La bienveillance facilite les apprentissages

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Catherine Gueguen, pédiatre de l’institut franco-britannique et intervenante lors du colloque international de Créteil des 25 et 26 mai est convaincue par la place de la bienveillance des enseignants dans le développement cérébral de nos tous petits. « Prise de conscience dans la situation d’enseignement : corps, geste et parole. (…) de même que le métier de médecin, enseigner est un métier de la relation, c’est une aberration que les enseignants ne soient pas formés à la relation ». et d’ajouter « c’est le cœur de tout enseignement et la recherche récente montre que c’est l’attitude de l’enseignant qui modifie les capacités d’apprentissage ».

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La bienveillance agit sur les apprentissages

 

Auteure de Pour une enfance heureuse (R. Laffont) et de Vivre heureux avec son enfant, Catherine Gueguen considère qu’il faut « repenser l’éducation à partir des recherches récentes en neurosciences qui nous apprennent qu’une grande partie du cerveau est consacrée aux relations sociales et que l’expression des émotions renforce les compétences, car le social va agir à la fois sur le cerveau cognitif et le cerveau affectif. Chaque fois qu’un adulte est empathique, l’attitude douce permet d’être en interaction constante, c’est très important pour le développement du cortex. »

Ocytocine, sérotonine, dopamine

Elle reprend ainsi les découvertes de Malin Bjornsdötter (2014) résumées de la façon suivante : « avec le contact doux (activant le cortex pré-frontal) se développe via l’ocytocine la dopamine » et un plaisir à vivre. L’ocytocine agit aussi sur la régulation de la motricité (via la sérotonine) ; « elle permet aussi de mieux décrypter les émotions de l’autre. Alors qu’a contrario, une étude de Rebecca Waller, d’Oxford, montre que si l’on stresse quelqu’un, cela bloque la sécrétion de dopamine : l’éducation par la peur, par l’humiliation, physique, verbale est très nocive. Et de la même façon, alors qu’une mère apaisante va permettre le développement de l’hippocampe, siège des réactivations d’acquis et de leur reprogrammation, la maltraitance de l’enfant va diminuer l’importance de l’hippocampe, et partant de la mémoire et des facultés d’apprentissage ».

Il est donc clair pour Catherine Gueguen qu’il faut « faire entrer la communication non violente (approche Karl Rogers, ndlr) à l’Education nationale » et il faut viser « plus haut » que la seule relation mère-enfant. Elle évoque l’importance de l’environnement social et affectif dans la maturation cérébrale qui permettra à l’enfant de rester connecté à ses émotions, car « être lié à ses émotions en apprenant à les reconnaître signifie une capacité de faire des choix ».

Un écho chez les IEN

Elle propose que son message, « on est empathique si on a été élevé avec empathie », soit relayé dans des « groupes de communication bienveillants »… « des groupes à ocytocine » ajoute t-elle alors que ses ouvrages trouvent « un certain écho chez les inspecteurs de maternelle, un petit peu en élémentaire mais moins au collège », l’importance du relationnel étant plus prégnante et mieux perçue dès lors qu’il s’agit d’un seul enseignant avec un seul groupe…

Le site du colloque ici

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One Response

  1. franny 15 décembre 2016

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