Un nom de domaine…

Outil numérique du quotidien

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En 2008, j’étais professeur de technologie dans un collège situé à quinze kilomètres de chez moi. Cet établissement était alors équipé d’un réseau intranet, donc impossible de travailler depuis mon domicile ! Il me fallait prendre la voiture pour déposer les fichiers utiles à mes cours ou rester en fin de journée dans les locaux.

L’idée m’est alors venue d’utiliser un site collaboratif dès la rentrée scolaire pour toutes mes classes. J’ai obtenu la création d’un site QuickPlace hébergé par le pôle de compétences foad du ministère de l’Éducation basé à Toulouse. L’adresse initiale est la suivante : https://espacecollaboratif.phm.education.gouv.fr/LotusQuickr/technoenligne/Main.nsf/.

technoenligne

Cette URL me semblait un peu longue et compliquée, j’ai alors acheté un nom de domaine « technoenligne.fr  » qui me coûte 8,50 euros par an. Je simplifiais ainsi la tâche à mes élèves pour se connecter au site (technoenligne.fr cible sur l’adresse du QuickPlace) et je donnais une « marque de fabrique » particulière à mon projet.

Je disposais aussi depuis 2002 d’un nom de domaine « jacquescartier.net » et de services liés à ce nom comme un site personnel et un espace disque important (cloud avant l’heure) qui me permettait de déposer mes cours à destination de mes élèves et des stagiaires de la formation continue. Étant très nomade dans mes activités dans le cadre de la formation d’enseignants (toute l’académie), je pouvais mettre à disposition les contenus de stage en indiquant simplement la ou les adresses utiles aux ressources à utiliser et aux travaux à réaliser.

En 2007, j’ai acheté « jacques-cartier.fr » pour mieux préciser mon identité en ligne ainsi que mon pays d’origine. J’ai ajouté un service de blogue (jacques-cartier.fr/blogue) qui me permet d’écrire sans être pollué par la publicité et être maître de mes données (sauvegardes quotidiennes par mon prestataire), une plateforme Moodle pour les cours que je propose maintenant en tant que consultant (jacques-cartier.fr/plateforme/moodle).

Pour cette plateforme de formation, j’ai acheté le nom de domaine « espace-formation.eu » qui cible sur l’adresse précédente. Ce nom précise mieux le type d’activité, l’extension «.eu » montre mon attachement à l’Europe.

Remarque : le coût mensuel pour le domaine « jacques-cartier.fr » et les services liés est d’environ 7 euros.

Mes activités sont maintenant axées sur l’ international et le national. Voici quelques exemples d’utilisation du nom de domaine :

Le transfert des fichiers depuis mon ordinateur se fait à l’aide d’un utilitaire gratuit de FTP (File Transfer Protocol) qui se nomme « Filezilla ». La copie d’écran ci-dessous montre à gauche les dossiers de mon ordinateur, à droite les dossiers en ligne. Il suffit de glisser les fichiers de la gauche vers la droite pour qu’ils soient déposés en ligne.

filezillaRemarques:

  • Il est possible de mettre un identifiant et mot de passe pour accéder à un dossier ou de ne pas rendre visible un dossier aux internautes ;
    Exemple : http://jacques-cartier.fr/entretiens
  • Par rapport à l’utilisation du cloud (nuage), vos données sont hébergées en France ou en Europe (mon prestataire est allemand). En cas de difficulté avec l’hébergeur, les aspects juridiques seront moins compliqués qu’un hébergement aux États-Unis par exemple ;
  • Vous avez la main sur les sauvegardes que vous pouvez faire quand vous le souhaitez ;
  • Vos données ne sont pas utilisées comme dans le cloud gratuit (Dropbox, Drive, …)

Le numérique a envahi la sphère professionnelle de beaucoup d’enseignants et de formateurs. Le nom de domaine me semble être une identité professionnelle de fond, donnant à son usager des outils à la mesure des enjeux d’une mission d’enseignement et d’apprentissage. Certes, les institutions fournissent des outils « maison » comme les espaces numériques de travail (ENT) souvent performants. Mais parfois, il est utile de se servir d’outils de la Toile pour des usages concernant des apprentissages en mode collaboratif. Je pense par exemple à la création d’une communauté d’apprentissage sur Google +, à une utilisation de Twitter et de Facebook, à un logiciel en ligne de cartes conceptuelles partagées, la rédaction à plusieurs de documents… la liste peut être longue !

Dans ce contexte liant le monde de l’éducation (institution) et l’espace de l’Internet, je m’appelle « jacques-cartier.fr ». Et vous, comment vous appelez-vous, ou comment allez-vous vous appeler ?

Une chronique de Jacques Cartier
www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu

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