Travaux d’intégration
Les travaux d’intégration : un plus pour les stagiaires, un outil d’évaluation pour les formateurs
Le contexte
Dans le cadre de l’approche par compétences initiée dans notre centre sous l’impulsion de Bruxelles Formation, nous avons travaillé pendant l’année 2010 à la conception de travaux d’intégration pour l’ensemble des formations qualifiantes au CF2m.
Il s’agit en fait de mises en situation proches du métier visé par la formation. Celles-ci regroupent différentes tâches essentielles pour le métier, se basant sur les référentiels métiers.
Evaluer le plus objectivement possible ces mises en situation est très vite passé au centre de nos préoccupations. Pour ce faire, nous avons suivi la méthodologie Thésée concernant les référentiels d’évaluation (www.thesee.be).
Notre démarche
Référentiel de formation et d’évaluation
Les référentiels d’évaluation et de formation sont intimement liés: plusieurs unités de formation sont regroupées en séquences d’apprentissage. Ces séquences sont décrites sous forme d’objectifs. Nous avons choisi de commencer par le référentiel d’évaluation qui, à partir des compétences à atteindre, décrit
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les travaux d’intégration: les tâches demandées, les conditions de réalisation
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les critères de réussite et les indicateurs attenants
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le seuil de réussite
Si les indicateurs sont présents, le critère est rempli. Si tous les critères sont remplis, la tâche est réussie. Si toutes les tâches sont réussies, le travail d’intégration est réussi, c’est-à-dire que le stagiaire est capable de remplir avec succès des tâches proches du métier.
Les étapes
Notre volonté était de rester dans la pratique du métier. Quand on applique une méthodologie, le risque est grand de rester dans de la théorie inapplicable sur le terrain. Nous ne voulions pas tomber dans un tel travers.
Un travail d’équipe
L’élaboration des tâches s’est donc fait en équipe: les formateurs techniques étant garants de la possibilité de remplir les tâches choisies dans un temps imparti. Nous avons par ailleurs gardé à l’esprit la possibilité d’articuler l’organisation des travaux d’intégration avec le programme de cours. Très vite, les formateurs ont fait remarquer que des changements seraient nécessaires par rapport à leurs cours au niveau de la chronologie et du contenu.
Nous sommes partis des compétences métiers à atteindre, nous avons formulé différentes tâches à réaliser.
Par exemple, l’infographiste doit concevoir une brochure d’information pour un client. Cela implique qu’il devra la mettre en page, retoucher les photos, les redimensionner, intégrer des blocs texte,…
Les critères et les indicateurs
L’ensemble de ces tâches du travail d’intégration doit pouvoir être évalué de la façon la plus objective possible. Nous avons donc établi un tableau d’évaluation reprenant critères, indicateurs et niveau de réussite.
La réussite du travail d’intégration dépendra de la réussite de toutes les tâches, c’est-à-dire des critères qui ont été déterminés pour cette tâche. Nous avons fait le choix de ne pas donner de note pour les tâches mais d’agrémenter le tableau d’évaluation de points forts et de points à améliorer afin de personnaliser l’évaluation.
Mise en oeuvre
Les stagiaires qui ont les premiers « subi » ces travaux d’intégration ont été prévenus du caractère nouveau du processus et ont d’ailleurs participé à son évaluation.
Nous avons prévu 2 ou 3 jours à la fin de leur formation qualifiante afin qu’ils réalisent les tâches den respectant des délais. Un critère a d’ailleurs été prévu à cet effet.
Dans un premier temps, ils ont reçu un calendrier stipulant la date du travail d’intégration, les ressources à leur disposition et les critères d’évaluation.
Le jour dit, ils ont reçu le tableau d’évaluation complet ainsi que la mise en situation et l’explication des tâches demandées.
Evaluation des stagiaires
Les stagiaires ont relevé plusieurs aspects positifs : le travail d’intégration et le tableau d’évaluation leur ont permis
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de se situer au niveau de leurs compétences
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de faire des liens entre les cours
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de se mettre dans la peau du travailleur, se projeter dans un travail, par des tâches proches de celles demandées dans le domaine
Ils ont également émis plusieurs demandes
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avoir l’occasion de refaire le travail d’intégration pour pouvoir remédier à leurs lacunes
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avoir des travaux d’intégration pendant la formation et pas uniquement en fin de formation
Conclusion
L’intérêt des travaux d’intégration est indéniable en formation professionnelle : stagiaires et formateurs en sont tout à fait conscients. Le nouveau processus d’évaluation de ces travaux implique des changements au niveau du travail de l’équipe pédagogique et de l’organisation de la formation en général. Il paraît en effet de plus en plus nécessaire de découper le temps de formation en modules plus courts à la fin desquels les stagiaires devront passer une épreuve d’intégration.
La modularisation permettra également de conserver la motivation des stagiaires (les formations qualifiantes sont assez longues : de 8 à 12 mois), de travailler les lacunes éventuelles et de diminuer le stress fréquent en fin de formation.
Extrait du Rapport d’Activités 2010, Centre de Formation 2 Mille, Martine Colot
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