La vidéo, une alternative et un complément à la trace écrite

Avec le coup de projecteur sur la classe inversée, de plus en plus de professeurs tentent l’expérience et mettent leurs contenus directement en ligne. Les supports prennent souvent la forme de vidéos diffusées sur le net pour faire travailler leurs élèves en amont du cours. Des collègues du supérieur expérimentent actuellement la classe renversée où leurs étudiants construisent eux-mêmes le contenu de la leçon afin d’être en mesure de l’expliquer à leur professeur. Sans parler d’aller aussi loin dans le secondaire, il est possible de mettre facilement les élèves en position de créer du contenu vidéo notamment grâce aux tablettes. Une fois réalisées, ces vidéos sont diffusées en classe et sur le web. Utiliser le support vidéo est une alternative et aussi un complément à la trace écrite traditionnelle. Cela permet aussi de répondre aux difficultés rencontrées par les élèves dys et de valoriser leurs compétences orales. Voici trois outils faciles d’utilisation et quelques pistes qui permettent d’utiliser la vidéo comme support de cours avec les élèves. #1. Tellagami

Dans un article intitulé « Réaliser et publier de courtes animations avec Tellagami », François Jourde montre l’intérêt des outils numériques pour varier les séquences pédagogiques.

Les applications mobiles de créations audio-visuelles peuvent en ce sens s’intégrer de multiples façons dans les séquences de cours. Tellagami en est excellent exemple. Tellagami est une application très simple d’utilisation, fonctionnant sur les terminaux mobiles (ordiphones et tablettes iOS et Android), gratuite à ce jour. Tellagami permet de synchroniser un enregistrement vocal aux mouvements d’un personnage virtuel (d’aspect configurable avec quelques options), dans un décor choisi. La vidéo finale peut être directement publiée en ligne (sur le site de l’application) ou sauvegardée dans la bibliothèque de l’appareil mobile (puis exportée).

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Grâce à Tellagami, les élèves peuvent produire eux-mêmes un enregistrement facilement intégrable sur l’ENT de l’établissement ou un blog. Le personnage animé permet de contourner le droit à l’image et désinhibe l’élève : il n’a pas à parler devant une caméra et se concentre uniquement sur l’enregistrement audio.

Exemple : cette vidéo a été enregistrée par une élève de 6ème en cours d’Education civique. Elle avait fini l’exercice avant les autres, il fallait la lancer sur une autre activité. Tellagami a permis ici une pédagogie différenciée, stimulante et coopérative puisque la vidéo a été intégrée sur l’article support du cours (À chacun son identité).

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#2. IMovie

Un des avantages de IMovie sur l’IPAD est la facilité avec laquelle on réalise une vidéo. Pour ceux qui ne se sont jamais lancés dans le montage vidéo (comme moi), IMovie est très intuitif et le résultat est rapide à obtenir. Pour illustrer l’efficacité d’IMovie, voici une production d’un petit groupe d’élèves de 4ème participant à un rallye des métiers (découverte du monde du travail). La matinée était consacrée à la découverte d’un atelier de réparation de vélos et l’objectif de l’après-midi était la réalisation d’un support de présentation de la visite où chacun des 8 élèves auraient son mot à dire. Durant le temps de midi, j’ai monté mes rushes sur IMovie et j’ai distribué le travail à faire aux élèves pour la séance de l’après-midi. Motivés et efficaces, les élèves ont eu le temps de créer du contenu et de s’entraîner deux fois pour présenter ce travail à l’oral puisqu’ils interviendront aussi au fil de la vidéo le jour de la restitution. À 18h, la vidéo était en ligne sur Youtube.

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Voir aussi, cette vidéo tirée de l’article « La trace écrite c’est bien avec une vidéo en plus c’est mieux’

#3. Les flashcodes

Certains enseignants utilisent des flashcodes pour renforcer visuellement la trace écrite de leur cours. C’est ce qu’explique un article du site disciplinaire des SVT de l’académie de Lille :

« Une trace écrite de la démarche d’investigation, d’un plan de cours est un élément important dans la formation des élèves. Pour le moment, elle devrait préférentiellement rester manuscrite pour diverses raisons : la pratique de l’écriture a des qualités mémorielles dont il serait dommage de se passer, l’accessibilité du cours ainsi que son organisation demeurent encore avantageux (un classeur reste malgré tout plus rapide et facile d’accès qu’un cours 100% numérique)… Cependant, le professeur et l’élève fournissent de plus en plus de documents et de productions de nature numérique. Se pose le problème de les intégrer dans la trace écrite, dans la démarche scientifique retranscrite. Une évolution est possible grâce aux outils nomades que possèdent les élèves et les flashcodes.« 

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Pour comprendre comment ça marche, lire l’article ci-dessus ou visionner cette vidéo

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#4. Une Web-tv, la vidéo au service d’un projet ambitieux

Lire l’histoire de Waldeck Tv, la 1ère web-tv collégienne

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#5. D’autres pistes sur le site classeinversee.com

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4 Comments

  1. Pingback: La vidéo, une alternative et un compl&ea... 31 décembre 2014
  2. sandrinemeldener 18 décembre 2014
  3. Pingback: La vidéo, une alternative et un compl&ea... 17 décembre 2014
  4. Pingback: La vidéo, une alternative et un compl&ea... 17 décembre 2014
  5. Paçoka 17 décembre 2014
  6. Emmanuel GRANGE 16 décembre 2014
  7. monsieurmathieundlronchin 15 décembre 2014

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