Destruction “irréversible” de la biodiversité 2
La fragilité de la biodiversité-2ème 26 avril 2008, 15:58Pour diverses raisons, j’ai pris un peu de retard dans la rédaction de ce carnet de bord. Je vais donc faire un condensé des deux séances qui se sont déroulées après mon précédent article.
La question est donc de comprendre de comprendre, selon les mots de Nicolas Hulot, “l’irréversibilité” de la destruction de la biodiversité. Passage obligé : s’interroger sur cette biodiversité repérée comme étant celle des espèces animales et végétales; quel est son fondement biologique ?
La diversité des gènes et des génomes a été avancée. Reste à savoir comment cette diversité peut déterminer, pour partie au moins, la diversité des espèces. Autrement dit, en quoi un gène est-il à l’origine d’une information dont la diversité, liés à la diversité des gènes, est source des caractéristiques d’une espèce. La recherche a été entreprise à partir des acquis de 3ème. Le gène : une structure… partie intégrante d’une autre structure : le chromosome. Oui mais si la matière est constituée d’atomes organisés en molécules constitutives de nos cellules qu’est alors le gène dans cette organisation ? Fragment d’ADN. OK ! La diversité des gènes est donc la diversité des fragments d’ADN… Bref nous ne sommes pas plus avancé. Cette information ne nous donne pas la réponse à la question du fondement biologique de la diversité.
Il est décidé d’aller plus loin. C’est à dire de rechercher si l’organisation des atomes constituant cette molécule ne peut être le siège d’une diversité. C’est l’occasion de l’utilisation d’un logiciel de simulation spatiale des molécules (Rastop) dont des fragments d’ADN en vue de construire une schéma de l’organisation de notre molécule d’ADN (les deux compétences abordées ce jour). Comment s’y prendre ? L’idée est de partir de l’identification des atomes et progressivement de repérer leur agencement. C’est ainsi que progressivement sont identifiés des regroupements d’atomes régulièrement répétés selon une suite aléatoire : les nucléotides. Des regroupements qui entre les deux brins manifestent une position non aléatoire cette fois ci : la complémentarité des nucléotides. Cette séance se termine sur la connaissance de la molécule d’ADN.
La suivante va permettre de revenir à cette question encore non résolue, celle du fondement biologique de la diversité des espèces…une diversité génique est-elle possible et sur quel fondement ? La succession des nucléotides ? Reste à en avoir la preuve ? La discussion, dont je ne me souviens plus le cheminement exact permet d’arriver à la nécessité de comparer des caractères différents et de voir si, corrélativement, les gènes qui les déterminent sont eux aussi différents…différents par leur succession de nucléotides appelée séquence. Retour donc à une argumentation simple…en fait pas si simple que cela car le niveau moléculaire qu’elle met en jeu en relation avec le niveau cellulaire ou macroscopique nécessite un enjambement intellectuel : le changement de dimension spatiale. Travail individuel des élèves, évaluation de la capacité de chacun à résoudre ce type de question, identification des difficultés, conseil personnalisé… la démarche type d’apprentissage ou d’approfondissement de ceux-ci, piloté par le professeur.

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