Mini budget-maxi vacances : et si on tentait le couchsurfing ?

Si, comme moi, vous avez parfois eu envie d’étrangler votre voisin après son énième remarque ironique sur la longueur ou la fréquence des congés scolaires, sur le thème de « ah les profs, encore en vacances ! » (alors que lui-même revient de huit jours aux Antilles grâce à son treizième mois, sa prime de fin d’année ou son comité d’entreprise) et que vous enviez son bronzage (on attrape peu de coups de soleil sous une lampe de bureau à corriger des copies !), vous serez sûrement intéressés par la proposition que je vais vous faire : et si on tentait le couchsurfing ?

canape

La première fois que j’ai entendu ce mot, j’ai pensé qu’il s’agissait d’un sport. Je vous vois d’ici esquisser un sourire moqueur, mais quand même, à ma décharge, « windsurfing », « kite surfing », « couchsurfing »… ça semblait logique non ? Ensuite, pour la partie « couch » j’étais moins confiante, je savais que ça voulait dire « canapé », en anglais américain, mais j’avais encore du mal à visualiser le concept. S’agissait-il au sens propre de surfer sur un canapé ? Certains joyeux Québécois ont tenté l’expérience, debout sur leur sofa tracté par une voiture (voir ici) mais je me dois de vous déconseiller ce sport à haut risque, dans l’intérêt du service, bien sûr ! Chacun sait qu’on manque cruellement de titulaires remplaçants actuellement. 😉

Tout cela pour dire que j’étais loin du compte !

Le couchsurfing est en fait une nouvelle manière de voyager. Vous entrez en contact avec des hôtes qui ont la gentillesse de vous laisser profiter gratuitement de leur canapé, ou d’une petite chambre d’amis, pour une ou plusieurs nuits, lors d’un de vos voyages. Le site internet qui met en relation les voyageurs et les hôtes s’appelle « couchsurfing.com » et il est entièrement gratuit. Dix millions de personnes sont présentes sur ce site dans plus de 200 000 villes dans le monde. Il suffit de s’inscrire pour avoir accès au profil d’hôtes potentiels, puis, à vous d’entrer en contact et de demander à vous faire héberger. Rien n’oblige les hôtes à accepter de vous recevoir, ils le font, ou pas, suivant les infos que vous avez mises sur votre profil et les éventuels commentaires que d’autres expériences vont ont apportés.

Bien sûr il ne s’agit pas de se comporter en profiteur et d’abuser de la gentillesse des hôtes. Il est question ici d’interaction humaine, de relations sociales, de partage, peut-être même de philosophie de vie dans certains cas.
Les bénéfices sont multiples : une réelle économie sur l’hébergement, mais aussi de vraies rencontres avec des locaux qui vous permettent de vivre leur pays de l’intérieur. En bonus : des astuces pour des visites hors des sentiers battus, l’occasion de tester quelques mets locaux si votre hôte est généreux, et l’opportunité d’améliorer vos compétences en langues étrangères.

La promesse est alléchante, la vitrine fort tentante, le site fait très envie, c’est le moment de se lancer !

Reste un détail à régler, un choix crucial à faire : quel hôte choisir ?

Parmi les visages souriants au soleil, offrant à la caméra leur sourire Ultra-Brite, allez-vous choisir la jeunesse aventureuse et fêtarde ? Le quinqua baroudeur espagnol ayant visité plus de pays qu’il n’a soufflé de bougies d’anniversaire ? La petite dame argentine qui vous propose de vous emmener à son cours de tango à Buenos Aires ? Ou, moins exotique mais plus rassurant, l’expatriée française au Pérou qui rêve de conversation en français (et accessoirement, de la bonne terrine de lapin ou du petit reblochon qu’elle a du mal à trouver à Lima et que vous ne manquerez pas de lui apporter) ?

À condition d’éviter les destinations risquées (si si, le couchsurfing en Afghanistan c’est possible : voir ici) et d’avoir un peu l’œil aiguisé à la lecture des propositions d’hébergement, il est possible de faire de belles rencontres désintéressées et enrichissantes pour que mini budget ne soit plus inconciliable avec maxi vacances !

PS : Et vous pouvez faire passer l’info à vos voisins qui n’ont ni comité d’entreprise, ni treizième mois 😉 Ils sont nombreux eux aussi !

Si vous êtes tentés, ou si vous avez une expérience de couchsurfing à raconter, n’hésitez pas à vous exprimer ci-dessous !

Une chronique de la Petite Luciole !

 

 

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  1. Pieber 26 mars 2015

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