Tous les billets du 27 avril 2008

Généraliser les tests ADN à des fins médicales 2

Les tests génétiques-1L 0 commentaire »

Deuxième semaine, à nouveau une recherche d’arguments scientifiques. La systématisation des tests génétiques globaux à des fins médicales est-elle pertinente scientifiquement ? Autrement dit, l’identification d’un gène défectueux permet-il d’en déduire une conséquence phénotypique obligatoire ? Au niveau moléculaire, ceci revient à s’interroger sur : comment un gène défectueux est-il à l’origine d’une protéine défectueuse ?

Il est indispensable de maîtriser ce qu’est un gène. Le programme de seconde a permis de l’aborder. Le gène : une structure informative mais aussi un fragment moléculaire : fragment d’ADN, succession de nucléotides. Il est aussi indispensable de maîtriser ce qu’est une protéine. L’étude du premier thème, relatif à l’alimentation, a permis de traiter de son organisation : une succession d’acides aminés. Cette succession définissant la configuration spatiale et le rôle de la protéine. L’altération de cette configuration le modifiant.

Ces points retravaillés dans l’échange permettent alors d’envisager que si une altération protéique est constatée alors une altération du gène doit aussi l’être dans la mesure ou l’un dépend de l’autre. Qu’en est-il ? La comparaison d’une séquence d’acides aminés d’une protéine normale et d’une protéine alternative avec les gènes respectifs à l’origine de leur existence permet alors de fonder, ou non, ce lien. L’occasion d’argumenter à partir de la comparaison de représentations d’objets du niveau moléculaire. Une tâche menée par les élèves individuellement nécessitant de réutiliser les connaissances méthodologiques pertinentes pour conduire une telle démarche.
Reste que repérer une corrélation entre les séquences d’acides aminés et nucléiques relatives à un phénotype ne suffit pas à déduire un lien de causalité entre un gène et une protéine. Pour le moins, l’identification d’une articulation permettant de passer de l’un (le gène) à l’autre (la protéine) s’impose pour fonder davantage cette preuve d’une relation pouvant autoriser à identifier l’un (toujours le gène) pour connaître l’autre (bien sûr la protéine). Autrement dit : comment le gène est-il à l’origine d’une protéine ? L’observation comparée des séquences permet de repérer le code de correspondance : le code génétique.

Un voyage d’1h30 dans l’espace moléculaire qui aboutit à la pertinence de repérer le gène pour connaître le caractère… L’un détermine l’autre… Serions nous ainsi prédéterminés ? En tout cas connaître tous les gènes par des tests semble, à ce stade de la réflexion, pertinent scientifiquement pour identifier une maladie génétique. A suivre…

Destruction “irréversible” de la biodiversité 4

La fragilité de la biodiversité-2ème 0 commentaire »

Enfin, dernière séance menée cette semaine, après deux semaines de vacance.

Deux semaines de vacance et donc forcément, pour moi comme pour les élèves, la nécessité de revenir sur la cohérence de la problématique que nous avons commencé à traiter. On pourrait essayer de la reconstruire… mais sa complexité est réelle. Mieux vaut, me semble-t-il, la présenter sous une forme schématisée, l’organigramme, tout en la discutant à nouveau. Voila, ça se présente comme ça :

organigramme

L’ADN est donc une molécule universelle. L’étude comparative de divers êtres vivants permet de l’illustrer. Reste à s’interroger sur les cellules, ou plutôt à illustrer ce qui est pressenti par tous, à savoir que les cellules sont l’élément fondateur de tout organisme vivant.

L’observation s’impose. Microscopique bien sûr. L’occasion de revenir voire pour certain d’aborder, l’utilisation du microscope. Un apprentissage à une tâche technique nécessitant précision, méthode et respect du matériel. L’occasion aussi de traiter d’un mode de représentation utilisé par les scientifiques naturalistes : le dessin d’observation et de le distinguer de ce qui a déjà été vu, le schéma et le croquis. Pour ce qui est du premier de ces apprentissages un échange avec la classe permet de revenir sur les critères et les consignes de l’utilisation de ce moyen d’observation. Pour ce qui est du second, les dessins réalisés serviront lors de la prochaine séance pour identifier à nouveau les conditions de sa réussite.

Il s’agira de comparer deux tissus, l’un animal (l’épithélium épidermique d’un triton), l’autre végétal (l’épiderme interne de l’écaille d’oignon). Pour le second une préparation microscopique s’impose. Elle fait partie de cet apprentissage à l’utilisation du microscope qui doit intégrer la compréhension des caractéristiques de l’objet pour qu’il soit observable.