Faire sourire et faire de l'Humour dans nos classes

Faire de l'Humour dans nos classes

Et si la première de nos réussites était de faire entrer l’humour dans nos classes ? Que nos élèves s’y sentent bien et puissent rire en liberté ? Monsieur Mathieu, instituteur et spécialiste des jeux d’éducation ludiques, s’interroge sur la place du rire dans la pédagogie.

Bonjour à tous,

Après quelques deux mois de vacances et une rentrée à plein régime me revoici.

Pour ceux qui suivent mes chroniques j’avais traité dans une précédente chronique de la pédagogie du bonheur. Ce sujet m’avait passionné et notamment le leitmotiv de Nathalie Vermeer qui voulait que les enseignants redonne aux élèves leur place d’humain. Je me suis interrogé durant l’été sur les moyens et les outils de faire sourire nos chers élèves un maximum de temps par jour. J’en suis arrivé à considérer plusieurs points :

  • Un enfant qui sourit est un enfant qui joue

C’est ici le ludologue qui vous parle car je créé à mes heures perdues des jeux de société et jeux de plateau coopératifs pour les élèves de ma classe et pour des sociétés d’édition. Le jeu est pour moi une évidence de l’école. Un enfant qui ne jouerait pas durant une journée de classe est une ineptie. L’activité la plus naturelle pour un enfant est le jeu. Voici d’ailleurs deux de mes citations préférées

 

« Le jeu est sérieux, c’est le moins insignifiant des actes. Jouer, ce n’est pas rien faire et parfois c’est même travailler plus intensément que dans des situations de travail. » Henriot

Faire de l'Humour dans nos classes

« Il faut jouer pour devenir sérieux. » Aristote

  • Un enfant qui sourit est un enfant qu’on considère

Faire de l'Humour dans nos classes

Un enfant qui sourit est celui qui est heureux de venir à l’école. Il va s’y trouver heureux si on l’écoute dans ses bonheurs comme dans ses peines. Si on le considère. Mes élèves adorent les moments de partage et d’échange comme le rituel du lundi matin le « quoi de neuf ». A chaque retour de week-end  l’ élève qui le souhaite a l’occasion de partager ses joies des deux jours passés comme de se décharger émotionnellement de ce qui peut le tracasser. Le fait d’avoir ce temps de parole, de pouvoir échanger redonne le sourire à certains qui n’ont pas forcément cet espace temps de communication à la maison.

 

  • Un enfant qui sourit est un enfant qu’on motive

Alors là chacun ses méthodes. Pour ma part je suis très adeptes des défis. Nous faisons par exemple régulièrement des défis Vire-langues (expressions quasi imprononçables du genre » Les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles sèches archi sèches? »), des défis le compte est bon, des défis mots faux amis (mots dont les phonèmes et graphèmes ne correspondent pas exemple: monsieur, femme, orchestre, ballatum, parfum), des jeux du type TIC TAC BOUM (Les élèves doivent donner chacun leur tour un mot contenant le son étudié ou revu).

Faire de l'Humour dans nos classesPour chacun de ses défis les élèves peuvent gagner des bons points sur les merveilles du monde. Certains trouvent ce système de bons points obsolète je trouve au contraire qu’il peut ( dans une utilisation raisonnée) permettre aux élèves de se forcer à participer,de se dire aller il y a quelque chose à gagner. Il ne faut évidemment pas laisser l’élève s’enfermer dans un système de travail=récompense. Il doit d’abord travailler pour lui même nous sommes bien d’accord !

  • Un enfant qui sourit est un enfant qui rit en classe

Alors vous me direz facile à dire. Comment faire rire mes élèves? Je passe outre la sempiternelle question institutionnelle « Nous ne sommes pas là pour être aimé ou pour faire rire » Il faut à mon sens sortir de ce carcan. Un maître peut faire de l’humour, faire rire ses élèves. Le rire permet de recentrer l’attention des élèves. Quand mes élèves décrochent au milieu d’un apport ou d’un exposé, une petite boutade et les voilà revenus avec nous. Quoi de mieux que 5 minutes de rire toutes les 20-25 minutes pour remobiliser les troupes.

On peut aussi faire appel aux talents de théâtralisation des élèves (nous théâtralisons les poésies par exemple, ce qui est un excellent moyen de les mémoriser par l’utilisation du sens kinesthésique). Les élèves attrapent vite des fous-rires de voir leur camarade « surjouer » volontairement certaines mises en scène de nos poésies…

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Image : © Danil Nevsky / Shutterstock.com

Commentaires

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3 Comments

  1. jacques 14 janvier 2016
  2. gerger 4 novembre 2013
  3. mme PM 4 novembre 2013

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Vous n'êtes pas un bot hein ? *