Destruction “irréversible” de la biodiversité 10
La fragilité de la biodiversité-2ème 4 juin 2008, 18:13Bonsoir,
La fin de l’année scolaire approche, j’espère que j’arriverai au bout de mon projet. Je dois faire des choix. Le contrôle commun de math supprime la dissection prévue aujourd’hui pour retrouver, à partir d’observations comparées d’anatomie interne de vertébrés, d’éventuelles similitudes organisationnelles. Elle doit abonder la séance de la semaine dernière et plus largement les séances que nous conduisons depuis plusieurs semaines pour engranger des exemples de points communs entre organismes vivants qui sont autant de preuves de parentés et donc d’une origine commune. Justement, aujourd’hui un élève s’impatiente et trouve que nous ressassons depuis ces quelques semaines toujours la même antienne : “c’est donc une preuve à l’origine commune”. Certes ! Sauf que c’est l’accumulation de ces indices qui conforte l’idée d’origine commune et donc, si nous voulons construire un savoir scientifique, nous ne pouvons pas passer à côté de cette accumulation qui permet un raisonnement qu’on qualifiera d’inductif. Il ne s’agit pas ici de mener un raisonnement hypothético-déductif comme nous l’avons fait à d’autres moments de l’année, notre point de départ n’est pas une hypothèse, c’est une théorie que nous confortons.
Pas de dissection donc et pour cause, la semaine prochaine : “sortie sur le terrain”. Eh oui la biodiversité, sa fragilité, la question de sa destruction “irréversible” affirmée par Nicolas Hulot seront étudiées lors d’une visite éducative sur un site géré par le Conservatoire des sites naturels de Haute-Normandie. Il s’agit de la “Côte Ste Catherine”. Je donne donc quelques conseils de sécurité (assurance, autorisation…) et d’équipement (chaussures, vêtements…) ainsi que des informations pratiques (on y va à pied…et pour le retour je vous laisse à l’arrêt “Cimetière du Mont Gargan”, ligne 20).
Pas de dissection. “Oh non monsieur !” Bon, ok alors sur 1h30 pour les volontaires un vendredi soir, je viendrais spécialement pour ça. Dans 10 jours.
Pour l’instant, faisons appel à nos connaissances. Les organes abdominaux. Oui. Peut-on identifier à partir d’eux un plan d’organisation des vertébrés ? Commençons par se les rappeler ces organes. L’axe antéro-postérieur…, respectivement l’estomac et la vessie; l’axe dorso-ventral…, respectivement l’utérus et l’intestin
Euh non c’est l’inverse !; la symétrie bilatérale…les reins, les ovaires, les testicules, des organes paires.
Le plan d’organisation des vertébrés est donc un point commun entre tous ces vertébrés…preuve d’une origine commune. Mais ce plan d’organisation comment est-il apparu ? Et si cette mise en place était, elle aussi, similaire chez tous, c’est à dire guidée par un même programme de construction… ce serait encore un indice de plus. Comment le savoir ? Eh oui toujours la même chose, comparons le développement embryonnaire de différents vertébrés de groupes différents pour avoir des espèces le plus éloignées possibles entre elles. Le pleurodèle, un triton, le poisson zèbre et l’homme. Après un échange sur le document fourni (des photographies de développement embryonnaire de ces 3 vertébrés) et l’identification de “mêmes étapes”… des étapes qui sont en fait “ah oui, c’est d’abord la mise en place de l’axe de polarité antéro-postérieur, puis de l’axe dorso-ventral, puis du plan de symétrie bilatéral”, les élèves travaillent individuellement la capacité à argumenter. A terminer pour mercredi !

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