Et si on changeait ?

Comment commencer? Vous dire que j’entame ma 21ème année en tant que prof d’anglais et vous promettre que j’arrive encore à trouver plein de petits bonheurs en classe? Je suis certaine que vous allez vous reconnaître! Ou alors, vous allez vous rappeler votre envie de débutant, ou votre envie peut-être enfouie depuis un certain temps maintenant, face aux difficultés du métier, face à une société en mutation et face à des attentes nouvelles auxquelles personne ne peut échapper, parents, enseignants compris!

changement

Tout d’abord, sachez que j’ai passé 8 ans en ZEP au total, donc je ne suis pas une privilégiée… Ce furent d’ailleurs les années les plus difficiles mais également les plus formatrices à tout point de vue!

L’idée de ce partage est juste de faire écho ou de vous (re)donner envie, envie d’essayer ou envie de partager à votre tour!
Revenons-en donc au quotidien des cours d’anglais! Les déroulés entièrement basiques et magistraux sont derrière nous depuis longtemps car c’est une matière qui a beaucoup évolué.

Voici juste alors quelques petits grains de folie à ajouter aux cours pour enchanter son quotidien et celui de ses élèves. Enfin… apparemment!

Une séance peut débuter par une activité gymnique, si si, en classe, en anglais, un mix entre du stretching et du brain gym. Le vocabulaire nouveau peut être signé en LSF ou mis sous forme d’une mindmap illustrée. Des propositions récurrentes de créer et de jouer des dialogues (devant les parents disponibles et volontaires), en utilisant si besoin les déguisements de l’armoire (ou d’autres!). Des chansons dansées grâce à des sites spécialisés. Des jeux par équipe, en ligne, via le vidéoprojecteur. Des instants « mobiles » dans le cours pour retenir l’essentiel avant une évaluation rapide individuelle et/ou en groupe. « Mobiles » parce que la classe est aménagée pour qu’on puisse se déplacer ou s’asseoir par terre (étagère avec des coussins). Des instants à attraper au vol, lorsqu’ils se présentent, ou à inventer pour relier la matière à d’autres, comme les arts plastiques par exemple (posters, création à la manière de, thèmes de concours, sorties pédagogiques…). Et puis, finalement, s’autoriser à dire ce que l’on pense, ce que l’on ressent, mettre en place une communication non-violente… Etre juste, tout simplement! Du coup, tous les moments plus formels semblent plus faciles…

Certes, il restera toujours et encore des enfants en grande difficulté, des résultats dits catastrophiques pour certains, des moments très durs avec parfois des conflits marquants… Mais au moins, le plus souvent, chacun aura aimé être là, chacun se sera senti exister…

Je ne détiens pas la vérité, chacun la sienne!

Toutes ces pistes sont aisées au collège, je vous le concède…

Et là, vous devez savoir que je me demande pourquoi, depuis plus de 10 ans, je ne serais pas « mieux » en primaire parce que, cerise sur le gâteau, les séances ne seraient plus hachées toutes les 55 minutes!

Mais bon, sujet d’une autre histoire!

Sandrine-Marie, prof d’anglais.

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5 Comments

  1. Hortense 16 janvier 2015
    • Sandrine-Marie 18 janvier 2015
  2. Maria Grelet 14 janvier 2015
  3. Marie-Pierre Roum 14 janvier 2015
  4. Marie-Pierre Roum 14 janvier 2015

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