique de notre journée (en lien avec la journée académique) :

Internet : comment rendre nos élèves véritablement autonomes ?

Présentation, dans cette perspective, de textes parus dans le cours de cette année et faisant référence à une volonté d’inscrire l’école dans l’ère numérique. Ces textes réaffirment tous la nécessité d’une éducation aux « médias » (entendus au sens large : médias traditionnels et réseaux sociaux)

1- article paru sur Educnet : « La commission européenne souhaite développer l’éducation aux médias et l’échange de bonnes pratiques » (septembre 2009)

Lien : http://www.educnet.education.fr/veille-education-numerique/septembre-2009/commission-europeenne-education-aux-medias-echange-de-bonnes-pratiques)

« À l’époque du numérique, l’éducation aux médias joue un rôle essentiel pour assurer l’émergence d’une citoyenneté pleine et active, » a déclaré Viviane Reding, membre de la Commission européenne chargée de la société de l’information et des médias. « Aujourd’hui, savoir lire et écrire, c’est-à-dire l’alphabétisation traditionnelle, ne suffit plus. Il faut sensibiliser davantage les gens aux moyens de s’exprimer efficacement et d’interpréter les informations qu’ils reçoivent notamment par l’intermédiaire des blogs, des moteurs de recherche ou de la publicité. Chacun, jeune ou moins jeune, doit se familiariser avec le nouvel environnement numérique qui nous entoure. Et pour y parvenir, il est plus important d’informer et d’éduquer sans relâche que de légiférer. »

Parmi les préconisations : chaque état membre doit se donner les moyens de développer une politique nationale d’éducation aux médias

- développer son sens critique et ses capacités d’analyse

- comprendre le fonctionnement des médias

- sensibiliser au patrimoine culturel

- Prendre conscience « des risques liés à la diffusion des données à caractère personnel sur les réseaux ».

Sur l’aspect de l’alphabétisation numérique, voir le Danemark qui autorise durant les examens l’utilisation d’internet, l’utilisation des réseaux sociaux dans le primaire en Grade Bretagne.

2- Fin octobre, parution du rapport de la commission Famille Education aux médias

Le rapport met en avant que les outils de filtrage ne suffisent plus, il faut une politique d’éducation aux médias, nécessaire pour sensibiliser à la fabrique de l’information, au problème des sources et de la manipulation des données personnelles. Création d’une fondation Famille Education aux médias.

3- Sur Infobourg (TICE et Education au Canada) de novembre

Contrepied de ce qui se passe en France : il est vivement souhaité de former et recruter d’avantage des « bibliothécaires » pour former à tous les niveaux à la recherche documentaire et à l’utilisation d’internet (une enquête effectuée par le CREPUQ a révélé que les éléments de base du processus de recherche étaient mal voire pas connu d’un grand nombre d’étudiants). L’acquisition ne peut se faire que grâce à une solide formation, et ce dès le primaire.

A voir aussi un article sur InterCDI (numéro de janvier/février 2010) sur les pratiques informationnelles des adolescents, qui perçoivent le net plus comme un lieu d’échanges et de communication entre amis qu’un espace de culture et de savoirs.

4- Le rapport Fourgous sur l’école numérique vient de paraître.

Ce rapport met en avant 12 priorités, parmi lesquelles les deux suivantes, qui concernent la documentation (voir la lettre Tic’edu documentation de février):

a) priorité 3 (gestion) : « faciliter l’utilisation des ressources numériques

* créer dans le domaine juridique une exception pédagogique pour l’utilisation des ressources en ligne par les enseignants et les élèves

* mise en place d’un « chéquier ressources numériques » pour les établissements scolaires (but : dynamiser l’achat des ressources numériques)

* numériser (qui?) un panel de livres validés pour constituer une bibliothèque numérique d’incontournables

b) Priorité 8 « Eduquer au numérique pour responsabiliser élèves et adultes face aux enjeux de la société numérique »

* renforcer le B2I, C2I, C2I2

* développer l’éducation aux médias numériques par la création de kiosque d’accès à la presse numérique dans les CDI

* faire évoluer les CDI vers des ECDI (espaces de culture, de documentation et d’information) avec des accès numériques « ouverts » favorisant les pratiques collaboratives

* créer pour chaque élève un « parcours de culture de l’information et de formation à l’information » (le PaCIFI) pour favoriser l’entrée vers le supérieurs

* créer dans chaque lycée un espace de communication, réseau social de co-édition et d’aide de pair à pair pour les lycéens

* créer des modules facultatifs et progressifs « information et société numérique » au collège et lycée

Rapport complet : www.reussirlecolenumerique.fr/pdf/Rapport_mission_fourgous.pdf

Quelques critiques parues sur Skôle et Le café pédagogique : rapport très « angélique » qui considère le numérique comme le remède à tous les problèmes de l’école.

Retour sur le thème de la journée : comment rendre nos élèves autonomes et critiques face à ces nouvelles technologies ?

Retour sur les problèmes constatés en collège et lycée, à partir d’une carte heuristique; échanges et carte complétée envisageant des solutions ou situations d’apprentissage. Des liens ont été proposés sur la carte pour chaque thématique.

Après quelques échanges, groupe de travail notamment par rapport aux réseaux sociaux; 1 groupe a souhaité travaillé sur les problèmes posés par la lecture sur écran et 1 autre sur la fiabilité de l’information sur Internet.

Objectif du travail demandé :

- déterminer l’intérêt de ces outils collaboratifs en pédagogie

- de nouveaux outils pour quels apprentissages ? Comme les utiliser avec les élèves ?

Synthèse du travail de groupe  :

- Réflexion autour de la mise en place de séquences à partir de nouveaux outils ; présentation pour les wikis des outils à disposition (notamment wikiprofs); intérêt : améliorer une base de données, à savoir des textes réalisés par des élèves, textes que l’on corrige et complète d’une année sur l’autre. Possibilité de faire une base interne autour de thèmes vus chaque année, mais il faut fédérer les professeurs autour d’un sujet. Cela permet de voir les principes de base du wiki, à savoir que tout est modifiable et risque d’être modifié par un tiers.

- pistes étudiées sur l’utilisation pédagogique de Facebook autour de notion de la gestion de l’identité numérique; pouvoir développer un esprit critique (utilisation raisonnée par rapport aux pratiques des élèves) ; comprendre la frontière entre vie privée et vie publique. Des séquences peuvent être mises en place autour de la presse, de l’orientation, la démarche de projet. Cet outil pourrait également trouver sa place dans le cadre de l’accompagnement personnalisé.

- Twitter : outil pouvant être utilisé comme outil de veille dans le cadre d’une recherche; l’impact de twitter sur les modes d’information et parallèlement l’importance de la source. Peut-être aussi un outil d’échange dans le cadre d’un projet classe.

- travail sur la fiabilité de l’info sur Internet : séance imaginée autour d’une confrontation des élèves avec des sites fantaisistes

Site à consulter sur ce thème (donné par Elodie) : « Internet sans crainte » avec vidéos éducatives sur les réseaux sociaux comme Facebook :
http://www.internetsanscrainte.fr/espace-jeunes/videos

- Lecture à l’écran : trop d’informations sur Internet ce qui nuit à la capacité de concentration et de lecture de l’élève. Nécessité de travailler sur les notions d’hypertexte, d’organisation d’une page. La lecture à l’écran réaffirme la nécessité de comprendre l’organisation de l’information.

- Ces nouveaux outils peuvent permettre de valider certains items du B2I

Prochaine journée : le mardi 8 juin à Gacé sur les cartes heuristiques (intervention de Yvan Hochet) – sous réserve de convocation par la DIFOR.

Annexes complétant cette synthèse :

Réflexions sur l’utilité des réseaux sociaux en pédagogie

La lecture sur écran

Twitter et pédagogie

Développer l’autonomie des élèves sur Facebook, quelles utilisations ?








Compte rendu des journées de BEC des 16 et 17 mars 2009

6 05 2009

Les travaux réalisés durant ces deux jours sont le prolongement de la dernière journée de rencontre du mois de juin 2008 qui avait pour thème la liaison collège-lycée du point de vue de la documentation. Trois groupes se sont constitués pour réfléchir autour de cette thématique :

  • L’autoévaluation des élèves de troisième dans le cadre de la réalisation d’un dossier documentaire en partenariat avec le professeur de SVT.

  • La constitution et l’utilisation par les élèves d’un portfolio des compétences documentaires acquises au cours de la scolarité au collège.

  • En lycée, constitution de fiches outils à utiliser aux différentes étapes de la recherche documentaire.

Dossier documentaire en classe de 3ème :

L’objectif de ce travail, réutilisable dans d’autres disciplines, est de développer chez l’élève ses capacités d’autoévaluation et de l’aider à s’approprier les différentes étapes de la recherche documentaire. Il est effectif dans le cadre des activités documentaires à réaliser en SVT en classe de 3ème et s’appuie sur les fiches de Nadine Porée du collège Jean Racine à Alençon. Ce dossier se compose de :

  • une fiche sur la méthodologie de constitution du dossier documentaire.

  • une fiche rappelant les informations à fournir pour une bibliographie selon la nature du document.

  • Un guide permettant de se positionner au cours des étapes de la recherche documentaire.

En fin de travail, il est envisageable de poser des questions ouvertes à chaque élève pour l’amener à avoir un regard critique sur sa démarche :

  • je suis fièr(e) du travail réalisé car il montre que je suis capable de :

  • j’ai rencontré des difficultés (à quel(s) moment(s) et de quelle(s) sorte(s)) :

  • pour y remédier je me suis aidé(e) des fiches méthodologiques suivantes :

Constituer et utiliser un protfolio pour développer l’autonomie des élèves en recherche documentaire :

Ce travail est né d’une observation : confronté à un problème lors de la recherche documentaire, l’élève ne sait pas retrouver dans les fiches méthodologiques à sa disposition l’aide qui va lui permettre d’avancer. La solution proposée s’envisage de la façon suivante :

  • au fil des séances où sont menés des apprentissages documentaires, un portfolio est constitué avec des fiches de formalisation des apprentissages réalisés (sous forme d’une métacognition collaborative).

  • À chaque fiche correspondent des questions énonçant des situations problèmes auxquelles la fiche doit pouvoir répondre. La formulation de ces questions peut se faire à deux moments : au moment de la rédaction des fiches ou au moment d’une activité documentaire (il est alors possible de laisser les élèves travailler puis de faire en groupe entier un point sur les difficultés rencontrées et les questions que les élèves souhaiteraient poser pour obtenir une aide. Ensuite, une réflexion collective listera les fiches pouvant répondre aux questions formulées). Dans le premier cas, la question à poser aux élèves serait de la forme « à quelle(s) question(s) répond(ent) ce qu’on vient de faire ? ». Dans le deuxième cas « quelle(s) question(s) voulez-vous poser pour avoir de l’aide ? » puis « quelle(s) fiche(s) apporte(nt) des réponse ? ».

La foire aux questions ainsi constituée apparaîtra en fin de portfolio pour aider les élèves à identifier leurs difficultés et les aider à trouver une aide dans les outils à leur disposition.

Liste des annexes :




La littérature ado en questions – SLPJ Montreuil 2008

1 04 2009

 

 

 

Rencontre avec Annie Rolland, psychologue clinicienne, auteur de Qui a peur de la littérature ado ? aux éditions Thierry Magnier, ou quelles lectures pour nos ados et pourquoi effraient-elles les adultes ?

 

 

 

Aujourd’hui la polémique accuse le livre ado d’être trop noir.

Thierry Magnier a demandé à Annie Rolland d’intervenir à propos de l’ouvrage de Gudule L’amour en chaussettes qui était en difficulté dans une académie.

Il existe un débat autour de l’idée que cette littérature fait l’objet d’une certaine censure.

Pour Annie Rolland, la littérature ado est un objet de recherche particulier. Ses motivations pour travailler sur cette thématique : son amour pour la lecture, aider les médiateurs du livre pour enfants en difficultés, aider à résoudre des problèmes dans la parole.

 

 

Certaines personnes sont inquiètes pour les enfants et parlent de « traumatisme », de « caractère malsain » de certaines fictions dites réalistes.

 

Annie Rolland analyse l’écho que provoquent ces lectures sur les enfants et les adolescents. Elle a créé, avec des adolescents volontaires, des groupes de paroles qui ont travaillé sur « qu’est-ce que je lis et qu’est-ce que j’en pense ? ». Par respect du code de déontologie du chercheur, elle a informé les sujets de l’objet de la recherche. Les adolescents ont donc évoqué leurs expériences personnelles de la lecture. La psychologue a parfois assisté à de vifs échanges entre les adolescents et a retranscrit dans un ouvrage la nature même de leurs propos. A la question « Se sentent-ils traumatisés ? », elle répond d’un « non » catégorique. Les participants à cette étude ont pris le sujet très au sérieux, ils ont beaucoup discuté et ont tous exprimé l’expérience singulière d’une lecture devant le groupe.

Certains livres qui peuvent paraître violent font vraiment écho auprès des jeunes comme Junk, de M. Burgess. Annie Rolland prend aussi l’exemple de Sobibor de J. Molla. Cet ouvrage a permis à une adolescente de comprendre que parmi nos ascendants, il n’y a pas que des résistants, il n’y a pas que des justes. Elle a appris des choses en plus en dépassant le stade de la lecture de « l’histoire d’une jeune fille anorexique », en comprenant que l’héroïne de ce roman est un symptôme de la violence.

 

Le professionnel du livre comme prescripteur de lectures.

 

Annie Rolland n’apprécie guère l’assimilation du professionnel du livre à un médicament. Elle est gênée par le « côté prophylactique » que le terme « prescripteur véhicule ».

Elle souligne la responsabilité et parfois une certaine forme de culpabilité dans le choix des professionnels à mettre en rayon certains ouvrages. On ne peut pas être responsable du désarroi d’un enfant à la lecture d’un livre. Le livre permet d’être un interlocuteur désigné par l’enfant, il permet que quelque chose s’élabore ou s’ébauche à travers la lecture. Le livre ne fait pas de mal mais il ne peut pas guérir non plus !

 

Les parents semblent s’inquiéter des lectures de leurs enfants et un peu moins des images qui sont diffusées à la télévision.

 

« Les paroles s’envolent, les écrits restent ». Les enfants et les adolescents ont un rapport plus éphémère à l’image. On parle de volatilité de l’image. Le livre a un côté plus solennel. Il faut dire aussi que les parents se voilent la face, ils ne savent pas ce que leurs enfants regardent. Les adultes ont peur de la littérature ado, c’est de l’ordre du fantasme dans le contrôle de l’édition, de l’écriture. Est-on un bon parent quand on installe notre enfant sous une cloche ? La lecture du conte est « approuvée » alors que la littérature ado fait débat. L’adolescence est une période déstabilisante.

 

La littérature jeunesse est souvent présentée comme faisant l’apologie de certains actes qui poussent au suicide.

 

Pas du tout. Un enfant passe à l’acte parce qu’il a vu des choses violentes, il lit parce qu’il a vu des choses violentes. Il ne passe pas à l’acte parce qu’il a lu.

 

Existe-t-il un paradoxe du médiateur du livre qui finalement conseille les livres qu’il aime ?

 

Non, on donne aussi bien des livres qu’on aime que des livres qu’on n’aime pas. Que dire du livre qui dérange.

Le grand Cahier, d’A. Kristof est dérangeant par son contenu mais il a une réelle qualité littéraire : deux enfants livrés à eux-mêmes dans un état en guerre et qui deviennent des bourreaux. Ce qui est terrible, ce n’est pas ce qui est écrit, c’est que ça existe (pédophilie). On met en place des processus socio-éducatifs pour informer des enfants de l’existence de « l’ogre ». L’ado a déjà des clefs.

On a les moyens de contrôler la terreur que l’on éprouve quand on lit alors qu’on ne contrôle pas la terreur dans la réalité. La peur est nécessaire.

 

Les ados qui lisent des livres violents ont-ils des problèmes psychologiques ?

 

C’est toujours la violence qui fait peur : tous les romans fustigés sont violents et se passent dans notre société. Dans l’héroïc fantasy la violence semble plus distanciée mais l’identification est la même. Tous les ados qui lisent des livres violents n’ont pas des problèmes psychologiques !

La littérature ado nous fait autant peur que nous avons peur des ados. Il faut se référer à la théorie de l’objet transitionnel de Winnicott. La violence littéraire n’a rien à voir avec la violence du dehors. La lecture est une façon de se protéger. La violence de vie est à l’intérieur du livre, la violence de mort est dehors.

 

N’y a-t-il pas un décalage entre ce que comprennent les ados et ce que nous pouvons interpréter ?

 

Nous n’avons pas les mêmes besoins, ni la même problématique psychique. On a du mal à l’accepter. Il faut faire confiance aux ados dans leurs lectures.