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Destruction “irréversible” de la biodiversité 11

La fragilité de la biodiversité-2ème 0 commentaire »

Finalement dernière semaine !

Je pensais encore pouvoir disposer, la semaine prochaine, d’une séance en plus de celle d’aujourd’hui mais ça ne sera pas le cas. J’ai réussi de mon collègue d’histoire géographie qu’il me cède sa dernière heure pour pouvoir conclure. Ce sera demain. Pour ce qui est de celle d’aujourd’hui elle a eu lieu sur le terrain. 1h30 sur la Côte Ste Catherine, relief qui domine notre ville de Rouen. 1h30, accompagnée par Claire une animatrice du Conservatoire des Sites Naturels de Haute Normandie, pour découvrir ce site naturel protégé riche de pelouses calcaires remarquables par leur incroyable flore.

D’abord une progression à partir du Cimetière du Mont Gargan, sur le versant nord du Coteaux Calcaire , dans un bois où la stratification de la végétation est identifiée : strate arborescente, arbustive, herbacée et muscinale. Quelques espèces sont identifiées. Des chants d’oiseaux pourraient être repérés dont celui du Pouillot véloce, mais bon, on a opté pour la végétation.

Puis arrivée dans un espace ouvert dans lequel paissent les moutons cu Conservatoire. Claire nous explique leur rôle : l’entretien de l’écosystème, évitant ainsi l’envahissement par les arbustes et l’installation de la forêt. Un facteur de biodiversité donc !

moutons cote ste catherine

Ensuite, arrêt sur le sommet du côteaux, regard vers le ciel : pas d’oiseaux … l’autre jour j’ai vu des martinets… Claire nous engage à regarder la végétation : elle est essentiellement constituée de graminées, assez homogène.

vue sur Rouen

Enfin arrivée sur ce côteaux calcaire avec une grande diversité florale, des orobanches, des orchidées, trois espèces différentes ont été observées dont l’orchis bouc et l’orphrys abeille. Du genêt des teinturiers, un carex etc…véritable biodiversité. Pourquoi ici et pas lors du précédent arrêt ? En fait ici l’entretien est assuré par les moutons par un pâturage tardif et bien sûr non systématique, alors que à l’arrêt précédent l’entretien est assuré par l’homme grâce à un fauchage régulier ….quand les moutons feront aussi leur travail la bas…le résultat sera le même. Voilà encore un autre facteur de biodiversité.

La situation n’est ps aussi irréversible que cela finalement. Un peu d’attention et de gestion raisonnée des espaces et la biodiversité reprend sa place. Finalement l’homme destructeur ne pourrait-il pas aussi être le gestionnaire de cette biodiversité ?

Tenez, pour finir une autre photo avant je l’espère pouvoir présenter des schémas que les élèves doivent réaliser sur chacun des arrêts effectués… Incontournable sinon il ne restera pas grand chose…et n’est-ce pas aussi une mission du scientifique, ici du naturaliste, de représenter ce qu’il voit pour pouvoir l’exposer et éventuellement s’en servir comme argument pour expliquer ?

J’ai dit une photo !!!!!! din cote ste catherine

 

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Bonsoir,

La fin de l’année scolaire approche, j’espère que j’arriverai au bout de mon projet. Je dois faire des choix. Le contrôle commun de math supprime la dissection prévue aujourd’hui pour retrouver, à partir d’observations comparées d’anatomie interne de vertébrés, d’éventuelles similitudes organisationnelles. Elle doit abonder la séance de la semaine dernière et plus largement les séances que nous conduisons depuis plusieurs semaines pour engranger des exemples de points communs entre organismes vivants qui sont autant de preuves de parentés et donc d’une origine commune. Justement, aujourd’hui un élève s’impatiente et trouve que nous ressassons depuis ces quelques semaines toujours la même antienne : “c’est donc une preuve à l’origine commune”. Certes ! Sauf que c’est l’accumulation de ces indices qui conforte l’idée d’origine commune et donc, si nous voulons construire un savoir scientifique, nous ne pouvons pas passer à côté de cette accumulation qui permet un raisonnement qu’on qualifiera d’inductif. Il ne s’agit pas ici de mener un raisonnement hypothético-déductif comme nous l’avons fait à d’autres moments de l’année, notre point de départ n’est pas une hypothèse, c’est une théorie que nous confortons.

Pas de dissection donc et pour cause, la semaine prochaine : “sortie sur le terrain”. Eh oui la biodiversité, sa fragilité, la question de sa destruction “irréversible” affirmée par Nicolas Hulot seront étudiées lors d’une visite éducative sur un site géré par le Conservatoire des sites naturels de Haute-Normandie. Il s’agit de la “Côte Ste Catherine”. Je donne donc quelques conseils de sécurité (assurance, autorisation…) et d’équipement (chaussures, vêtements…) ainsi que des informations pratiques (on y va à pied…et pour le retour je vous laisse à l’arrêt “Cimetière du Mont Gargan”, ligne 20).

Pas de dissection. “Oh non monsieur !” Bon, ok alors sur 1h30 pour les volontaires un vendredi soir, je viendrais spécialement pour ça. Dans 10 jours.

Pour l’instant, faisons appel à nos connaissances. Les organes abdominaux. Oui. Peut-on identifier à partir d’eux un plan d’organisation des vertébrés ? Commençons par se les rappeler ces organes. L’axe antéro-postérieur…, respectivement l’estomac et la vessie; l’axe dorso-ventral…, respectivement l’utérus et l’intestin :-( Euh non c’est l’inverse !; la symétrie bilatérale…les reins, les ovaires, les testicules, des organes paires.

Le plan d’organisation des vertébrés est donc un point commun entre tous ces vertébrés…preuve d’une origine commune. Mais ce plan d’organisation comment est-il apparu ? Et si cette mise en place était, elle aussi, similaire chez tous, c’est à dire guidée par un même programme de construction… ce serait encore un indice de plus. Comment le savoir ? Eh oui toujours la même chose, comparons le développement embryonnaire de différents vertébrés de groupes différents pour avoir des espèces le plus éloignées possibles entre elles. Le pleurodèle, un triton, le poisson zèbre et l’homme. Après un échange sur le document fourni (des photographies de développement embryonnaire de ces 3 vertébrés) et l’identification de “mêmes étapes”… des étapes qui sont en fait “ah oui, c’est d’abord la mise en place de l’axe de polarité antéro-postérieur, puis de l’axe dorso-ventral, puis du plan de symétrie bilatéral”, les élèves travaillent individuellement la capacité à argumenter. A terminer pour mercredi !