Viaéduc, vous y êtes ?

De Respire à Viaéduc

Il y a cinq ans, RESPIRE (Réseau d’échanges de savoirs professionnels en innovation, en recherche et en expérimentation) était la première plateforme estampillée Éduc’Nat’ créée pour fédérer les profs et mutualiser leurs ressources. Mais en 2012, difficile de se faire une place entre les forums existants et les mastodontes Facebook et Twitter, réseaux sociaux rapidement investis par une partie de la communauté éducative. Alors en septembre 2014, histoire de reprendre un second souffle, la communauté RESPIRE a déménagé vers Viaéduc.

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Réseau social des enseignants voué à être le pivot de nos échanges professionnels, Viaéduc « ne se veut pas le réseau social institutionnel du ministère » ce qui, quand on lit entre les lignes, permet de sortir de la dimension hiérarchique et descendante qui nourrit encore exclusivement le travail numérique de certains enseignants. Avec cette horizontalité nouvelle, l’objectif est d’accroître la dimension collaborative du métier d’enseignant jugée insuffisante en France.

À quoi sert Viaéduc ?

À la question « À quoi sert Viaéduc ? », la FAQ du site répond :

L’objectif de Viaéduc est de favoriser la conversation et la relation entre pairs autour de sujets d’intérêt professionnel, de fédérer des communautés de travail et des initiatives d’enseignants, de donner accès à des ressources de qualité et de promouvoir les nouvelles méthodes de travail en réseau et, au final, de stimuler la création, la co-création, l’usage et l’échange de ressources pédagogiques.

Cet enjeu est de taille car la culture de collaboration au sein des établissements et en dehors est un des ingrédients indispensables à la réussite éducative. D’après une étude internationale, cela devient même une priorité pour la France.

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Les profs convaincus ?

Gratuit, sans pub, Viaéduc compte actuellement plus de 52 000 enseignants inscrits (sur 840 000). D’après François Catala, responsable du réseau Viaéduc à Canopé, on observe trois éléments sur le profil des utilisateurs :

  • il n’y a pas d’effet générationnel (pas de sureprésentation des jeunes) ;
  • le facteur géographique est important (les collègues de territoires isolés sont plus présents car le réseau répond à leurs attentes de travail collaboratif) ;
  • les profs connectés ont investi Viaéduc et il faudra aller au-delà du cercle de ceux qui ont ce tropisme numérique inscrit dans leur pratique.

Récemment, un article de VousNousIls pointait les avantages de Viaéduc à partir de témoignages d’enseignants. Outre l’outil de veille et de partage, les utilisateurs apprécient un réseau sur lequel ils ne mélangent pas vie privée et vie professionnelle. Support de publication pour les MOOC ou prolongement d’une formation présentielle, Viaéduc devient peu à peu un espace de travail identifié et utile. Complément aux réseaux sociaux traditionnels où les échanges sont informels mais inscrits dans une pratique déjà ancienne, Viaéduc peut favoriser le passage du professeur consommateur de contenus à celui de (co)producteur. Investi à l’occasion des formations ou des MOOC, le réseau semble plutôt calme le reste du temps. Viaéduc ressemble à la salle des profs connectés, habitués aux échanges entre pairs et aguerris aux formations. Le mouvement créé par les formations distancielles va médiatiser l’outil. Charge à chacun de participer à ces réflexions en ligne, sur Viaéduc ou ailleurs, qui nourrissent nos pratiques de classe et finissent par les changer.

Une chronique d’Emmanuel Grange

 

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