Trop, c’est trop !

Prof en burn out

Petit mail de notre éditorialiste préférée : « On sait bien que c’est la reprise, et la période des conseils de classe, qui plus est (on compatit). Mais si vous avez envie de faire une pause…» !

burn-out

Youpi ! J’ai le droit officiel de faire une pause !

Car oui : « trop c’est trop ». Aujourd’hui, je suis au bout du rouleau (vous savez, comme le bébé Lotus des années 1970, celui qui est mort ! Mais si… rappelez-vous…, il est mort parce qu’il était arrivé au bout du rouleau !) Bon… trêve de noire plaisanterie, c’est vrai que je le suis, au bout du rouleau.

Et comme on le dit souvent des femmes, ce ne sont pas mes enfants qui m’usent, ni le linge, ni la vaisselle, ni la cuisine… non, tout ceci aurait presque tendance à me reposer. Non !

C’est mon travail. Enfin pas complètement. Parce que finalement, être devant mes élèves à leur faire cours, c’est presque (attention, j’ai dit presque !) le plus reposant. Ça, c’est le cœur de mon boulot, mais en ce moment, cela devient presque mon activité annexe.

Mais alors, que fais-je ????

Tout le reste…

Je liste sur ces 2 semaines, dans le désordre :

– une convocation rectorat : formation toute la journée plus 3 heures de déplacement ;

– une convocation rectorat  : commission sujet de bac : 5 h plus 3 heures de déplacement ; je me dépêche de rentrer pour assurer la dernière heure de cours de la journée avec mes terminales. Je ne peux pas me permettre de prendre 1 heure de retard ;

– des surveillances de bac blanc ;

– les copies de bac blanc ! 50 copies entre 5 et 11 pages (si si !) de travail mal rédigé, mal écrit, mal présenté (soyons sexistes : surtout celles des garçons), enfin il y en a quand même des excellemment bonnes ;

– faire passer les épreuves orales anticipées de bac TPE aux 1e, un peu sur mes heures de cours de 1e (qui de toutes façons ne sont donc pas là) , beaucoup sur mes heures « de trous » (vous aurez tous compris, je pense, qu’à ce niveau-là d’occupation, mes heures de trous n’en sont plus vraiment !). Et on enchaine s’il vous plait : le dernier élève convoqué finit son oral à 10 h 05 sur le planning et moi, à 10 h 05 je dois recommencer mes cours dans un autre bâtiment, autre étage… : j’ai le droit de respirer 10 secondes ? Non, bon ben je cours alors (un peu comme sur la bande dessinée de F. Erre).

Avant cela, il a fallu la semaine précédente consulter les productions de TPE. Gentiment, notre administration nous a « offert » 4 heures banalisées : oui mais nous avons reçu nos convocations au dernier moment, mes secondes avaient un contrôle prévu à ce moment-là et personne ne pouvait les surveiller donc… ce sera moi, tant pis. Et pendant les 3 autres heures, je n’ai pu voir que la ½ des productions… Je dois donc caser le reste ailleurs (vous savez, les « trous » dans l’emploi du temps !).  J’aurais pu le faire en ce moment, au lieu de vous écrire, mais comme j’ai droit de faire une pause !!!! (cf. plus haut)

– Les fameux conseils de classes ! Ils sont là, bien placés dans nos fins de journée, entre 16 et 20 h, au cas où on ne saurait pas quoi faire de nos fins d’après-midi, par exemple préparer nos cours pour le lendemain, faire réciter nos enfants, cuisiner pour le repas… ce sera purée vite-faite pour tout le monde!

– et qui dit conseils dit… bulletins (allez courage ! ce sera rapide, je n’en ai que 136 !!), qui dit bulletins dit… dernières copies à corriger et à rendre !

– j’ai oublié, je suis pp, alors :

  1. Je dois ramasser et lire et classer toutes les fiches d’orientation de mes élèves, courir après les retardataires, chercher les dernières infos qu’il manque à quelques-uns sur telle filière souhaitée ;
  2. résoudre le problème épineux de ceux qui demandent des vœux complètement à l’ouest ;
  3. prendre des rendez-vous avec des parents. Quand ? Ceci est mon plus grand mystère !

– Ah ! j’allais encore oublier : hier au conseil de classe on nous a dit : « vous n’oublierez pas, bientôt vous devrez remplir les appréciations APB » !

 

Les journée n’ont que 24 h, les nuits sont si courtes. Alors, croyez-moi, les cours… j’en rêve pour enfin me reposer…

vacances

Bon, ma pause est finie, je retourne travailler. Bon courage à tous, un jour , c’est sûr, on n’aura plus la tête dans le guidon !

 

Une chronique de Rachelle

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One Response

  1. Eyraud -Aubert 14 mars 2017

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Vous n'êtes pas un bot hein ? *