Sondage EPI : les résultats

Les profs et les EPI

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L’analyse de ToutEduc

Cette enquête a été réalisée par Internet entre le 31 janvier et 7 février sur un échantillon de 1045 profs et chefs d’établissement participants.

EPI : Près de 80 % des enseignants positifs, mais souvent « dans le flou » (enquête du Web pédagogique).

« Je suis encore dans le flou… Mais je vais plonger dans les EPI pendant les vacances de février. » Cette réponse d’une enseignante au questionnaire que « Le petit journal des profs » a adressé à ses lecteurs à propos des EPI, les Enseignements Pratiques Interdisciplinaires, donne une image assez juste de l’état d’esprit des enseignants de collège, du moins à en juger par cette enquête. Le nombre des réponses reçues (781 enseignants, 258 chefs d’établissement) est suffisamment important pour qu’elle soit représentative. Même si ce n’est pas un sondage « selon la méthode des quotas », c’est d’autant plus net que l’éventail des opinions est très large. Un enseignant s’exclame : « Abrogation de la réforme pour ne pas voir du temps de cours perdu sur ce genre d’inepties, maintes fois testées et marquant toujours une inefficacité sans bornes… » tandis qu’un autre voudrait « que certains collègues arrêtent de dire en permanence que ça ne marchera pas ».

Relativement rares (7,6 %) sont les enseignants « enthousiastes », qui ont « hâte de commencer » un EPI, mais ils sont 22 % à se déclarer « sereins » et près de 40 % à se dire « attentifs », à la recherche de solutions. Ils sont en revanche 21 % à être « inquiets », à ne pas savoir comment les mettre en place. Parmi les chefs d’établissement, près d’un sur trois estime que son équipe est inquiète, mais ils sont près d’un sur deux à la trouver « sereine », car ayant déjà mené ce type de projets.

Une plateforme en ligne pour disposer d’une source d’inspiration

Pour les enseignants comme pour les chefs d’établissement, la principale difficulté est d’ordre pratique : pour 44 ou 46 % d’entre eux, ce sont les questions d’emploi du temps, de locaux, de groupes élèves qui font problème. Vient ensuite la constitution des équipes (30 et 24 % d’entre eux), puis seulement la pédagogie (17 et 24 %). Autres sources d’inquiétude, « le temps de préparation et de suivi » (39 %) et « l’intégration des EPI dans les cours » (35 %), ce que confirment les chefs d’établissement, légèrement plus pessimistes que leurs équipes. Ils sont d’accord pour penser que, pour les élèves, le plus intéressant est qu’ils travailleront « sur un projet pratique » (57 et 67 %). Vient ensuite le fait qu’ils travailleront en équipe (19 et 18 %).

Chefs d’établissement et enseignants estiment qu’« une plateforme en ligne permettant aux enseignants et aux élèves de créer, gérer et suivre à plusieurs l’avancée de leurs EPI (pourrait) être utile » (77 et 79 %). Dans les réponses aux questions ouvertes, revient de manière insistante la demande de disposer d’exemples de projets « afin d’y trouver source d’inspiration : la création d’une base de données où un grand nombre d’enseignants partageraient leurs EPI et leurs résultats, ce qui constituerait un formidable outil d’inspiration pour l’ensemble de la communauté enseignante. »

« On n’est pas à l’abri d’une bonne surprise »

Mais certains en voient aussitôt les limites : « comment l’envisager alors que les établissements possèdent au maximum une salle informatique ? ». Un autre fait remarquer que l’établissement dispose déjà d’un ENT : « Je ne sais pas s’il est pertinent ou souhaitable de multiplier les supports. Cela dit, si une telle plateforme venait à exister, j’y jetterais un œil, bien sûr. On n’est pas à l’abri d’une bonne surprise. » Une telle plateforme permettrait d’échanger des documents, de discuter de l’avancée des projets, de mettre à disposition des élèves des ressources, et pourrait même constituer « un outil d’évaluation des compétences ». Et, encore une fois, elle permettrait de donner accès « à des modèles d’EPI existants ». Encore faut-il que ça ne coûte pas trop cher, moins de 100 € par an et par établissement pour 8 sur 10 des personnes qui ont répondu.

Autres sujets de préoccupation,« mieux comprendre la finalité des programmes », disposer « d’heures de concertations communes », une difficulté d’autant plus grande que de nombreux enseignants sont sur des postes partagés entre plusieurs établissements. Chacun doit aussi trouver un collègue avec qui partager, « qui aime s’impliquer autant que moi »… Les professeurs documentalistes évoquent leurs difficultés spécifiques. L’une d’elle explique : « je ne peux pas intégrer le binôme, mais je serai en appui… Certains collègues parviennent à être le « deuxième professeur » parce que la communauté éducative l’accepte, cela reste pour l’instant une minorité. »

Le contexte de la réforme

La plupart des enseignants qui ont répondu s’en tiennent au sujet, les EPI, mais certains font le lien avec la réforme du collège, et l’un d’eux demande des heures « en plus du carcan des vingt-six heures pour donner une vraie place aux projets interdisciplinaires ».

L’enquête a été menée par l’équipe du WebPédagogique, du 31 janvier au 7 février et elle est à retrouver ici.
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  1. profguira 17 février 2016

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