Tic tac tic tac…

L’horloge tourne !

tictac

Depuis que je suis prof, j’ai l’impression d’être comme le Lapin d’Alice : toujours en retard. De ne jamais avoir le temps de faire ceci avec les cinquièmes, de ne pas finir cela avec les quatrièmes… Bref, d’être en train de courir contre la montre en permanence.

Bizarrement, j’aime ça. Je crois que c’est aussi pour cette intensité que j’aime le métier de professeur : être en permanence dans l’action, dans la recherche… Il n’empêche, je grappille quand même toutes les astuces possibles et imaginables pour me faciliter la vie, et donc, gagner de précieuses secondes en classe.

En effet, je suis prof de français, en collège.

En collège…

Cela veut donc dire que j’ai des sixièmes. Et des cinquièmes. Qui sont, par définition : LENTS. Et ne parlons pas des quatrièmes, censés être plus rapides, mais que les hormones ont rendus tout ramollos. Ceux qui n’ont jamais enseigné en collège n’imaginent pas à quel point les collégiens sont de véritables escargots. Et c’est normal, en fait.

Il faut juste s’adapter. Parce que le temps qu’ils s’installent, qu’ils sortent leurs affaires, qu’ils retrouvent la bonne feuille de classeur, qu’ils sortent le texte de la pochette plastique transparente… Et bien vous vous demandez où sont passées vos supposées cinquante-cinq minutes de cours !

Voici quelques astuces qui ont fait leurs preuves

  • Quand j’ai prévu un contrôle, je demande à mes élèves de préparer les copies doubles/les copies simples chez eux. Cela représente au moins cinq minutes de gagnées pour eux !
  • À la fin d’un contrôle, je ramasse toujours les copies dans le même ordre, comme ça, je gagne un temps fou lorsque je les rends. (Je peux même mettre les copies corrigées sur les tables avant même qu’ils n’arrivent, puisque j’ai un plan de classe.)
  • Quand je commence à écrire une trace écrite, un bilan, une définition au tableau, je note toujours au maximum une phrase pour commencer. Puis je m’arrête d’écrire, je passe dans les rangs, et je relance ceux qui :
    a) n’ont pas encore trouvé de feuille,
    b) ont perdu leur stylo rouge et n’osent pas écrire en violet,
    c) rêvassent en contemplant le plafond.
    Une fois que tout le monde est en action, je retourne au tableau pour continuer à écrire. Si je ne fais pas ça, et que j’écris tout d’une traite sans me retourner, je vous parie un paquet de Schokobons qu’il y aura au moins trois élèves qui n’auront encore rien écrit lorsque je mettrai mon point final. Et qui feront perdre du temps à toute la classe. (Cette astuce est valable de la sixième à la quatrième !)
  • Je massicote tous les documents que je distribue. Et j’interdis à mes élèves de sortir une paire de ciseaux de leur trousse. Je brise sans doute un paquet de vocations d’artistes de la découpe, mais on gagne un temps fou ^^.
  • J’utilise un minuteur. Avant, j’avais la version oldschool : le vrai minuteur de cuisine, qui fait tic tac et qui hurle « driiiiiiiiiing » quand c’est fini… Un poil stressant ! (pour moi, comme pour les élèves !) Maintenant que j’ai un vidéoprojecteur, j’utilise plutôt des comptes à rebours, vous en trouverez plein sur Youtube. Pourquoi ? Parce qu’au moins, quand je dis à mes élèves « je vous laisse dix minutes », et bien, je leur laisse vraiment dix minutes. Ni plus, ni moins. Comme c’est très visuel, les élèves savent combien de temps il leur reste et gère (un peu) mieux leur organisation.

J’imagine qu’au fil des rentrées je vais ajouter d’autres cordes à mon arc… Mais si vous avez d’autres astuces à proposer, je suis preneuse !

Une chronique de Cécile

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